Previous month:
février 2015
Next month:
avril 2015

69 notes en mars 2015

Québec : tablettes en bibliothèques

TabletteUn très bon billet du côté de la blogueuse québecoise LaBibliomancienne qui dresse une belle synthèse des usages de la tablette en bibliothèques. Après les premières expérimentations, c'est l'heure des premiers bilans. A regarder de près, nous qui avons un métro de retard par rapport au marché anglo-saxon. Il s'agit d'une série de trois billets prévus, le précédent à lire ici.


Les liseuses tiennent la distance

ChaussuresLiseuse, tablette, on me demande souvent, la deuxième aura-t-elle la peau de la première, c'est la sempiternelle question qui revient régulièrement en forme de marronnier. Je renvoie toujours aux propos de Jeff Bezos, le patron d'Amazon, en 2012 au Figaro:

LE FIGARO. - Pourquoi investissez-vous encore dans les liseuses alors qu’il existe des tablettes?

Jeff BEZOS. - Deux raisons. Premièrement, les usages sont différents. Le Kindle, c’est pour la lecture au long cours. La tablette, c’est pour la lecture rapide, voir des films, jouer, écouter de la musique. Ce sont deux usages différents. Deuxièmement, le Kindle avec son éclairage intégré permet de lire dans toutes les conditions, sombres ou très ensoleillées, ce que ne permet pas une tablette. Les clients perçoivent la différence. Ils sont nombreux à acheter les deux produits.

LE FIGARO. - Croyez-vous à la cohabitation des deux produits dans le futur?

Jeff BEZOS. - Moi j’aime les chaussures de tennis, mais quand je fais de la randonnée, je porte des chaussures de randonnée. Alors, oui, je crois qu’il y aura toujours des outils spécifiques pour optimiser la lecture. Et puis nos produits sont si petits et si peu chers que vous n’avez pas à choisir.

Trois ans après, trois liseuses Kindle au catalogue d'Amazon, des prix régulièrement entre 39 et 100$ pour ses deux premiers modèles, je ne vois guère de signe de changement; Amazon déroule, le futur lui appartient...


PocketBook dévoile de nouvelles solutions BtoB

Pocketbook_logoPocketBook a annoncé de nouvelles solutions BtoB pour des partenaires. La solution B2B Cloud propose un développement en marque blanche et la personnalisation d'un ebook store ou d'un service en ligne de recommandation. Cette option permet d'intégrer des marques partenaires. PocketBook propose aussi le développement d'applications de lecture entièrement personnalisées à la fois pour Android et iOS. On le voit, l'enjeu du cloud dans l'univers de la lecture numérique est de plus en présent pour améliorer l'expérience utilisateur sur tous les supports possibles. Tolino l'a bien compris en Allemagne. En France, on rappellera que les liseuses PocketBook sont désormais présentes chez de nombreux partenaires des réseaux Tea et ePagine (via GoodeReader).


Médiathèque Saint-Joseph : le LIVRE au temps du numérique

Saint josephRemarquable vidéo mise en ligne par la Médiathèque du lycée français Saint-Joseph à Istanbul en Turquie. L'utilisation des iPad a été déployée dans l'établissement, ils restent interdits en intercours et en récréations. Conception des manuels, problèmes techniques, résolutions de problèmes au quotidien, un bon condensé des différents retours de tablettes en milieu éducatif. Les enseignants doivent accepter d'être désacralisés. Ils deviennent "ambulatoires" au milieu des lycéens. Merci à Clotilde sur twitter.

D-evrim ? Dijital Çağda KİTAP sergi - R-évolution ? Le LIVRE au temps du numérique. from Médiathèque Saint-Joseph on Vimeo.


Scopalto : le kiosque numérique des revues culturelles

Logo ScopaltoLe kiosque numérique des revues culturelles Scopalto célèbre non seulement une nouvelle identité visuelle mais également l'arrivée de revues étrangères et le lancement d'une appli mobile IOS. Plus intuitive, plus ergonomique, enrichie de nouvelles fonctionnalités, cette nouvelle version de Scopalto reste au service des revues. Elle est portée par l’objectif de faciliter l'entrée en lecture et d'inciter à la transversalité. L'ouverture à l'international se confirme avec l'arrivée de revues aussi diverses que FORM (revue de design suédoise), COLLECT (revue belge d'art), Ciel variable (revue canadienne d'art contemporain) ou LUCIRE (revue de mode néo-zélandaise). Ce sont maintenant près de 500 revues et plus de 4.000 numéros qui sont ainsi proposés sur le site, en consultation gratuite ou payante. Plus de quatre ans d'existence déjà pour Scopalto, le temps passe vite. Ayez le réflexe Scopalto!


Bibliothèque malgache : huit nouveautés en mars

BibliomalgacheUne belle série de huit nouveautés en ce mois de mars du côté de la Bibliothèque Malgache. Des collections diverses, à Madagascar et au-delà des rivages pour reprendre la jolie formule. Henri de Régnier, Georges Ohnet et d'autres. A retrouver dans les bonnes librairies. On rappellera, s'il le fallait, qu'il s'agit d'un travail de numérisation original réalisé avec grand soin et non pas, comme trop souvent, de sites peu scrupuleux qui ne font que reprendre le travail d'autres. Ne vous laissez pas abuser.


La Croix : une librairie numérique avec Tea

LacroixA découvrir la librairie numérique proposée par le quotidien La Croix (groupe Bayard). Elle vient compléter une offre globale de ses produits numériques et mettre en valeur ses propres publications. Les éditeurs sont réduits à construire leurs propres vitrines, les plateformes comme Apple et Google incapables de leur proposer les moyens de présenter correctement leurs titres. C'est la solution Tea qui a été retenu par La Croix pour ce développement.


Europe : imposer le tatouage numérique souhaité par les éditeurs

Drapeau-europAlors que le débat sur le numérique va s'ouvrir en Europe, le livre numérique doit en faire partie, il est crucial pour le lecteur de demain. A l'instar de ce qui se passe actuellement au Royaume-Uni, instaurer qu'il est légal de pouvoir copier à usage privé. Acheter un livre au format numérique, c'est acheter un fichier dont on peut avoir une jouissance absolument totale pour un usage privé. Liberté de le lire sur tous les supports de son choix sans contraintes, liberté de le conserver sans limites, liberté de pouvoir le partager dans un cadre privé. Toutes ses libertés, celles que nous avons avec un livre imprimé. Acheter un simple accès dans le cadre d'un abonnement reste autre chose, le consommateur doit en être clairement informé.

La politique de la DRM reste le choix de l'éditeur, libre à lui de la définir ou pas. Par contre, il est anormal que le distributeur apporte des restrictions quelconques. La mainmise est actuellement  totale. Il n'est pas acceptable que les plateformes anglo-saxonnes ignorent le tatouage numérique des fichiers quand les éditeurs européens le souhaitent. Il faut l'imposer. Ce serait une première pierre avant l'abandon des DRM dans un futur proche, faut-il l'espérer.

Je vous propose ce tableau synthétique qui montre les différences actuelles qui existent chez les principaux revendeurs:

Libraires


PocketBook Aqua au congélateur

AquaVous vous rappelez sans doute de la série de crash-tests sur les liseuses organisée par GoodeReader. Un site russe s'est essayé à tester la PocketBook Aqua en situation extrême. Etanche certes, mais résiste-elle à l'épreuve du gel? C'est oui, j'avoue que j'ai été assez bluffé. Sacrément résistante la technologie de l'encre électronique... On essaye de la faire bouillir? (via TheDigitalReader).

PS: la même expérience a été faite avec le Kobo Aura H20.


Cabinet IDate : Accès Livre, les modèles en France

IdateA signaler une présentation lors du dernier Salon du livre de Paris de l'étude réalisée par le cabinet IDATE pour le ministère de la Culture et de la Communication. Celle-ci présente un état des lieux de la production adaptée et accessible en France, compare les modèles de production et de diffusion actuels avec d’autres pays occidentaux, imagine l’avenir à moyen terme grâce à la généralisation du numérique, identifie les freins au développement d’une offre commerciale et propose des pistes pour améliorer production et diffusion. A retrouver ici.


Amazon : la part du lion pour le livre britannique

LionLors d'une conférence, Tim Walker, Président de l'Association des Libraires du Royaume-Uni, faisait part d'une situation préoccupante sur le marché britannique. Amazon représenterait selon lui "95% du marché du livre numérique". Même si ce chiffre me parait bien élevé par rapport à des acteurs comme Apple et Google, il traduit bien le monopole actuel sur le marché britannique exercé par Amazon. Dans le même temps le magazine TheBookSeller faisait part des chiffres Nielsen BookInsight pour 2014. C'est l'année 1 d'un basculement de la vente en ligne, qui représenterait aujourd'hui plus que la vente physique au Royaume-Uni. On y est. Le livre numérique représenterait quand à lui 30% des ventes. Amazon règne en maître sur le livre anglais... (via GoodeReader).


Bookeen : mise à jour du firmware sur les nouveaux modèles

MuseAprès PocketBook en début de semaine, c'est Bookeen qui propose des mises à jours de firmware sur ses modèles Muse (Essential et Frontlight), Odyssey Essential et Odyssey FrontLight2. Il vous suffira d'ouvrir la librairie sur la liseuse pour lancer le téléchargement. Voir les détails sur le blog Bookeen.


PocketBook : mise à jour firmware sur Sense et TouchLux2

PocketbookBeaucoup d'entre vous l'attendait avec impatience. A signaler une mise à jour du firmware sur les PocketBook Sense et TouchLux2 qui devrait rectifier les quelques petits bugs. Il vous suffira d'aller dans les paramètres sur les liseuses et mettre à jour le logiciel avec du wifi. Pas encore de mise à jour sur l'InkPad, souhaitons qu'elle vienne vite.


Youboox : le livre numérique comme un service

YoubooxHélène Mérillon, la fondatrice de YouBoox, était l'invité de FrenchWeb. Elle a confirmé les modes de rémunération appliqués sur la plateforme: "En moyenne sur Youboox un éditeur va toucher entre 7 et 10€ pour 1.000 pages lues". Elle réaffirme également la notion d'accès au livre numérique comme à un service. Que les éditeurs de demain tirent des revenus des lecteurs occasionnels dans les librairies. "Demain le streaming sera l'un des canaux de distribution majeur du livre". Une vision très éloignée de celle que réaffirmait Arnaud Nourry, PDG d'Hachette, sur l'antenne de France Inter il y a quelques semaines. Dans les deux, trois années à venir, la situation risque t-elle de changer en France? Un pari pour 2020?

PS: pour revenir à la rémunération actuelle sur un livre numérique moyen de littérature générale de 300 pages à 14,99€, 1.000 pages "vendues" et non pas seulement "lues" rapportent 33,15€ aux éditeurs. On voit rapidement le rapport. Et que dire d'une bande dessinée de 48 pages dans un tel contexte... A lire également l'article sur l'Usine Digitale.


eBooks: Youboox va devoir se muscler pour... par frenchweb


MO3T : un Tolino à la française pour fin 2015?

Mo3tNous avions laissé le projet MO3T en milieu d'année dernière avec un article dans LesEchos qui prévoyait une phase d'industrialisation fin 2014. Sans nouvelles aucune, on pensait le projet abandonné. Il n'en est rien. Lors de la journée d'hier au Salon du Livre, le Syndicat de la Librairie Française et l'opérateur Orange ont annoncés conjointement que le projet MO3T serait déployé fin 2015 (voire début 2016) sous un nom qui n'a pas été donné, en partenariat avec les réseaux de librairies ePagine et LesLibraires.fr. En clair, tous les achats de livres numériques réalisés chez les libraires partenaires pourraient intégrer une bibliothèque personnelle gérée par Orange, avec la possibilité de lire simplement sur tous les supports possibles. On parle beaucoup de l'exemple allemand Tolino, reste à savoir si ce projet X proposera un environnement aussi complet (matériels, applications de lecture, boutiques) pour le lecteur français (via Livres-Hebdo).

Mo3t


La Piterne : un éditeur numérique en Normandie

PiterneA découvrir La Piterne, un éditeur numérique régional qui se propose de faire découvrir des auteurs originaires de Normandie. La Piterne est une association qui ouvre un catalogue très riche de textes aussi bien du domaine public que contemporains. Contes, nouvelles, romans, plus d'une trentaine de titres, également proposés par le distributeur Immatériel.


Immatériel : un programme d'affiliation Sevenswitch

ImmaterielLe distributeur et libraire numérique Immatériel proposera bientôt un système d'affiliation équivalent à celui que propose déjà Amazon. Chacun pourra se transformer en revendeur de livres numériques: "Un blogueur qui apprécie un livre, un auteur qui présente le sien, un éditeur qui dispose de son site, un libraire qui en a un sans fonction de vente pourront utiliser ce service, à partir de notre librairie", explique Xavier Cazin, fondateur de la société. Baptisé Sevenswitch, ce nouveau programme proposera un partage de la valeur entre la personne ou la société qui l'aura implémenté sur son site/ blog et la librairie Immatériel qui fera la transaction. 15% de la vente sera reversé par l'intermédiaire de PayPal ou Stripe un équivalent américain. Après quelques années durant lesquelles Immatériel s'était surtout concentré sur son activité de distributeur, c'est désormais la librairie qui fait à nouveau l'objet de toutes les attentions. Un programme d'affiliation qui a fait la grande force d'Amazon depuis les tout-débuts du géant américain. Un bémol important pour Immatériel: contrairement à Amazon, Sevenswitch ne pourra fonctionner qu'avec des livres qui ne sont pas soumis à une DRM (via Livres-Hebdo).


Christian Thorel : le numérique incompatible avec la librairie indépendante

Thorel«L’économie du numérique est incompatible avec l’économie de la librairie indépendante». C'est en ces termes que s'exprime Christian Thorel, directeur de la librairie Ombres Blanches à Toulouse. "ll faut cesser de calquer le livre numérique sur le modèle du papier. J’aimerais un autre mot, par exemple «texte numérique», mais pas «livre». Je ne souhaite pas me désolidariser de l’interprofession, mais je pense qu’il faudra que les éditeurs cessent de nous dire qu’il s’agit d’un simple changement de format, car ce n’est pas que cela. Ce passage au numérique a des répercussions considérables, de la fabrication à la distribution, à l’organisation de la diffusion, et à la manière dont le livre est appréhendé par le lecteur. C’est un changement de format d’amont en aval, qui vient totalement bouleverser l’idée de livre telle qu’on la conçoit depuis toujours." Il y a quelques semaines seulement, Benoit Bougerol, directeur de la librairie Privat, tenait sensiblement les mêmes propos: "Ce sont les systèmes propriétaires tels que Google, Apple ou Amazon qui captent le marché. Je ne pense pas que le numérique soit l'avenir pour le livre". Une librairie indépendante "toute entière édifiée sur le livre papier", le message est clair pour les lecteurs et surtout pour les éditeurs. Un débat autour du livre numérique aux prochaines Rencontres Nationales de la Librairie à Lille dans trois mois? (via LaCroix).

PS: pendant ce temps-là aujourd'hui au Salon du Livre, à l'espace conférences du Syndicat National de l'Edition...

Librairie


Prix des Libraires 2015, un livre sans DRM ou presque...

AmoursLe Prix des Libraires 2015 vient d'être attribué à "Amours" de Léonor de Recondo chez Sabine Wespieser (via Livres-Hebdo). Un très bon livre, une belle surprise également de voir primer un éditeur indépendant qui défend une solution sans DRM avec un simple marquage numérique pour la version numérique de ce livre. Ils sont plus de 150 éditeurs en France. Malheureusement les quatre leaders anglo-saxons, ainsi que la FNAC, imposent les DRM à ces éditeurs respectueux de leurs lecteurs. Avec DRM, vous achetez des livres verrouillés sous licence avec un accès réglementé par le vendeur, sans aucune possibilité de le télécharger librement sur les matériels de votre choix, de le partager dans un cadre privé, à terme vous perdrez la possibilité de lire ce livre numérique. Sans DRM, vous êtes libre de télécharger le livre sur tout ordinateur, smartphone, tablette et liseuse de votre choix, sans aucune restriction d'utilisation ni dans l'espace, ni dans le temps. Si les plateformes anglo-saxonnes imposent ces restrictions d'usage, c'est bien entendu pour vous empêcher de lire librement hors de leurs environnements respectifs. Tracer vos achats, vos lectures, vos intérêts, plus généralement toutes les données personnelles qu'elles pourront utiliser. Maintenant vous avez toute l'information pour acheter ce livre chez le libraire de votre choix. "Amours" est un beau titre, il mérite le meilleur. Belle lecture.

Licence vendue avec DRM par: Amazon, Apple, Fnac, Google, Kobo,

Livre numérique vendu sans DRM par: Decitre, réseau librairies ePagine, réseau librairies LesLibraires.fr, Numilog, Cultura, Relay, Feedbooks, Bookeenstore, Chapitre,


Salon du Livre : retour des Assises du livre numérique

AssisesA lire l'article de Livres-Hebdo qui revient sur les Assises du livre numérique qui se sont tenues hier en marge du Salon du Livre. L'accent a été mis sur le secteur pratique avec des témoignages d'éditeurs à la recherche de nouveaux modèles face à des résultats de ventes pour l'instant décevants.

PS: à découvrir les synthèses des présentations ici.


Publie.net : abonnement annuel à 59€

LogopublieA signaler du 20 au 26 mars pendant la période du Salon du Livre, l'éditeur numérique Publie.net propose une réduction sur l'abonnement annuel à l'ensemble des titres de son catalogue. Prix à 59€ seulement au lieu de 99€. C'est par ici. Rappeler que les offres d'abonnements d'éditeurs ne sont pas remises en question par le champ du prix unique avec des prix fixés par les éditeurs eux-mêmes.