20 notes dans la catégorie "Chapitre"

TEA : une intéropérabilité complète au service des libraires

TeaLa société TEA (The Ebook Alternative) a présenté hier au Centre National du Livre ses derniers développements. Née fin 2011 sous l'impulsion de Guillaume Decitre (Président des librairies Decitre), elle a créée un environnement exclusivement BtoB pour permettre à des libraires de vendre des livres numériques. S'appuyant sur un partenariat exclusif avec le fabricant de liseuses PocketBook en France, des acteurs importants comme Cultura et SuperU ont rejoint TEA en pionniers et sont entrés à son capital (Decitre 58%, Cultura 24%, SuperU 8%). Plus récemment, d'autres acteurs sont venus, Chapitre, France-Loisirs, Furet du Nord, mais aussi de petits libraires indépendants, la liste complète des partenaires est ici. La semaine dernière les Editions Harlequin annonçait également un partenariat pour des solutions complètes de vente. TEA, c'est désormais 20 salariés, 500.000 fichiers au catalogue (TEA dispose des fichiers à l'instar des géants anglo-saxons), 900 points de ventes des liseuses TEA, 300.000 utilisateurs, 20 sites internet affiliés, 4M€ de CA.

Etape décisive pour les clients pour améliorer l'expérience utilisateur, David Dupré, directeur général de TEA, et Rémi Bauzac, directeur recherche et développement, sont revenu très longuement sur la DRM CARE, la mesure technique de protection interopérable. Elle est destinée à remplacer la DRM Adobe et faciliter la lecture pour les lecteurs, faire dégringoler le service après-vente des vendeurs de livres numériques. Un gros point noir qui concerne tous les acteurs indépendants dans des environnements ouverts.

C'est bien l'interopérabilité complète des livres numériques qui est en vue. L'adoption de CARE et l'abandon de la DRM Adobe a eu une conséquence très positive pour les clients. TEA a donné une courbe probante sur l'évolution du chiffre d'affaire suite à l'adoption de CARE en octobre 2015. Les clients libraires présents hier ont aussi confirmé la baisse très significative du SAV en magasins. Plus de compte et d'identifant Adobe, plus de téléchargement d'ADE, plus de synchronisations avec les liseuses et applications, etc. Bref, tout ce qui handicape l'expérience de lecture d'un client sur des sites indépendants. Sans parler de données clients qui vont vers Adobe...

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CARE s'appuie très étroitement sur le standard LCP (Lightweight Content Protection) dont les spécifications définitives seront bien proposés dans les premiers mois de 2017. C'est ce qu'a confirmé hier Laurent Le Meur, directeur technique de l'European Digital Reading Lab en charge du projet. Tous les environnements de lecture numériques pour l'instant étanches avec des DRM propriétaires ou sous DRM Adobe pourront s'emparer de ce nouveau standard libre, "y compris Amazon" a t-il ajouté malicieusement. CARE n'a pas vocation à remplacer LCP. Ayant un coup d'avance, il le rejoindra naturellement une fois LCP en phase de lancement.

TEA a proposé une série de démonstrations très probantes. Premier cas, un client retrouve tous ses achats (tous supports) dans sa bibliothèque et dispose d'une lecture également tous supports (ordinateur, smartphone, tablette et liseuse connectée en wifi). Deuxième cas, un client d'un libraire dans l'environnement TEA peut actuellement acheter ou recevoir un livre-cadeau qui vient d'un autre libraire toujours dans TEA. La bibliothèque unique du client se met à jour avec les nouveaux livres téléchargés. Dernier cas qui parlera à tous ceux qui ont eu à gérer la DRM Adobe sur leurs liseuses, un livre numérique acheté dans l'environnement TEA et donc crypté avec CARE peut s'exporter sur une liseuse "compatible CARE" et cela indépendemment d'un compte client particulier à renseigner au cas par cas. TEA l'a montré en démonstration hier. Le fichier ePub exporté sur la liseuse s'ouvre tout seul sans la demande d'un mot de passe supplémentaire quelconque. Nous sommes bien dans une expérience utilisateur équivalente aux acteurs anglo-saxons.

Très concrêtement à terme dans un environnement LCP, le lecteur pourra indifférement passer d'une liseuse à l'autre sans contraintes supplémentaires. Les éléments d'identifications sont interne au fichier. Il suffira que les fabricants ou les grands libraires concernés intègrent les spécifications et procèdent aux mises à jours sur les liseuses. Le problème se pose évidemment pour les parcs de liseuses les plus anciens. Chapitre et France Loisirs par exemple y sont confrontés avec un très grand nombre de leurs clients posseseurs de liseuses Sony. Pas d'autres solutions que de fournir les livres sous DRM Adobe. TEA a annoncé dans sa roadmap une mise à jour des applications et des liseuses PocketBook en janvier 2017 et le déploiement chez tous leurs clients libraires. David Dupré a également annoncé le lancement en ce mois de décembre d'une application pour lecture offline sur ordinateur (PC, Mac, Linux) J'aurais bien sûr l'occasion d'y revenir.

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Chapitre et France-Loisirs avec TEA

ChapitreUne belle annonce aujourd'hui pour TEA (The Ebook Alternative) puisque le site Chapitre. com et le réseau des librairies France-Loisirs les rejoignent au travers d'un partenariat avec Actissia. Cela concerne à la fois les liseuses Tea vendues avec des librairies de livres numériques intégrées mais aussi la gestion de l'offre ebook sur les sites respectifs Chapitre et France-Loisirs. En 2010, Chapitre était l'un des premiers acteurs en France à lancer sa liseuse avec un catalogue intégré. En août 2012, Chapitre. com et Sony France annonçaient un partenariat sur la PRS T2. Ce partenariat était renouvelé en 2013. Après le retrait de Sony du marché l'année suivante, Chapitre et France-Loisirs avaient suspendu les ventes de liseuses. Un nouveau départ aujourd'hui: après Decitre, Cultura, SuperU, CDiscount, un important réseau français de plus qui accompagnent les développements de la petite start-up lyonnaise TEA. Le communiqué est ici.


Tea Ultra : test complet

100_0770La liseuse Tea Ultra est sortie il y a quelques semaines seulement et je suis ravi de vous la présenter en cette fin d'année. Je pense que beaucoup d'entre vous attendait la nouvelle version de cette liseuse avec impatience. Voici donc mon test de ce tout nouveau Tea Ultra. C'est bien entendu le modèle du fabricant PocketBook, customisé par la société française Tea qui implémente dessus une librairie française embarquée pour ses partenaires libraires (Decitre, Cultura, etc.). J'avais eu l'occasion de tester ce modèle Ultra dans sa première version l'année dernière. Tea complète ainsi sa gamme de liseuses avec un modèle haut de gamme qui vient accompagner le Tea TouchLux 3 que j'avais très convaincant en septembre dernier (mon test ici). Ce Tea Ultra, comme le TouchLux 3, possède le nouvel écran eInk Carta déjà présent sur tous les modèles qui sortent désormais au-delà des 100€ sur le marché, c'est devenu un standard désormais. Seuls les modèles d'entrée de gamme (Kindle, Kobo Touch, etc.) restent équipés d'un écran en eInk Pearl HD qui est tout de même très bon, faut-il le souligner. Ce nouveau modèle Ultra est disponible en un seul coloris gris sur la boutique française Maliseuse de PocketBook au prix de 169,94€. Il est aussi disponible chez les revendeurs français Decitre, Cultura, Chapitre, avec des prix encore plus intéressants en deçà des 150€. En digne modèle 6 pouces haut de gamme de la marque, ce Tea Ultra présente des caractéristiques très complètes que nous allons détailler ensemble. C'est parti pour un tour du propriétaire: 

Prise en main: packaging soigné avec une façade transparente qui met en valeur la liseuse. A l'intérieur de la boite, une housse de protection, un petit cable usb standard désormais classique. Deux petits documents soignés, garantie et prise en main rapide. Le Tea Ultra est fin et léger, très agréable comme sensation, 175g avec 7,9mm. Il est aussi plus compact que le Tea TouchLux 3 pour un même écran 6 pouces. Cette version 2 n'a pas changé par rapport au modèle de l'année dernière. Un très bel objet tout en rondeurs. Les plastiques mats sont d'excellentes qualités, peu sensibles aux traces de doigts. La finition est parfaite, une qualité qui rejoint les standards haut de gamme du marché de l'électronique. Les boutons en bas très réussis dans un plastique soft-touch, à la fois souples et réactifs. Menu, arrière, avant, accès aux fonctions. Ils sont noyés dans une seule masse et non plus individuels, l'évolution est réussie je trouve. Sur la tranche inférieure sont regroupées toutes les sorties avec un cache qui apparaît, c'est bien, très soigné. Dans l'ordre, prise audio/casque 3,5mm, sortie usb, carte micro SD et bouton allumage. Tous les fabricants ont abandonnés l'audio au fil des années. Une belle surprise de l'avoir sur ce modèle. A la fois pour écouter de la musique (fichiers MP3) mais aussi d'utiliser le text-to-speech. Rien d'autre sur les autres tranches. Au dessous, des boutons de chaque côté pages avant et arrière. En bas à gauche la caméra et le flash, c'est toujours l'innovation exclusive de ce modèle, nous y reviendrons. La petite LED d'activité est désormais sur le bouton marche/ arrêt, plus discrète. Le bouton allumage en bas est légèrement sortant. C'est mieux, le doigt peut-être utilisé et non plus seulement le bord de l'ongle. Des petits détails mais qui améliorent le confort d'utilisation. Seul bémol je trouve, Tea a choisi un logo bien peu discret sur la face avant. Autant sur la TouchLux3 il est noir sur noir, il est blanc sur noir ici, dommage. C'est vraiment un bel objet très agréable dans la main. L'impression de haut de gamme est incontestablement au rendez-vous. Comme je l'avais dit l'année dernière, j'aime beaucoup le design et la compacité du modèle.

Couverture intégrée: la bonne surprise de ce modèle, c'est bien évidemment qu'il est fourni avec une couverture intégrée. J'étais un peu sceptique quand j'avais vu l'annonce redoutant une housse assez cheap. Ce n'est pas le cas. Elle est en matière plastique avec des revêtements très agréables. Sensation tissée sur la face avant, sensation veloutée soft sur l'intérieur. Cette housse épouse parfaitement la liseuse puisqu'elle se colle magnétiquement sur la face arrière. Absolument génial. Elle a l'air résistante. Un logo très discret sur la face avant, pas de surépaisseur sur les cotés, la liseuse reste très compacte; avec sa housse on peut la glisser dans une poche de veste. Ce qui est très agréable aussi, c'est que l'on peut à volonté enlever et remettre la housse si on le souhaite suivant les moments et les usages. Pour les boutons au dos, ils sont eux aussi protégés avec deux petites encoches au dos de la housse. Parfaitement pensé. Le magnétisme est parfait, ni trop léger ni trop fort. On se dit, bon sang, pourquoi n'y a-t-on pas pensé avant. Pourquoi toutes les liseuses ne proposent-elles de telles housses ainsi conçues quand on voit certains "harnachements" bien peu pratiques. Cette couverture/ housse est vraiment un point extrêmement positif, qui renforce d'autant plus l'impression de qualité d'ensemble de ce Tea Ultra.

Allumage: l'évolution de ce modèle 6 pouces, c'est donc l'écran en eInk Carta, dernière génération chez eInk. Une résolution de 1024 x 758 pixels en 212 dpi. L'année dernière, ce type d'écran était inédit puisqu'Amazon avait bénéficié d'une exclusivité de près d'un an avec son Kindle Paperwhite. Depuis, Bookeen (Muse Frontlight), Kobo (Aura H2O et Glo HD) et Tea/ PocketBook (TouchLux 3) ont ouvert la voie tout au long de l'année avec ce type d'écran, avec tous un réel gain de contraste, dans les noirs et dans le fond de l'écran. Si l'année dernière je n'avais guère été convaincu plus que cela avec l'écran de l'Ultra, cette année avec les écrans des autres modèles, la comparaison est sans ambiguïté. Et ce Tea Ultra n'est malheureusement pas à la hauteur, c'est "la" très grosse déception. Si les noirs sont effectivement plus denses, le fond d'écran est bien terne par rapport à la concurrence. D'un gris/ blanc nous avons un gris qui tire vers un jaune bien peu flatteur. Je m'attendais à un fond d'écran équivalent à celui du TouchLux 3, nous sommes loin du compte. Vous verrez en bas de l'article les photos comparatives que j'ai faite avec le Tea TouchLux 3, le Kobo Aura H2O, même le PocketBook Sense qui dispose lui d'un écran en eInk Pearl HD. Les images parlent d'elles-mêmes.

Bien évidemment, au quotidien à l'utilisation vous n'aurez pas constamment des écrans concurrents devant vous. Encore plus si vous n'avez pas eu d'autre liseuse avant. Malgré cela, si vous aviez des modèles précédents de très bonne facture (je pense aussi au Sony PRS-T3 par exemple) la frustration sera d'autant plus grande de ne pas disposer d'un écran à la hauteur du standard d'aujourd'hui. Comment expliquer cette situation? Des séries d'écrans inégales de chez eInk? Un traitement particulier chez PocketBook? Les dalles au-dessus? Comment peut-on justifier une telle disparité entre la TouchLux 3 et l'Ultra? Vous le savez peut-être si vous me lisez depuis longtemps, je suis très exigeant sur la qualité des écrans, considérant que l'écran est à mon avis pour 60% de la qualité d'une liseuse. Je suis peut-être trop pinailleur sur le sujet mais je dois être dans le vrai car au fil des années, le contraste s'est amélioré considérablement, il est même devenu un argument marketing repris par toutes les marques. La course à la définition, personnellement guère convaincu au-delà de 200 dpi, n'apporte rien. La course au contraste, oui bien sûr, il est primordial dans le confort de lecture. Dire que l'eInk Carta change tout, je dirais absolument non pour ce Tea Ultra. C'est même pire, j'ai l'impression de reprendre un modèle de générations précédentes, vintage et vieillot aujourd'hui. Après le sans-faute de la liseuse/ couverture, c'est la douche froide pour l'écran. J'ai déjà observé dans certains commentaires les mêmes remarques que les miennes. L'exemplaire que j'ai entre les mains ne semble pas différent des autres. Je vais être attentif à vos commentaires, je relaierais bien sûr les observations que je trouverais dans les semaines ou les mois à venir.

[voir MAJ en bas du test].

Lumière intégrée: une fonctionnalité plébiscitée par tous désormais. Même si j'ai toujours tendance à la relativiser en préférant une bonne lampe de chevet le soir, force est de constater que c'est désormais un argument incontournable. Sur ce Tea Ultra, l'éclairage intégré est correct mais reste décevant par rapport à celui de l'excellent TouchLux 3 de la rentrée. Les diodes ne sont plus du tout visibles même dans la partie inférieure. Les halos sont inexistants, la technologie ne cesse de progresser. Nous n'avons pas de sensation de coloration particulière de l'écran (jaune, rose, bleu). C'est heureusement un bon signe pour améliorer le contraste décevant de l'écran. Je vous invite à l'utiliser constamment en lumière du jour à une intensité à 50%. Par contre l'autonomie de la liseuse sera moindre. Ce qui est décevant par rapport au TouchLux 3, c'est l'intensité, bien trop limitée sur l'Ultra. Comme avec l'ancien Ultra, PocketBook a fait le choix sur ce modèle de modérer l'intensité de l'éclairage, c'est très net. Au final, nous avons une amélioration du contraste en lumière du jour mais un écran qui reste très terne et jaune pour le soir. "Vieillot", c'est le mot qui revient souvent pour toutes les personnes que j'ai pu interroger autour de moi. Gris jaune, c'est toujours gris jaune. Si vous venez d'un modèle précédent avec une intensité forte et que vous l'appréciez, ce sera une frustration là-aussi de ne pas disposer d'une puissance plus forte.

Navigation: ce Tea Ultra dispose comme tous les autres modèles d'une interface complètement revue depuis un an. Elle est absolument excellente, les écrans de navigation sont très réussis. On quitte enfin les fonctionnalités rébarbatives en cascade pour de vrais écrans très visuels. Tea/ PocketBook proposent toujours beaucoup de paramétrages possibles. On navigue dans sa bibliothèque et dans les différents réglages très aisément. Côté lecture, le tactile est très bon, un processeur rapide d'1GHz qui apporte de la réactivité. J'ai noté un gain très net dans la rapidité du changement des pages sur ce modèle, bravo. A noter les 4GB installé que l'on peut augmenter avec une carte micro SD à embarquer. Un point très appréciable quand on voit que les autres fabricants abandonnent progressivement les cartes. Autre excellente fonction, c'est l'agrandissement de la page avec les deux doigts qui s'écartent (pinch and zoom), un mouvement que nous connaissons tous sur smartphones et tablettes. On le préférera finalement au réglage possible par le menu. Très intuitif et pratique. Les caractères s'agrandissent à volonté avant-arrière, avec un vrai reformatage du texte à l'écran, très pratique. Navigation rapide aussi en bas, dix pages par dix pages si on laisse les touches appuyées. En appuyant au milieu de l'écran, on accède à des fonctionnalités complètes, paramètres, pivotement, notes, dictionnaire. Ce Tea Ultra, comme les autres, propose un très complet choix sous le lecteur Adobe Viewer. Vous pourrez également opter pour le lecteur FB Reader embarqué lui aussi. Choix à l'ouverture des livres. Personnellement très satisfait d'Adobe Viewer, gestion fine de l'interlignage, des marges, des césures. Toujours le regret que ne soit pas embarqué des polices sympas comme CharisSIL, Caecilia, Amasis, etc. qui me semblent indispensables, plébiscités par les lecteurs. Il faudra absolument les embarquer vous-mêmes, c'est très simple. D'autres liseuses du marché ont des choix de polices plus limités mais finalement plus efficaces. Toujours autant de polices inadaptées selon moi chez PocketBook, à quoi bon. On s'empressera d'embarquer les polices que l'on juge indispensables dans le dossier à côté du dossier Adobe. Elles seront heureusement prises en compte.

Pour les notes, tout à l'index, on peut "stabiloter" en gris très rapidement des passages entiers pour les mettre en valeur, rayer, surliguer finement des mots avec l'index, gommer. On ne pourra pas écrire, pas avec l'index comme avec un stylet. Pas de possibilité d'écriture mais très suffisant pour un usage accessoire. Côtés réglages, Tea/ PocketBook proposent toujours d'aller aussi loin que possible, gestion du flash noir, programmation des touches, choix des logos de démarrage, paramétrages des touches, etc. Il faudra longtemps pour épuiser le tour du propriétaire. On peut vraiment personnaliser au mieux sa liseuse, des possibilités qui se font encore attendre chez d'autres, il faut bien le dire. Navigation et paramétrages excellents à l'arrivée, toujours la grande force de PocketBook. Déception côté dictionnaire français toujours, qui n'est pas embarqué. Un dictionnaire français moderne s'impose, jusqu'à quand faudra-t-il le répéter... Un mot sur les boutons au dos. Très pratiques si on veut lire d'une seule main, encore que les boutons en bas sont là. J'avoue toujours que dans la durée et dans l'utilisation, je reste très sceptique sur leur présence au fil des jours. En plus, la sensation des clics n'incitent pas à s'en servir vraiment, entre le tactile et les boutons en bas, cela suffit bien. Sincèrement, s'ils disparaissent je ne les regretterais pas. Je l'avais dit déjà, je persiste à le penser.

On retrouvera aussi l'environnement riche avec des petits jeux embarqués sudoku, échecs, solitaire, calculette, etc. Comme je le disais en introduction, la très bonne surprise c'est l'audio sur ce modèle haut de gamme avec la prise casque. Le text-to-speech français est très impressionnant de qualité. Chapeau. A signaler le développement des fonctions sociales ReadRate qui permettent à tout moment de sa lecture de partager des commentaires sur les réseaux sociaux. Wifi bien sûr, le navigateur web, même si c'est toujours d'un intérêt limité sur les liseuses. PocketNews qui permet de synchroniser des flux RSS et l'accès direct à une boite Dropbox que l'on pourra paramétrer -très utile pour accéder à sa bibliothèque dans le cloud-. L'accès wifi est très bon. On peut accéder à Google, à ses mails, importer ses comptes Twitter et Facebook facilement.

L'option importante sur ce modèle c'est toujours la caméra embarquée de 5MPx à l'arrière en bas. Un éclairage flash est aussi disposé à côté. On peut donc prendre des photos et les sauvegarder dans une galerie, ainsi personnaliser à souhait ses écrans de veille et d'arrêt. Sympa, même si je dois dire que cela reste un peu gadget. Le placement aussi de la caméra serait bien meilleur dans la partie supérieure. J'ai essayé également de scanner des textes mais pas encore de possibilité pour passer un OCR embarqué et les sauvegarder en mode texte. Cela devrait venir dans les prochaines mises à jour, souhaitons-le. Bref, sans cela, je reste toujours aussi sceptique pour l'instant, on va suivre l'évolution, je vous en reparlerais si cela avance du côté des mises à jours.

La nouveauté sur ce Tea Ultra, c'est bien entendu l'excellente librairie embarquée conçue par Tea pour ses libraires partenaires. La navigation, les sélections sont excellentes. C'est évidemment la même que l'on retrouve chez toutes les liseuses de la marque. Un aspect important par rapport à Kobo c'est le respect de l'intégrité des ePubs conçus par les éditeurs sans surcouche ajoutée dans le format. Un aspect important si vous voulez acheter des livres vers d'autres libraires indépendants selon vos envies. A signaler également un autre élément, tous les livres achetés sur les liseuses Tea ne sont plus gérés avec la DRM Adobe mais avec Care, la DRM light de Tea.

Verdict: Au final, c'est un sentiment bien mitigé qui se dégage pour ce modèle Tea Ultra, haut de gamme de la marque. S'il est remarquable dans la finition générale et la couverture intégrée, l'écran actuel le condamne à mon sens par rapport aux autres modèles du marché. C'est d'autant plus incompréhensible quand on voit l'excellent Tea TouchLux 3. Sur ce Tea Ultra, l'éclairage intégré est indispensable selon moi et encore, avec les réserves que j'ai indiqué plus haut en terme d'intensité. D'une liseuse qui aurait sans doute été pas loin d'écraser complètement la concurrence en cette fin d'année sous la barre des 150€ avec sa couverture et sa finition, elle se retrouve malheureusement à mon sens hors des limites d'un standard actuel apporté par l'eInk Carta, avec son écran "jauni" qui en décevront beaucoup. Peut-être pas de primos lecteurs numériques, mais sûrement des lecteurs exigeants pour des modèles évolués dans une gamme de prix supérieure. Espérons que les séries de fabrication seront revues l'année prochaine, ce Tea Ultra mérite un écran "nec plus ultra", le même que le TouchLux 3. Ce n'est finalement pas demander autant que cela, non?

Les plus:

  • fin, léger, compact, design très réussi
  • boutons intégrés dans la masse en bas
  • cache sur la tranche inférieure, soigné
  • plastiques mats de qualité, finition parfaite
  • qualité de la couverture aimantée, pose et dépose à volonté
  • qualité de l'éclairage intégré sans halos
  • excellente ergonomie et navigation, qualité du tactile avec processeur rapide
  • prise en main d'une seule main agréable avec les boutons latéraux au dos
  • flash noir débrayable, ajouts de polices possibles
  • très grande ouverture, formats supportés et nombreux réglages possibles
  • gestion améliorée et très complète d'Adobe Viewer, ouverture sur FBReader
  • environnement élargi, applications, jeux, etc.
  • accès extérieurs sur les réseaux très complets
  • connexion directe avec Dropbox, très pratique
  • nombreux dictionnaires embarqués
  • fonctions lecture sociale avec ReadRate
  • audio qui est présent avec text-to-speech d'excellente qualité en français
  • mises à jours fréquentes par Tea en collaboration avec PocketBook
  • présence d'un emplacement pour la carte micro SD
  • librairie française intégrée très complète conçue par Tea
  • rapport qualité/ prix avec la couverture

Les moins:

  • écran eInk Carta dans une qualité en deçà d'autres modèles de la concurrence, manque de contraste du fond, terne, aspect gris jaune
  • éclairage intégré trop limité en intensité, les inconditionnels de cette fonctionnalité seront déçus
  • quelques polices "efficaces" comme Caecilia ou CharisSIL manquent cruellement, je vous conseille de les ajouter rapidement
  • pas de dictionnaire français-français moderne
  • logo peu discret sur la face avant
  • boutons au dos pas forcément convaincants dans la durée
  • caméra au dos, intérêt très limité pour l'instant, un software qui n'est pas encore abouti

PS: MAJ 30/11/15

Suite à mon test, j'ai obtenu des explications concernant l'écran de ce modèle. PocketBook a fait le choix de procéder à un traitement particulier de la dalle sur ce Tea Ultra pour en améliorer les performances. A la fois sur la résistance améliorée (le bris revenant de manière récurrente en terme de SAV sur les liseuses), l'anti-reflet pour une meilleure lecture en extérieur et le soyeux du revêtement de l'écran au toucher. Cette triple action se fait malheureusement au détriment du contraste par rapport à des dalles sans traitements, un choix que le fabricant assume complètement. J'espère que ces traitements, intéressants en terme d'innovation, évolueront rapidement sans perte de contraste. A suivre donc, pour l'instant à chacun de juger suivant ses priorités; une visite en magasin s'impose pour une prise en main.

Je remercie l'équipe de Tea pour ce test. En plus des habituelles photos, j'ai ajouté des photos comparatives de l'écran avec Tea TouchLux 3, Kobo Aura H2O et PocketBook Sense. Vous pouvez les agrandir à volonté en cliquant dessus.

Comme d'habitude, vous pourrez retrouver l'ensemble de mes tests ici, ainsi que sur la page Pinterest.

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Chapitre.com : partenariat avec Youscribe

YouscribeLe site Chapitre.com a annoncé hier un partenariat avec le site de streaming Youscribe. Un renvoi des clients sur le site pour une offre d'abonnement avec un partage de revenus dont on ne connait pas les modalités. Un peu plus de 100.000 titres, sans surprise pas de nouveaux titres que ceux que l'on voyait déjà sur Youboox et la bande-dessinée présente sur Iznéo déjà largement streamée. Rien de bien nouveau donc. Pour mémoire, c'est Juan Pirlot de Corbion, l'actuel fondateur de Youscribe, qui avait lui-même créé Chapitre en 1997. Amusant de lire sur certains sites que Chapitre va "proposer cette offre dans ses librairies" puisque que celles-ci n'existent plus sous la marque. Un site Youscribe qui affiche ses ambitions et se voit déjà en Netflix du livre (lire Challenges).


Actualitté : librairie avec Chapitre.com

ChapitreLe site Actualitté a ouvert une librairie numérique en partenariat avec le site Chapitre.com, avec des propositions de lectures des premiers "chapitres" des livres visibles sur Scribd ou simplement copiés à la suite des résumés. Des solutions assez "bricolées". La génération de chapitres pour les librairies représentent bien des difficultés comme celles-ci ne disposent pas des fichiers à l'égal des acteurs anglo-saxons. Une situation inégale qui renforce l'expérience utilisateur. A signaler que Feedbooks propose des premiers chapitres très substanciels en ePub, qui s'ouvrent directement sur les navigateurs ou téléchargeables à volontés sans DRM sur les liseuses. Générés automatiquement, ils disposent même d'une table des matières. A tester, par exemple ce nouveau livre sur Jaurès chez Perrin. Des extraits qui permettent de se faire une réelle idée du livre proposé et qui ne viennent pas pourrir les catalogues et les transactions d'achats en gratuits. Une véritable innovation, bravo.


Chapitre.com se lance dans l'auto-publication

Chapitre1A signaler un nouveau service d'auto-publication JePubliemonlivre du côté du site Chapitre.com. Une proposition de livres imprimés à la demande avec l'obtention d'un ISBN gratuit, la vente sur un réseau de librairies associées. Le livre au format numérique est bien entendu une option supplémentaire. Le communiqué de presse complet est ici. Auto-édition, Editions Chapitre.com, on cultive les ambiguïtés à souhait...


Chapitre.com continue avec Sony

ChapitreSi les magasins ont fermés, le site internet continue. Je vous avais parlé le mois dernier des résultats d'un sondage sur le profil des lecteurs numériques proposé par Chapitre.com. A découvrir le lien sur le site mis en ligne, avec l'étude complète. Chapitre a annoncé également le renouvellement de son partenariat avec Sony pour la commercialisation de la liseuse PRS-T3. Signe que celui-ci est sans doute concluant, avec un développement important des ventes de livres multiplié par trois en 2013. Merci à Jennifer chez Chapitre.


Chapitre.com : profil d'une lectrice numérique

ChapitrePendant que les salariés de Chapitre occupent les locaux parisiens d'Actissia pour réclamer des indemnités de licenciements décentes, le site Chapitre.com, non touché par le dépôt de bilan, communique aujourd'hui les résultats d'un sondage réalisé durant le dernier trimestre 2013 auprès de 1.414 clients de la rubrique eBook.

35% des lecteurs de livres numériques de Chapitre ont déclaré avoir lu entre 5 et 10 livres numériques entre janvier et octobre 2013 (soit entre 6 et 12 par an), 20% entre 11 et 20 et 17% plus de 20. 34% des sondés affirment lire bien plus depuis qu'ils se sont mis à la lecture numérique. En moyenne, ils dépensent entre 9 et 15€ par e-book, pour un budget annuel de 147€.

Chapitre.com dresse le portrait du lecteur type d'e-book: ce sont majoritairement des femmes (78%) entre 45 et 64 ans (51%). 85% des sondés disent avoir adopté la lecture numérique avant tout pour pouvoir lire dans les transports, mais 76% d'entre eux lisent désormais avant tout dans leur chambre. Les e-books sont principalement achetés sur ordinateurs à 69%, mais surtout lus sur liseuse à 82% contre 21% la tablette. Polars et romans sentimentaux en tête des catégories.

On rappelera que Chapitre a conclu un partenariat avec Sony depuis l'été 2012. Des résultats qui confortent le profil de grandes lectrices qui achètent du numérique. Les chiffres sur l'adoption des liseuses confirment tout à fait le sondage que j'avais lancé il y a un an (via JournalduNet).

PS: l'étude complète est ici.


Le site Chapitre.com continue

Logo-ChapitreSéparé au niveau des activités du groupe Actissia, le site Chapitre.com ne va pas être touché par la liquidation judiciaire en cours des librairies physiques. La vente en ligne de livres imprimés comme numériques va continuer au travers de la refonte complète d'un nouveau site dans quelques semaines. Si la communication online et offline de l'e-commerçant a été suspendue jusqu'au lancement de son nouveau site, elle devrait lui permettre au trimestre prochain de regagner en audience et de doper son chiffre d'affaires, qui s'établissait en 2012 à 23 millions d'euros (via Journal du Net).


Sony PRS-T3 : test complet

101_0043Comme chaque année, c'est un grand plaisir de retrouver le nouveau modèle de chez Sony, aujourd'hui le PRS-T3. C'est le neuvième modèle (dix si l'on compte le petit Sony PRS-350 sorti en même temps que le 650) du fabricant japonais, véritable inventeur de la liseuse/ livre électronique depuis 2004. Cela fera déjà dix ans l'année prochaine, les versions se succèdant chaque année. Après un modèle moyen PRS-T1, Sony nous était déjà revenu l'année dernière avec un très bon PRS-T2 (revoir mon test). Depuis quelques années le reproche qui était fait à Sony était de nous proposer de bons modèles mais pas tout à fait complètement aboutis. Est-ce que ce Sony PRS-T3 nous apportera son lot de réels progrès? A voir avec ce test. Il est en vente chez les revendeurs habituels de produits Sony comme Darty, Boulanger, Pixmania, etc. Il existe en trois couleurs, noir, rouge et blanc. Prix à 139€, un peu élevé par rapport à la concurrence, nous y reviendrons. Darty propose une version sans la couverture intégrée au prix de 119€. A signaler également le partenariat avec les librairies Chapitre et France-Loisirs qui le proposent avec une librairie intégrée très complète dessus. Je remercie France-Loisirs et les équipes de Sony France pour ce test et leurs réponses à toutes mes questions.

Tour du propriétaire, suivez-moi, c'est parti:  

Prise en main: Pas grand chose à dire sur le packaging, classique qui rejoint l'électronique de la marque. Dans la boîte, la couverture intégrée avec le lecteur, juste un petit cordon usb, pas de stylet dommage. Ce qui frappe d'emblée, c'est le format très compact du Sony PRS-T3. Sony, avec le même écran 6 pouces, a gagné 4mm en largeur mais surtout plus de 10mm en hauteur. Design tout en rondeurs, un modèle beaucoup plus compact qui se rapproche véritablement des modèles 5 pouces. Vous verrez en bas les photos par rapport aux Sony PRS-350 et Kobo Mini. Un gain d'espace excellent qui le rend plus pratique. Côté finesse et légèreté, c'est très réussi également y compris avec la présence de la petite couverture intégrée, j'y reviendrais plus bas. L'optimisation de ce format (109x160 mm, 11mm d'épaisseur et 200g sur la balance) devient optimale je trouve, avec tout juste l'espacement nécessaire à la prise en main dans la paume, main gauche, main droite et en bas avec les touches. Les plastiques mat sont d'excellente qualité, avec une matière soft très agréable dans la main, qui ne craint pas les traces de doigts. On appréciera la discrétion du logo Sony en haut dans un gris très léger. Comme d'habitude, Sony a conserver les cinq touches en relief discrètes, souples à l'utilisation (page arrière et avant, menu, retour page précédente et options). Côté sorties, juste en pied, la sortie pour le cable usb, l'emplacement reset et la touche marche/ arrêt. A signaler la présence d'un emplacement pour une carte SD qui se trouve au dos sous la couverture. Il vous suffira de déclipser la couverture pour placer une carte qui donnera une capacité de mémoire bien plus étendue que les 2Go de base. Rien à dire, Sony a réalisé un objet magnifique dans le design et les matières; ce ne serait pas complet si nous ne parlions de la couverture.

Couverture intégrée: C'est l'une des grandes nouveautés de ce Sony PRS-T3, l'intégration d'une couverture. D'abord rappeler que la couverture ou l'étui sont indispensables pour protéger la liseuse au quotidien, il vous faudra à chaque fois dépenser quelques dizaines d'euros complémentaires. Intégrer une couverture est une très bonne idée sur le fond mais la proposer sans pouvoir la dissocier si on le souhaite? J'étais assez sceptique, utilisant depuis des années mes différentes liseuses avec des étuis complémentaires sans couvertures harnachées. Alors, m'imposer une couverture de la sorte? Après quelques jours d'utilisation, force est de se rendre à l'évidence, cette couverture est une vraie réussite. Elle est extrêmement bien pensée. Très légère, avec des matières très douces et sensuelles, elle épouse parfaitement la liseuse. Quand vous la fermer, la liseuse s'éteint automatiquement. A l'ouverture, vous retrouverez instantanément la page où vous étiez. L'ajustement de la couverture a été très soigné. En la fermant, il y a des aimants intégrés qui évitent que la couverture baille. Ouverte, vous pouvez lire aussi bien la couverture ouverte que repliée à l'arrière. Vous verrez les différentes photos. Main gauche, main droite, vous pincerez la couverture avec la liseuse sans aucune gêne. Le très léger bémol, c'est le léger glissement de la couverture quand on la tient dans la paume de la main. Petit bémol comme je le dis, car on trouve très facilement une position idéale en plaçant son petit doigt en le calant bien au-dessous. Au bout de quelques jours de lecture, cette petite couverture se révèle un réel plaisir dans son utilisation. Vous trouverez aussi mon test sur la couverture avec l'éclairage intégré. Pour moi, un sans faute de la part de Sony pour ce modèle. Format, design, matières, couverture, finition. Un objet excessivement réussi. Allumage.

Lecture: Allumage très rapide, avec une fonction veille avec la couverture que l'on utilisera au quotidien. Ce qui frappe d'emblée sur ce modèle, c'est la très grande qualité de l'écran 6 pouces. Vous savez que je suis très exigeant sur ce point, considérant que c'est pour la lecture absolument fondamental. Cet écran eInk Pearl HD est d'une qualité de contraste excellente. La résolution et la définition sont magnifiques.

La très bonne surprise vient aussi de la gestion du flash noir que Sony a enfin réussi à supprimer dans les changement de pages. Sur le modèle précédent, Sony avait très efficacement gêrer la rémanence sur les fonds d'écrans avec un flash noir toutes les 15 pages. Aujourd'hui, Sony prend encore un coup d'avance par rapport à la concurrence en repoussant les limites du papier électronique. Avec la technologie Regal développé avec eInk, Sony a supprimé le flash noir, le raffraichissement de pages se faisant imperceptiblement sans flash noir. C'est une vraie réussite. Je vous avais parlé il y a quelques temps de la situation sur le Kobo Aura que je juge à mon avis assez catastrophique avec des zones fantômes et des rémanences. Chez Sony, vous avez un seul flash noir à l'ouverture à la première page et ensuite, c'est fini. Des dizaines et des dizaines de pages de lecture sans flash noir, même quand vous changez de chapitres. Et cela en supprimant aussi toutes traces de rémanences, le fond reste complètement propre. Epatant. Si c'est un détail moins visible que le format et la couverture, c'est aussi une grande réussite de ce nouveau modèle que vous apprécierez au quotidien dans vos lectures.

Navigation: Pas grand chose de nouveau. Le tactile est excellent, très rapide, absolument bluffant, dans les accès et les défilements. On regrettera de ne pas pouvoir tourner les pages en touchant seulement mais en étant obligé de frotter la surface de l'écran. Un petit détail pas très gênant, j'en conviens. Sony avait déjà revu la gestion de la bibliothèque. Simplification avec une plus grande lisibilité de la page d'entrée et l'accès aux livres. Amélioration aussi de l'interface de lecture. Les marges sont gêrées très bien. Le choix des polices nombreuses et bien pensées (Amasis, Frutiger Neue, Palatino nova, Really n°2, Univers Next et Verdana). On regrettera une police plus grasse comme Caecilia par exemple. Dommage que l'on ne puisse toujours pas modifier l'interlignage et les marges. Au niveau typographique, Sony offre bien moins de possibilités que la concurrence, c'est un peu dommage. En revanche, c'est un plaisir de pouvoir annoter les textes. Le petit stylet a désormais disparu de la boite, c'est bien dommage pour un modèle qui permet d'annoter, non? Vous pouvez le faire avec le doigt mais c'est un peu plus imprécis qu'avec un stylet. Vous pourrez bien entendu utiliser un stylo Bic avec son capuchon.

Si on sélectionne aussi chaque mot, on accède à un dictionnaire Oxford Français-Anglais et avec le navigateur web directement à wikipedia ou google (à condition d'avoir l'accès wifi bien entendu. Sur les mots en français, il y a un dictionnaire français de bonne qualité. La gestion des PDF est toujours aussi excellente -la meilleure sur le marché, Sony travaille toujours étroitement avec Adobe-, les textes sont reformatés très bien. Les accès wifi très bons et rapides. Un navigateur web bien mis en valeur et excellent, vous permettra d'accéder à des librairies extérieures, des accès clouds comme Dropbox ou autre pour récupérer des livres. A signaler aussi une fonction Evernote qui vous permettra de synchroniser un compte pour récupérer des articles en provenance du web. Un compte Facebook peut aussi être paramétré. Un autre atout c'est aussi l'apport d'une librairie intégrée en partenariat avec Chapitre et France-Loisirs. L'interface mobile est assez rudimentaire je trouve, pour faire son choix. Si vous avez un titre précis ou voulez retrouver des titres têtes de gondoles, ok. Autrement, je vous conseille plutôt de vous fournir sur votre ordinateur en synchronisant votre liseuse.

Conclusion: On ne peut bien évidemment pas faire un tour d'horizon complet sans parler de l'absence d'éclairage intégré sur ce Sony PRS-T3. A ce niveau de prix, la concurrence le propose. Beaucoup considèreront son absence comme un élément rédhibitoire. Ce serait une erreur. D'abord bien réfléchir si la lecture le soir sans lampe de chevet est un pré-requis indispensable pour vous. A mon sens, une bonne lampe de chevet reste d'une qualité incomparable pour lire le soir, un livre imprimé comme une liseuse. Dans tous les autres cas de lectures au quotidien en lumière du jour, la qualité de la lecture du Sony PRS-T3 est absolument parfaite. Sony a fait ce choix considérant que l'éclairage intégré n'apportait pas de confort supplémentaire à l'expérience de lecture; pire, nécessitant des couches successives sur l'écran qui amoindrissent la lisibilité. Ce choix aurait aussi remis en cause le tactile par infra-rouge qui permet d'annoter, une fonction très intéressante. Sony a préféré développer à côté une couverture avec la lumière intégrée. Pour ceux qui voudront des détails sur cette couverture que propose Sony en option, le test est ici.

Au final, ce Sony PRS-T3 version 2013 est un très grand cru de la marque. Un sentiment absolument excellent tant dans les qualités de l'objet, de la couverture intégrée, que de l'écran et de son niveau technologique. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire au quotidien avec ce nouveau modèle. Même s'il est un peu plus cher par rapport à la concurrence, je crois que les quelques dizaines d'euros supplémentaires se justifient très largement, notamment du côté de la couverture intégrée et de la qualité Sony. Le fabricant japonais nous offre une liseuse/ livre électronique digne de figurer parmi les leaders. Ce Sony PRS-T3 sera sur mon podium début décembre, sur quelle marche, je fais durer le suspense. Rappeler également que nous avons absolument besoin d'un acteur technologique comme Sony face à des acteurs aux environnements de plus en plus propriétaires. Un nouveau modèle PRS-T3 qui, avec sa grande polyvalence, sa couverture et son ouverture, devrait comme son prédécesseur être plébiscité dans le milieu des bibliothèques. Il le mérite grandement. Bravo Sony!

Les plus:

  • modèle compact, très fin et léger, pratique, désign réussi, très bel objet
  • plastiques mat et finition de grande qualité, "made by Sony"
  • grande réussite de la couverture intégrée
  • très bel écran eInk Pearl HD
  • raffraichissement avec suppression du flash noir
  • bonne ergonomie et navigation, grande qualité du tactile
  • processeur ultra rapide
  • emplacement carte SD
  • fonctions annotations
  • recherche étendue sur chaque mot
  • accès web excellent et bien repéré
  • récupération d'articles avec Evernote
  • librairie intégrée avec partenariat Chapitre, France-Loisirs
  • très grande polyvalence, environnements non-propriétaires

 Les moins:

  • absence de l'éclairage intégré face à la concurrence
  • pas de stylet fourni
  • absence de quelques réglages typographiques
  • mises à jour des firmwares, ne pas trop compter dessus
  • absence de prise audio avec la possibilité d'écouter de la musique
  • prix un peu élevé face à la concurrence, qualité Sony

PS: Comme d'habitude des photos complémentaires, cliquez dessus pour agrandir; vous pourrez retrouver aussi l'ensemble de mes tests ici, ainsi que sur la page Pinterest.

PS: à signaler un drop-test sur GoodeReader, brillamment surmonté.

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Les enseignes culturelles adoptent les liseuses

DecitreAvec un marché du livre numérique qui se développe peu à peu en France, les liseuses intéressent incontestablement les enseignes culturelles pour développer une offre auprès de leurs clients. Si la Fnac avait initié la voie avec succès au travers de l'accord avec Kobo il y a deux ans, d'autres se sont lancés depuis. Chapitre, Relay, France-Loisirs, Decitre, Cultura... Ci-dessous un tableau synthétique de cette fin d'année avec les partenaires. Cultura, qui ne figure pas dans ce tableau, vient d'annoncer un accord avec PocketBook. Les Espaces culturels Leclerc, Gibert Joseph, auxquels on peut ajouter Furet du Nord, devraient sûrement se positionner dans les semaines ou les mois à venir. A suivre...

Chaines


Livres-Hebdo: vendre des liseuses en librairie?

ProcureC'est le titre d'un dossier sur Livres-Hebdo cette semaine. On retiendra surtout le volontarisme de certains libraires indépendants qui ont bien compris que la vente de liseuses étaient intimement liée au succès de l'offre de livres numériques qu'ils proposent sur leurs sites. Certes, ils ne sont pas à la une des journaux gratuits ou des hebdos, encore moins dans des publicités à la télévision. Mais, avec leurs conseils, ils vont au devant de leurs clients qui eux aussi s'équipent ou sont en réflexion sur le sujet. Et ils sont bien plus nombreux que l'on ne pense. J'ai retenu les passages les plus intéressants:

"Si les libraires ne font pas l'effort de s'y mettre, même symboliquement, le marché va s'installer techniquement et commercialement sans eux. Les liseuses nous permettent de matérialiser en magasin notre offre de livres numériques présente sur notre site et de communiquer avec nos clients sur notre activité dans ce domaine", explique Philippe Touron, directeur du Divan (Paris, 15ème) et des librairies Gallimard.

Le Divan vend des liseuses depuis quatre ans au rythme d'une centaine par an, avec des pics pour les fêtes et à l'approche de l'été, plutôt à des seniors. Chapitre, Decitre, Doucet, Gibert Joseph, Gibert Jeune, La Fnac, La Procure, Le Divan, Furet du Nord, Relay H, Sauramps, Carrefour, Cultura, etc. ont commandé les nouveaux modèles de liseuses à quelques unités ou à plusieurs milliers d’exemplaires en prévision des fêtes.

Les liseuses sont maintenant préprogrammées sur le site de la librairie qui les vend. «Nous scannons le numéro de série, et nous branchons le site du libraire qui nous a commandé l’appareil sur l’icône librairie de l’écran d’accueil», explique Alexandre Shabaev, représentant de PocketBook en France. Le français Bookeen fait de même, via ses revendeurs ePagine et Numilog, ou en direct avec Relay et Carrefour, sur le modèle du partenariat de Kobo/Fnac, ou Sony/Chapitre.com.

Les acheteurs de liseuses sont de grands lecteurs, «le cœur de notre clientèle», insiste Philippe Touron. Il serait incohérent de les laisser se perdre sur internet au profit d’un concurrent plus visible parce que mieux référencé. C’est aussi un réel service pour le lecteur, simplifiant l’accès à l’offre dans l’intérêt bien compris du libraire. «Nous présentons des Cybook installés à côté d’une borne de lecture depuis décembre 2012, et nos ventes numériques doublent chaque mois», se félicite Catherine Martin, directrice du marketing, de la diffusion et d’Internet de La Procure à Paris (300 appareils vendus). «La liseuse propose une version embarquée de la librairie, visible et bien identifiée sur cet appareil mobile, alors que sur Internet, elle est faiblement repérable», explique Valérie Collin, directrice générale de TEA, société initiée par Decitre avec le soutien de Cultura. Chez Chapitre.com, les ventes numériques ont aussi décollé depuis 2011 et le partenariat avec Sony et son Reader, un partenariat «très important», insiste Corentin Bergeron, directeur du numérique.

Chapitre.com mis à part, tous les libraires qui ont franchi le pas du numérique utilisent un prestataire auquel ils délèguent tout ou partie de la gestion de leur site. Ils proposent en général une librairie numérique en marque blanche, adaptable au site de vente de livres papier si la librairie en possède déjà pour faire un panier commun. Le catalogue est accessible sur une liseuse, et aussi décliné en applications pour smartphone et tablette.

«La gestion du site revient à 80€/mois, auxquels il faut ajouter 9% sur les ventes», indique Stéphane Michalon, directeur du développement d'ePagine, filiale de Tite Live. Elle propose des Pocketbook et des bornes à installer en magasin (à La Procure, notamment). Sur les 70 adhérents à cette solution, la moitié ont testé la vente de liseuses, dont une poignée activement (Le Divan, Furet du Nord, Sauramps, L’Alinéa, la Librairie de Paris…). ePagine gère aussi les ventes numériques du réseau Paris Librairies.

Autre acteur historique du numérique, Numilog propose une solution avec les mêmes caractéristiques, baptisée Club Reader, «sans frais de gestion la première année», insiste Denis Zwirn, son P-DG, qui n’indique pas la commission de prestation sur les ventes pour les années suivantes. Numilog propose la Cybook Odyssey.

Créé en 2012, Tea a d’abord été rodé chez ses actionnaires (Decitre et Cultura), avant d’être retenu par Système U, puis quelques indépendants (Montabardon, Cheminant, Bisey). Le prestataire a conclu un accord avec PocketBook, inclus dans un pack destiné aux indépendants: 10 liseuses à la marque de la librairie, le site et un an de service et formation, le tout pour 1.990€, explique Valérie Collin. Il faut ajouter les frais sur les ventes, environ un tiers de la remise.

Fraîchement arrivé aussi, LesLibraires.fr, émanation de Dialogues, et à l’origine très orienté vers le papier, propose un module de vente d’ebooks, retenu par 16 des 70 adhérents. «Nous prenons 9% de commission sur les ventes de livres numériques, comprenant le service après-vente», explique Thomas Le Bras, chef de projet.

Le taux de remise est l’autre souci. Il oscille entre 25 et 30%, dont il faut déduire la rémunération du prestataire, 9% en général. Il reste au libraire environ 17 à 18% de marge, sur un livre numérique moins cher que le papier, dont la remise est supérieure d’environ 20 points. Il n’y a certes pas de stock, de manutention, de frais de transport, mais le compte n’y est pas. Au revoir là-haut, le récent Goncourt, rapporte ainsi 7,65€ en version papier au libraire (à 36% de remise), mais 2,60€ seulement en numérique (à 18% de marge restante).

Merci à Livres-Hebdo pour son accord à retranscrire certains passages.


Chapitre : accord renouvellé avec Sony

ChapitreLes librairies Chapitre avaient démarré leur partenariat avec Sony il y a tout juste un an. Information aujourd'hui dans Livres-Hebdo, cet accord est maintenu pour la sortie du nouveau modèle, le PRS-T3. Celui-ci n'est pas encore apparu sur le site de Chapitre. Le prix annoncé par Sony est de 139€, reste à savoir si Chapitre pratiquera une remise supplémentaire. Les clients peuvent acheter leurs livres directement sur la liseuse, après avoir enregistré leurs coordonnées bancaires. «C'est un volume de vente important pour nous» indique Corentin Bergeron, directeur livre numérique chez Actissia, holding de Chapitre.com. A noter dans le même article, l'information selon laquelle Bookeen annoncera un nouveau modèle en octobre prochain.


Chapitre et Sony: un premier bilan

EbooksLe réseau des librairies Chapitre.com (60 magasins en France) et Sony faisaient stand commun au Salon du Livre pour mettre en avant leur partenariat autour du livre électronique. Un accord intervenu en septembre dernier. A lire l'interview de Corentin Bergeron, directeur des projets eBook d'Actissia, le groupe à la tête de Chapitre, sur le site Clubic. Pas de chiffres de vente annoncés mais un partenariat qui semble gagnant-gagnant sur un marché qui démarre.


Acheter un livre numérique? Pas plus compliqué qu'acheter un morceau de musique

Ipod KoboCompliqué le livre numérique? Pas du tout, il y a bien des à-priori sur le sujet. Acheter un livre numérique, ce n'est pas plus compliqué qu'acheter un morceau de musique. Même si vous désirez acheter chez un autre opérateur qu'Apple, Amazon et Google qui vous proposent l'achat en quelques clics dans leurs modèles fermés (si vous clôturez votre compte un jour, votre bibliothèque sera perdue), la procédure est finalement assez simple si vous souhaitez acheter chez des libraires indépendants. Tous les modèles de livres électroniques/ liseuses, tablettes et smartphones peuvent être utilisés pour acheter des fichiers ePub (sauf les Kindle d'Amazon et son format propriétaire). Démonstration, suivez le guide:

1/ Première chose à faire, c'est d'ouvrir un compte Adobe pour Adobe Digital Edition. 80% de l'offre de livres numériques en France est proposée avec une DRM Adobe, un système de protection qui va devoir vous reconnaître quand vous allez ouvrir votre fichier numérique au format ePub pour le lire et cela sur vos différents appareils. C'est Adobe qui gère cette authentification, donc passage obligatoire, tous les libraires autres qu'Apple, Amazon et Google passent par Adobe pour la gestion de la fameuse DRM.

  • Ouvrir un compte Adobe ici. Gardez bien votre mot de passe.
  • Téléchargez Adobe Digital Edition (la version 3.0 en bas suffit parfaitement) sur le bureau de votre ordinateur et le synchroniser avec votre compte (en haut à gauche, dans Aide du logiciel ouvert). Ce logiciel va à la fois vous permettre de lire vos fichiers ePub sur l'ordinateur, constituer votre bibliothèque et gérer cette fameuse authentification de la DRM.
  • Connectez ensuite avec un cable usb votre liseuse à l'ordinateur. Adobe Digital Editions la reconnaît comme un périphérique (idem clé usb par exemple) et la reconnaitra ensuite; c'est exactement la même chose si vous utilisez un iPod avec iTunes par exemple.
  • Je vous conseille de garder l'icône ADE sur votre bureau, même si vous ne lisez pas sur votre ordinateur, la gestion de vos livres numériques sera plus simple avec l'ouverture à portée de clic.
  • Rassurez-vous, pour l'opération de compte, une fois faite vous n'aurez plus à y revenir.

2/ Vous aimez acheter vos livres en librairies, imaginons que vous vouliez acheter une version numérique de celui que vous avez découvert sur les tables. Cela tombe bien, le libraire dispose d'une offre de livres numériques sur son site internet (ou peut-être même en magasin); je prends par exemple la librairie Doucet au Mans, qui dispose d'un rayon, mais il y en a des dizaines d'autres en France qui ont adopté sur leurs sites les solutions ePagine, LesLibraires.fr, Numilog, Tea.

  • Créez votre compte avec la boite mail que vous utilisez effectivement.
  • Repérez votre livre dans le site, rayons thématiques, moteur de recherche, etc.
  • Constituez votre panier, l'achat se fait de la même façon qu'un autre achat en ligne
  • Lors de votre premier achat, rentrez vos numéros de cartes de crédit, lors de vos prochains achats vous pourrez acheter directement en un clic.
  • Une fois validé, un code va vous être envoyé dans votre boite mail.
  • En ouvrant ce code, le téléchargement se fait et se synchronise automatiquement avec votre compte Adobe Digital Editions. Bien entendu si vous achetez un livre sans DRM ou avec un simple marquage, le résultat sera le même, il viendra directement sur votre ordinateur sans passer par ADE.
  • Votre livre a rejoint votre bibliothèque ADE.
  • Il vous suffit ensuite de glisser l'icône de votre livre dans votre liseuse que vous aurez connecté avec le cable usb.
  • Une fois que vous aurez fait la petite manip de départ, vous achetez votre livre en moins de 2 minutes, aussi vite que votre morceau de musique sur iTunes!
  • Et hop, bonne lecture!

PS: pour smarphones et tablettes, vous pouvez récupérer vos livres en téléchargeant préalablement des applications de lecture comme Aldiko, BlueFire ou Mantano (Android) ou dans votre bibliothèque sur l'iPad. La synchronisation avec la DRM Adobe est proposée sur chaque application et à faire également pour lire vos livres.

Ma carte des librairies qui proposent une offre numérique avec des couleurs selon les solutions adoptées. Les librairies sont chaque semaine plus nombreuses.



Afficher Librairies numériques sur une carte plus grande


Chapitre: portrait des lecteurs numériques

ChapitreLes librairies Chapitre avancent avec Sony depuis cette rentrée. Le Sony PRS-T2 est vendu en boutique et sur le site. Une librairie numérique est proposé sur le livre électronique. Chapitre vient de presenter par un communiqué de presse le profil des lecteurs numériques. Une étude réalisée du 26 octobre au 17 novembre 2012; 888 clients Chapitre eBook, possédant une adresse email ont répondu à une enquête online d’une dizaine de questions:

"La lecture numérique fait de plus en plus d’aficionados. En septembre 2012, d’après le baromètre des usages du livre numérique d’Opinion Way, 14% des français déclaraient avoir lu au moins un livre numérique, soit deux fois plus qu’en mars 2012.

Chapitre.com, réseau multicanal de distribution, spécialiste du livre, a interrogé ses consommateurs qui ont adopté la lecture numérique pour identifier leurs motivations, leurs préférences et leurs attentes.

Il en résulte que le lecteur type d’e-book est un nomade, défenseur de la littérature française et fan de romans policiers. Amateur de nouvelles technologies, il est aussi à l’affut des économies et aimerait partager ses lectures numériques avec ses amis …

Les raisons qui font le succès du numérique

Premier atout salué par les lecteurs, la facilité de transport pour 82,5% d’entre eux. La facilité de stockage et de rangement permise par les livres numériques et le stockage proposé par les tablettes et les liseuses est également un argument pour 79% des sondés.

Sans surprise, on note que le troisième point apprécié par 40% des lecteurs est le prix des livres. Vient ensuite la facilité d’acquisition pour 38,5% d’entre eux.

On note aussi que certains arguments ne font pas encore mouche auprès du plus grand nombre: seuls 5,2% des sondés apprécient la possibilité de prendre des notes pendant la lecture et 9,6% le choix des livres proposés.

Enquêtes policières et récits contemporains plébiscités

Parmi les genres littéraires les plus prisés, c’est incontestablement le roman policier qui réunit le plus d’adeptes, avec 71,3% d’entre eux. Arrivent en seconde position les romans contemporains pour 56,5% des sondés, puis la littérature classique (41%), les romans de science-fiction (30,5%) et les romans sentimentaux (25,9%).

Fait intéressant, on note que les femmes sont plus nombreuses que les hommes à lire des romans policiers (74% contre 66%), tandis que les hommes sont plus nombreux à lire de la littérature classique (52% contre 36%), des romans de science-fiction (39% contre 27%) et des livres d’histoire (28% contre 11%).

Férus de lecture numérique… mais à quel prix?

Sur le plan des finances, la majorité des consommateurs interrogés par Chapitre.com déclare dépenser entre 9 et 15€ pour l’achat d’un livre numérique. Ils achèteraient environ entre 5 et 10 livres par an (39% des sondés) et on estime leur budget annuel moyen à environ 145€.

De l’ordinateur à la liseuse en passant par la tablette

Les amateurs de lecture numérique sont plutôt bien équipés, puisqu’ils déclarent posséder environ 2,3 supports différents (sur un choix proposant le smartphone, la tablette, la liseuse et l’ordinateur).

On note toutefois deux fortes tendances en matière d’usage:

- Lorsqu’il s’agit d’acheter des ebooks, 62% des sondés préfèrent avoir recours à leur ordinateur, tandis que 45% d’entre eux affirment le faire de leur liseuse ou tablette.

- Pour ce qui est de la lecture, 99% ne jurent que par leur liseuse, tandis que ceux qui n’en sont pas encore équipés sont 77% à lire leurs ebooks sur une tablette multimédia.

«Le fait qu’une majorité d’acheteurs de livres numériques préfère encore passer leurs commandes via l’ordinateur est révélateur des progrès en termes d’intuitivité et de facilitation de l’expérience utilisateur qu’ont encore à réaliser les constructeurs. Toutefois, il ne faut pas oublier que ce marché en est encore à ses débuts, les habitudes de consommateurs sont donc encore en train de se créer» ajoute Corentin Bergeron, spécialiste du livre numérique pour Chapitre.com

Des exigences en termes de contenu et de facilité d’accès

La lecture numérique, certes de plus en plus attractive, est l’objet de plusieurs attentes pour les consommateurs.

En tout premier lieu, les lecteurs d’ebooks sont plus de 60% à réclamer une plus grande richesse de titres français.

53,5% des sondés regrettent de ne pas pouvoir prêter leur livre numérique à un ami. Ce point soulève un sujet sensible relatif à la DRM (gestion des droits numériques), qui, à date, en fonction des différents formats téléchargeables et des supports de lecture commercialisés, ne permet pas au lecteur le prêt d’un ebook qu’il a payé.

Très loin derrière, 22,4% des lecteurs d’ebooks réclament davantage d’interactivité (recherche de définitions, renvoi du texte sur le web…) et 15% sont demandeurs de plus de contenu multimédia (animation, vidéo, audio…).  

Pour Corentin Bergeron, «Les français sont définitivement en train de s’approprier le livre numérique. A mesure que le marché se développe, l’ebook devrait gagner en succès, les français étant de plus en plus conscients et séduits par les avantages de la lecture numérique. Reste à lever certains freins relatifs au prix ou à la DRM»."

(via Wellcom).


Chapitre : une nouvelle page avec Sony

ChapitreLogoSony n'ira pas seul; après avoir frappé sans succès à la porte des éditeurs français, la voie d'un partenariat était inévitable. C'est une alliance importante en France qui a été annoncé hier, celle de Sony avec le réseau des librairies Chapitre (57 points de vente) appartenant au groupe Actissia. Le nouveau modèle Sony PRS-T2 embarquera une librairie intégrée rejoignant celles de la Fnac/Kobo, Virgin, ePagine, Decitre/Bookeen et des géants américains Amazon, Apple et Google. Les librairies sont au coeur de la stratégie des fabricants de livres électroniques, avec des prix très concurrentiels sur les modèles. Fini le cavalier-seul avec l'Oyo, Chapitre joue maintenant la carte Sony, un allier de poids face à la concurrence. Le prix du Sony PRS-T2 devrait descendre à 129€, vendu chez les libraires. C'est plus élevé qu'ailleurs, la marque Sony gage de confiance? C'est pour le 7 septembre prochain. France-Loisirs devrait certainement suivre avec sa propre offre, toujours avec Sony (via LeFigaro).


Chapitre: Sony PRS-T1, prix à la baisse

SonyLe Sony PRS-T1 est à 129€ chez Chapitre. Pour ceux qui souhaitent un livre électronique ouvert et aussi inconditionnels de Sony. J'étais resté assez déçu par ce modèle, surtout de la part d'un acteur comme Sony, pionnier du livre électronique. Revoir mon test. Un nouveau modèle T2 s'annonce déjà du côté de GoodeReader, une sortie sans doute dès le mois de septembre prochain (via eBouquin).


France-Loisirs revendique à tort l'eInk

OyoJe revoyais hier la page Oyo de France-Loisirs et Chapitre. Surprise en regardant la vidéo sur la page d'entendre dans le commentaire à 0,22" la mention "encre électronique eInk". C'est bien entendu absolument faux, la technologie utilisée Sipix, rivale de eInk, avec un niveau de qualité dégradé. Une simple erreur ou plus gravement tromperie sciemment faite envers le consommateur? J'ai envoyé de ce pas un message à 60 millions de consommateurs. En tous cas, je vous invite à relayer afin d'alerter des personnes qui pourraient se laisser tromper et confondre avec les autres offres sur le marché. Déception garantie bien sûr.


Le livre électronique Oyo: allez le découvrir en librairie

Oyo Si vous êtes sur Paris, allez découvrir comme je l'ai fait ce midi, le nouvel Oyo à la Librairie Chapitre Julliard du Boulevard Saint-Germain. Ou près de chez vous, de nombreuses librairies du réseau Chapitre. Sur un présentoir juste passé l'entrée. Quoi dire sur ce petit livre électronique? Même si le prix est agressif au prix de 149€, est-ce que cela sera suffisant pour convaincre? Franchement, je ne l'ai pas été. Déception. surtout pour une telle entrée dans les réseaux-libraires dont tout le monde attend tellement. Est-ce que je suis "déformé", si éloigné de la cible marketing et de l'attente du grand public? Peut-être."Cheap" est le mot qui va revenir, j'en ai bien peur, comme la jeune femme qui se trouvait avec moi. Plastiques de qualité moyenne (on pourra pas mettre une pomme dessus), l'écran est très gris et manque franchement de contraste, les caractères sont bien ternes. Côté navigation, on attend beaucoup, des temps de latence dont on n'est plus habitué. Impression d'ensemble qui me renvoie quelques années en arrière au temps de l'Iliad. Une éternité... Comme si le grand public était condamné à repasser à la case départ. Reste le tactile (très handicapé par les lenteurs) et l'accès au catalogue en wifi, pas disponible dans la librairie, je n'ai pas pu tester, dommage. Simplement une dizaine de livres libres de droits dans la bibliothèque. Les quelques points positifs concernent le format pratique, la légèreté et l'absence de flash dans les changements de page, sans doute inhérent à la technologie Sipix. C'est maigre. Sincèrement, il faudrait pouvoir l'essayer chez soi et avoir la possibilité de le renvoyer, comme le propose Pixmania, beaucoup vont avoir ce sentiment. J'ai vérifié, pas prévu pour l'instant. Les libraires concernés vont devoir convaincre. Un modèle Oyo disponible sur les marchés allemands et français mais qui serait clairement hors de propos sur les marchés anglo-saxons, tant l'écart me semble grand aujourd'hui avec des modèles bien plus performants pour quelques dizaines d'euros supplémentaires, le prix de la housse d'ailleurs vendue séparément. Quelques vidéos suivantes en allemand pour vous rendre compte, notamment dans la première avec un Kindle. Clairement pour moi, ce lecteur a vocation de tester le marché européen naissant, guère plus, en attendant des modèles couleurs d'ici un an. La durée de vie de l'Oyo, j'en ai bien peur. Dommage pour un modèle promu par Bertelsmann, leader mondial sur le secteur, qui plus est pour concurrencer Amazon...