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65 notes en février 2011

Leezam s'arrête

Leezam-logo-150x108 Petit billet malheureusement pas très agréable concernant Leezam, crée début 2009, qui semble avoir stoppé son activité. On pourra gloser sans fin sur le pourquoi du comment. La réalité économique est bien là avec des coûts de développements importants et des prix pratiqués sur le marché extrêmement bas. Difficile d'asseoir un réel projet d'entreprise avec un tel schéma. J'espère que la petite équipe va rebondir rapidement vers d'autres projets sans doute en lien avec des éditeurs. Leur expertise est grande!


Le marché du livre numérique en Russie

Russie-carte-drapeau Intéressant article sur le marché russe du livre numérique dans Russia and India Report, un marché dont on ne parle pas assez et c'est bien dommage tant il peut nous donner des signes intéressants sur le développement d'un marché légal face au piratage notamment. Traduction aussi fidèle que possible, s'il reste quelques erreurs merci de me les signaler:

    "Le marché russe des livres numériques et des lecteurs dédiés se développe de façon exponentielle. Alors que seulement quelques milliers de lecteurs avaient été vendus en 2007, les ventes ont bondi à 60.000 en 2008, 250.000 en 2009 malgré la crise et 470.000 en 2010. Le marché a augmenté de plus de sept fois en deux ans. Le coût moyen d'un lecteur à la fin de 2010 était d'environ 110 euros pour un modèle avec un écran TFT et 175 euros pour un modèle avec un écran E-Ink. Le coût de ce dernier a diminué de près de 30% par rapport à l'année précédente, selon Marina Rozhkova, qui analyse le marché russe.

    PocketBook est l'acteur le plus populaire en Russie avec une part de 40% du marché, suivi par Sony (29%), Lbook (12%) et d'autres fabricants. La croissance explosive du marché des lecteurs a contribué à une baisse des ventes de livres traditionnels. Les ventes d'Eksmo, l'une des maisons d'édition importante en Russie sur le marché du livre ont diminué de près de 15% en 2009, poursuivant une tendance observée  dans les années précédentes. Les éditeurs ont été les premiers à réagir à ce phénomène et ont été rapidement rejoints par des écrivains. Après avoir enregistré 145.000 nouveaux livres il y a trois ans, la Chambre du livre russe a enregistré 59.500 nouveaux livres dans la première moitié de 2010. La baisse de la circulation globale s'élève à 17,2%.

    Mais les lecteurs ne sont pas les seuls à blâmer pour la contraction du marché du livre, la circulation et les redevances. «Ce sont les pirates qui tuent l'industrie du livre, pas les livres électroniques», a déclaré Vladimir Obroutchev, le directeur du groupe non-fiction chez Eksmo. "Il est pratiquement impossible de condamner des personnes qui distribuent des livres électroniques illégaux parce que leur serveur peut être situé n'importe où." Attributor, une société de recherche aux États-Unis, a déclaré que les demandes de téléchargement de livres électroniques gratuits ont augmenté de 54% en 2010. Après avoir étudié le marché russe, Jason & Partners Consulting a évalué le marché pour les livres électroniques juridiques à 1,95 millions de dollars en 2010, mais le marché pirate est environ cinq fois la taille du marché légal.

    "Il était très difficile d'acheter de bons livres dans le passé (à l'époque soviétique). L'ancienne génération s'en souvient très bien. Mais maintenant la situation a changé. Vous pouvez les acheter librement, mais ils sont coûteux. Le salaire moyen est assez faible. «Tout le monde ne peut pas se permettre d'acheter un bon livre», a déclaré le fondateur et administrateur du site Web Book.Libertorrent.com qui utilise le pseudonyme Vovchenko. «Nous essayons de proposer aux gens la possibilité de lire les livres qu'ils aimeraient par voie électronique." Les avocats demande à la législation russe de protéger la propriété intellectuelle. Le plus gros problème est la passivité de la part des propriétaires de la propriété intellectuelle. «La législation sur la propriété intellectuelle est très développé en Russie", déclare Pavel Shinkarenko, directeur général du cabinet d'avocats Sénéchal Neyman. "Je dirais qu'elle n'est inférieure à autres pays européens [législation sur la propriété intellectuelle]. Le retard est plus probablement dans le commerce électronique que dans la propriété intellectuelle."

    Shinkarenko déclare que les outils sont en place, mais la loi n'est pas appliquée particulièrement bien dans la pratique en raison d'un certain nombre de facteurs non liés à la législature. "En règle générale, les titulaires du droit d'auteur ne prennent pas une position très active dans la lutte contre le piratage. Au mieux, ils se limitent à la surveillance des réseaux pour identifier le plagiat et puis envoyer des lettres manuscrites pour la plainte. Il y a eu très peu de cas auprès des tribunaux pour protéger les droits. Ceci est le résultat des procédures judiciaires lentes, les frais de justice élevés et le fait que seules de petites quantités d'argent sont généralement attribués, mais récemment nous avons réussi à convaincre les juges que la compensation pour de tels délits devaient être assez élevée. Nous avons eu un cas avec les smart-book (des versions abrégées de livres de business) qui a été résolu avant que le cas soit allé devant la cour; nous avons réussi à parvenir à un accord avec les pirates sur la légalisation de leurs activités", a t-il dit.

    Un autre facteur clé de la baisse des ventes sur le marché du livre russe est que les gens ont tout simplement cessé d'imprimer des livres. Les livres imprimés ont non seulement été remplacés par des livres électroniques, mais avec l'Internet en général, en raison de son accès facile et le fait qu'il en coûte beaucoup moins que de produire des documents imprimés.

    Ce point de vue est également soutenu par les fondateurs de LiveLib, le plus grand réseau social en langue russe pour les lecteurs. "Ce n'est pas la première fois que le livre a changé sa forme", a déclaré Yelizaveta Ponomaryova, directeur du réseau social PR. “Il n'y a pas si longtemps, les utilisateurs du forum se sont plaints en disant que l'écran ne pourra jamais remplacer le bruissement des pages de papier. Mais les versions électroniques sont devenus plus accessibles et les écrans sont devenus plus confortables pour la lecture. Et maintenant, le forum des utilisateurs se demandent les uns les autres: quels est le meilleur lecteur à acheter? Quelles sont les bibliothèques électroniques  que vous utilisez? Nous croyons que le remplacement des livres papier est inévitable. Bien sûr, certains vont encore rester avec des livres, les bibliophiles, les conservateurs, les fans d'exclusivité et ceux qui n'ont pas accès à l'équipement adéquat pour une raison ou une autre."

Merci à SobookOnLine.


Champ Social ouvre celui du numérique

Champsocial A lire dans le Midi Libre un article consacré à l'éditeur nimois Champ Social qui ouvre son catalogue à des versions numériques. Avec des prix à 4,99€ sans DRM pour chacun des titres! De surcroît, l'éditeur vient de mettre en place un système d'abonnement numérique où tout son catalogue (soit 130 titres) est accessible pour 45 par an, pour un particulier et 280 par an pour une bibliothèque ou un centre de formation. "Outre un gain de prix et de place, ces établissements peuvent alors mettre à disposition des usagers, 24 heures sur 24, le même ebook matriciel, un nombre illimité de fois, simultanément. L'avantage est manifeste pour des livres destinés à la recherche ou à la formation - comme ceux de Champ Social." Des éditeurs qui se mobilisent et qui veulent vendre (comme Bragelonne), hors du champ germanopratin, c'est bien! A signaler dans le catalogue, le livre "Un monde sans fous" publié en même temps qu'un documentaire que j'avais remarqué à l'époque sur France5 et MédiaPart.


Chroniques de lecture - 8

Plume Voici le 8ème article.
Bon dimanche! Thierry

Le Censeur de Baudelaire
de Alexandre Najjar

téléchargé au format epub 6,50€ sur librairie.immateriel

 «La censure, quelle qu'elle soit, me paraît une monstruosité, une chose pire que l'homicide; l'attentat contre la pensée est un crime de lèse-âme.» Gustave Flaubert

Alexandre Najjar nous livre la biographie de Pierre Ernest Pinard, arriviste procureur, tristement célèbre et richement récompensé par un fauteuil de Ministre de l'Intérieur et une Légion d'Honneur, pour avoir poursuivi en justice Flaubert, Baudelaire et Eugène Sue!

Flaubert est acquitté.
Ha! La fameuse «scandaleuse» scène du fiacre dans «Madame Bovary»!
Comment? Vous n'avez pas encore lu «Madame Bovary»?

Flaubert, avant son procès, écrit cette lettre savoureuse à un ami: «Je vous annonce que demain 24 janvier, j'honore de ma présence le banc des escrocs, 6ème chambre de police correctionnelle, 10 heures du matin. Les dames sont admises; une tenue décente et de bon goût est de rigueur. Je ne compte sur aucune justice. Je serai condamné et au maximum peut-être, douce récompense de mes travaux, noble encouragement donné à la littérature!... Vous aurez peut-être, un jour ou l'autre, l'occasion d'entretenir l'Empereur de ces matières. Vous pourrez, en matière d'exemple, citer mon procès comme une des turpitudes les plus ineptes qui se passent sous son régime. Je déplais aux jésuites de robe courte et aux jésuites de robes longues; mes métaphores irritent les premiers; ma franchise scandalise les seconds.»

Medium Un extrait du réquisitoire d'Ernest Pinard qui accuse Flaubert de «réalisme vulgaire et souvent choquant de la peinture des caractères»
«Cette morale stigmatise la littérature réaliste, non pas parce qu'elle peint les passions: la haine, la vengeance, l'amour; le monde ne vit que là-dessus, et l'art doit les peindre; mais quand elle les peint sans frein, sans mesure. L'art sans règle n'est plus l'art; c'est comme une femme qui quitterait tout vêtement. Imposer à l'art l'unique règle de la décence publique, ce n'est pas l'asservir, mais l'honorer. On ne grandit qu'avec une règle. Voilà, messieurs, les principes que nous professons, voilà une doctrine que nous défendons avec conscience.»

Le ténébreux Baudelaire accusé d'être «un défi jeté aux lois qui protègent la religion et la morale» est condamné à 300 francs d'amende avec interdiction de publication de certains poèmes de ses «Fleurs du Mal», poèmes sulfureux qui seront réhabilités en... 1949!!!
(il s'agit des poèmes Les Bijoux, Le Léthé, Lesbos, les Métamorphoses du vampire, Femmes damnées, À celle qui est trop gaie)

Les très émouvantes lettres de Flaubert et Baudelaire témoignent: ils sont surpris, inquiets et blessés face aux accusations.
Le lecteur curieux suivra pas à pas l'organisation de la défense, le procès avec ses accusations et ses plaidoiries. Très instructif!

Enfin, Pinard condamne «Les Mystères du Peuple ou Histoire d’une famille de prolétaires à travers les âges» d’Eugène Sue, mort depuis 3 ans... ce sont donc le propriétaire de l'œuvre, son éditeur et  son imprimeur qui sont sur le banc des accusés

Mais c'est surtout une «biographie» très documentée du Second Empire: la révolution de 1848, l'abdication de Louis Philippe, la proclamation de la République par Lamartine.

Un petit texte qui éclaire, souvent «drôlement» (en effet, cet Ernest Pinard est décidément, souvent, malgré lui, très risible!) la justice, les mœurs et la censure de cette époque... de notre époque aussi?

Un hommage à la littérature?
Celui qui écrit et celui qui lit seraient-ils dangereux?
Oui... l'histoire de la littérature le démontre... encore aujourd'hui!


« SHAKESPEARE AUSSI ÉTAIT UN TERRORISTE

"Words... words... words..." disait-il»
(Léo Ferré)


4ème de couverture
"Voilà une biographie à la fois inattendue, brillante et bienvenue.
(...) Ernest Pinard, qui en est l'objet, fut un procureur soumis en tous points à l'ordre social de son temps, un ministre de l'Intérieur somme toute médiocre, et sa postérité, à vrai dire, n'avait jamais encore interpellé quiconque. (...) On eût été tenté de rejeter d'emblée le souvenir d'un homme qui eut pour titre de gloire -ou, à tout le moins, pour chemin vers la notoriété- de faire condamner Flaubert, Baudelaire et Eugène Sue, qui s'opposa à l'érection des statues de Baudin et de Voltaire, et eut maille à partir avec Zola.
Excusez du peu! (...) Au travers du destin d'un homme, on traverse une époque, les yeux et les oreilles aux aguets. Nul ne pourra plus écrire sur le Second Empire sans tenir compte de la contribution d'Alexandre Najjar. C'est le témoignage à lui rendre".

Sur l'auteur
Avocat et écrivain, responsable du supplément L'Orient littéraire, Alexandre Najjar est né au Liban en 1967.
Passionné du XIXe siècle, il a à son actif plusieurs biographies, des romans (Le Roman de Beyrouth, Phénicia, Berlin 36) et des récits (L'Ecole de la guerre, Le Silence du ténor), traduits dans une douzaine de langues. Il a obtenu le Prix Méditerranée 2009 et le Prix Hervé Deluen de l'Académie française pour son action en faveur de la francophonie.

T.C.


iPad ou pas iPad?

Ipadapplepresen A la veille de l'annonce de l'iPad 2 la semaine prochaine, à lire la traduction de ce billet de John Swansburg sur Slate. Pas mal de bon sens et un inventaire de pratiques à la fin de l'article, vous jugerez selon vos besoins...

PS: A relire également quelques voix qui s'étaient élevées à la sortie de l'iPad, bien pertinentes je trouve aujourd'hui.


FnacBook: offrir des livres numériques

100_8782 Bonne idée de la Fnac, bravo, c'est la possibilité de pouvoir offrir une Carte Cadeau FnacBook avec un montant à définir en caisse entre 10 et 150€. On est sûr de faire le bon choix! Je n'ai rien vu sur le site mais j'ai trouvé la carte dans les rayons. Une bonne façon d'offrir des livres que d'autres libraires devraient eux aussi penser à proposer.


Tools of Publishing

1 Si vous avez un peu de temps ce week-end, n'hésitez pas à regarder les vidéos mises en ligne par O'Reilly sur le récent "Tools Of Publishing" qui a eu lieu à New York il y a quelques semaines. Notamment les conférences de Margaret Atwood et Gus Balbontin (LonelyPlanet).


Orange avec Milibris

Une annonce assez discrète en début de mois, c'est le choix de la plateforme miLibris pour l'offre Read and Go d'Orange. J'en avais parlé en novembre dernier. Communiqué de presse ci-dessous : 

Logo-orange miLibris met son savoir-faire technologique au service d’Orange pour la mise à disposition du catalogue de lecture de sa plate-forme Read and Go.

Paris, le 31 janvier 2011 – miLibris, concepteur de solutions innovantes pour accompagner l’industrie de la presse et de l’édition dans la transformation et l’adoption du numérique, est depuis novembre 2010, le partenaire technologique d’Orange pour son nouveau service Read and Go. Grâce à miLibris, Orange peut aujourd’hui fournir à ses abonnés un catalogue de lecture presse et livres au format numérique sur l’ensemble des terminaux Android puis le service sera ensuite étendu à d’autres terminaux. A peine après quelques semaines de mise en service, les premiers résultats sont très encourageants et annoncent les prémices d’un véritable usage de la lecture en numérique par le grand public. miLibris, composant essentiel de l’écosystème Read and Go. miLibris, opère pour le compte d’Orange en fournissant deux composants essentiels de l’offre de kiosque numérique Read and Go, lancée en novembre 2010 :- la plate-forme de miLibris, qui assure l’agrégation des livres et de la presse, et l’adaptation de chaque contenu aux différents terminaux ;- les liseuses presse et livres de miLibris, qui permettent à Orange d’offrir à ses clients une expérience de lecture simple et de qualité. Le service Read and Go est préinstallé dans les téléphones et tablettes Orange fonctionnant avec le système d’exploitation mobile Android: Samsung Galaxy Tab, téléphones HTC, Samsung, ZTE, et Motorola. Premier service de lecture en commercialisation chez Orange, Read and Go permet la consultation de journaux, de magazines, de livres et de BD sur des terminaux connectés 3G/Wifi. Ce service modernise ainsi l’accès à la lecture numérique en alliant confort de lecture et extrême simplicité grâce à la technologie miLibris.

Milibris «Orange a choisi miLibris pour sa capacité d’innovation, sa compréhension des enjeux du numérique, et parce qu’il est le seul acteur capable de prendre aussi bien en compte la presse que le livre. Après deux ans de collaboration Orange est heureux du résultat et nous continuons à développer une relation constructive avec miLibris!», explique M. Pierre Geslot, Responsable des projets sur l’écrit numérique d’Orange. Véritable usine numérique, miLibris révolutionne la lecture en numérique en offrant aux abonnés Read and Go, à travers une navigation fluide et rapide, la découverte du plaisir de la lecture en numérique. «Nous sommes très fiers de participer à l’aventure Read and Go, qui demain apportera énormément au marché de l’édition, tant au niveau de l’innovation qu’au niveau économique. Proposer aujourd’hui aux abonnés d’Orange la possibilité de lire en version numérique sur leur tablette digitale, l’ensemble de la presse et de la littérature française est une ambition légitime et utile de l’opérateur. Par ailleurs, la création du GIE EPRESSE en décembre dernier, dont nous sommes également le partenaire technologique, conforte notre opinion que le monde des médias est en pleine révolution numérique» déclare Guillaume Monteux, fondateur de miLibris. «Enfin, les premiers retours enregistrés par Orange nous encouragent à poursuivre nos efforts. La lecture en format numérique par les usagers devrait devenir le nouveau mode de consommation de la presse et des livres d’ici la fin de l’année 2011.» (via Android France).

Rappelons que Milibris avait déjà été choisi par plusieurs quotidiens comme l'Equipe ainsi que par les Guides Petits Futés. En étant choisi par un acteur comme Orange, c'est la preuve qu'ils disposent toujours d'une technologie en avance sur le marché!


Overdrive en bibliothèques

Une application OverDriveMedia permet depuis la semaine dernière de gérer le prêt de livres numériques sur l'iPad. Possible aussi sur lecteurs Android et iPhone. Un test complet du côté de AllThingsDigital. Une traduction rapide sur Google. Avantages: gratuité et pas de pénalité de retard. Inconvénients: peu de livres au format ePub; pas de possibilté d'emprunts simultanés, vous devrez attendre qu'il réintrègre la bibliothèque; pas de synchronisation possible entre différents lecteurs pour la même session. Un peu de frustration à l'arrivée mais c'est un début! Déjà 13000 bibliothèques utilisent ce système aux Etats-Unis, 400.000 titres chez 1000 éditeurs. Merci à Virginie.


Ipad 2: le 2 mars

Apple-ipad-2-march-2-250x205 Comment ne pas y échapper! Le 2 mars prochain devrait être dévoilé le nouvel iPad 2 (via Digitalreader) Si vous l'avez acheté à Noël avec un abonnement de deux ans, c'est vrai que la nouvelle un peu rude. Remettre 5/600€ au pot! Est-ce que nous l'aurons en Europe en même temps qu'aux Etats-Unis? En tout cas, ça déstocke dur du côté de l'Angleterre. Alors? Acheter le 1, remplacer par le 2 ou carrément attendre après le 30 juin que la situation soit plus claire du côté des conditions avec les éditeurs, savoir si vous êtes "inApps" ou "outApps"? Lire le papier du Monde aujourd'hui. L'Ipad 2, déjà une formidable machine à exclure? Les enjeux sont immenses et Steve Jobs a bien l'air de vouloir passer en force. Quand je pense qu'il y a un an tout juste, les éditeurs suppliaient Apple de rentrer sur le marché pour concurrencer Amazon. Grosjean comme devant!


Megaupload fait le ménage

Mega Intéressante information côté piratage sur TechcrunchFrance qui annonce un changement de politique des deux sites, basés à HongKong, Megaupload et MégaVidéo qui représentent un très grand nombre de "médiations" y compris dans le domaine des livres numériques. Une vaste opération de nettoyage de contenus illégaux est en cours. Je souscris complètement à l'avis suivant sur la vidéo qui peut être appliqué au livre: "A se demander si finalement ce n’est pas des efforts en vain d’essayer d’arrêter ce type de services en ligne car il y en aura toujours des nouveaux créés pour les remplacer ou des méthodes pour contourner les interdictions. Il faudrait peut être aborder le problème inversement. Plutôt que d’essayer de couper court à toutes les sources de fichiers piratés pour ensuite mettre en ligne un contenu réglementé dépendant directement des productions, il faudrait que ce type de contenu légal – en vidéos de rattrapage par exemple (même payantes à prix abordable) – soit accessible aux utilisateurs dès maintenant. Ils pourront ainsi choisir d’eux mêmes et nombre d’entre eux préfèreront certainement se rendre sur un site officiel pour regarder leurs séries télévisées plutôt qu’aller en quête de liens sur des sites peu recommandés. Je ne dis pas que ça règlera définitivement le problème mais offrir une alternative légale viable est déjà un bon début pour réduire l’ampleur des dégâts."  Viable, cela veut dire large, attractive en terme de prix et sans DRM, tous les professionnels de la musique nous l'ont déjà dit et répété depuis des années. Une voie suivie par un éditeur comme Bragelonne, abondamment piraté sur Megaupload justement!


Aluratek avec des écrans LCD

Plusieurs lecteurs noirs et couleurs avec des affichages LCD sont disponibles sur le marché. Test intéressant de l'Aluratek Libre Color que l'on peut commander sur ce site. Des prix variants entre 129,99$ et 199,99$ suivant les modèles. Personnellement, je vois assez peu de facteurs suffisants face à des smartphones type Iphone, Samsung Galaxy S ou HTC Desire (pour ne citez que ceux-là). Une expérience de lecture finalement relativement proche, certes avec des écrans un peu plus petits mais présentant des fonctionnalités bien plus étendues (via CNetFrance).


Dilicom vers un hub

Dilicom Dilicom organisait le 7 février dernier à l'Hôtel de Massa une journée autour du livre numérique et du rôle d'un hub. Plusieurs représentants des éditeurs était invités à en débattre. Des vidéos ont été mises en ligne sur le site. Beaucoup de mal à les visionner dans leur intégralité, j'espère que vous aurez plus de chance que moi. Pourquoi ne pas faire simple avec des outils de partage de vidéos que tout le monde connait bien, l'énigme reste entière...

PS: Bravo Dilicom, mon appel aura porté. Huit vidéos, à retenir particulièrement celle de François Gèze, un grand monsieur de nos métiers, et la présentation du hub par Véronique Backert et Nobert Mugnier (que vous trouverez sur le site).

Le livre numérique et le Hub Dilicom - Introduction from Dilicom on Vimeo.

Le livre numérique et le Hub Dilicom - L’édition numérique : état des lieux from Dilicom on Vimeo.

Le livre numérique et le Hub Dilicom - Les tablettes de lectures et les formats from Dilicom on Vimeo.

Le livre numérique et le Hub Dilicom - DRM et SAV from Dilicom on Vimeo.

Le livre numérique et le Hub Dilicom - Conclusion from Dilicom on Vimeo.


Epub 3, c'est parti!

Epub-logo L'IDPF, qui développe le format ePub, a mis en ligne la semaine dernière les nouvelles spécificités de la version 3. En attendant de découvrir bientôt à travers de nouveaux livres, les possibilités qui s'offrent désormais aux développeurs. Il s'agit d'une première mouture, la version définitive dans quelques mois. La créativité avance, c'est bien!