Un blog pour suivre l'actualité de la lecture numérique. A la découverte des livres numériques, des ebooks avec les nouveaux readers, liseuses, tablettes et autres "lecteurs numériques" conçus pour les lire !
Avec un clin d'oeil à Alde Manuce, éditeur-imprimeur à Venise il y a 500 ans...
Un papier électronique effaçable et réutilisable jusqu'à 260 fois, disponible d'ici deux ans pour 2$ la feuille A4! C'est l'iR2 e-paper, du côté d'un institut de recherche à Taïwan (via JournalduGeek).
Il y avait Eric Chevillard et son livre de blog, il y aura peut-être demain François ou Virginie et leurs livres de tweets! A signaler le projet TweetBook initié par Frédéric Kaplan, toujours lui, qui nous détaille la démarche:
"Laurent Bolli et moi-mêmes présentons dans l'exposition Objet(s) numérique qui ouvre aujourd'hui au Lieu du Design à Paris, un nouveau service proposé par Bookapp.com: la production automatisée d'un "Tweetbook" en impression à la demande.
Il y une longue tradition classique que Michel Foucault a contribué à faire mieux connaître qui reconnaît comme sagesse et art de vivre la pratique quotidienne des actes de mémoire consistant à consigner les choses lues, entendues ou pensées. Pour Senéque, Plutarque ou Marc Aurèle, l’écriture de soi est une hygiène de vie. Les nouveaux outils de communication de l’Internet ont, à leur manière, inventé des nouvelles pratiques autobiographiques. Le projet "Tweetbook" explore la nature de ces nouvelles "écriture de soi" en permettant à chacun de jeter un regard neuf sur le type d'autobiographie qu'il produit, presque sans le savoir au fil, de ses interactions numériques.
Le Tweetbook est un livre produit à partir de l’ensemble des « tweets » d’une personne sur une période donnée. Il rassemble ainsi un matériel biographique déjà produit, donnant une dimension documentaire à un flux de micro messages. Pour créer son Tweetbook l’auteur entre les identifiants de son compte Twitter sur une borne interactive. Celui-ci est ensuite produit de manière automatique. Le livre correspondant peut-être reçu gratuitement par email ou imprimé à la demande sous la forme d’un véritable livre, une sorte d’autobiographie express.
Dans un premier temps, ce type de Tweetbook peut apparaitre comme une représentation curieuse de nos vies numériques. Mais ceux qui le souhaitent peuvent utiliser le dispositif de manière plus créative, en créant un compte Twitter particulier que leur servira à écrire de un Tweetbook spécifique ou en produisant le Tweetbook correspondant à des Tweets d'objets connectés.
Nous ne sommes pas les premiers à produire des Tweetbooks. James Bridle avait notamment réalisé un premier exemple il y a quelques temps. Dans ce projet, nous avons tenté d'explorer les aspects formels et fonctionnels de ce nouveau type de livres : typographie et mise en page adaptée, mise en avant des tweets les plus retweetés, index des destinataires et des hashtags, graphes montrant l'évolution du nombre de tweets mois après mois. Nous avons aussi voulu proposer une première chaine industrielle pour la production d'objets de ce genre en l'associant à un service d'impression à la demande."
Allez découvrir la "bécane" à cancans au Lieu du Désign. Vous nous jacterez ce que vous en pensez! Peut-être même que certains d'entre vous allergiques aux tweets se laisseront séduire après coup! J'avoue que j'ai très envie de découvir la réalisation technique de ces tweetbooks, à suivre...
Venez rencontrer D-FICTION à l'occasion d'une SOIREE D-FICTION le 1er avril prochain dans le cadre du festival HORS LIMITES à la Médiathèque de Bagnolet. Ce soir-là, à partir de 19h, Cécile Guilbert et Oliver Rohe seront en compagnie d’Isabelle Rozenbaum. Ils rencontreront le public autour de la projection de leur vidéos et expliqueront “Comment filmer la littérature?”. Une démarche très originale de cette petite équipe passionnée de littérature et des différentes formes qu'elle peut prendre dans l'univers multi-média; à signaler aussi ce "Bourlinguer avec Dante". Ils démarrent également une activité éditoriale pleine de promesses!
A mettre sur vos tablettes, un rendez-vous intéressant à l'Atelier Français le 21 avril prochain sur le thème "Littérature et numérique: vers quelles écritures?". Avec la Société des Gens de Lettres (SGDL), ils ont convié un panel composé de spécialistes de l’écriture et des nouvelles technologies, d’écrivains et d'éditeurs numériques autour d'une question: "La révolution numérique et les nouveaux comportements qu’elle induit seront-ils perçus par les auteurs comme une fatalité ou bien plutôt comme une opportunité à saisir et l’occasion d’explorer de nouveaux chemins?". Tous les détails par ici.
Mise en ligne du débat qui a eu lieu à la SCAM (Société civile des auteurs multimédia) sur le thème "L'Ecrivain au coeur du numérique". Un code des usages à définir rapidement comme le réclame Benoit Peeters (via Tiers-Livre).
A signaler dans la revue Esprit de ce mois-ci, un entretien avec Pascal Fouché, docteur en histoire, éditeur et spécialiste de l'édition au XXème siècle, qui revient sur le livre et l'ère numérique. Le pdf est ici. Je pense que l'on a tendance à mélanger livre et lecture, l'histoire du livre numérique n'est pas l'histoire de la lecture numérique. A quoi bon disposer d'un fichier numérique si l'on ne dispose d'un dispositif de lecture toujours plus proche d'une expérience de lecture sur le papier. Qu'est ce que serait le format MP3 sans des petits baladeurs comme l'iPod? L'échec de Cytale en est bien la preuve à l'aube des années 2000. C'est bien l'apport d'une technologie d'affichage comme le papier électronique et son adoption par des acteurs comme Sony et surtout Amazon qui ont changé fondamentalement les choses. Nous ne serions pas là pour évoquer le "livre numérique" aujourd'hui, cela me paraît être une évidence. "Et, derrière les questions d'affichage du texte, il y a tout ce qu'on
peut faire avec ce texte, tout ce que le numérique permet que le livre
ne permettait pas les commentaires, les renvois, les liens, etc. Les
usages sont tout autant bouleversés parce que la lecture n'est plus
aussi linéaire que sur un texte imprimé. La lecture devient ainsi un
ensemble de lectures parallèles qui peuvent être interrompues par un
lien, par des annotations, par des compléments d'informations faits par
d'autres contributeurs. La façon de lire est en train de se
métamorphoser. Les générations de gros lecteurs comme les nôtres sont
habituées à lire de façon traditionnelle. Et, curieusement, les plus
gros lecteurs sont ceux qui s'approprient le plus rapidement ces
nouveaux modes de lecture. Des études récentes montrent que ceux qui
achètent le plus de livres électroniques aux États-Unis sont déjà les
plus gros lecteurs. Ils ne remplacent pas le livre physique par le
numérique parce que finalement, ils ont une masse de livres physiques à
disposition alors qu'il y a encore peu de livres numériques et qu'ils se
sont appropriés le livre numérique comme un nouveau moyen de lecture en
plus du livre physique. Mais cela va-t-il continuer? On pense aujourd'hui que le livre
numérique ne va pas remplacer le livre physique. Le livre papier va
continuer au moins pour une certaine partie de la production, bien qu'il
y ait déjà une partie qui est dématérialisée ou va l'être rapidement."
Vous n'y arrivez pas avec le clavier virtuel de l'iPad? Pas de souci, USB Typewriter vous propose un bon clavier "à l'ancienne" qui se branche à la prise USB. Je trouve cela absolument génial! Hemingway sur l'iPad!
Une interview de Frédéric Kaplan, ingénieur et auteur de La Métamorphose des Objets (FYP Editions, collection Présence
Essai) sur l'iPad et les nouvelles façons de lire, du côté de l'émission Médialogues (Radio Suisse Romande). Le podcast est ici. Beaucoup de pertinence et d'intelligence dans ce brouhaha ambiant, ça fait du bien.
Vous êtes en train de lire un billet trop long, vous voulez le conserver et le lire plus tard sur votre lecteur dans une version ePub. C'est désormais possible avec Instapaper. En deux clics, vous obtenez une version exportable (il y a même une version Kindle). Absolument épatant pour la complémentarité entre deux modes de lecture. Tous les détails sur le blog.
Le Bookstrapping, vous connaissez? C'est ce que propose ce site imaginé par Frédéric Kaplan (je vous avais déjà parlé de lui - revoir l'interview réalisée par Daniel Garcia notamment). Le principe est simple: transformer chaque page d'un livre en autant de pages web où vous pouvez glisser vos commentaires comme de petits post-its collés. Mais aussi des liens, des vidéos, des photos. Conversations entre lecteurs, entre lecteurs et l'auteur, peuvent se superposer en suivant la trame du livre (qui reste essentielle), l'ensemble réparable ensuite avec la fréquence des commentaires. Vous pouvez ainsi "bookstrapper" n’importe quel livre. Il suffit d’entrer
son IBSN pour le créer dans la base et discuter, page à page, entre
lecteurs. Frédéric Kaplan propose l'expérience notamment sur son dernier livre. Tous les détails sur LaFeuille (merci) qui ajoute de manière pertinente :"Reste qu’il faudra imaginer des passerelles entre les différentes
éditions pour que les pages des versions de poches correspondent à
celle des éditions grand format, afin d’agréger tous les commentaires
de plusieurs éditions de livres. Voilà qui sera techniquement peut-être
un peu plus difficile.Enfin, il faudra que l’auteur se prête au jeu et apprenne à
répondre. Ce ne sera pas nécessairement le plus simple. Or cette
présence de l’auteur est essentielle au succès de l’opération, afin que
ces systèmes ne montrent pas une édition d’éditeur, sans auteurs.
Bookstrapping montre encore une fois, s’il était nécessaire, que ce
sont les auteurs qui sont la pièce maîtresse du dialogue avec les
lecteurs". Moi aussi, j'ai eu envie de démarrer une expérience avec le livre que j'ai commencé hier soir "N'espérez pas vous débarrasser des livres" de Jean-Claude Carrière et Umberto Eco. Si vous voulez vous joindre à moi et que nous arrivions à éveiller la curiosité des deux auteurs, c'est par ici.
Surtout ne pas manquer l'interview de Umberto Eco dans Télérama de cette semaine. Quand on interroge un passionné des livres comme lui sur l'avenir des livres... "N'espérez pas vous débarrasser des livres. Avec cet avertissement en
guise de titre à ses joyeux entretiens avec le scénariste Jean-Claude
Carrière (éd. Grasset, sortie le 21 octobre), Umberto Eco nous prévient: ne comptez pas sur lui pour rejoindre le choeur des Cassandre qui
annoncent régulièrement la disparition du livre ou de la lecture!" Joint une version ePub pour conserver dans son lecteur favori. Penser à archiver les trois versions: le journal papier, le lien web et le fichier. Laquelle pourra t'on relire en 2050?
Vous connaissezVook? Une nouvelle expérience de lecture, aux Etats-Unis, qui mêle à la fois livre et vidéo. Des livres hybrides en quelque sorte. 4 titres pour l'instant dans quatre domaines très différents: fitness, cuisine, roman policier et roman d'amour. A découvrir à la fois sur votre ordinateur et sur votre mobile. L'ouverture sur vos réseaux sociaux est bien entendu prévue. L'éditeur Simon and Shuster s'est associé au projet. A suivre attentivement ce type d'expérimentation qui ouvre de nouveaux champs de développement chez les éditeurs avec la forte conviction que si ce n'est pas eux qui le font, ce sera inévitablement d'autres acteurs qui séduiront leurs auteurs et les vidéos/lecteurs. Voir l'interview de Judith Carr, chargé du projet chez Atria Books. Plus de détails sur le NewYorkTimes et le HuffingtonPost.
Petite piqûre de rappel avec les conférences du Cléo/Marseille qui sont mises en ligne au fur et à mesure sur LéoHypothèses et InternetArchive. Schéma XML TEI pour l'édition, typographie pour le web, clés du référencement... C'est comme le cochon...
Le débat s'était ouvert, livre ou pas livre, il y a quelques semaines. Une nouvelle pièce à verser au dossier (un nouvel ornithorynque devrais-je dire), le nouveau roman multimédia "Unnatural States" de Nicolas Furlong (via Teleread).
J'avais rencontré les responsables de Vision Objects l'année dernière, une petite société nantaise spécialisée dans la reconnaissance d'écriture manuscrite naturelle. Ils ne cessent de grandir. Leur concurrent ? rien de moins que Microsoft... Je vous conseille l'interview d'Olivier Cros par Jean-Michel Billaut. Un très intéressant tour d'horizon des applications très nombreuses qu'ils développent. A la question de Jean-Michel, "Est-ce qu'une feuille A4 en papier électronique remplacera un jour notre papier traditionnel ? C'est possible...". En attendant, voir absolument le post-scriptum (si vous n'avez pas le temps, c'est au alentour de 18,30mn), comment on peut stocker l'intégralité de ses notes manuscrites sur l'ordinateur, comment on peut faire de la recherche (genre GoogleDesktop) et comment on peut transformer en un clin d'oeil ses notes et ses petits crobards en des documents word présentables (tableaux, schémas compris). Et c'est bientôt en vente d'ici la fin de l'année pour un prix très abordable. Une vraie révolution dans l'enseignement notamment...