Un blog pour suivre l'actualité de la lecture numérique. A la découverte des livres numériques, des ebooks avec les nouveaux readers, lecteurs, liseuses, tablettes et autres "livres électroniques" conçus pour les lire !
Avec un clin d'oeil à Alde Manuce, éditeur-imprimeur à Venise il y a 500 ans...
L'éditeur Léo Scheer continue d'explorer les possibilités du web pour l'édition. Après ses initiatives du côté d'un blog, d'une chaîne télé pour ses auteurs, de la mise en ligne des manuscrits reçus, il propose maintenant pour le prochain livre de Nathalie Rheims, à paraître au mois d'août, une vidéo promotionnelle et une version audio-livre, lue par l'auteur elle-même, qui sortira en même temps que le livre. En attendant, n'en doutons-pas, des versions numériques téléchargeables, Léo Scheer mérite décidément le titre de premier éditeur 2.0 !
Rafraichir l'écran le plus rapidement possible, en quelques milli-secondes seulement. C'est l'un des problèmes qui doit être résolu pour rivaliser avec l'instantanéité des écrans classiques. Fujitsu se penche sur le rafraichissement par zones spécifiques, comme nous le montre ces images prises lors d'un forum récent à Tokyo. L'occasion de voir les progrès de la couleur, c'est encore un peu terne. A noter que dans le cas de la technologie e-ink de l'Iliad, l'écriture avec le stylet se fait avec un taux de raffraichissement quasi-immédiat. Irex Technologies semble bien avoir une longueur d'avance sur le géant japonais qui travaille de son côté avec sa propre technologie d'affichage.
Naviguer dans des étagères de bibliothèque, les livres en facing, c'est désormais possible sur ce site Zoomii avec les stocks Amazon (viaBrunoRives). J'avoue que j'aime beaucoup, reste à bien classer et s'y retrouver... comme dans la vie réelle des livres... Pour démarrer la ballade, de Proust à Tolstoï, c'est ici.
C'est le titre du nouveau numéro des Cahiers de la Librairie (publié par les Editions de la Découverte et le Syndicat des Libraires de France) qui vient de sortir hier, à la fois en version papier et en version numérique (chez les libraires numériques français) et chez Numilog. C'est aussi un site mis en ligne pour susciter le débat. Tous les détails du côté de chez Mélico (bravo Hélène). J'avais moi-même participé à ces rencontres en janvier dernier, je garde un très bon souvenir de ces moments partagés et des discussions passionnées qui se sont poursuivis avec Vianney, Caroline, Sophie, Hélène. Tiens, des voix s'élèvent déjà, mais comment font-ils pour l'avoir déjà lu???, il est en vente depuis hier après-midi... En ce qui me concerne, je vais prendre le temps de le lire ce week-end, le lire entièrement, c'est déjà rendre justice à toutes les personnes qui ont travaillés de près ou de loin autour de ce projet,tout cela pour 5 petits euros dans le version numérique. Et en plus, c'est bourré de liens hypertextes...
Cinq semaines en ballon, 1863 - lire De la terre à la lune, 1865 - lire Les Enfants du capitaine Grant, 1868 - lire Autour de la Lune, 1870 - lire L'Oncle Robinson, 1870 - lire
Vingt mille lieues sous les mers, 1870 - lire Le Tour du monde en quatre-vingts jours, 1872 - lire L'Ile mystérieuse, 1874 - lire Michel Strogoff, 1876 - lire Les Indes noires, 1877 - lire
Un capitaine de quinze ans, 1878 - lire Les Tribulations d'un chinois en Chine, 1878 - lire Les Cinq cents millions de la Bégum, 1879 - lire Le Rayon-vert, 1881 - lire Robur-le-conquérant, 1885 - lire
Le Château des Carpathes, 1892 - lire L'Ile à hélice, 1895 - lire Le Sphinx des glaces, 1895 - lire L'Eternel Adam, 1905 - lire
Les Plaisirs et les jours, 1896 - lire Sur la lecture, 1906 - lire Du côté de chez Swann, 1913 - lire A l'ombre des jeunes filles en fleurs, 1919 - lire Le Côté de Guermantes, 1920 - lire
Sodome et Gomorrhe, 1922 - lire La Prisonnière, 1923 - lire Albertine disparue ou La Fugitive, 1925 - lire Le Temps retrouvé, 1927 - lire Un amour de Swann, 1930 - lire
Comment le prix psychologique de 9,99$ imposé par Amazon sur ses Kindle's books est bien en train de créer une véritable "disrupting class" sur le marché du livre aux Etats-Unis (je me suis permis le rapprochement, remplaçons seulement le mot "learn" par "read"). J'en avais déjà parlé il y a quelques temps, c'est encore une fois pointé du doigt, toujours par Wikert et par Teleread aujourd'hui. Nous ne comprenons plus que les livres soient plus chers que 9,99$ ! Je me demande quelle peut bien être la marge de manoeuvre des éditeurs récalcitrants, Hachette en tête...
Et oui, ce n'est plus une vue de l'esprit, des libraires francophones qui se regroupent sur un site unique, ça existe... Nos amis québecois ont bien réussi à le faire avec livresquebecois.com "un portail entièrement consacré à l’édition québécoise. On y
retrouve, de façon exhaustive, les catalogues des éditeurs québécois.
L’internaute peut y commander en toute sécurité les livres de son
choix. La gestion des commandes et des ventes y est centralisée afin
d’offrir un service rapide
et un meilleur suivi au client. Cependant,
il pourra, s’il le désire, privilégier une librairie de son choix parmi
les librairies participantes et celle-ci recevra un pourcentage de la
vente." (Via Actualitte). Un an que les Librairies indépendantes du Québec ont mis au point
l'organisme à but non lucratif qui regroupe donc des adhérents ayant
cotisé à la hauteur de 150 $. Actuellement, on recense 80 libraires, environ 23.000
livres, avec un millier de livres jeunesse tout de même. Belle initiative pour se défendre... L'occasion de faire une visite magnifique de Montréal (il parait que l'on n'a pas le droit d'en parler, mais comme je suis pas le seul...), de saluer aussi Clément et tous mes amis du côté de Sherbrooke...
Vous appréciez peut-être, comme moi, à leur juste valeur les films cultes de Joël Séria, Les Galettes de Pont-Aven, Comme la lune (Marielle et les vertus de l'imprimé), pour ne citer que ceux-là... Et bien, un nouveau roman de Joël Séria "Que viva cinema!" vient de paraître chez Léo Scheer en ce début d'été et c'est un vrai régal... Imaginez-plutôt, Michel Simon qui surgit de l'écran d'un vieux cinéma de province (en plein Maine et Loire) pour proposer d'échanger à son propriétaire un scénario inédit contre les faveurs assidues de sa chère et tendre... Et quand on dit faveurs avec Michel Simon, on imagine le pire... Le ton est donné pour ce roman pétillant de drôlerie, un hymne au cinéma. La rentrée littéraire bien lancée, "Que viva cinema!" dans les listes du prochain Goncourt... On peut rêver...
Le livre électronique s'affiche désormais dans les grandes enseignes internet de l'électronique grand public. Le Cybook vient de faire son entrée sur le portail Pixmania. C'est un peu compliqué à trouver, pas évident de le ranger quelque part, Image et Sons, Lecteurs MP3, Lecteurs Multimédia... La guerre des prix n'a pas encore lieu, même tarif que chez les libraires pionniers...Alors, le prix unique sur les livrels ?
Vous saviez peut-être que Le Poulpe était revenu en ligne depuis quelques mois. En effet, Rue89 publie chaque semaine une nouvelle histoire du Poulpe, la célèbre série de polars créée
en 1995 par Jean-Bernard Pouy. Et bien, Le Poulpe reviendrait en papier et en librairie, il est prévu une nouvelle version grâce à l'initiative d'étudiants de l'Ecole Estienne. "Un livre collectif, écrit en ligne, par les étudiants en première année en arts et techniques de la communication à l'Ecole Estienne,
à Paris, qui se sont lancés dans l’aventure du Poulpe lors de leurs
voyages Erasmus aux quatre coins de l’Europe et du monde (Prague,
Augsbourg, Barcelone, Varsovie, Budapest, Florence, Cracovie, Montréal,
Londres, Los Angeles, Vilnius …), de février à mai." A signaler également une exposition jusqu'au 9 juillet prochain sur les Dessous du Poulpeen cette même Ecole Estienne : "exposition-enquête" autour du
mythique Poulpe, avec les couvertures de Miles Hyman et tout l’univers
des protagonistes et écrivains qui ont émaillés les années d’existence
de la série (Ecole Estienne, 18, bd Auguste-Blanqui, Paris XIIIe -
du 9 juin au 9 juillet - 9h-18h - entrée libre). Vive le Poulpe !
Excellente initiative du coté des Editions O'Reilly qui annoncent une accessiblité muti-formats à leur catalogue, l'ensemble sans DRM, mais avec un système de watermark. J'ai traduis rapidement tellement cela me semblait intéressant, et je ne suis pas le seul à le penser... "Il est clair que les choses changent dans le marché du livre numérique (bien que des chiffres précis soient difficiles à obtenir). Nous avons décidé d'annoncer officiellement deux nouvelles :
Tout d'abord, par le biais de OReilly.com nous proposerons un certain nombre de livres avec un ensemble Ebook de trois
formats (eEpub, PDF et Kindle compatible Mobipocket) pour un prix
unique. - à commencer au
début juillet.Depuis que nous avons commencé à
vendre directement des fichiers PDF, il y a quelque temps, nous avons
donné à nos clients des mises à jour gratuites du fichier PDF, afin
de refléter les changements publiés dans les livres, il en sera de même
à l'ensemble Ebook, qui remplacera l'option PDF sur ces titres.Cela signifie également que, bien que les livres numériques ne sont pas encore disponibles, si
vous achetez maintenant le PDF, vous recevrez les versions Epub et Mobipocket comme une mise à jour gratuite une fois qu'ils sont
disponibles au début du mois de juillet.Ces fichiers (comme tous nos fichiers PDF en vente actuellement) sera
libéré sans DRM, mais nous explorons certaines options de tatouages
personnalisés (watermarks).Avec ces trois formats, les clients devraient être en mesure de lire
les livres sur l'ensemble des logiciels et des dispositifs, y compris Adobe Digital Editions, Kindle, Blackberry et SonyReader (Sony a annoncé en mai que Epub serait disponible dans une prochaine mise à jour logiciel de leur livrel).
Deuxièmement, O'Reilly a accepté de vendre des livres numériques en sélectionnant le Kindle d'Amazon.Nous espérons voir ces livres numériques disponibles à la vente par le magasin Kindle dans un proche avenir.
Alors que nous aurions aimé rendre ces Ebooks disponibles plus tôt, nous avons estimé qu'il était important d'abord de contribuer à l'édification de certains des outils nécéssaires, invitant d'autres éditeurs à suivre notre exemple, comme les améliorations à l'open-source (feuilles de style XSL DocBook), qui peut générer maintenant Epub de DocBook XML des fichiers source.
Nous avons l'intention d'offrir autant que possible de notre catalogue en Ebooks (certains titres ont une restriction des droits,
d'autres sont si vieux qu'ils présentent des défis pour un format de
conversion), mais le programme-pilote de juillet sera limité à
quelques dizaines, y compris les titres énumérés ci-dessous... Chacune
de celles-ci peuvent être achetées en format PDF tout de suite, avec la
pleine ebook-bundle comme une mise à
jour gratuite en début d'année.
Nous vous annoncerons la liste complète des titres quand ils sont tous disponibles au début du mois de juillet.
Pourquoi seulement quelques dizaines ?En plus de vouloir limiter à un pilote-expérimental avant d'engager des
ressources pour d'autres évolutions, non-négligeable, de mise à jour de commerce électronique, une grande partie de notre catalogue repose largement sur les
codes informatiques complexes et de tableaux - deux types de contenu qui
ne sont pas rendus sur la plupart des lecteurs de livres numériques.Bien sûr, il y a des problèmes à rendre le code des blocs, regardez un
peu mieux sur un Kindle...
Notre
espoir est que, dans les mois à venir, les livrels s'améliorent
suffisamment pour faire que nos ouvrages soient utilisable pour
les clients. Et
quand il y a incertitude sur les fontes, les clients auront
également la possibilité d'utiliser toutes les fonctionnalités PDF.
Que l'avenir des livres (et de l'édition) s'articule autour des livres numériques
est certainement discutable ; les livres numériques sont seulement un tremplin vers
véritablement la lecture numérique en réseau.
Jusqu'à ce que cet avenir soit plus sûr, nous sommes très heureux d'être
sur la frontière, et nous attendons avec impatience de voir d'autres
éditeurs nous suivre."
Lecture de manuscrits, d'épreuves, de service de presse... On mesure tout l'intérêt de ces nouveaux livrels pour lire des textes en gestation, le confort et l'économie de papier qui en résulte. Il faut se représenter les budgets de photocopies au sein des maisons d'éditions... Une gabégie, indispensable, mais une gabégie quand même... Sur le Sony, je comprends mieux l'adhésion récente de l'éditeur de P.O.L., Paul Otchakovsky-Laurens. Il témoignait dans le numéro spécial du Monde qu'il avait craqué pour un Sonyreader lors d'un voyage aux
Etats-Unis. L'appareil a beau avoir une utilité uniquement
professionnelle chez lui, puisqu'il ne s'en sert que pour lire les
manuscrits des auteurs qu'il publie, Paul Otchakovsky-Laurens est
plutôt séduit par la chose : "L'écran est non seulement moins
agressif que l'écran rétro-éclairé d'un ordinateur mais il est
également moins éblouissant qu'un manuscrit imprimé sur du papier blanc
A4. Certes, il n'y a plus de contact physique avec le texte, mais ce
que l'on perd en matière, on le gagne en confort de lecture." Aussi
technophile soit-il, Paul Otchakovsky-Laurens n'a pas pour autant
engagé sa maison d'édition sur la voie du tout-numérique. Seulement une cinquantaine d'ouvrages de chez P.O.L. (Marie Darrieussecq, Martin
Winckler, Camille Laurens…) sont actuellement disponibles en version
numérique chez Numilog. L'occasion aussi de rappeler aussi ses propos pleins de bon sens : "Personne n'a envie de scier la branche
sur laquelle il est assis, explique l'éditeur. En ce qui me concerne,
je sais ce que je dois aux libraires puisque ceux-ci représentent
pratiquement 100 % de mon chiffre d'affaires en vente de livres et que
le livre numérique y est tout à fait marginal. Je ne veux pas être
l'apprenti sorcier qui va détruire un système qui me donne
satisfaction. D'autant plus que le numérique ne sera jamais dominant.
Les deux modèles vont devoir cohabiter dans un futur proche, et le
monde du livre va très certainement souffrir. Mais il ne sera pas
détrôné. Pas plus que le numérique n'imposera sa suprématie. Ni l'un ni
l'autre ne triompheront." (propos recueillis par Frédéric Potet) Merci à Olivier de m'avoir envoyé le manuscrit du livre qu'il prépare sur l'édition contemporaine. 400 feuillets recto, cela fait presque une ramette de papier, avec l'élastique à fournir en plus... Je passe sur l'extrême facilité du passage sur le livrel, 635 pages, 1,9 Mo. En espérant que son futur éditeur en proposera aussi une version électronique...
Décidément, il sera dit que le papier électronique viendra, comme son illustre ainé, par l'Italie (c'était du côté de Fabriano à l'époque). Certains libraires italiens vendent l'Iliad (cette photo emblématique sur une plage du côté de Rimini) avec un IliadTour dans la péninsule et une Googlemap. Le Cybook, lui, est en vente à la célèbre librairie Sauramps à Montpellier (merci Mélico), il remonte, il remonte, bientôt Marseille, Toulouse, Bordeaux, Lyon, Poitiers, Angers, Paris pour finir? (exceptée Brentano's). Certains vendent des livrels sans livres numériques, d'autres (toujours au Sud) des livres numériques sans livrels, allez, cela va bien finir par se construire, cette histoire...
PS: la carte de la librairie numérique (par votre serviteur)
Je vous avais déjà parlé de ce site d'informations formidable autour du livre qui semblait surgir de nulle part, nous en parlions récemment avec Virginie et Alain... En plus de la grande qualité des articles, une vraie mine d'informations notamment de ce qui se passe aux Etats-Unis et en Angleterre. La bonne idée aussi d'apparaître sur Google News au même titre que des médias d'informations prestigieux (mais comment-font-ils ?). On en sait plus aujourd'hui grâce à Bibliobsession qui nous présente une joyeuse équipe de journalistes (des vrais de vrais), qui font des choses sérieusement. Longue vie à Actualitté, une page de caractère.
Aujourd'hui, 16 juin, c'est Bloomsday. Il s'agit de fêter un événement qui n'a
jamais eu lieu. Ou plutôt qui a bien eu lieu, mais dans une fiction. C'est
en effet le 16 juin 1904, à Dublin, que se déroule l'action d'Ulysse, le chef d'oeuvre de James
Joyce. Une très bonne version est ici chez Planetebook. Lecture très agréable sur le Sonyreader. En attendant l'année prochaine que les Editions Gallimard nous proposent une version électronique de la traduction française...
Merci à Alain, qui m'a envoyé ces photos des nouveaux présentoirs en librairies... Cela se passe en Italie, à la librairie Feltrinelli à Milan... "Le voir pour le croire", j'ai toujours pensé cela, et qui mieux que les libraires pour vous les faire découvrir, livres parmi d'autres livres... au pays de Dante et d'Alde Manuce... en France, vite, très vite... (photos Luigi Passerino)
Nouvolivractu fini ? au début j'ai cru à un faux comme sur Chronicart, en ce moment on sait plus trop... Mais non, il semble bien que Lorenzo stoppe sa chronique le 31 juillet prochain... Depuis quelques temps, je le sentais à l'étroit dans des pages avec des sites boum-boum, des sites de rencontres, Lorenzo, c'est pas son genre... On va se retrouver tous un peu orphelin sans Lorenzo. "Aujourd'hui un plus large public devrait se sentir concerné par les mutations du livre, de la lecture et de l'édition. J'y réfléchis, pour de nouvelles aventures.." A bientôt, Lorenzo, et encore un grand merci à toi pour ce qui est fait et ce qui est à venir...
Une petite pensée aujourd'hui pour mes amis campeurs, mille regrets de ne pas être parmi vous, à bientôt pour vos retours respectifs sur les blogs...
Une pensée aussi à Francis Pisani dont l'interview sur l'avenir du livre, indispensable pour démarrer cette journée est ici ; en mémoire aussi, Dominique Autié, éditeur, cofondateur de InTexte, qui nous a récemment quitté et qui tenait, en plus de l'amour des livres, un merveilleux blog plein de trouvailles typographiques et visuelles (ce post en juin 2006 déjà, parmi tant d'autres...).
Pour alimenter le débat autour de ces questions qui alimentent elles-mêmes toutes les commissions, corsaires, pirates ou flibustiers?, la célèbre revue Critique publiée par les Editions de Minuit, consacre son numéro d'été au sujet. L'occasion de mettre tout cela tranquillement sur le papier. A noter aussi cette interview de Hervé Rony, directeur général du SNEP (Syndicat national de l'édition phonographique) sur l'actualité du filtrage et le "point mort avec les FAI" (viapcinpact)
"Lettre ouverte à ceux qui veulent tuer la presse quotidienne
Cette lettre ne s’adresse pas aux nombreux ouvriers des NMPP
qui accomplissent leur tache au service de la distribution des journaux avec
dévotion et ténacité.
Elle s’adresse par contre à la poignée d’irresponsables qui
depuis deux mois, chaque nuit, ont pris en otage la presse quotidienne
nationale.
A ceux-là, nous disons :
-Arrêtez de bloquer la distribution des journaux.
Votre métier est de distribuer, de porter ces parutions jusqu’à leur lecteur
final, pas de les escamoter, encore moins de les brûler comme ce fut le cas
devant le siège d’une imprimerie de province dans la nuit du dimanche 8 au
lundi 9 juin, nécessitant l’intervention des pompiers.
-Le sujet qui vous agite concerne la distribution
des magazines à Comba-la-Ville, dans le cadre du plan Défi 2010 des NMPP,
destiné à sauver le système de distribution français. Ce plan de pérennisation
de la distribution de la presse en France, les quotidiens ne peuvent ni ne
veulent l’interrompre ou le bloquer.
-Vos attaques contre les quotidiens n’ont en rien
fait avancer ce dossier. Au contraire, elles aggravent la situation : vous
devez vous rendre compte que la poursuite de vos actions aura pour effet
mécanique d’arrêter les projets de modernisation sur l’ensemble des sites d’impression,
privant ainsi vos camarades d’une légitime vision d’avenir. En effet, à quoi
sert-il d’imprimer des journaux qui, au mieux, restent en palettes dans les
imprimeries et au pire sont brulés devant les mêmes imprimeries ?
-Pire, vous augmentez les risques désormais avéré
de voir quotidiens et publications séparés au sein des NMPP, et vous en
porterez, aux yeux de tous, le responsabilité.
C’est pourquoi nous vous disons
avec la gravité qu’exige la situation :
« Vos comportements sont en
train de tuer le presse quotidienne. Arrêtez ! Arrêtez tout de suite. »
Aujourd’hui en France, La Croix,
Les Echos, L’Equipe, Le Figaro, France Soir, IHT, Journal du Dimanche,
Libération, Le Monde, Paris Turf, La Tribune."
(Cette lettre ouverte est publiée dans tous ces journaux que vous n'aurez pas aujourd'hui. En toute solidarité avec mon frère et mes amis, journalistes)
Liseuse? Cherchez-donc "liseuse" sur Google, remarquez aussi les GoogleAdwords à droite. Voilà qui nous éclaire sur la question, c'est le cas de le dire!
Je vous avais parlé du Readius, un petit portable avec du papier électronique enroulable. Sa commercialisation, prévue pour le mois de mai, se fait attendre encore. En revanche, la société Polymervision basée aux Pays-Bas, qui développe la technologie à l'ombre du
géant Philips, a dévoilé un prototype d'une version couleur de leur papier enroulable lui aussi. La vidéo est en
ligne ici, c'est très impressionnant.
PS : selon certains analystes, le marché du epaper flexible "devrait exploser dans les prochaines années et présenter un facteur de
croissance de 35, pour une progression de 80 millions de dollars en
2007 à 2,8 milliards de dollars en 2013." (viaLorenzo).
Imaginez, vous êtes chez des amis, dans la rue, dans une librairie, dans une bibliothèque, vous découvrez un livre... Vous voulez instantanément en savoir plus, des critiques, la disponibilité, quelques chapitres, le lire entièrement... Ce sera bientôt possible sur votre portable, il suffira de mettre dans la boîte (sans clavier !), regardez-plutôt ceci... (Kooaba viaTechcruch).
Lire Jules Barbey d'Aurevilly... Vous me direz c'est gratuit, l'éditer en papier, à quoi bon... Tous mes respects et ma gratitude à Léo Scheer de remettre le grand Barbey (avec l'Amour impossible, son premier roman méconnu), sur les tables des librairies en ce mois de juin. J'envie celui ou celle qui va le découvrir, cela ne tiendra pas du hasard et d'un moteur de recherche...
Toujours plus... Après Issuu, Scribd, Calaméo, c'est maintenant Wobook (mais comment font-ils pour claquer ainsi les pages de leurs journaux?). Repéré aussi Zyyne sur le site de Billaut, plate-forme de mise en ligne de documents avec un "convertisseur intelligent"...
Le prix de l'Iphone va être divisé de moitié. C'est Steve Jobs lui-même qui l'a annoncé lors de sa grand-messe habituelle en Californie. Même si Francis se pose les bonnes questions, c'est un changement de stratégie pour Apple car l'objet ultra-élitiste n'avait pas décollé en Europe (seulement 100.000 exemplaires en France). Bien sûr, plus fin, plus d'autonomie, plus de fonctionnalités, l'accès au 3G, GPS et déploiement dans 70 pays à partir de juillet prochain... Alors, plus de lectures sur son Iphone 2.0 ?
On savait déjà que le web était responsable des pires vilénies en terme d'informations... Pied de nez, c'est la presse-papier qui s'y met avec ce numéro 46 de Chronicart qui est complètement faux de la première à la dernière page (sommaire). "Oeuvre d'art conceptuelle, geste littéraire expérimental et gratuit,
jeu, « fantasme journalistique » concrétisé : c'est un peu dans cette
optique que nous avons conçu ce numéro exceptionnel. Exceptionnel et
inédit dans l'histoire de la presse, à ce qu'il semble. Mais comme
toujours, nous avons voulu faire les choses sérieusement, et bâtir un
numéro de Chronic'art aussi crédible que possible, entièrement conforme au rubriquage, à la maquette et au ton habituels.
Notre intention n'est pas de tirer des conclusions, de fournir
une grille de lecture toute faite, ni de piéger qui que ce soit - en
particulier pas nos lecteurs et nos abonnés, que nous supposons
capables de comprendre et même d'apprécier l'exercice (Chronic'art #46,
numéro collector ?). Pour autant, sans donner un (faux) sens à cette
entreprise, il est assez intéressant d'observer les réactions et les
conséquences de ce bidonnage pour en tirer quelques enseignements sur
l'époque, manifestement prise au dépourvu par les NTIC (nouvelles
technologie de l'information et de la communication). Selon une opinion
très répandue aujourd'hui, Internet, qui a bon dos, serait la cause des
difficultés des relais d'informations traditionnels, le responsable
indirect de tous les écueils journalistiques. N'est-il pas plutôt un
bouc-émissaire facile
pour justifier la perte de contrôle ou la mauvaise appréhension du
nouveau monde connecté par des gens dépassés ? Question à laquelle nous
tenterons d'apporter quelques éléments de réponse dans le petit dossier
débriefing de notre prochain numéro, en juillet." (suite ici) Certains se sont laissés prendre, France Info, Léo Scheer...
Pour tout ceux d'entre vous qui aiment la belle typographie, l'humour absurde et décalé pour ne pas dire corrosif (à la manière de la célèbre revue Bizarre), je vous conseille Le Tigre, en version papier (à trouver ici) et électronique. Merci à Olivier pour m'avoir mis cela dans les pattes... A déguster sans modération...
Joe Wickert sur Kindleville qui se demande comment Sony va t-il bien pouvoir combattre la stratégie verticale d'Amazon, mon Kindle-ma bibliothèque, ma vie avec Amazon : "Il semble que c'était il y a très longtemps quand Sony était le roi de
l'électronique grand public. Leurs téléviseurs étaient partout, ils ont inventé le Walkman ! ... L'arrogance joue un rôle, sans doute... Donc, maintenant nous avons le Sonyreader.
Un bel appareil, mais pourquoi devriez-vous acheter un Sonyreader plus qu'un
Kindle? Au début, la différence de prix semble donner
à Sony un avantage, mais maintenant que le Kindle est tombé à $
359 et le Sony Reader à 299 $, bien, est-ce que 60 $ suffisent à justifier de se passer du Kindle et de ses fonctionnalités plus riches ? Même si vous pouvez vous convaincre que les
60 $ épargnés au départ en vaillent la peine, quand est-il sur les prix des
livres électroniques eux-mêmes ? Levez la tête et la liste des
best-sellers sur le Kindle, et vous verrez en général le plus souvent 9,99 $ et moins.
La liste sur le Sonyreader ? Le top 10 est en moyenne entre $ 13 et $ 14
pour le moment, soit environ 30-40% au-dessus au minimum sur le prix Kindle. En moyenne, vous gagnerez encore avec le Sony
jusqu'à ce que vous arriviez au 17ème livre ($ 60 divisé par environ 3,50 $ par e-livre, prix plus élevé sur Sony,
équivaut à environ 17 livres pour atteindre le seuil de rentabilité). A partir du 18ème livre, le rapport s'inverse à l'avantage du Kindle pour le rester... Certes Sony possède
l'avantage de vendre leurs appareils dans des librairies physiques, Borders et autres, alors que l'Amazonie est strictement en ligne.
Est-ce un avantage réel ? Que faire pour Sony ? À ce point, je pense qu'ils doivent réduire leurs prix du livrel, bien au-dessous de $ 200, à $ 99 s'ils le peuvent. Venir avec
un meilleur modèle de contenus, proposer à leurs clients un nombre minimal d'achats de livres au cours des 2 prochaines
années (semblable au monde des téléphones cellulaires). Introduire un
nouveau modèle de luxe, haut de gamme, à un prix où leur modèle se trouve actuellement, mais qui, je l'espère, rivaliserait ou même surpasserait l'Amazonie en termes de
fonctionnalités. Ce n'est pas une mince tâche, je le sais. Mais quelle est l'alternative ?" (traduction de votre serviteur). A méditer pour le passage en France, prix unique, distribution exclusive, réseau de librairies... où l'Amazonie va s'étendre, avec l'arrogance qui va avec...
Une présentation vidéo du Sonyreader réalisée par un brésilien. Bien complet, musique, pas de proses, malgré le flou dans les gros plans. De toutes façons, je n'aurais pas pu faire mieux avec les moyens vidéos dont je dispose, désolé. Si vous en avez vu d'autres, n'hésitez pas à me signaler...
Un petit clin d'oeil à François Bon dont le projet Publienet, qui propose des inédits d'écrivains contemporains, ne cesse de grandir. Plus de 120 textes sont disponibles maintenant sur plusieurs supports de lecture numérique. Pour moi, l'occasion de découvrir un inédit de Claro dont j'admire les traductions depuis de nombreuses années (Pynchon, Gaddis, Vollmann et tant d'autres) et un autre d'Eric Chevillard sur le Sonyreader. Hardi François...
Quel excellent livre que celui-ci ! Francis Pisani et Dominique Piotet apportent avec ce livre sorti aux Editions Pearson au mois de mai dernier, une belle pierre à la compréhension des enjeux du web 2.0. Francis Pisani, vous savez, l'auteur du blog Transnets, absolument incontournable selon moi. Et bien, associé à son compère de l'Atelier, cela nous donne à eux-deux une belle analyse de "l'alchimie des multitudes". Ils introduisent en effet cette lumineuse expression, bien meilleure que celles que l'on entend souvent "intelligence collective" ou "sagesse des foules", à propos de l'explosion du web, qui véhiculent des notions qualitatives à-priori dont on n'est encore pas si sûr que cela sur la profondeur effective. C'est la grande leçon de ce livre à la fois très convaincant sur les nouvelles orientations (pleins de liens, de références bien entendu) et à la fois qui nous permet de prendre le recul nécéssaire. Dans une première partie, ils reviennent sur les grandes tendances du web d'aujourd'hui en clarifiant beaucoup de termes techniques pour les non-initiés, en explicitant beaucoup des nouveaux outils à disposition, comment les jeunes adoptent aussi cela (beaucoup moins que ce que l'on croit finalement). Je me suis vu en "digital immigrant", un immigré du monde digital ! Ensuite, le coeur du livre, ils décrivent très bien les forces qui sont en train de s'exercer à travers une course à la montre pour l'audience. J'ai beaucoup aimé la plaisanterie selon laquelle la définition du web 2.0 serait : "vous fournissez tout le contenu, ils gardent tous les revenus" pas si contradictoire avec celle que l'on connait tous "une des leçons essentielles du web 2.0 c'est que les utilisateurs ajoutent de la valeur". Cette notion aussi de "digital literacy" très difficile à traduire en français, et qui s'articule, pour l'essentiel autour de trois caractéristiques : capacité à maîtriser l'ordinateur et internet dans la compréhension de son fonctionnement, capacité de trouver l'information de manière critique, capacité enfin de créer et de diffuser avec autonomie et indépendance. On citerait énormément de passages très intéressants. Dernière partie avec les évolutions et les conséquences sur les médias traditionnels dans une remise en question de leurs statuts. Bon, je m'arrête là, j'ai appris beaucoup de choses passionnantes de la part de ces deux passionnés et passionnants. Une très bonne analyse au travers des observations qu'ils mênent depuis plusieurs années, l'un en France, l'autre aux Etats-Unis, autre intéret de cet ouvrage avec des exemples très pertinents à chaque fois. Seul regret et il est important, je passe sur la quantité de liens que l'on ne peut pas activer en hyper-texte (pourquoi pas joindre le très riche appareil de notes sur internet sous une forme ou une autre), mais plus grave, pas de table des matières détaillée et d'index. Une fois le livre refermé, on est incapable de retrouver quoi que ce soit. Je supplie l'éditeur de remédier à cela dans une édition prochaine de ce livre qui va, j'espère, devenir un classique (peut-être dans une version future en papier électronique), il le mérite grandement.
Thérèse Raquin, 1867- lire La Fortune des Rougon, 1871 - lire La Curée, 1872-lire Le Ventre de Paris, 1873 - lire La Conquête de Plassans, 1874 - lire
La Faute de l'abbé Mouret, 1875 - lire L'Assommoir, 1877 -lire Une page d'amour, 1878 - lire Nantas, 1878 - lire L'Attaque du moulin, 1880 - lire
Madame Sourdis, 1880- lire Nana, 1880 - lire Comment on meurt, 1882 - lire Pot-Bouille, 1882 -lire Au Bonheur des Dames, 1883 -lire
Son excellence Eugène Rougon, 1883 - lire Naïs Micoulin, 1884 - lire La Mort d'Olivier Bécaille, 1884 - lire La Joie de vivre, 1884 - lire Germinal, 1885 -lire
L'Oeuvre, 1886 - lire La Terre, 1887 - lire Le Rêve, 1888 - lire La Bête humaine, 1890 - lire L'Argent, 1891 - lire
La Débâcle, 1892 - lire Le Docteur Pascal, 1893 - lire Comment on se marie, 1893 - lire Lettre à la jeunesse, 1897 - lire Lettre à la France, 1898 - lire
Je vous avez parlé de l'offre de Read&Go propulsée par Orange en avril dernier avec des béta-testeurs. Battage médiatique autour de ce kiosque numérique avec plusieurs quotidiens sur l'Iliad. Bon, recalé au test d'entrée, 70 élus c'était pas beaucoup (surtout si on le rapporte au battage national en question), je dois pas rentrer dans la cible. Je ne m'en faisais pas plus que cela, je cherchais comme beaucoup d'entre vous quelques comptes-rendus de certains ciblés plus chanceux, normal non ? Et bien, ne cherchez-pas, c'est pas la peine d'attendre, car voici ce qu'on lit sur l'espace DreamOrange :
"Nous
rappelons aux testeurs leur obligation de réserve relative à l'expérimentation
Read & Go conformément à la convention d'expérimentation signée pour faire
partie de celle-ci. Nous vous saurons gré de ne pas divulguer publiquement des
informations concernant Read & Go. Nous vous informons, par avance, que
tous vos messages concernant Read & Go sur les pages publiques de
Dreamorange seraient alors supprimés.
Merci de votre compréhension, et de nous réserver la primeur de vos remarques
afin de nous aider à améliorer le service Read&Go. L'équipe Read & Go".
Ce message encadrant systématiquement tout commentaire de l'internaute... J'avais encore jamais vu cela, du commentaire "encadré"... Sans commentaires...
Repéré pour notre ami Sylvère et sa rubrique légendaire. A quand une rubrique vidéo, peut-être une nouvelle initiative du côté de la Bibliothèque Universitaire d'Angers ?
A noter l'initiative de deux étudiantes en STIC (Sciences et Technologies de
l’Information et de la Communication) en Arts et Métiers du Livre et de
l’Edition à l’ULg (Université de Liège) qui ont réalisé ce blog très bien fait. Bravo les filles, continuez... Si vous êtes libraires et du côté de Liège le jeudi 16 juin prochain, les librairies Siloë ont décidé d’ouvrir une journée de formation et surtout
d’information à tous les libraires francophones belges. Des intervenants très intéressants... A ne surtout pas manquer...
Merci à Alain d'avoir attiré mon attention sur ce nouveau concept de lecture présenté par Peter Brantley sur son blog. Il est initié par un groupe de travail de l'Université de Maryland. Cela vaut le coup d'oeil, on reste confondu devant le boulot accompli. Néanmoins, je suis assez sceptique, avant que ma femme mette cela dans son sac et que cela fasse un article dans Elle ! J'ai éclaté de rire quand j'ai vu les pages qui tournent quand on bouge le bidule ! Les deux morceaux... Pourvu que Starck ne nous donne pas son avis la-dessus... Un truc à mettre dans un coin et à ressortir de temps en temps du côté de la paléontologie des bidules. Avec les mêmes questionnements que ceux de nos amis de Gutenberg, vous savez-bien !
Je vous avais déjà parlé de l'Asus et du modèle Airis avec un écran très petit. Voilà maintenant, enfin, un écran 10 pouces du côté de ce MSI Wind (viaLapTop). Quels livres à mettre dessus ? Peut-être ce nouveau genre de livre repéré par Actualitte, mi-site, mi-livre, mi-audio, mi-vidéo (cela fait beaucoup de moitiés tout cela) bref genre de livre-hybride en quelque sorte. "Avec toutes les ressources vidéo et audio dont on peut se servir sur
Internet quel sens y a-t-il à ce que des livres publiés en ligne se
cantonnent au simple mode texte? Pour certains auteurs, cette idée est
résolument révolue. Nicola Furlong et plusieurs de ses collègues ont
ainsi créé un ensemble compilant vidéo, photo et audio autour d'un
texte : le Quillr." Présentation ici. Mais est-ce bien un livre ? Et est-ce que le texte n'est pas très secondaire la-dedans ? Cela me rappelle un temps où on appelait cela des CDRom, vous ne trouvez pas ? Certains s'en souviennent...
Merci à Daniel Bourrion qui a eu la gentillesse de m'envoyer ses commentaires sur l'avancement du projet. Vous savez, Daniel, l'un des farceurs de la Bibliothèque Universitaire d'Angers dont j'avais narré les avatars et les plaisanteries (ou inversement), entre autres d'introduire des livrels dans la Bibliothèque. Voici donc où ils en sont, les cybooks livrés à bon port... (je me suis permis de mettre en gras certains passages) : "Ah, c'est compliqué. D'abord sur le prêt : du fait de multiples retards et de la nécessité de pousser des projets moins expérimentaux ; plus de la nécessité de montrer les readers aux collègues à l'interne, et de leur prêter pour dédramatiser le truc, nous avons perdu beaucoup de temps. A présent, les étudiants se sont tous sauvés : nous ne commencerons le prêt public qu'à la rentrée. Pour ce qui concerne les collègues qui ont découverts les readers, les retours sont plutôt positifs... Pour les contenus : nous n'avions prévu que du libre de droit (j'avais glané un peu partout et construit une sorte de pack de textes littéraires) ; mais nous avons une piste qui nous permettrait de diffuser des textes contemporains. Je ne peux pas en parler plus pour l'heure. Mais je communiquerai là-dessus sur mon blog aussitôt que prévu. Quoi qu'il en soit il est certain que, dans le cadre de prêt de ce type de lecteur par les bibliothèques, la question n'est pas tant de l'achat des readers (le cybook ou d'autres) - c'est juste une question de choix politiques (que fait-on de nos budgets). Le prêt non plus n'est pas réellement, je crois, un problème : les bibliothèques savent prêter des livres, des cd, de la vidéo, des oeuvres d'arts. Non, ce qui risque de poser problème/question, c'est les contenus : pour mettre des choses dans les readers, il faut avoir du biscuit... Et à des prix corrects... Et il faut que les fichiers soient de vrais fichiers, pas des ebooks que l'on ne peut lire qu'en ligne (la plupart de nos éditeurs habituels, Eslevier par exemple, propose des ebooks, mais des ebooks qu'on lit en ligne sur leur plateforme...) Bref, tu poses la bonne question : prêtons des readers en bib (normal, c'est un service) ; mais on les nourrit avec quoi ?? ;-)"
A relier avec le petit tableau qu'avait récemment mis en ligne son chef Olivier avec le livre en variable d'ajustement. Les biscuits ne sont pas extensibles (comme les poissons d'ailleurs) et il faudra bien faire des choix ! Si on leur en donne la possibilité du côté des éditeurs bien sûr !
Une quatrième librairie (la première parisienne), la librairie Le Divan dans le 15ème arrondissement, vient de rejoindre le petit réseau de libraires qui commencent à diffuser une offre numérique de livres. Le mouvement est en marche... Autre bonne surprise, après l'Olivier, le Seuil, Actes Sud, Viviane Hamy, Zulma, Metailié, la Table Ronde, l'Eclat, La Volte, Elina, Michalon, Chronosports, c'est aujourd'hui les Editions de Minuit qui viennent de rejoindre cette offre avec un premier titre "L'Incident" de Christian Gailly. Tout un symbole que cet éditeur, emblématique à la fois pour la qualité de ses textes et de ses livres, vienne maintenant dans l'univers du numérique. Et chez les libraires, bien sûr ! L'occasion de rappeler aussi la mémoire de Jérôme Lindon qui, soyons-en sûr, en ces temps présents de chahutements du livre et de réflexions en tout genres, aurait été sur ces fronts-là plus que jamais !
Pour l'instant, le livre est seulement disponible pour une lecture sur son PC avec AdobeDigitalEditions (avec une DRM). Pas moyen de l'exporter sur mon livrel contrairement au livre de Spinoza. Pas très grave, c'est l'occasion aussi pour moi de réaliser rapidement quelques essais de transfert sur le Sonyreader avec les quelques pages fournies sur le site de l'éditeur. Impéccable, preuve s'il en était besoin que pour les poches et les semi-poches (comme c'est le cas de Minuit), le passage sur les livrels se fait très bien sans attendre, avec son univers typographique reconnaissable entre tous... Alors, Sony/ Minuit, choc des cultures ?
Et bien ça alors ! Le fondateur de Technorati, Dave Sifry, qui avait quitté la société il y a un an, se lance dans les guides touristiques à la demande au travers d'une nouvelle société OffbeatGuides basée à San Francisco (viaTechcrunch). "Imaginez un “LonelyPlanet” ou “Guide du Routard” créé entièrement avec
des sources provenant d’Internet et personnalisé selon vos goûts; à
télécharger en PDF immédiatement ou à imprimer avec livraison en 4
jours. Les données proviennent de sources ouvertes comme Wikipedia,
Flickr ou Google Maps et de sites propriétaires de contenus qui ont un
accord avec la société. Il est ainsi possible de créer un guide pour
n’importe quel endroit au monde; 30 000 destinations déjà disponibles
et des versions plus régionales prévues pour bientôt." Les guides sont payants, une version imprimée coute $25 et le PDF coute
$10. Vous jugerez avec ce guide sur Paris, cartes de son itinéraire, météo durant le séjour, photos, des enfants?, végétarien?, la personnalisation peut-être très poussée, on peut l'imaginer. Dave Sifry insiste particulièrement sur le respect des copyrights dans les contenus retenus. Nul doute que les éditeurs vont surveiller de très près cette expérience. Prépareraient-ils déjà quelque chose ? Et l'expérience du Guide du Routard testé il y a bientôt un an sur mon Iliad ? Des guides personnalisés sur livrel et sur papier à la demande...
Il y avait déjà Indywiki, un outil de bureau pour rendre l'encyclopédie en ligne Wikipédia plus visuelle, il y a désormais un moteur de recherche particulièrement évolué. Nommé Powerset, ce moteur facilite la recherche des utilisateurs non plus seulement sur la base de mots clefs mais sur une technologie qui comprend le sens des questions posées (vial'Atelier). Une démonstration particulièrement convaincante est ici. En plus, beaucoup de données de la base Freebase sont propulsées dans les requêtes. "Nous avons misé sur la réalisation d'un programme capable de lire
et comprendre les documents sur le web afin de changer aussi la façon
dont les utilisateurs interagissent avec la technologie", explique Scott Prevost, directeur de Powerset. "Ce premier programme va rendre l'expérience utilisateur plus facile, intuitive et précise". Profusion de tags pour affiner sa recherche, widget sur le côté pour une navigation toujours facile à l'intérieur des articles. Alors, une première ébauche de web sémantique sur Wikipédia ? Les spécialistes nous diront leurs jugements sur la question. La petite équipe de Powerset avait d'ailleurs fait l'objet d'un article dans le NYT en septembre dernier. Et Wikipédia n'est qu'un premier pas dans leur développement... En attendant, tout ce que j'ai essayé est très probant tant que cela reste dans la langue de S..., bien entendu. Je l'ai inscrit d'autorité dans mon Saint-Graal du navigateur. A suivre... (photo: Ben Margot/Associated Press)
Attention, pas seulement le livrel, à regarder aussi du côté de l'édition du livre électronique que l'on achète. Alors, lequel choisir ? Jeff Bezos, le patron d'Amazon, a révélé enfin deux chiffres (viaActualitte), il explique qu'un acheteur sur vingt est plus enclin à acheter une
version ebook qu'une version papier, et que ces ventes représentaient 6
% des ventes d'ouvrages où les deux formats sont disponibles. Pendant ce temps-là, l'éditeur Simon & Schuster ajoute plus de 5000 titres supplémentaires avec un argument de poids : « se procurer des livres plus anciens ou plus difficiles à trouver » (vous savez, la fameuse LongueTraine).