La chute vertigineuse des prix et la concurrence impitoyable sur le marché des readers vient de faire une nouvelle victime. On a appris hier que la société néerlandaise Endless Ideas, qui commercialise le BeeBook, s'était mis sous le régime de protection de la faillite pour tenter de faire redémarrer l'activité. Les Pays-Bas décidément bien malheureux dans leurs efforts, on se rappelle de la société iRex pionnière sur le secteur. C'est vrai que l'on se demande maintenant s'il y a de la place pour des petits joueurs autour de la table de poker. L'activité de vente de livres associée est la seule façon de rester durablement sur le marché. Asus aussi semble mettre un terme à son expérience dans le domaine. Personnellement, je me demande même si un acteur comme Sony ne risque pas de jeter l'éponge lui aussi, s'il ne déploie pas rapidement un store de livres, seul ou avec des partenaires (via TheDigitalReader).


Ça fait longtemps que Sony a un magasin aux ÉUA et au Japon. Peut-être qu'un magasin français n'est pas nécessaire pour jouer dans la cour des grands ?
Rédigé par : Eric Muller | 06 janvier 2012 à 02:05
Le SonyStore américain sans commune mesure avec ceux des libraires leaders, inexistant en Europe. Il s'agit d'aller vite. Le nouveau PRS-T1 bien derrière les autres avec cet handicap. Vendre des lecteurs à perte, ou presque, combien de temps? Bien loin des bénéfices d'autres lignes de produits high-tech. Pour reprendre le cas de la France, on se rappelle de l'accord avec la Fnac de 2008, avec qui aujourd'hui?
Rédigé par : Aldus | 06 janvier 2012 à 07:36
Apple a beaucoup été critiqué pour son système fermé par rapport à Android, pour les tablettes par exemple.
L'énorme avantage du kobo ou du kindle, c'est la librairie associée.
Dans la vraie vie, les consommateurs préfèrent des bonnes prestations associées à une ouverture tout azimut, véritable usine à gaz si on veut trouver une application ou un livre, film de qualité et facilement.
Rédigé par : christophe de toulouse | 06 janvier 2012 à 13:10
@christophe : J'en doute. Les gens font ce qu'on les habitue à faire. Par exemple, je ne crois pas que ça dérange grand monde de ne pas pouvoir acheter de musique directement depuis son baladeur, et de le faire à la place depuis son ordinateur. Pour les livres, faire de même ne serait pas plus contraignant, surtout qu'on a normalement besoin de moins de livres que de morceaux de musique.
Rédigé par : Elessar | 06 janvier 2012 à 17:50
Concernant Sony, le podcast ebook ninjas évoque le fait qu'un accord avec GoogleBooks serait une possible solution. Mais aucun indice d'un accord de ce type dans un proche avenir n'est détectable...
Rédigé par : Raphaël AJ | 06 janvier 2012 à 18:42