Finalement rien de très nouveau dans cette seconde journée à la SGDL, on était dans le consensuel entre gens qui sont par ailleurs en procès, Google, Le Seuil entre autres, en attendant la grande messe finale, le discours de Frédéric Mitterrand. La seule chose que j'ai retenue de la journée, c'est encore Charles Kermarec (Dialogues) qui a mis les pieds dans le plat, au confessional, en révélant les remises que lui consentent pour l'instant les différentes plateformes de distribution à savoir de maigres 25% (chiffre comme par hasard commun à toutes). On peut d'ailleurs se demander si ce n'est pas un accord tacite contraire aux règles divines de la concurrence. En tout cas, ce n'est pas comme cela que l'on va motiver les libraires à investir dans le numérique. Vendre des livres numériques en ce moment relève du sacerdoce. Voilà qui décidera peut-être François Maillot et sa librairie La Procure! On se demande d'ailleurs bien où vont les petits pains pour l'instant, pas chez les auteurs et chez les libraires en tous cas, c'est finalement bien ce que l'on peut retenir de ces deux jours.
PS: voir le papier de l'Express aujourd'hui.


Il y a des libraires plus petits à qui on a concédé une marge encore moindre !
Rédigé par : BS | 22 octobre 2009 à 09:23
Ce qui coûte dans la vente de livres numériques ce sont les développements informatiques, la fabrication et l'hébergement des fichiers, coûts assumés par les diffuseurs et les éditeurs, pas par les libraires.
Rédigé par : guillaume | 22 octobre 2009 à 10:23
@guillaume Je n'attendais pas moins de vous !
Si la distribution numérique est plus onéreuse que la distribution papier, ne poursuivons pas. Mais je ne pense pas que ce soit le vrai problème.
Sans libraire, pas de médiation.
Rédigé par : BS | 22 octobre 2009 à 10:35
Mais bien sûr, Guillaume, le développement informatique, ça cube, c'est bien connu...
A part ça, comme nous le répétons partout, c'est ENCORE une fois les gros quise gavent comme des malades.
Perso, je doutais qu'à la SGDL on débloque le dossier des pourcentages. C'est tout simplement SCAN-DA-LEUX.
Des inepties à la pelle, tous ces arguments sont à la lettre près et dans l'ordre ceux qui défendent ârement leur trésor de guerre déploient lamentablement en copier-coller. Stupide et surtout FAUX. Mensonges éhontés. Nous faire croire qu'éberger 2Mo coûte, c'estr du foutage de gueule, tellement gros que pas crédible.
C'est du même tonneau que les Hadopiens de service, serviles qui couvrent un gouvernement totalement hermétique et fermé aux nouvelles techno. Combattre ces ennemis de nos libertés est un juste combat auquel nous consacrons l'énergie nécessaire.
Le jour où les auteurs auront disparu de notre environnement, on se demande bien comment les éditeurs vont s'en sortir.
Scoop : moi je sais : ils vont écrire des livres. BINGO.
Rédigé par : jeanlou bourgeon | 22 octobre 2009 à 10:53
BS agressif et de mauvaise foi, comme d'hab. Je ne dis pas que le libraire n'a pas vocation à vendre du numérique, bien au contraire. La distribution numérique est onéreuse, moins que le papier évidemment, mais quand même. La médiation par le libraire est tout aussi essentielle, mais elle est moins onéreuse pour le numérique que pour le papier. ça n'est pas un jugement de valeur, c'est un fait, et c'est ce qui justifie que le libraire ne touche pour l'instant "que" 25%.
@jeanlou, un conseil: prenez des vacances, détendez-vous, vous avez l'air surmené.
Rédigé par : guillaume | 22 octobre 2009 à 11:23
@Guillaume
Les conseils ne valent que pour ceux qui les prescrivent. Mêmez-vous de votre vie, la mienne va bien parmi les petits oiseaux. Ne vous en souciez pas, je sais gérer, mieux que vos propos.
Vous tentez de prendre les consommateurs pour des gogos qu'ils ne sont pas.
In fine, les goindres, vont, eux en pâtir.
Rédigé par : jeanlou bourgeon | 22 octobre 2009 à 11:50
jeanlou si tu t'es fait arnaquer par un éditeur et que tu en veux à toute la profession ça n'est pas mon problème. et ça n'a pas grand chose à voir avec le sujet.
Rédigé par : guillaume | 22 octobre 2009 à 12:27
@Guillaume,
Non non pas fait arnaqué, juste ai été un temps... éditeur.
C'est tout.
J'en reste là et je maintiens, ça a à voir avec le sujet et j'en resterai là, sachant de quoi je parle. Avons toi et moi d'autres sujets bien plus pazssionnants auxquels nous consacrons, j'espère, nos énergies.
Rédigé par : jeanlou bourgeon | 22 octobre 2009 à 12:42
N'oublions pas une chose essentielle. C'est que si jusqu'à présent, les auteurs acceptaient bon gré, mal gré une rémunération scandaleusement basse pour une édition papier, il n'est pas certain que ce même traitement passe aussi facilement en édition numérique. Tout simplement car, malgré ce que vous en dites, Guillaume, les frais engendrés par la fabrication/vente/distribution/diffusion d'un livre numérique sont infiniment plus bas que pour le papier.
Sans auteurs, il n'y aurait ni éditeurs, ni libraires. Et à force de tourner à 11% pour voir Amazon brader les prix juste pour faire du chiffre, il y a fort à parier que beaucoup vont rapidement apprendre ce que coûte réellement le numérique pour court-circuiter ce monde définitivement dépassé...
Rédigé par : Gwen | 22 octobre 2009 à 13:22
@Gwen
Merci d'apporter votre témoignage. Pour ma part j'allais demander à Guillaume de nous démontrer chiffres à l'appui que la numérisation engendre des frais équivalents à ceux de l'impression/diffusion/distribution/aller-retour libraires/pilon...
Il ne suffit pas d'affirmer des contre-vérités. Seul un expert ou un professionnel sait ce dont il retourne.
J'apporte ici, modestement ma compétence de quelques décennies dans l'industrie de l'impression/façonnage et ai été au tournant de la mise en place de la technologie CTP et donc un des tout premiers utilisateurs en France de cette vaste remise en cause qui a débouché sur le regroupement des sites et précipité une vague de licenciements dévastatrice pour ce domaine d'activité.
Arrêtons d'asséner des phrases en copier-coller sans SAVOIR de quoi on parle.
Les parlementaires de notre république feraient de s'inspirer de cette conduite avant de voter des inepties hadopiennes qui ne seront jamais mises en application : le téléchargement périclite au profit du streaming. Ce sont des faits avérés.
Par ailleurs, l'enquête diligentée par le ministère de la culture en 2008 démontre tout le contraire de la crainte des majors et le gouvernement le SAVAIT.
Lire l'article ce jour sur ReadWriteWeb France : http://bit.ly/2eYTOq
Le parti au pouvoir est passé outre et a décidé malgré tout de commettre la loi scélérate qui n'a d'autre mission que de conforter les comptes en banque des copains des gens au pouvoir.
Je répète : arrêtez de prendre les citoyens pour des gogos !
Et non, je ne suis pas à 20 de tension. Zen.
@Gwen
non seulement ça mais de surcroît, Amazon et Wal Mart s'échanges des délicatesse et prennent en otage la chaîne du livre. Sur l'objet livre papier, ils proposent par le biais de sur-enchères (sous-enchères?) un prix de 8.99. Mais jusqu'où celà ira-t-il ?
Pour l'instant ne sont concernés que les best-sellers, mais demain ???
Rédigé par : jeanlou bourgeon | 22 octobre 2009 à 14:13
jeanlou tu es fatigant, j'ai écrit "La distribution numérique est onéreuse, moins que le papier évidemment, mais quand même".
Sinon je sais de quoi je parle, je travaille dans le livre numérique depuis 5 ans, chez le principal acteur de ce petit marché.
Rédigé par : guillaume | 22 octobre 2009 à 14:58
Bon ben nous voilà rabibochés :-).
C'est juste remettre les choses en place et voilà, c'est fait. Nous sommes d'accord : les coûts de production + marketing/distribution sont moindres en version numérique, ce n'est pas Guillaume qui va me contredire !
D'autant que, précisons-le, dans le cadre d'un fichier imprimé, dans la quasi totalité des cas il n'est pas nécessaire de numériser le document source, celui-ci étant de facto un fichier numérique.
Ensuite, détail technique, si besoin est, ledit document numérisé peut être repris, le cas échéant, pour un enrichissement destiné à une optimisation popur lecture sur dispositif électronique (livrel, écran, smartphone, etc... ).
Attention : le cas échéant.
Espère avoir été défatigant...
Rédigé par : jeanlou bourgeon | 22 octobre 2009 à 15:51
@Jean-Lou Bourgeon. Vous avez travaillez dans la fabrication? Je vois pas en quoi le CTP a conduit au regroupement et à la fermeture des sites? Vous pouvez expliciter?
@Guillaume; Vous écrivez "La médiation par le libraire est tout aussi essentielle, mais elle est moins onéreuse pour le numérique que pour le papier" Ah bon? Que recouvre pour vous ce terme de médiation?
Rédigé par : Aldus | 22 octobre 2009 à 17:15
tu ne crois pas, Hervé, que tu devrais en dire ou un peu plus ou un peu moins ?
le numérique c'est une redéfinition de l'ensemble des tâches, l'auteur compte beaucoup plus dans la médiation du livre, et l'intervention du libraire c'est celle de la médiation, mais une fois l'interfaçage de la plate-forme réalisé, cela n'inclut pas du tout les mêmes charges salaires ou extravagants loyers de centre ville ni frais de port des cartons etc
tu joues avec le feu, à vouloir déplacer la question sur un faux prédicat : transposition des pourcentages papier dans le nouveau terrain numérique
sans compter que le "parc" des "produits" lui-même sera différent, ventes de bouquets, prescription aux bibliothèques et abonnements etc
en tout cas, c'est sur cette base que de mon côté on ouvre notre (minusculissime, je te l'accorde) publie.net
et c'est magnifique de voir des lieux comme Dialogues, et c'est pas une demi librairie, prendre l'initiative et inventer des formes bien différentes de la vente en ligne passive de catalogues numériques
et c'est pas des questions de remise
Rédigé par : F Bon | 22 octobre 2009 à 18:01
@François. J'avoue que je t'ai relu trois fois et je suis toujours pas sûr de te comprendre. Prédicat, je crois pas. La remise accordée à Dialogues me semble bien au coeur du problème pour amortir ses investissements, trois salaires à plein-temps d'après ce que j'ai pu comprendre (sans compter de la formation indispensable en interne pour assurer cette médiation!).
Rédigé par : Aldus | 22 octobre 2009 à 18:25
En bref: dans le circuit de vente de livres numériques, le libraire s'occupe de la communication sur ce service auprès de ses clients, des mises en avant de titres (selon les nouveautés, l'actu, bref la "ligne éditoriale" de sa librairie), éventuellement des newsletters, plus rarement du SAV et de la facturation. Au diffuseur de lui donner tous les outils pour faire ce travail de médiation et de vente, de développer les sites, de négocier les offres commerciales avec les éditeurs, d'ajouter des fonctionnalités, et beaucoup d'autres choses qui demandent beaucoup de travail, d'énergie, de compétences (notamment informatiques). A l'éditeur de prendre en charge (ou de sous-traiter) la production des fichiers, de s'occuper des contrats avec leurs auteurs, de définir la politique commerciale, etc.
Les remises que touchent les différentes parties reflètent les coûts de ces différentes tâches, tout simplement.
Rédigé par : guillaume | 22 octobre 2009 à 18:31
Guillaume synthétise parfaitement
Rédigé par : F Bon | 22 octobre 2009 à 20:06
@Aldus.
Non pas dit ça. Juste illustration de ce qu'une industrie à la pointe en 1998 et malgré de gros investissements a perdu la moitié de ses effectifs sur une décennie. Bien sûr le CTP n'est pas un facteur du regroupement. Quoique, optimisant la chaîne de fab, des postes ont été supprimés. Et dans le cas que j'illustre, la société regroupant sur 3 sites distincts de 100 km a réduit son service PAO. Les opérateurs (créa, graphistes, metteurs en pages, scanéristes), constitués en pool ont favorisé un dégraissage. Le CTP en lui-même n'est pas la cause de la disparition. Cet équipement est aussi à l'origine de la numérisation entrée en force en imprimerie, après la PAO dès 1985 (un Mac SE30 à l'époque avec PageMaker faisait des merveilles).
Le numérique est entré dans les arts graphiques très tôt parce que l'outil et la philosophie développée conjointement par Apple, Jobs (fana de typo) et Adobe, inventeur du postscript ont donné le top départ.
@Guillaume
le schéma que tu décris me semble le bon (je ne suis pas un fin connaisseur des relations entre les différentes parties). Cela me semble cohérent.
Cependant, je te l'accorde, il faut une compétence informatique, mais rapportée à l'ensemble des fichiers, le coût me semble très en dessous de ceux de l'imprimé et surtout présente trois avantages majeurs :
1- moindre pollution,
2 - disponibilité instantannée
3 - fin du gachis "pilon"
Attention, j'ai dépassé le débat papier/octets, le;postulat est qu'ils cohabiteront. Combien de temps ? C'est la grosse inconnue et personne ne peut imaginer à quel rythme cela s'opérera.
Rédigé par : jeanlou bourgeon | 22 octobre 2009 à 20:59
J'espère que demain l'informatique permettra de faire son site pro comme on joue au Lego.
Le métier de libraire en ligne tel que je le conçois consiste à veiller dans son domaine, modérer, structurer et scénariser les données. C'est une démarche qui ne peut être conçue par des seuls informaticiens !
Rédigé par : BS | 22 octobre 2009 à 21:21
Et j'arrête car il faut bien que je parte en week-end prolongé.
Aux informaticiens de nous construire des modules pour utiliser les API des distributeurs. Et non aux distributeurs de construire les sites des libraires !
Rédigé par : BS | 22 octobre 2009 à 21:23
Je crois, comme Bernard, que si l'on s'imagine que la librairie numérique est seulement une histoire d'informaticien et de tuyaux, on va dans le mur. Pour l'instant, je vois que l'on rémunère la médiation à la même hauteur que les tuyaux et encore cela n'est même pas le cas de Bibliosurf qui fait justement un travail de médiation formidable. Message clair pour les lecteurs, pour l'instant, vous ne payez pas les auteurs et les libraires mais les tuyaux!
Rédigé par : Aldus | 23 octobre 2009 à 08:16
@JeanLou Bourgeon. Le CTP (Computer to Plate) n'est qu'une dernière étape d'un processus en évolution depuis 25 ans dans le domaine de l'impression offset et dans ce seul domaine (d'ailleurs poursuivi par le DI). Il ne concerne en rien tous les livres de littérature générale en noir qui nous entourent qui sont imprimés par des technologies différentes de l'offset.
Ces avancées dans le domaine de l'impression n'ont rien à voir avec les problèmes de numérisation auquels sont confrontés actuellement les éditeurs qui ont déportés bien souvent à l'extérieur le problème de l'archivage. C'est la reprise en main et la maitrise des fichiers qui posent actuellement problème. D'ailleurs, c'est très symptomatique en ce moment, les éditeurs les plus avancés dans l'importance des catalogues numériques sont les bons éléves. Les autres rament...
Rédigé par : Aldus | 23 octobre 2009 à 08:34
@aldus: je vais dire à mes collègues que vous les traitez de tuyaux, je pense que vous serez bien reçu.
@BS: les libraires ont le choix: soit utiliser les API des distributeurs (comme le fait très bien Dialogues), soit utiliser les sites des distributeurs (comme la Fnac, Mollat, etc. avec Numilog, ombres-blanches ou BS avec ePagine), toutes les librairies n'ont pas les moyens ni l'envie d' exploiter ces API.
Rédigé par : guillaume | 23 octobre 2009 à 11:32
Vous savez, je n'ai absolument rien contre les "tuyaux" bien au contraire conmme d'ailleurs les métiers de la production et de la distribution méconnus dans le livre papier. J'ai seulement repris cette expression imagée car elle recouvre quand même bien une réalité.
Rédigé par : Aldus | 23 octobre 2009 à 14:00
àAldus.
Non, la plupart des petites éditions, en province sont encore de nos jours tirées sur les presses offset, c'est du réel. Le façonnage (rainage/pliage,, assemblage, dos carré collé/cousu) dans les ateliers en region sud Ile-de-France. Les best sellers, c'est vrai, sont tirées sur des Cameron en région sud-ouest essentiellement. DI est plus adapté à la quadri, ce en quoi tu as raison. Mais de nonbreues éditions locales sont encore tirées sur des presses 70/102 2 coul.
Bien évidemment rien à voir avec les fichiers numériques (même si les mises en pages InDesign ou .pdf sont eux aussi des fichiers numérique.
Bien que l'on puisse tirer profit des fichiers numérisés texte issus de la PAO (publication assistée par ordinateur) pour les adpter à l'ebook après refonte de la mise en page qui s'impose pour adaptation aux contraintes des livrels (e-readers).
Rédigé par : jeanlou bourgeon | 23 octobre 2009 à 14:03
@JeanLou. Bien sûr qu'il y a encore des presses offset, mais c'est vrai que les technologies numériques sont beaucoup plus adaptées maintenant pour les courts tirages
http://www.corlet.fr/web/menuNumerique.do
http://www.laballery.fr/impression_numerique.php
pour ne citer que ces deux-là!
Rédigé par : Aldus | 23 octobre 2009 à 14:21