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19 notes en décembre 2007

L'Iliad tient toujours la corde

Sm_iliad L'Iliad, le premier livre électronique européen sorti il y a plus de 18 mois maintenant (un abime en terme d'électronique) mais toujours en tête en terme des fonctionnalités et de l'ergonomie d'utilisation. Pour preuve, la chaîne australienne de livres Dymocks qui le met en avant dans une vaste campagne de promotion. Pour France-Loisirs, c'est pour quand?
Après les néerlandais Edupaper novateurs pour un programme éducatif, c'est maintenant les norvégiens qui mettent en place quelque chose: "Un projet pilote a été lancé afin d'utiliser iRex iLiad comme dispositifs pour les livres scolaires. L'article norvégien rapporte que 30 étudiants et 5 professeurs participent au projet, avec des livres fournis (le plus souvent sous forme de fichiers PDF), par l'éditeur de manuels Gyldendal." (via Mobileread). Repéré un autre lecteur de l'Iliad qui a déballé le sien en décembre de l'année dernière, et bonne nouvelle aussi, Hélène récupère son Iliad en janvier!


Cybook, déjà un petit succès

Cybookinhand Comme le Kindle aux Etats-Unis, il faut gêrer la pénurie pour Bookeen avec le Cybook, une nouvelle fois en rupture: "En raison d'une forte demande continue, le Cybook Gen3 est à nouveau en rupture de stock. Les expéditions étant effectuées dans l'ordre chronologique des commandes, n'hésitez pas à réserver votre Cybook Gen3 dès maintenant. Nous vous enverrons un email avec une estimation de la date de livraison dès que possible." Tout cela est très encourageant pour Bookeen qui prévoit la vente de 10.000 Cybooks l'année prochaine (via Lorenzo). En trouvera-t-on chez des libraires partenaires?
Pour patienter cette vidéo bien complète que Julien (EpaperFrance) vient de mettre en ligne hier en continuant ses essais sur tous les modèles du marché.

PS: pour ceux qui hésitent à sauter le pas, cette intéressante synthèse d'Hélène ici.


L'Iliad pour Noël

Sans_titre L'information n'a pas été confirmée directement, mais il semblerait bien que les Echos ont réussi leur pari d'atteindre les 1500 abonnés à leur version e-paper (via Nouveaulivractu). Vraiment compliments, car c'était loin d'être gagné sur le papier, c'est le cas de le dire. Je vous avais déjà parlé du livre électronique sans wifi qui était proposé avec un rabais de près de 25%, ils viennent d'étendre leur offre à l'Iliad avec une remise de 10% cette fois. Une très bonne affaire, je trouve, pour accéder à l'un des meilleurs modèles sur le marché (en tous cas le plus complet) avec un an d'abonnement au journal - et je n'ai, bien sûr, aucun intéret dans l'opération! Surtout quand on sait aussi que d'autres offres de journaux arrivent sans aucun doute pour très bientôt...


La Killer Application pour le Kindle

Infinity Quelle pourrait-être la "Killer Application" pour la plateforme du Kindle, le type d'accès aux livres qui pourrait décider les lecteurs à adopter les nouveaux livres électroniques? C'est ce que ce demande aujourd'hui Joe Wikert sur son blog Publishing 2020 avec une proposition intéressante. Un abonnement unique mensuel qui donnerait accès à la totalité des contenus d'Amazon. Ensuite, plus rien, vous téléchargez à volonté. Au bout d'un mois, vos livres lus ou pas lus, vous les perdez. En effet, à quoi bon téléchargez beaucoup de livres si vous ne les lisez pas? Et puis, est-ce indispensable de stocker des livres numériques dans un disque dur? Pour plus tard, quand? On les reprendra toujours, non? En quelque sorte, l'exemple d'une bibliothèque avec un droit de prêt limité. J'aime aussi cette image des premiers livres de poche américains qui sont arrivés avec les GI's pendant la guerre. Des livres très bon marché avec une colle très faible sur le dos. Les soldats déchiraient les pages au fur et à mesure de la lecture. Une fois la lecture terminée, plus de livres, plus d'échanges, plus de peer to peer... Malins les éditeurs, non? Alors, comment organiser une rémunération pour les auteurs et les éditeurs dans un tel système? "Une solution est d'aller détecter les pages effectivement lues. Ce n'est pas le cas dans cette première version du Kindle mais cela pourrait être ajouté dans une version future, suivre les pages de tous les livres téléchargés et lus. À la fin du mois, le dispositif pourrait adresser au client un historique afin que les frais mensuels puissent être répartis au prorata entre les éditeurs dont les pages ont été effectivement téléchargées et lues. Les éditeurs se chargeant de reverser aux auteurs la part contractuelle fondée sur ces mêmes données." Un modèle sans aucun doute à méditer très sérieusement.


L'OLPC disponible partout !

Olpc 399$, le prix du Kindle d'Amazon. La coincidence fait que c'est aussi le prix de l'OLPC (je vous en avais parlé récemment), mais pour ce prix-là, vous en avez deux! L'opération a été lancée le 12 novembre et est reconduite jusqu'au 31 décembre, "Dès maintenant et jusqu’au 31 décembre 2007, OLPC présente le projet Offrez-en un, recevez-en un! aux États-Unis et au Canada. C’est la première fois que le portable révolutionnaire XO sera disponible au grand public. Pour 399$, un XO sera envoyé à un enfant d’un pays en voie de développement et un autre à votre enfant, en remerciement de votre contribution. Jusqu'à 200 $ de votre don pourrait être déductible d’impôts (votre don de 399$ moins la juste valeur de marché du portable XO que vous recevrez (suite ici)". Une bonne façon de concilier aide humanitaire et test pour le cartable d'école, non? Et si l'Etat français participait à l'opération? Utopie?

via Teleread


La Presse et l'Edition à l'heure du numérique

895555watch L'Europe encourage vivement les responsables des entreprises de presse et d’édition de livres à s’investir plus franchement dans l’économie numérique. Lors du troisième «Forum des éditeurs», à Bruxelles, Viviane Reding, la commissaire européenne pour la société de l’information et les médias, se montre résolument optimiste devant le potentiel de développement qu’elle perçoit dans les nouvelles technologies (via LivresHebdo). «Le copyright est la pierre angulaire d’une société basée sur l’information et la connaissance. C’est pourquoi j’ai veillé à introduire dans les nouvelles dispositions un équilibre entre sa protection et sa diffusion». Viviane Reding a également évoqué sa prochaine prise de position, en cours d’élaboration, à propos de la création de contenus sur Internet (Creative Content Online). « Je ne souhaite pas imposer un modèle aux acteurs du marché, mais initier un processus qui facilitera les négociations sur ce marché et améliorera sa sécurité juridique», a-t-elle déclaré." - Reste, bien sûr, les modèles à trouver, les éditeurs de musique auront beaucoup cherché...-
La commissaire européenne a toutefois reconnu que le développement des revenus sur ce marché était un des «principaux défis» auquel les éditeurs sont confrontés. Elle a cité l’exemple du récent lancement du Kindle par Amazon, comme étant une des opportunités dont les éditeurs devraient profiter. Si ce terminal de lecture numérique s’impose dans le livre comme l’iPod dans la musique, «il y aura de nouveaux marchés à développer, et rapidement».
En attendant et pour être bien à l'heure, des montres splendides sont déjà en vente...


Le port, c'est pas gratuit

Images Décision de justice très attendue mardi, celle qui opposait le SLF (Syndicat des Libraires de France) et Amazon sur la gratuité des frais de port pour le livre en France. Après la condamnation d'Alapage au printemps, Amazon est également condamné pour un contournement du prix unique du livre. "Condamné à 100.000 euros de dommages et intérêts, Amazon doit cesser les frais de port gratuits et la pratique des chèques cadeaux à peine d’astreinte de 1.000 euros par jour de retard, passé le délai de 10 jours à compter de la signification du jugement. Cette décision survient après le jugement de première instance et l’arrêt d’appel favorables au SLF dans son action contre le site Alapage.fr (qui s’est pourvu en cassation) pour les mêmes raisons: la condamnation de la pratique des frais de port gratuits. Le SLF a fondé ses actions sur le respect de la loi du 10 août 1981 sur le prix unique du livre (dite loi Lang), votée à l’unanimité par le Parlement. L’objectif du SLF est de veiller à l’organisation des pratiques nouvelles pour que les sites Internet respectent la lettre et l’esprit de la loi." Les détails sont sur Mélico ici. Réaffirmation de cette loi Lang de 1981 qui pour toute une génération d'entre nous signifiait que le livre serait cher en France. A l'époque, nous n'étions pas trop content (et nous ne pouvions pas nous procurer des livres d'occasion aussi facilement qu'aujourd'hui!). Mais avec le recul, force est de constater que cette loi Lang tant décriée a sérieusement limité l'extention hégémonique de la grande distribution dans le domaine de livre. Préserver aussi un réseau de librairies indépendantes et, à travers elle, une édition indépendante. Situation hégémonique, justement, sur Internet, où les grossistes en ligne sont les seuls à pouvoir jouer sur ce terrain. Aucunes librairies physiques en France, même les plus grandes, ne peuvent suivre. Reste à savoir aussi comment va évoluer le dossier sur les frais postaux sur le livre, cela est bien évidement lié. Donc, le prix unique sur le livre en France est intact, la loi doit être respecté (si nous sommes encore dans un état de droit) et, pour vos commandes, le cochon est gratuit dans toutes les bonnes librairies près de chez vous (une bonne carte ici).


Les représentants avec des livres électroniques

A noter cette information que j'ai trouvé sur l'excellent blog Kindleville que Joe Wikert vient d'ouvrir et qui est entièrement consacré au développement du Kindle aux Etats-Unis. Bien loin de l'effet de buzz, c'est vraiment un blog à suivre. Joe Wikert est éditeur chez Wiley, la maison d'édition scientifique américaine bien connue. Il animait déjà un blog très intéressant Publishing2020.
Je le cite: "Mon collègue Ashley de Wiley, a récemment assisté au PAA (Introduction à la Conférence d'Edition) et ramené quelques informations intéressantes sur Simon & Schuster. Selon Michael Selleck, vice-président exécutif des ventes et du marketing, S & S a été très actif dans l'utilisation des dispositifs de livres électroniques en interne.
Selon Selleck à la conférence, il a mentionné à la fois le eReader de Sony ainsi que l'Amazon Kindle et noté que ces appareils vont vraiment aider S & S a éviter l'impression de documents pour les réunions. En effet, voici un lien vers une page sur le site de S & S qui nous dit que "l'on a donné à tous les représentants un lecteur de livres électroniques, en remplacement de manuscrits photocopiés." Il va de soi que S & S estime que cette initiative a le potentiel de réduire le nombre de manuscrits reproduits pour sa division ventes de 20000 ex. par an!"  Il est passionnant de voir une grande organisation comme S & S adopter cette technologie pour un usage interne."

Economie indéniable quant on sait l'importance du budget "photocopies" à l'intérieur des maisons d'éditions. A quand des services de presse sous forme électronique? Quand on connait aussi le rôle prépondérant des représentants, de leurs relations privilégiées avec les libraires, c'est une initiative à suivre de très près sur l'adoption des livres électroniques par les professionnels du livre eux-mêmes.


Kindle: le moins de design possible...

2102529819_84affd9d2b_o Qui de mieux placé pour juger du design du "Minitel écrasé" que le pape du design lui-même:

WEB3 - 11h50 - Philippe Starck, sur le Kindle d'Amazon

   Robert Scoble met dans les mains de Philippe Starck un Kindle (livre électronique promu par Amazon), et lui demande son avis:

Le meilleur design, pour ce genre de produit, est le moins de design possible. L’intérêt de cet appareil, c’est ce qu’il y a dedans, pas autour. Mais le designer qui l’a conçu n’a pas été assez courageux pour s’effacer complètement. Le produit est moderne, le design est vieux…

Le moins de design possible, notez-bien cela...

via Joel Ronez


Des nouveaux modèles pour demain...

Nous passions plus de temps sur Internet que sur la presse magazines, journaux et livres, c'était l'année dernière... Aujourd'hui, Internet est en passe de détrôner la télévision dans les usages des Européens, tout particulièrement pour la tranche des 16-24 ans au sein de laquelle la moyenne des personnes interrogées affirme pour la première fois passer plus de temps en ligne que devant le petit écran. 57% des Européens accèdent désormais régulièrement à Internet, selon un rapport publié par l'EIAA (European Interactive Advertising Association), soit 169 millions de personnes dans dix pays sur lesquels porte cette étude (via Clubic); en France, 71% des internautes admettent qu'ils consomment moins de télévision (51%), de presse écrite (39%) et de radio (30%) à cause d'Internet.
Et si, depuis Internet, on pouvait retourner sur d'autres modèles de presse et d'édition. Ces nouveaux modèles pour demain sont en gestation sur internet. Ils sont de plus en plus nombreux à fleurir, avec un modèle économique qui ne tient pas compte seulement de la manne publicitaire (très envahissante) et c'est bien... J'ai déjà repéré ceux-là TerraEconomica, ArretsurImages, MediaPart (écoutez Cédric Klapish en parler), d'autres s'engagent déjà avec les supports mobiles LesEchos (qui prépare également un portail de presse pour début 2008 selon ce modèle ou celui-là?), non, je ne crois pas que l'Internet rende idiot... et vous? vous en avez repéré aussi de ces nouveaux modèles qui ne rendent pas idiot?


Quinze jours avec le Kindle

Nous avions déjà l'avis d'Hélène (quinze jours avec un Iliad), c'est Francis Pisani qui revient après une quinzaine de jours avec le Kindle et c'est globalement très positif, n'en déplaise aux grincheux. "Mon attachement au bouquineur d'Amazon est très fort, je l'ai toujours avec moi et je m'en sers. L'objet est bien plus agréable qu'on ne le dit..." Il revient aussi sur l'intérêt majeur d'un non-ordinateur qui se connecte automatiquement et en permanence au web. J'en avais parlé ici et dans mes remarques concernant le livre électronique spécifique des Echos sans wifi. D'ailleurs en France, ils le soldent déjà pour Noël (150€ en moins, c'est les "early adopters" qui doivent être contents!), et, même à ce prix-là, il est toujours beaucoup plus cher qu'un Kindle américain ultra-mobile avec un abonnement au Monde!
J'ai aussi regardé du côté des avis d'utilisateurs sur le site d'Amazon (près d'un millier maitenant), c'est très partagé comme avis, je dirais 50/50. Si on regarde un peu les avis négatifs, le Kindle n'est pas rural (il ne se connecte pas sur tout le territoire américain!), il est cher, il n'a pas le PDF, la technologie e-ink serait moins bonne que celle du Sony, design moche et trop de boutons... En revanche, rien concernant la lecture proprement dite. De d'autre côté, beaucoup de lecteurs très positifs sur les contenus, le confort de lecture, la mobilité... A lire et voir aussi une excellente synthèse de Mike Himowitz. Alors? les vrais lecteurs auraient-ils choisi leur camp?
Franchement, je crois qu'Amazon, et d'autres, peuvent très facilement progresser sur l'ensemble des points négatifs et que pour une première version de son Kindle, Amazon s'en sort plutôt très bien...


Le livre électronique Iliad version 2 en présentation

Iliad_comparatif_0 Sur son blog epaper France, Julien Jabouin avait longuement testé le SonyReader. Il continue aujourd'hui avec une vidéo de présentation du "nouvel" Iliad V2. J'avais déjà noté le peu d'évolution de cette nouvelle version, notamment l'absence de technologie eInk vizplex qui me semble être le standard incontournable. C'est dommage. Reste bien sûr les nombreux avantages, l'écran tactile, la prise de note, le wifi, le grand écran, le design et le mode de défilement des pages... Ce qui justifie à mon sens amplement l'écart de prix actuel. Beaucoup d'utilisateurs américains, qui ont la chance d'avoir d'autres choix possibles, s'accordent d'ailleurs à dire que l'Iliad reste le meilleur livre électronique disponible sur le marché. Comme dit Julien, l'écran plus grand, ça change beaucoup de choses. A propos, je lorgne toujours vers le Hanlin V9 10 pouces de chez Jinke (l'écran de l'Iliad fait 8,1 pouces). Il est malheureusement encore repoussé à une date ultérieure...


Fuji Xerox dévoile un prototype couleur

Thumb_230_fza L'affichage en papier électronique couleur, ça avance à grands pas. L'impressionnant marché de la PLV est en ligne de mire. Fuji Xerox vient de dévoiler un prototype de papier électronique couleur compatible avec un système optique lors de l'International Display Workshops (IDW), qui s'est ouvert en début de semaine (via TechOn).
Grande luminosité, contraste élevé, couleur et vitesse de réécriture sont au rendez-vous.
"Le papier électronique est fait avec des réfléchissants de couleur, des cristaux liquides qui ont été développés en utilisant la réflexion sélective et l'effet de cholesteric cristaux liquides. Trois couches (rouge, vert et bleu) sont laminées pour permettre un affichage plein écran couleur. L'affichage est au format A6 (105 × 148 mm). Il est aussi mince que 0,4 mm, peut être plié et pèse 10.4g. Pour l'avenir, la société prévoit de développer un format A4 d'affichage." Passer de l'affichage à la lecture, il n'y aura qu'un pas de plus...


Dossier livre électronique Educnet

Logo_educnet Je vous signale aujourd'hui (via lesInfostrateges) l'actualisation en profondeur du dossier consacré aux livres électroniques et numériques du portail Educnet (Ministère de l'Education nationale). La première version de ce dossier date de 2000, si vous êtes aussi intéressé par la genèse du livre électronique, c'est Laurence Zaysser, ici. Ah, période bénie de l'ebook et de son battage médiatique, rappelez-vous; à côté, l'entrée d'Amazon dans le secteur fait décidément beaucoup moins de papiers! Bref, un dossier très bien fait, il n'y a pas que wikipédia et google dans la vie sur le net. Au fait, si vous cherchez le livre électronique dans le Quid 2008, vous allez avoir du mal à le trouver, cela va devenir un objet collector le Quid! Un jour, on racontera à nos petits enfants, vous savez, il existait autrefois un livre où on trouvait "tout sur tout, et un peu plus que tout"... Non? décidément, il débloque complètement le grand-père...


Le spectre du piratage

Logo_pirate_bay Le Kindle et sa vaste opération médiatique sera-t-il le premier vecteur d'un piratage de contenus à grande échelle? Est-ce que les pirates passeront par le Kindle? C'est l'inquiétude qui pointe au travers de différents commentaires notamment sur le site Silicon.fr: "Si Amazon a acquis en 2005 Mobipocket, une société créatrice d’un format propriétaire de documents, le géant de la vente en ligne n’a pas jugé utile d'installer un verrou contraignant sur son terminal. Le fonctionnement conventionnel voudrait que chaque utilisateur dispose d'une adresse mail (nom@kindle.com), achète légalement son contenu sur le site d'Amazon prévu à cet effet et le télécharge de son mail jusqu'a son Kindle. Le tout moyennant, suivant le cas, un paiement de 10 cents. Oui, mais... Les documents téléchargés en format .doc ou .txt peuvent être associés au format du terminal, le .azw. Les documents PDF peuvent eux aussi être convertis au format .txt. Résultat, inutile de passer par le site d'Amazon. Une plate-forme de 'peer-to-peer' et une connexion USB suffisent à installer les contenus sur le terminal. Gratuitement. La dernière invention d’Amazon risque de jouer un rôle non négligeable dans l’installation des livres et autres contenus numériques dans les mœurs. Néanmoins, les éditeurs de livres, les détaillants, ainsi que les journaux devraient modérément apprécier. Le retour de bâton pourrait être encore plus sévère pour Amazon. En effet, pourquoi continuer d’acheter des livres si un support permet de les acquérir sans payer?"
Il serait intéressant d'avoir le point de vue de spécialistes de formats sur ces questions. Je recommande bien sûr le blog d'Hadrien de Feedbooks et notamment sa synthèse passionnante sur le Kindle. En tout cas nul doute que les pirates planchent depuis la sortie du Kindle. Déjà qu'il nous promet de "mettre le feu"...


On parle du Cybook

Comme le Sonyreader l'année dernière, comme le Kindle, le Cybook est déjà en rupture de stock chez Bookeen: "En raison d'une demande exceptionnelle, toutes les commandes passées à partir de maintenant seront expédiées entre le 14 et le 18 décembre 2007". Pour le Père Noël, ça va être chaud... On ne sait pas les quantités vendues mais c'est bon signe. Libération a consacré une page de test hier (via Lorenzo), article mi-lard, mi-cochon je dirais, en conclusion: "Bilan: l’engin n’a pas la carrure de mettre le livre papier au tapis, ils se compléteront sans doute. Mais l’objet peut s’oublier devant le plaisir de lire." Comme les ambitions de Bookeen et des livres électroniques en général ne sont justement pas de mettre l'industrie du livre au tapis, ça tombe bien. Plus intéressante cette vidéo de nos amis flamands de Edupaper (toujours eux!) qui décortique le Cybook dans une version luxe, pour ma part j'aime pas trop cette couleur marron, mais bon, les goûts et les couleurs...


Publishers Weekly juge le Kindle

Publ Publishers Weekly (l'équivalent de Livres-Hebdo outre-atlantique) a la dent un peu moins dure envers le Kindle que les afficionados de nouvelles technologies. Dans un article de vendredi dernier, Amazon's Kindle: Very Cool, really Easy, le journaliste retient la facilité d'utilisation et le vaste choix offert. Avec aussi toujours les mêmes réserves: "Malgré tous ses avantages, le Kindle n'est pas parfait. La coque en plastique blanc devient vite crasseuse. À l'ère de l'écran tactile, le Kindle semble avoir beaucoup de mécaniques, bizarrement situés. Des boutons qui tournent les pages en avant ou en arrière... et les utilisateurs peuvent constamment tourner les pages par inadvertance. Et si vous avez fait une recherche sur le Kindle, faire très attention de ne pas frapper le bouton arrière (c'est petit, mais ça arrive), sur le côté droit ou vous perdrez les résultats de la recherche et vous devrez tout recommencer." Réserve également sur le prix trop élevé: "Bezos dit qu'Amazon essaie de créer un dispositif qui "disparait lorsque vous l'utilisez... ce qui veut dire qu'il voulait un dispositif aussi simple à utiliser qu'un véritable livre... Si Bezos veut que le Kindle vienne dans toutes les mains de lecteurs, il faudra qu'il revoit sa politique de prix!"


Rentrer dans les comités de lecture...

Une initiative très intéressante aussi bien sur le concept que sur la présentation graphique qui est faite sur le site des Editions Leo Scheer. Proposer d'accéder aux manuscrits envoyés par les auteurs, c'est ici. Plusieurs questions se posent, est-ce que l'éditeur mettra en ligne tout ce qu'il reçoit? Mais alors, on se retrouve dans quelque chose qui ressemble à des sites type Lulu (avec les réserves que j'avais déjà faites ici), sauf une, bien sûr, qui est déjà la proximité entre l'auteur qui a envoyé son manuscrit à telle ou telle maison, l'esquisse de relation qui est déjà présente. L'éditeur pourrait proposer des manuscrits qu'il a déjà sélectionné mais sur lesquels il se pose des questions avant de passer à l'édition? Inviter les lecteurs à rentrer dans le comité de lecture, en quelque sorte, avec (pourquoi pas?) un système de vote. Tout ceci avec durée limitée de mise en ligne, bien sûr. Cela est diablement intéressant en tout cas pour le rapport entre le lecteur et la maison d'édition, participer à la gestation de l'acte éditorial. Mais aussi le partager avec les lecteurs, renoncer à ce moment unique qui comme le remarque justement François Bon "sachant que c’est un partage rare: comment ne pas figer ce processus dès lors qu’il y a cette mise en ligne?" Bref, un nouveau débat ouvert et des pistes à suivre...