510 notes dans la catégorie "CoursRessources"

SOFIA/SNE/SGDL : 7ème baromètre 2017 sur les usages du livre numérique

Barometre-usage-livre-numerique-2017-couvertureSi les Assises du livre numérique ne sont plus présentes au Salon du Livre, cela ne remet pas en question la publication du Baromètre SOFIA/SNE/SGDL sur les usages du livre numérique. Une 7ème édition de celui-ci est donné aujourd'hui par voie de communiqué de presse:
Cette enquête a été menée par OpinionWay, entre le 6 et 17 février 2017, auprès d’un premier échantillon de 2006 personnes (enquête par téléphone), représentatives de la population française, âgées de 15 ans et plus, et d’un second échantillon de 506 utilisateurs de livres numériques (enquête en ligne), constitué sur la base des résultats du premier échantillon.

Les habitudes des lecteurs numériques se confirment:

  • Un cinquième des Français ont déjà lu un livre numérique
  • Les usages se stabilisent
  • Les achats depuis le terminal de lecture dominent
  • Les lecteurs de livres numériques utilisent de plus en plus leurs différents objets connectés
  • Les lecteurs de livres numériques aiment les polars.

Retrouvez la synthèse ici Dans les usages, je lis que "le piratage est en baisse", voilà qui va rassurer les éditeurs qui s'inquiétaient peut-être de l'étude donnée hier par le CNL.


CNL : une étude 2017 "Les Français et la lecture"

CnlLe Centre National du Livre donne aujourd'hui une très complète étude sur «Les Français et la lecture». Depuis 2015, le CNL a confié à Ipsos la mise en œuvre d’un baromètre bi-annuel portant sur un échantillon de 1.000 personnes, représentatif de la population française des 15 ans et plus, interrogé par téléphone.

Ce baromètre a pour objectif de :

  • Suivre l’évolution des pratiques et des perceptions de lecture des Français vis-à-vis du livre et de la lecture
  • Mieux comprendre les raisons d’éloignement et d’érosion des pratiques
  • Faire venir ou revenir à la lecture les publics qui en seraient éloignés

Le format numérique s'installe toujours plus dans les usages avec 5 pts en plus, le nombre de lecteurs de livres numériques passant de 19 à 24% par rapport à 2015. Le lectorat s'est «considérablement féminisé», souligne l'étude (+11 pts en 2 ans): il est aujourd'hui composé d'autant d'hommes que de femmes, majoritairement jeunes, et diplômé(e)s. C'est aussi du côté des grands lecteurs (+ de 20 livres/an) que le livre numérique s'installe durablement. J'ai retenu deux slides très synthétiques. L'étude à retrouver ici. Une confirmation des usages qui contraste et interpelle en tout cas avec le marché de l'ebook français, en décrochage par rapport à nos voisins européens. Il n'est pas suffisant de se fier aux seuls chiffres de ventes des éditeurs pour appréhender le numérique.

Cnl1

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Editeurs : le livre numérique en Europe

FepA l'occasion de son 50ème anniversaire, la Fédération des Editeurs Européens publie une étude sur l'état du secteur de l'édition européenne en 2017. Les chiffres remontés sont de 2015. Versant numérique, une courbe qui confirme le décrochement de la France par rapport à nos voisins. Je me suis étonné du niveau de l'Espagne par rapport au chiffre donné l'année dernière qui était de 5,1%, il semblait bien que c'était le niveau de l'ebook (voir ici). Le document de la FEE est à retrouver ici.

Europe


EPub Summit 2017 à Bruxelles : cinq point à retenir

EpubsummitLes 9 et 10 mars derniers se déroulait à Bruxelles la 2e édition de l’ePub Summit, organisé par l’EDRLab. Au programme, deux journées de conférences, tables rondes et ateliers afin d’étudier le marché du livre numérique et faire le point sur les dernières avancées. Le blog belge Lettres Numériques nous livre un compte-rendu de 5 grandes tendances dégagées au cours de ces deux jours. Mutualisation, interopérabilité, commercialisation, prise en compte du lecteur et livre-audio. A lire ici.


L'enseignement de la littérature avec le numérique

Arton4396L'enseignement de la littérature avec le numérique. C'était le thème d'un colloque co-organisé la semaine dernière par l'UMR Litt&Arts (Université Grenoble Alpes) et le Groupe en Littératie Médiatique Multimodale (Université du Québec à Montréal), à la MSH-Alpes de Grenoble. Comment, dans l'enseignement de la lecture et de l'écriture littéraires, les ressources numériques (supports didactiques, outils de production et de diffusion) font évoluer la configuration des textes étudiés en classe et leurs approches scolaires. Voir le détail sur Fabula. Une vidéo devrait être mise en ligne bientôt. A cette occasion François Bon proposait Du mouvant (d’une responsabilité neuve dans le numérique imprédictible). A lire sur Tiers-Livre, je joins un fichier ePub ici pour vos liseuses. Bonne lecture!


Foire de Londres : une étude Nielsen sur le piratage

BookpirateLa Foire du Livre de Londres s'est ouverte cette semaine sur fond de Brexit qui inquiète beaucoup le secteur de l'édition britannique. L'institut Nielsen et la société Digimarc proposent une étude sur le piratage de livres numériques. Une progression endémique avec toujours aussi peu de solutions pour l'endiguer. Une perte sèche évaluée par Digimarc à plus de 300M$ pour les éditeurs. Comme pour le piratage en général, toujours difficile de mesurer l'impact réel sur l'économie du secteur. Même si le marché de l'ebook est en recul de près de 4% au Royaume-Uni (voir GoodeReader), il semble que ce soit plus l'augmentation des prix qui impacte les ventes. Mais des prix plus élevés qui incitent sans doute plus de lecteurs à fréquenter les sites illégaux. Faut-il le rappeler, la limitation du piratage passe d'abord par une offre légale attractive. L'étude est a retrouver sur le site de Digimarc, pour archives: ici (via PRNewswire).


Marché de l'ebook anglo-saxon : quelle situation début 2017?

PaysIntéressant tableau relayé par GoodeReader, celui des ventes de livres numériques sur les 4 plate-formes anglo-saxonnes, Amazon, Apple, Kobo et Nook durant le mois de février dernier. Attention il ne s'agit pas des chiffres d'affaires mais du nombre de livres, cumulés par type d'activités. De haut en bas: auteurs indépendants auto-publiés, catalogue des 5 majors de l'édition, éditeurs indépendants et autres publications hors-catégories. Auquel s'ajoute sur Amazon l'impression à la demande. Si on regarde au niveau des 619 millions d'ebooks achetés, la répartition est la suivante: Amazon (84,8%), Apple (10,3%), Nook (3,1%) et Kobo (1,8%). Ces chiffres en disent long sur la situation du livre numérique sur le marché anglo-saxon.

Vous pouvez suivre ces relevés de ventes mensuels sur le site Authorearnings.

Ventes


L'IDPF disparait au sein du W3C

Publishingatw3cC'est fait. Le 30 janvier dernier a été acté la fusion de l'IDPF (International Digital Publishing Forum) dans le W3C (World Wide Web Consortium). Le site de l'IDPF devient un site archives. Les informations et les publications seront désormais sur le site du W3C ici. Un peu d'émotion. J'ai retrouvé mon premier billet sur l'ePub le 22 mai 2008, revoir les 142 billets, une petite histoire de l'ePub. Longue vie au format ePub au W3C ! Revoir cette vidéo qui explicite ce rapprochement.

PS: A signaler qu'un groupe "Save the IDPF, save Epub" ne souhaite pas ce rapprochement, avec beaucoup d'inquiétudes sur le développement du format ePub avec des intérets qui ne sont pas forcément ceux du web. L'édition ne devait-elle pas conserver une structure indépendante? Voir sur TheDigitalBookWorld. L'avenir nous le dira...


Etats-Unis : les ventes de livres numériques plongent en 2016

Nielsen-logo1Dans le cadre de DigitalBookWorld fin janvier, Jonathan Stolper, vice-président senior et directeur général mondial de Nielsen Book a confirmé que les ventes de livres numériques aux Etats-Unis seraient en baisse de 16% par rapport à 2015 sur les neuf premiers mois de l’année 2016. Le panel concerne une trentaine d'éditeurs. La baisse la plus importante concerne la fiction jeunesse, dont les ventes ont chuté de 28%. Du côté de la fiction pour adultes c'est une diminution de 15% en 2016 alors que le format représentait quand même 49% de toutes les ventes l'année dernière dans la catégorie; il serait en baisse de trois points de pourcentage par rapport à 2015. Les ventes ont chuté de 13% en 2016 dans la catégorie non-fiction pour adultes et représenteraient 12% de toutes les unités vendues dans le segment l'an dernier, comparativement à 15% en 2015. Au total, la part des ventes de livres numériques était de 23% en 2016. C'était 27% en 2015. Du coup, c'est le format hard-cover qui redouble le format numérique, une situation que l'on ne pensait plus possible depuis 2012. Parmi les raisons de cet effondrement, c'est toujours le prix qui est mis en cause: le prix moyen de l'ebook est passé de 5€ à 8€ en moyenne (une hausse de 60%). Autre facteur évoqué, de plus en plus de lecteurs d’ebooks utiliseraient leurs smartphones ou tablettes pour lire, alors que les utilisateurs de liseuses sont les plus gros acheteurs de livres numériques (via PublishersWeekly).


SIGIL améliorez vos ePubs - 02 Supprimer les lignes de blancs

SigilUn deuxième petit tutoriel sur Sigil pour améliorez vos ePubs. J'ai choisi d'utiliser le logiciel libre SIGIL qui me parait le plus facile et le plus complet pour bon nombre de petites modifications simples. Il propose également de fabriquer des ePubs de manière élaborée mais ce ne sera pas le sujet dans ces tutoriels. C'est en tout cas une première sensibilisation simple à ce logiciel très riche qui vous permettra d'aller plus loin si vous le souhaitez. Après la suppression des polices en novembre dernier (revoir ici), je vous propose aujourd'hui de supprimer les lignes de blancs entre les paragraphes. C'est un élément qui revient régulièment dans les ePubs, notamment chez beaucoup d'ePubs gratuits que vous trouverez. Suivez le guide:

DeuxDeuxième petit tutoriel donc. Pourquoi ces blancs entre les paragraphes? Outre le fait de surcharger inutilement les pages avec des changements de pages plus fréquents, ces lignes de blancs sont assez gênantes au fil de la lecture. En effet, typographiquement la ligne de blanc entre les paragraphes marque une rupture de temps dans le récit. La systématiser à chaque changement de paragraphes n'est pas correct. Si vous désirez les enlever de vos ePubs, voyons comment les supprimer simplement :

  • Télécharger le logiciel libre sur votre ordinateur, c'est ici. Je vous conseille cet excellent manuel pour démarrer.
  • Ouvrez SIGIL depuis votre bureau, puis ouvrez dessus le fichier ePub du livre numérique que vous voulez modifier. Il faut bien sûr que celui-ci ne comporte aucune DRM. Des fichiers comportant des tatouages peuvent être modifié sans intervention supplémentaire (merci aux éditeurs concernés), c'est l'un de ceux-là que j'utiliserais ici. Vous pouvez cliquer sur les copies d'écrans ci-dessous pour les agrandir.
  • En haut à gauche: File, puis Open comme sur tous les logiciels classiques.
  • La couverture apparait au milieu, normal. Dans la zone à gauche de l'écran, vous visualisez le déroulé de votre livre, la couverture, le titre, puis les différents chapitres, etc. Ceux-ci sont nommés indifféremment selon les livres. Pas d'inquiétude si c'est différent chez vous. Il s'agit de repérer un chapitre, n'importe lequel, en cliquant dessus.

Sigil1

  • Comme vous le voyez sur ce chapitre qui apparait dans la zone au milieu de l'écran, les lignes de blancs entre les paragraphes sont bien présentes, il s'agit maintenant de les enlever. Dans cette zone centrale, vous visualisez à la fois l'ePub tel qu'il apparaitra sur votre écran de lecture mais aussi la version codée en cliquant en haut sur le bouton < > qui se trouve à droite du petit livre. Vous basculez ainsi petit livre (version lecture) et < > (version codée).

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  • Une fois que vous avez ainsi cliqué sur < >, la version codée de votre chapitre apparait. Repérez la balise qui se trouve dans les paragraphes. Ici c'est <p class="Standard">, mais cela peut être tout autre chose, l'essentiel est de repérer comment s'appelle cette balise dans votre livre.

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  • Retournez ensuite dans le déroulé de votre livre à gauche. En descendant avec l'ascenceur après les fichiers du texte, vous trouvez un dossier Style, ouvrez-le, vous accédez à un ou plusieurs dossiers qui sont vos feuilles de styles. Elles déterminent la mise en forme de votre texte. Cliquez sur le style.css.

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  • La feuille de style apparait au milieu de votre écran. Repérez la fameuse balise qui vous intéresse, ici en l'occurence <p class="Standard">. Intéressez-vous à deux éléments qui sont à la suite de cette balise : margin-bottom et  margin-top. Vous voyez qu'ellles sont suivies toutes les deux de deux valeurs.

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  • Modifiez ces deux valeurs à 0 comme sur l'écran ci-dessous.

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  • Voilà, c'est presque terminé. Allez juste vérifier que les blancs entre les paragraphes ont bien été supprimés. Vous pouvez retournez visualiser n'importe quel chapitre puisque la feuille de style corrigée s'applique bien évidemment à tout le livre.

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  • Les blancs entre les paragraphes ont bien été supprimés, c'est bon. Ne vous inquiétez pas pour des blancs plus importants dans le texte qui marquent de vraies ruptures dans le temps du récit. Ceux-ci ne seront pas impactés.
  • N'oubliez pas de sauvegarder votre ePub avant de sortir de Sigil. File puis Save en haut à gauche. Vous voyez, une opération assez simple qui ne vous demandera que quelques minutes une fois que vous l'aurez pratiquée plusieurs fois.
  • A bientôt pour un nouveau petit tutoriel. Bonnes lectures !

Notre liberté plus par les livres que par le web

CrouzetC'était fin novembre, j'étais passé à côté, milles excuses. En observateur attentif du livre comme du web, Thierry Crouzet nous livre sur son blog "12 bonnes raisons d'aimer plus les livres que le web". Le format numérique du livre compris, à condition bien sûr que celui-ci en prenne le même chemin et ce n'est pas gagné du tout quand on voit le camembert actuel du marché du livre numérique. Je partage les convictions de Thierry.


Immatériel : les chiffres de ventes 2016

ImmaterielNous avons toujours aussi peu de chiffres de ventes en France. Le distributeur Immatériel a donné la semaine dernière la répartion de ses ventes 2016. Sans surprises, Amazon en tête avec 43,8% des ventes. Kobo/ Fnac derrière avec 21,9% (Kobo 17,4% et Fnac 4,5%), Apple et Google derrière avec respectivement 15,9% et 11,5%. Ces 5 acteurs représentent 93,1% des ventes en France, les seuls 4 anglo-saxons 88,6%. Quels enseignements? Tout d'abord Amazon plafonne désormais, s'érode même peut-être un peu avec les années avec une concurrence solide de Kobo qui dispose à la fois de l'enseigne physique de la Fnac et de son expérience internationale sur le marché (liseuses et environnement). Apple maintient sa position. Avancée significative de Google en quelques années. La grande surprise de ces chiffres, c'est l'effondrement des ventes de la Fnac. Alors qu'un partage vertueux des ventes entre Kobo et la Fnac était plus ou moins de mise il y a quelques années, la Fnac décroche, c'est 1/4 seulement des ventes de celles de son partenaire canadien. Les lecteurs achètent des liseuses Kobo à la Fnac, puis achètent leurs livres avec un compte Kobo. Grosse désillusion pour la chaine française. Si elle est confirmée chez les autres revendeurs, une situation qui pose bien des questions sur la stratégie future de la Fnac. Dernier point, aucun acteur français indépendant ne parvient à sortir véritablement son épingle du jeu malheureusement. Voir le détail sur le blog de 7Switch. Même si bien sûr ces chiffres ne sont limités qu'à Immatériel, ils sont quand même éclairants. Merci à Immatériel pour ces éléments.

PS: pour mémoire, Volumen avait donné des chiffres il y a deux ans, revoir ici.

Ventes2016


Agence du livre en Paca : Livre et numérique

PacaL'Agence du livre en région Paca nous propose un livre blanc "Livre et numérique, enjeux, innovations". "Ce document permet d'appréhender rapidement ce qu'est la chaîne du livre, d'en donner de grands repères chiffrés en France et en Paca, de poser quelques grands enjeux auxquels le numérique confronte les professionnels, et de présenter les activités de l'Agence répondant à ces enjeux". Une synthèse complète et bien faite, appelée à être mise à jour régulièrement. Le document est à télécharger librement sur le site de l'agence sans s'inscrire à quoi que ce soit, comme vous le proposent systématiquement certains. C'est incroyable comme ils ont le chic pour s'approprier le travail des autres...

Pour archives ici


La bande dessinée numérique n'intéresse guère les français

BdLa bande dessinée numérique est encore dans le bac à sable. Rien à faire, année après année, le constat reste le même. Alors que le secteur de la bande dessinée est toujours aussi florissant, le numérique déçoit toujours autant. Les éditeurs concernés ne sont guère disposés à trop communiquer sur les chiffres décevants. Le député Hervé Gaymard confiait même en aparté au printemps dernier qu'"Iznéo n'était pas un franc succès". C'est peu de le dire. Le récent rapport 2016 de l'ACBD (Association des critiques et journalistes de bande dessinée) confirme que c'est encore moins de 1% du secteur:

"La bande dessinée numérique, quant à elle, peine toujours à trouver ses marques sur un marché francophone qui reste dominé par le papier. Si la part de la diffusion des livres digitaux est passée, en moyenne, de 4% à 5% entre 2015 et 2016, pour l’ensemble de l’édition (baromètre de l’offre de livres numériques en France, 3ème édition, KPMG, septembre 2016), elle ne dépasse guère 1% dans la seule bande dessinée, de l’avis de tous les professionnels interrogés.  Pourtant, ce genre est — avec les ouvrages pratiques et la littérature – l’un de ceux où l’offre est la plus disponible: 80% des nouveautés et 70% du fonds récent sont désormais accessibles en version digitale, même si le pourcentage tombe à moins de 50% pour le fonds ancien. Ceci témoigne d’une certaine prudence des éditeurs devant les investissements nécessaires à engager pour des perspectives de ventes aléatoires." A retrouver le rapport complet ici.

L'écart se creuse de plus en plus avec les autres secteurs. Et pourtant l'offre large de titres est là, les prix attractifs sont là par rapport à ceux de la littérature générale. Bizarre quand même. Alors? Si la bande dessinée numérique ne fonctionne pas c'est que le modèle proposé ne convainc pas. Plusieurs fois j'en ai fait le constat autour de moi auprès de grands lecteurs de bandes dessinées avec l'impossibilité de se (re)constituer des bibliothèques, de retrouver ses séries favorites sous forme numérique en toute liberté de manière déconnectée. Ce qu'ont compris certains éditeurs de fantasy par exemple comme Bragelonne, sur des publics de lecteurs souvent proches. Bragelonne doit être sans doute proche des 10% des ventes au format numérique. Un rapport de 1 à 10. Une stratégie radicalement opposée. L'impossibilité de disposer des fichiers est un vrai repoussoir. On a beau chercher toutes les formules, illimité, location, rien n'y fait... "On nous propose d'acheter du vent". J'ai plusieurs fois entendu ce genre d'expression. Tant que les éditeurs n'auront pas compris que les seules offres d'abonnements en streaming ne feront jamais décoller le marché français, pas de raison que cela change du côté des lecteurs. Si les éditeurs suivaient les autres secteurs, la bande dessinée numérique connaitrait un grand succès, aucune raison objective qu'il en soit autrement...


Italie : une baisse de la TVA qui porte le marché de l'ebook

ItalieLe livre numérique a le vent en poupe de l'autre côté des Alpes chez nos amis italiens. Une hausse de 21% sur le premier semestre 2016 par rapport à 2015. Il y a deux ans maintenant, les éditeurs décidaient de répercuter la baisse de la TVA sur les prix de vente public, de déserrer l'étau. Une politique qui a porté ses fruits sans aucune influence sur le marché global du livre imprimé italien. En complément un document qui revient sur l'évolution du livre numérique italien jusqu'en 2015. ici (via GoodeReader).


Post-Digital Print : pour un livre post-numérique

PrintdigitalDes idées de livres cette semaine... Un excellent livre que je vous conseille absolument. "Print-Digital Print, la mutation de l'édition depuis 1894" de Alessandro Ludovico aux Editions B42. Cet ouvrage propose un panorama historique très complet des interractions entre le médium imprimé et des nouvelles technologies qui le concurrence, avec un questionnement sur une autorité remise en question au fil des années. Il a le mérite de rappeler que les interrogations d'aujourd'hui ne sont pas nouvelles. L'auteur montre aussi que c'est dans le domaine d'initatives artistiques militantes que les frottements sont les plus intéressants dans le processus de création et d'innovation. Il est lui-même issu de cette mouvance puisqu'il est artiste et a animé une revue, "Neutral", imprimée depuis 1993. Il est aussi enseignant en Angleterre. Les références sont très nombreuses, une véritable mine qui excite la réflexion au fil des pages.

Ce qui ressort de la lecture, c'est que l'imprimé et le numérique ne s'opposent pas, que les hybridations entre les deux sont un terrain d'une richesse passionnante, le livre en tant que phénomène "post-numérique" vient de démarrer : "Il n'y a pas de voie à sens unique qui conduirait de l'analogique au numérique ; il faudrait parler plutôt parler de transitions qui s'effectuent de l'un à l'autre, dans les deux sens. Le numérique est le paradigme du contenu et de la quantité d'informations ; l'analogique celui de la fonctionnalité et de l'interfaçage... Le développement de futurs projets hybrides (post-numériques) reste un terrain largement ouvert à l’exploration." Un ouvrage qui va devenir une référence, j'en suis sûr. Dans toutes les bonnes bibliothèques. La version numérique n'est pas disponible, dommage, notamment pour les 300 hyper-liens présents dans l'ouvrage. L'éditeur devrait engager lui-même une mise en pratique de l'hybridation. Un grand merci à Antoine de m'avoir signalé ce livre.

PS: à signaler le site anglais avec de très nombreux compléments et la possibilité de télécharger une version PDF.


TEA : une intéropérabilité complète au service des libraires

TeaLa société TEA (The Ebook Alternative) a présenté hier au Centre National du Livre ses derniers développements. Née fin 2011 sous l'impulsion de Guillaume Decitre (Président des librairies Decitre), elle a créée un environnement exclusivement BtoB pour permettre à des libraires de vendre des livres numériques. S'appuyant sur un partenariat exclusif avec le fabricant de liseuses PocketBook en France, des acteurs importants comme Cultura et SuperU ont rejoint TEA en pionniers et sont entrés à son capital (Decitre 58%, Cultura 24%, SuperU 8%). Plus récemment, d'autres acteurs sont venus, Chapitre, France-Loisirs, Furet du Nord, mais aussi de petits libraires indépendants, la liste complète des partenaires est ici. La semaine dernière les Editions Harlequin annonçait également un partenariat pour des solutions complètes de vente. TEA, c'est désormais 20 salariés, 500.000 fichiers au catalogue (TEA dispose des fichiers à l'instar des géants anglo-saxons), 900 points de ventes des liseuses TEA, 300.000 utilisateurs, 20 sites internet affiliés, 4M€ de CA.

Etape décisive pour les clients pour améliorer l'expérience utilisateur, David Dupré, directeur général de TEA, et Rémi Bauzac, directeur recherche et développement, sont revenu très longuement sur la DRM CARE, la mesure technique de protection interopérable. Elle est destinée à remplacer la DRM Adobe et faciliter la lecture pour les lecteurs, faire dégringoler le service après-vente des vendeurs de livres numériques. Un gros point noir qui concerne tous les acteurs indépendants dans des environnements ouverts.

C'est bien l'interopérabilité complète des livres numériques qui est en vue. L'adoption de CARE et l'abandon de la DRM Adobe a eu une conséquence très positive pour les clients. TEA a donné une courbe probante sur l'évolution du chiffre d'affaire suite à l'adoption de CARE en octobre 2015. Les clients libraires présents hier ont aussi confirmé la baisse très significative du SAV en magasins. Plus de compte et d'identifant Adobe, plus de téléchargement d'ADE, plus de synchronisations avec les liseuses et applications, etc. Bref, tout ce qui handicape l'expérience de lecture d'un client sur des sites indépendants. Sans parler de données clients qui vont vers Adobe...

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CARE s'appuie très étroitement sur le standard LCP (Lightweight Content Protection) dont les spécifications définitives seront bien proposés dans les premiers mois de 2017. C'est ce qu'a confirmé hier Laurent Le Meur, directeur technique de l'European Digital Reading Lab en charge du projet. Tous les environnements de lecture numériques pour l'instant étanches avec des DRM propriétaires ou sous DRM Adobe pourront s'emparer de ce nouveau standard libre, "y compris Amazon" a t-il ajouté malicieusement. CARE n'a pas vocation à remplacer LCP. Ayant un coup d'avance, il le rejoindra naturellement une fois LCP en phase de lancement.

TEA a proposé une série de démonstrations très probantes. Premier cas, un client retrouve tous ses achats (tous supports) dans sa bibliothèque et dispose d'une lecture également tous supports (ordinateur, smartphone, tablette et liseuse connectée en wifi). Deuxième cas, un client d'un libraire dans l'environnement TEA peut actuellement acheter ou recevoir un livre-cadeau qui vient d'un autre libraire toujours dans TEA. La bibliothèque unique du client se met à jour avec les nouveaux livres téléchargés. Dernier cas qui parlera à tous ceux qui ont eu à gérer la DRM Adobe sur leurs liseuses, un livre numérique acheté dans l'environnement TEA et donc crypté avec CARE peut s'exporter sur une liseuse "compatible CARE" et cela indépendemment d'un compte client particulier à renseigner au cas par cas. TEA l'a montré en démonstration hier. Le fichier ePub exporté sur la liseuse s'ouvre tout seul sans la demande d'un mot de passe supplémentaire quelconque. Nous sommes bien dans une expérience utilisateur équivalente aux acteurs anglo-saxons.

Très concrêtement à terme dans un environnement LCP, le lecteur pourra indifférement passer d'une liseuse à l'autre sans contraintes supplémentaires. Les éléments d'identifications sont interne au fichier. Il suffira que les fabricants ou les grands libraires concernés intègrent les spécifications et procèdent aux mises à jours sur les liseuses. Le problème se pose évidemment pour les parcs de liseuses les plus anciens. Chapitre et France Loisirs par exemple y sont confrontés avec un très grand nombre de leurs clients posseseurs de liseuses Sony. Pas d'autres solutions que de fournir les livres sous DRM Adobe. TEA a annoncé dans sa roadmap une mise à jour des applications et des liseuses PocketBook en janvier 2017 et le déploiement chez tous leurs clients libraires. David Dupré a également annoncé le lancement en ce mois de décembre d'une application pour lecture offline sur ordinateur (PC, Mac, Linux) J'aurais bien sûr l'occasion d'y revenir.

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Bibliothèques : le livre numérique, un regard international

OffrelivrenumeriqueA signaler "L'offre de livres numériques à destination des bibliothèques de lecture publique: un regard international" aux Presses de l'Enssib. Une publication qui trouve son origine dans le séminaire qui avait été organisé entre mai 2014 et mars 2015 par l’Enssib (Hans Dillaerts et Benoît Epron), l'ARALD (Antoine Fauchié) et les laboratoires Dicen-Cnam (Ghislaine Chartron) et ELICO (Lyon) ; il avait bénéficié du soutien de l'ARC 5 et de la Région Rhône-Alpes. Sur le site de l'Enssib, en téléchargement gratuit. Cette étude complète permet de confronter les modèles pour les bibliothèques.


SIGIL améliorez vos ePubs - 01 Supprimer les polices

EpubJ'avais lancé l'idée à la rentrée, j'ai pris un peu de retard, pardonnez-moi. Je vais me rattraper et d'ici la fin de l'année vous fournir quelques petits tutoriels pour améliorer les ePubs que vous achetez ici ou là et qui ne vous donnent pas entièrement satisfaction. C'est souvent des défauts qui reviennent de manière récurrente. J'ai choisi d'utiliser le logiciel libre SIGIL qui me parait le plus facile et le plus complet pour bon nombre de petites modifications simples. Il propose également de fabriquer des ePubs de manière élaborée mais ce ne sera pas le sujet dans ces tutoriels. C'est en tout cas une première sensibilisation simple à ce logiciel très riche qui vous permettra d'aller plus loin si vous le souhaitez: 

01Premier tutoriel aujourd'hui, concernant les polices de caractères embarquées dans les fichiers ePubs. En effet, certains éditeurs s'entêtent encore à en fournir à l'intérieur des fichiers. Certaines sont complètement inadaptées (genre Garamond, Baskerville, Times, etc.). D'autres sont fournies déjà dans tous les choix des polices proposées dans les liseuses ou les tablettes avec les différents logiciels de lecture. Elles font doublon, c'est un non sens. Autre élément, elles alourdissent inutilement le poids des fichiers de manière très importante, souvent multiplié par deux, voir trois. De plus bien souvent, elles créées des conflits dans la gestion des polices sur vos liseuses. Attention, dans le cas de livres avec des mises en pages complexes (sciences humaines et sociales, livres pratiques, etc.), certains éditeurs font des choix très judicieux avec des polices différentes. Il convient de les conserver. C'est pour les romans, les essais, que le problème se pose pour des polices souvent inutiles. Voyons comment les supprimer très simplement:

  • Télécharger le logiciel libre sur votre ordinateur, c'est ici. Je vous conseille cet excellent manuel pour démarrer.
  • Ouvrez SIGIL depuis votre bureau, puis ouvrez dessus le fichier ePub du livre numérique que vous voulez modifier. Il faut bien sûr que celui-ci ne comporte aucune DRM, je vous invite à rechercher sur le web comment les supprimer. Des fichiers comportant des tatouages peuvent être modifié sans intervention supplémentaire (merci aux éditeurs concernés), c'est l'un de ceux-là que j'utiliserais ici. Vous pouvez cliquer sur les copies d'écrans pour les agrandir.
  • En haut à gauche: File, puis Open comme sur tous les logiciels classiques.

File01

  • Une fois le fichier ouvert sur SIGIL, c'est la zone à gauche qui nous intéresse, qui regroupe les différents fichiers, Textes, Styles, Images, Fonts.

File02

  • C'est ce dernier fichier Fonts qui nous intéresse. Allez repérer les différentes polices qu'il contient.

File03

  • Sélectionner toutes les polices à supprimer, clic droit puis Delete.

File04

  • Voilà, terminé, n'oubliez pas de sauvegarder votre fichier. File puis Save avant de sortir.

Votre fichier ePub peut être utilisé sur tous vos supports (liseuses, tablettes, smartphones) sans les contraintes de police inadaptée, de poids et de conflit. N'ayant pas peur d'avoir fait une quelconque bétise, tous les textes s'ouvriront correctement. Le logiciel de lecture embarqué sur votre matériel vous proposera une police par défaut et un large choix de polices, vous trouverez parfaitement votre bonheur.

Bonnes lectures, à bientôt pour un nouveau petit tutoriel !


Le livre au format de poche résiste bien au numérique

EtagereC'était la grande crainte des éditeurs français il y a quelques années. Le décrochage du livre de poche par rapport au livre numérique. La concurrence est frontale, tant sur les prix, sur les secteurs éditoriaux concernés que sur les usages des lecteurs, notamment les gros lecteurs. Mise à jour de mon graphique en fonction des chiffres de l'année 2015 qui ont été donnés cet été par le Syndicat National de l'Edition (SNE). Face au développement du livre numérique, le livre au format de poche fait mieux que résister. Il progresse même de 1,7% par rapport à 2014. Si l'on regarde la somme poche + numérique, c'est même 7% de plus que la meilleure année du livre de poche en 2006. Cette résistance du format poche, malgré sans doute une rentabilité moindre avec des efforts supplémentaires des groupes (campagnes marketing, specimens offerts, etc.), traduit bien la fidélité pour l'instant des lecteurs au format de poche. C'est aussi la stratégie de défense des prix des éditeurs qui est couronnée de succès.

Poche


Web : le projet de l'archivage

ServeurLa fondation Internet Archive, pionnière dans l’archivage du Web, fête en 2016 ses vingt ans, tandis qu’en France le dépôt légal du Web célèbre ses dix ans. Si l’archivage du Web est donc jeune, le World Wide Web l’est aussi: c’est en effet seulement cinq années après sa naissance que le souci d’archiver la Toile commence à prendre forme. A lire le billet très complet que lui consacre la BNF dans ses Carnets.


L'ePub3 à la traîne

Epub3Le format ePub dans sa version 3. Une évolution du format qui supporte les enrichissements multimédias. On en parle depuis des années, ce ne sont pas les efforts qui ont manqué chez certains éditeurs, traditionnels comme pure-players numériques. Les premiers projets dès 2010-2011, on se rappelle de celui-ci par exemple... Aujourd'hui force est de constater que les résultats restent bien décevants. On en finit même par se demander si les lecteurs en ont vraiment besoin. La presse quotidienne comme magazine, notamment, ne s'est jamais intéressé à ce format sur des contenus souvent très proches de l'édition illustrée. A lire l'intéressant billet "Les 5 raisons pour lesquelles l'ePub3 est à la traîne" sur LettresNumériques. Proximité du web comme des applications, développements coûteux, limitations des supports de lecture et des plateformes de vente, applications de lecture insuffisantes, instabilité du format... C'est beaucoup de chantiers qui restent en jachère pour l'instant...


BVA : les français et la lecture

BvaA découvrir une étude sur les français et la lecture réalisée par l'institut BVA pour la presse régionale. 80% des français affirment aimer lire (contre 77% en 2015) et seulement 5% ne lisent aucun livre par an. Cela représente en moyenne 14 livres par personne et par an. Le sondage complet à retrouver ici. Comme d'habitude pour archives ici. Coté numérique, je retiens deux slides sur l'utilisation des liseuses et la lecture des livres numériques. La liseuse s'installe peu à peu dans les pratiques malgré les prix élevés des livres qui doivent en décourager sans doute beaucoup. 20% des personnes interrogés affirment avoir lu des livres numériques, un pourcentage qui aurait doublé par rapport au sondage de 2015. C'est même 3% des lecteurs qui disent ne plus lire qu'au format numérique. C’est une évolution forte des pratiques numériques (via ActuSF).

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IDPF : le rapprochement avec le W3C est voté

IdpfLes organisations membres de l'IDPF (International Digital Publishing Forum) ont largement approuvé, par une majorité de 72 voix (88%) contre 10 (12%), le plan proposé par le Conseil d'administration de l'IDPF pour fusionner l'IDPF au sein du World Wide Web Consortium (W3C). L'annonce a été faite par un communiqué:

"Le plan se poursuivra maintenant et l'achèvement du rapprochement est prévu d'ici janvier 2017. Il sera toujours assujetti à la finalisation des ententes définitives nécessaires.

86 voix ont été exprimées (dont 4 abstentions), ce qui équivaut à 66% des 130 membres IDPF en règle. Cela représentait le pourcentage le plus élevé de membres participant à un vote ou à une élection au cours des huit dernières années, dépassant de loin la condition de quorum de 25%.

Il reste encore beaucoup à faire pour rédiger et exécuter les documents finaux nécessaires à l'exécution de la combinaison envisagée, ainsi que pour entreprendre d'autres activités de transition. IDPF s'attend à partager plus d'informations au cours du mois prochain sur le statut et les prochaines étapes concernant la combinaison.

Nous espérons que tous les membres de l'IDPF et les autres membres de l'industrie, qu'ils soient ou non initialement en faveur de la combinaison proposée, se joindront maintenant et collaboreront pour maximiser le succès d'une communauté éditoriale considérablement accrue dans le W3C afin d'avancer efficacement vers un réseau ouvert et accessible, un écosystème interopérable de l'édition numérique."

Voir le communiqué ici.


Quaternum : un point sur le "livre web"

AntoineNotre ami Antoine Fauchié revient aujourd'hui dans un billet très complet sur les fameux "livres-web", ces livres numériques qui se présentent sous la forme de sites web. Un micro-phénomène défriché par quelques-uns depuis plusieurs années. Si on l'oppose souvent au format ePub qui dispose de modèles économiques et d'usages solides, c'est plus aujourd'hui en terme de complémentarité qu'il est envisagé.