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Edition : une année 2017 qui marque le pas

Edition2017_SNEUne année 2017 difficile pour l'édition. Entre le boom du scolaire passé, un calendrier électoral traditionnellement néfaste pour les ventes de livres, c'est le retour à une réalité morose qui se confirme. Le chiffre d’affaires des éditeurs a connu un recul de -1,61% par rapport à 2016, passant de 2 837 millions à 2 792 millions d’euros. 

Les secteurs qui ont le vent en poupe. Toujours les très belles performances de la bande dessinée (+13%) et de la littérature générale (+2,7%) qui donnait des signes d'inquiétude l'année précédente. En revanche le secteur jeunesse toujours porteur marque très nettement le pas (-6,6%).

Dans un tel contexte le marché de l’édition numérique, dynamisé par la croissance de l’édition professionnelle et universitaire, poursuit sa progression (+9,8%). Il représente désormais 7,6% du chiffre d’affaires des ventes de livres des éditeurs. Il dépasse la barre symbolique des 200 M. d'euros.

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Voir les chiffres complets sur le site du SNE.

Pour archives les deux documents, Téléchargement SNE2017 complet et Téléchargement SNE2017 sommaire

 


Editis : le million de livres imprimés à la demande est atteint

CopernicsLa révolution numérique, ce n'est pas seulement celle du livre dématérialisé. Je vous avais parlé en début d'année de la révolution en cours du livre imprimé à la demande du côté du groupe Editis. Une logique de "stockage virtuel" qui se met en place. Un an après son démarrage au sein de l'unité logistique d'Interforum, c'est le million de livres qui a été produit de cette façon. Lire le communiqué de presse donné aujourd'hui:

Malesherbes, le 19 juin 2018 -

Interforum, filiale du groupe Editis, fait le bilan sur Copernics. Un an après sa mise en place, la solution révolutionnaire d’impression à la commande répond à toutes les attentes. Pour Interforum, premier diffuseur-distributeur français, tous les feux sont au vert pour passer à la vitesse supérieure.

Il y a tout juste un an, Interforum inaugurait Copernics, un outil qui promettait de révolutionner le monde de l’impression. À un coût d’impression identique, Copernics permet d’imprimer des ouvrages à la commande. Grâce à la technologie développée par EPAC, Interforum est le seul acteur en Europe en capacité aujourd’hui de traiter un tel volume d’impressions à la commande, avec une qualité finale identique à celle des ouvrages imprimés de manière traditionnelle. Pour Pierre Conte, Directeur général du groupe Editis, «Copernics est un atout majeur pour Editis. Avec cette solution, le groupe est pionnier de l’impression à la commande et révolutionne la manière de penser et de fonctionner de toute une industrie.» Promesses tenues. Depuis le lancement de Copernics, les collaborateurs EPAC et Interforum ont appris à maîtriser une machine des plus complexes qui permet d’imprimer plus de 300 livres simultanément. Un tel niveau de complexité et de prouesse technologique a nécessité une montée en puissance progressive de la solution utilisée par Interforum. En quelques mois, la solution mise en place par EPAC pour Interforum a permis à plus d’un million d’ouvrages d’être imprimés à la commande et immédiatement intégrés au circuit de distribution. Interforum dépasser a les deux millions d’exemplaires avant la fin de l’année 2018. Les auteurs tirent aussi bénéfice de cette solution hors du commun. Pour eux, Copernics est le moyen le plus fiable de garantir la mise en disponibilité de leurs œuvres à tous leurs lecteurs, et ce de manière pratiquement immédiate. Pour Franck Thilliez, auteur de romans policier et de thrillers publié (Pocket), «le fait de voir, en direct, un livre s'imprimer et se glisser dans le circuit de logistique relève de l'extraordinaire! L'impression à la demande est pour moi primordiale, elle rend le livre disponible en permanence, même s'il n'est plus imprimé dans le circuit traditionnel. Un livre qui n'est plus imprimé est un livre mort. Cette solution garde tous les livres en vie».”

Dépassant l’impression d’ouvrages standards, les équipes d’Interforum ont désormais la capacité d’imprimer des ouvrages de formats variés (le poche a fait son entrée dans le portfolio au printemps), avec des papiers différents et des couvertures complexes (vernis sélectif), le tout simultanément! Prochaine étape: la couleur, prévue d’ici la fin de l’année. «La prouesse de Copernics, c’est l’incroyable technologie d’EPAC couplée à la puissance et à la force de frappe d’Interforum. Ce partenariat nous permet de faire ce qu’aucun acteur au monde n’est capable de proposer: des livres de qualité identiques, imprimés à la commande et expédiés directement à nos clients libraires et au final, au lecteur.» explique Eric Levy, Président d’Interforum. C'est une réponse à la gestion des stocks dans l’édition. La solution Copernics permet à Interforum de diminuer significativement les problématiques de stocks. A terme, la baisse de stocks est estimée à 15 millions d’exemplaires par an. Copernics permet ainsi de maîtriser les coûts et les flux d’impression, sur toute la chaîne du livre. Interforum estime que tous les titres dont le flux annuel est inférieur à 4.000 exemplaires ont pour vocation à être uniquement en stock virtuel.


Edition : les offres couplées sont-elles possibles avec le livre-audio ?

AudioPeut-on envisager des propositions commerciales d'offres couplées (bundle) prochainement avec le livre-audio dématérialisé ? "Livre imprimé + livre audio" ou "livre numérique + livre audio". C'est la question qui se pose, je pense, pour beaucoup d'entre vous en ce qui concerne les usages avec le développement attendu du livre-audio en France.

Les deux offres couplées à prix réduits sont théoriquement possibles. Si le livre imprimé et le livre numérique sont couverts chacun par une loi sur le prix unique (loi de 1981 pour l'un, loi de 2011 pour l'autre) -interdisant de facto une offre couplée à prix réduit inférieur à la somme des deux-, ce n'est pas le cas du livre-audio dont le prix est seulement "conseillé", c'est-à-dire donné à titre indicatif par les éditeurs. Les vendeurs sont libres d'appliquer les prix qu'ils souhaitent à condition de ne pas aller en dessous de leur prix d'achat, la vente en dessous du prix coutant étant interdite par la loi.

Il y aurait une réelle problématique sur le taux de TVA, puisque livre numérique et livre-audio n'ont pas le même taux, l'un réduit à 5,5% comme le livre imprimé, l'autre normal à 20%. Sauf erreur, je pense que sur une offre couplée, dans les deux cas c'est le taux de TVA normal de 20% qui s'appliquerait.

Un rapide calcul -avec une hypothèse volontairement "basse" de remise de 30% sur toutes versions-, montre que les plate-formes pourraient tout à fait vendre à prix d'appel des offres couplées avec le schéma de prix suivant:

livre imprimé + livre audio = livre imprimé +25%

livre numérique + livre audio = livre imprimé

Je donne le détail ci-dessous:

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A mon avis, c'est une base minimale puisque les rémunérations aux éditeurs du livre-audio dématérialisé dans le cadre des abonnements sont bien en deçà de celles qui sont donnés dans ce tableau sur une base au titre. On a vu le même cas pour l'audit qu'avait rendu le médiateur du livre pour la conformité des abonnements du livre numérique il y a quelques années. Dans le cas livre numérique/ livre audio, des rémunérations à la page lue pour l'un et la minute d'écoute pour l'autre ? La boite de Pandore ne demande qu'à s'ouvrir. A suivre...


Livres-audio : Correspondance Albert Camus-Maria Casarès

CamusBelle parution demain, celle du livre-audio de la correspondance d'Albert Camus et de Maria Casarès aux Editions Gallimard dans la collection Ecoutez-lire. Les voix sont de Lambert Wilson et Isabelle Adjani. Voir le site, vous pouvez trouver un court extrait. Prix conseillé à 21,90€ en CD chez les libraires, un prix qui va même au-delà du prix de la version numérique vendue à 22,99€. La version dématérialisée sur les plate-formes est vendue 16,99€, elle est même proposée gratuitement sur des offres d'abonnement à l'essai (pas de loi sur le prix unique pour le livre-audio).

Même si le travail en amont est sans commune mesure par rapport à la version numérique, preuve s'il en était que le livre-audio ne subit pas les mêmes réticences protectionnistes de la part des éditeurs. Le livre-audio enclenche résolument sur les modèles de la musique ou de la presse. Avec la complicité de l'association La Plume de Paon, je consacrerais désormais un billet par semaine à une publication intéressante en livre-audio.


La Découverte : L'Edition à l'ère numérique

EditionladecouverteA signaler aux Editions La Découverte, la sortie dans leur collection Repères de "L"Edition à l'ère numérique" de Benoit Epron et Marcello Vitali-Rosati. Cet ouvrage propose un état des lieux de l’impact effectif des mutations technologiques sur l’édition, à partir de trois fonctions principales des instances éditoriales:  la production des contenus, leur circulation et leur légitimation.
Il combine une approche académique de compréhension des modèles, une observation empirique des pratiques et usages et une analyse des logiques stratégiques déployées dans ce secteur. Petit prix et sans DRM pour la version numérique.


Edition : le polar/ thriller flingue la DRM

FlingueC'est un fait. Plus un genre avance avec un certain succès au format numérique, plus il se libère des DRM. Après les secteurs de la romance, de la fantasy, de l'érotisme, c'est le polar/ thriller qui maintenant tend à se passer de DRM. On ne compte plus désormais le nombre d'éditeurs. Sonatine, Métailié, Viviane Hamy, Cherche-Midi, L'Aube, HC Editions, L'Epée, Bragelonne, Michel Lafon, Le Passage, Fleuve (le dernier Thilliez est par exemple sans DRM), Jigal, Robert Laffont et sa Bête Noire, etc. J'en oublie plein d'autres, qu'ils me pardonnent. Autre preuve aujourd'hui avec de nouvelles collections qui se créent comme SangNeuf chez Plon ou Equinox aux Arènes, terminé les DRM. Une tendance lourde pour des lecteurs friands de lecture numérique et qui sont particulièrement sensibles à cet aspect. Peut-être mettre un contrat sur Adobe...


Subjectile : une nouvelle collection Rewind

SubjectileJe vous invite à découvrir les Editions Subjectile, qui lancent une nouvelle collection Rewind de livres numériques sur l’histoire du théâtre. Subjectile a pour objet la promotion et la diffusion de la création contemporaine sous toutes ses formes (arts de la scène, arts plastiques, arts numériques…) par le biais d’éditions imprimées et numériques. Retrouvez tous les détails sur le site.


Livre numérique : 250 éditeurs français sans DRM

DrmChiffre symbolique atteint dans mon relevé des éditeurs qui ne pratiquent pas une politique de DRM pour leur catalogue de livres numériques. Quand la plate-forme de vente le permet bien sûr. Huit formes de DRM sont actuellement en usage contrôlées respectivement par Adobe, Apple, Amazon, Google, Kobo, Microsoft, MTO (Marin Trust Management Organization) et la fondation Readium (format LCP "Lightweight Content Protection"). Sans doute Facebook demain...

Face à cela c'est plus de 250 éditeurs qui proposent leurs livres sans contraintes pour leurs lecteurs avec un simple marquage, à l'instar de beaucoup de pays d'Europe du Nord plus vertueux envers leurs lecteurs. Vendre des livres sans DRM c'est aussi respecter la confidentialité des données de lecture. Une fois le livre acheté, vous ne serez pas surveillé, traqué dans des statistiques de lectures dont les conditions d'exploitation sont bien opaques il faut bien le dire. La liste complète des éditeurs sans DRM est ici.

A cette occasion je vous propose un nuage de mots en forme d'arbre, un clin d'oeil à l'imprimé, un beau symbole de liberté. De ActuSF à Zulma, Mardaga en point médian. Merci à eux tous! A partager sans modération!

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Storytel va proposer des liseuses

StorytelLa société suédoise Storytel, spécialisée dans l'offre de livres audio en streaming, va proposer des liseuses à ses abonnés. Ils auront la possibilité de passer de l'écoute à la lecture, avec même une synchronisation de l'une à l'autre. Le Storytel reader sera disponible en Suède, Norvège, Finlande et Danemark au début de l'été mais il est d'ores et déjà présenté sur le site. Prix autour de 100€. Fondé en 2005, Storytel est présent aussi dans d'autres pays européens, également leader aux Pays-Bas et en Pologne. Il revendique pas moins de 530.000 abonnés.

On voit qu'il peut y avoir des convergences possibles entre les deux modes de lectures selon les moments de la journée, Storytel a sans doute bien étudier son modèle. C'est intéressant de voir que l'acteur suédois va au-delà d'une expérience de lecture sur smartphones et tablettes pour aller sur les liseuses. Cela montre aussi que les lecteurs sont à même d'exiger des abonnements où les formats audio et texte sont proposés sans avoir à payer deux fois les licences. Storytel, bientôt un Spotify du livre? (via GoodeReader).

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Editions des Syrtes : premiers titres au format numérique

BielyA saluer Les Editions des Syrtes qui proposent leurs premiers titres en version numérique. Notamment Le Pétersbourg de Andreï Biely, un grand classique de la littérature russe enfin réédité. On regrettera la présence de DRM qui a mon avis n'ont plus rien à faire du coté d'éditeurs indépendants. Un catalogue résolument tourné vers la littérature de l'Europe de l'Est, et par extension les traductions du russe, a fait toute la notoriété de cette maison d'édition créé en 1999. Près de 200 titres à son actif, espérons que le catalogue numérique s'étoffera au fur et à mesure.


Musso : le format numérique pour 8% des ventes totales

MussoToujours aussi peu de chiffres au sujet des ventes de livres numériques chez les éditeurs. Alors que les ventes des best-sellers sont régulièrement données, la part du numérique reste cachée. Livres Hebdo a donné hier les ventes concernant le dernier livre de Guillaume Musso. 92.100 exemplaires imprimés ont été vendus en seulement 5 jours ainsi que 8.000 livres numériques, soit 8% des ventes totales. A signaler que des versions pirates sont comme d'habitude apparus le jour même de la parution, le changement d'éditeur n'aura rien fait à l'affaire. Toujours une certaine part d'ombre. Combien de ceux qui l'auront téléchargé illégalement l'auront effectivement lu? Cela doit quand même être important, des points de pourcentage en plus mais combien... (voir Livres-Hebdo).

PS: il y a 5 ans, c'était 2% des ventes, revoir ici.


Monsieur Toussaint Louverture : les livres numériques

Logo MTLDepuis ses débuts, je suis avec beaucoup d'attention ce que fait l'éditeur Monsieur Toussaint Louverture. Je ne reviendrais pas ici sur l'excellence de son catalogue et de son projet éditorial. Certains livres ont connus un grand succès depuis quelques années. Sur les tables des librairies, des livres que l'on remarque tout de suite par leurs grandes qualités de fabrication. Papiers intérieurs, couvertures, jaquettes, impression, finition, mise en page, typographie. Le plus grand soin a été apporté à tout cela. C'est malheureux de faire de nos jours ce triste constat, mais ils font presque figure d'extra-terrestres dans la production actuelle. Passez par sa boutique, les livres numériques (de grande facture) sont également proposés à la vente directe, sans DRM bien évidemment. Son dernier livre au prix inédit de 14,90€ puisqu'il est proposé uniquement sur le site et qu'il n'est pas frappé par le diktat d'Apple. Du petit producteur au lecteur en circuit court. Je remets la vidéo que lui avait consacré la librairie Mollat il y a quelques années. J'espère que si vous n'êtes pas déjà des inconditionnels de MTL vous le deviendrez!


Guillaume Musso : le numérique sort de chez Editis

MussoNouveau roman de Guillaume Musso en tête des ventes comme à son habitude. On aura beaucoup parlé au début de l'année de son transfert des Editions XO (groupe Editis) chez Calmann-Lévy (groupe Hachette). Plus discrète est l'exploitation de ses éditions au format numérique. Si la nouveauté est bien chez Calmann-Lévy et les derniers titres de 2016 et 2017 restés chez XO, en revanche tous les livres précédents publiés entre 2004 et 2015 (soit 12 titres) sont proposés désormais dans leurs versions numériques par les Editions de L'Epée où travaille son ancienne éditrice Caroline Lépée. Toutes proposées sans DRM à un prix qui ne concurrence cependant pas le poche. Tout cela contractuellement, bien sûr. Nul doute que les nouveautés les rejoindront au fur et à mesure des années. On se rappelle que Marc Lévy gère ses propres versions numériques avec son agent Versilio. Alors, une tendance de fond? Une décision transparente pour les lecteurs, ces auteurs apparentés à des marques à part entière -aux Editions de la Pince à linge n'y aurait rien changé-. On peut penser que les auteurs de best-sellers se réapproprieront comme eux leurs droits numériques au fil des années avec un pouvoir de négociation plus important auprès des plateformes de ventes.


Etats-Unis : le marché du livre numérique repasse sous la barre des 20%

PwUne annonce importante qui confirme la tendance observée depuis plusieurs années. Les effets des prix publics plus élevés sont bien là. Les ventes de livres numériques seraient repassé sous la barre symbolique des 20% du marché anglo-saxon. Elles ont en effet diminué de 10% en 2017 par rapport à 2016, selon les chiffres publiés par PubTrack Digital, qui fait partie du groupe de livres NPD. Ce service, qui suit les ventes d'environ 450 éditeurs, a déclaré que les ventes de livres numériques unitaires ont atteint 162 millions l'année dernière, contre 180 millions en 2016. Des chiffres qui ignorent cependant toujours le phénomène de l'auto-édition qui se développent très fortement.

"NPD a rapporté que, combinant les ventes imprimées de son service BookScan avec les ventes numériques de PubTrack, les livres numériques représentaient désormais 19% du total des unités (imprimées et numériques) l'année dernière, contre 21% en 2016.

La fiction pour adultes est restée la catégorie de livres numériques la plus populaire - 44% des ventes dans la catégorie étaient au format numérique - mais les ventes de livres numériques dans le segment ont chuté de 14% par rapport à 2016, pour atteindre 108 millions d'unités.

Les e-books occupent une part beaucoup plus faible du marché des non-fiction pour adultes, 12%, mais les ventes dans le segment ont augmenté de 3% l'année dernière, à 38 millions d'unités, a rapporté NPD.

La plus forte baisse des ventes de livres numériques l'an dernier a été enregistrée dans la catégorie des enfants, où les ventes ont chuté de 22%. Chez les enfants, le format numérique ne représentait que 5% de toutes les ventes l'année dernière. Les ventes de livres numériques ont diminué de 8% dans la catégorie des jeunes adultes, tombant à 4 millions d'unités vendues. Le format représentait 18% de toutes les ventes de jeunes adultes l'année dernière.

Toutes les grandes maisons de commerce, y compris les Big Five, déclarent des ventes à PubTrack. Le service, cependant, ne suit pas les ventes de livres numériques des auteurs indépendants d'Amazon. Dans sa lettre aux actionnaires plus tôt ce mois-ci, le PDG d'Amazon Jeff Bezos a déclaré que plus de 1.000 auteurs utilisant la plate-forme KDP d'Amazon avaient des redevances de plus de 100.000$. Un porte-parole de l'entreprise a déclaré que les ventes de livres numériques au sein de l'entreprise ont continué de croître à l'échelle mondiale grâce aux points de vente traditionnels et aux services d'abonnement, en particulier Kindle Unlimited" (via Publishers Weekly).

Selon le site Authorearnings, Pubtrack ignore 2/3 des ventes de livres numériques... Ce serait donc une baisse pour les seuls éditeurs traditionnels (AAP publishers) et largement compensée par la montée en charge du selfpublishing. A lire


Edition : les bons vieux dictionnaires?

DicosLe dictionnaire papier, en voie d’extinction? C'est le titre d'un très intéressant article publié par LeDevoir. Les revenus de vente du dictionnaire papier se réduisent comme peau de chagrin depuis 20 ans. «La baisse est cruelle», admet Charles Bimbenet, directeur général des Éditions Le Robert, joint à Paris dans les bureaux du célèbre ouvrage couronné par l’Académie française en 1950. Depuis 20 ans, le marché de l’imprimé perd des plumes, une «baisse de 5 à 10% par année», estime-t-il. Alors, vont-ils subir le même sort que leurs défuntes cousines germaines d'encyclopédies? Des halos de résistance existent notamment du côté du marché scolaire mais les éditeurs ont bien compris que plus que le papier, il faut surtout convaincre les gens de payer pour l’outil.


Editis : plus de 70% des titres proposés sans DRM

LogoeditisDepuis des années on parle beaucoup des DRM en ce qui concerne les difficultés des clients des librairies indépendantes pour accéder aux offres de livres numériques de manière simple. La volonté de transférer ses livres sur ses différents appareils (smartphone, tablette, liseuse) devient souvent un véritable casse-tête. Sans parler de l'impossibilité de les partager avec ses proches, voire même à son propre conjoint, une véritable aberration... Près de 250 éditeurs aujourd'hui proposent une offre sans DRM avec un simple marquage, voir la liste ici.

En ce qui concerne les grands groupes, la situation est bloqué du côté d'Hachette (éditeurs et tout diffusés) comme de celui du groupe Madrigall (Gallimard/ Flammarion et de grands diffusés comme Actes-Sud). Une fin de non recevoir. Une situation identique du côté du Seuil. Seule exception et non des moindres heureusement, le groupe Editis (éditeurs et diffusés) ouvre son catalogue peu à peu. Robert Laffont, La Découverte, Michel Lafon, Plon, Perrin, Julliard, Fleuve, Bouquins, Sonatine, Le Cherche Midi, Nil, First, 12-21, Hugo, etc. La liste est longue des éditeurs au sein du groupe à proposer des titres de leurs catalogues, tout ou partie sans DRM, avec un simple marquage. Un libraire m'a communiqué son relevé, je l'en remercie, voir le schéma ci-dessous. C'est plus de 70% des ouvrages en distribution numérique Editis qui sont proposés sans DRM sur les plate-formes indépendantes. Dans le lot évidemment de très nombreux best-sellers faut-il le rappeler. L'argument (la fable) qui consiste à dire que les verrous sont nécessaires pour éviter le piratage ne tient pas, cette politique d'ouverture au sein du deuxième groupe français en est bien la preuve.

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Bibliothèque numérique de Paris : le catalogue proposé

ParisBeaucoup de chiffres ont été donnés sur le dispositif PNB (Prêt numérique en bibliothèque) depuis quelques semaines. En revanche, je n'ai pas trouvé de statistiques sur l'offre effectivement proposée en bibliothèques. Il m'a paru intéressant d'analyser le catalogue de la Bibliothèque Numérique de Paris. Sur 12.863 titres disponibles, 9.087 appartiennent à des éditeurs qui disposent de plus de 100 titres au catalogue, soit 58% du total. Sur ces éditeurs, les groupes Madrigall (Gallimard, Flammarion, etc) et Editis sont présents à hauteur de 4.960 titres à eux-deux. Phénomène anormal, aucun des éditeurs du groupe Hachette (Grasset -75 titres-, Fayard -68 titres-, Calmann-Lévy -45 titres-, Lattès -37 titres-, Stock -27 titres-, etc.) ou affiliés comme Albin Michel -63 titres-, ne dépassent la hauteur des 100 titres au catalogue. Une situation que l'on retrouve dans toutes les offres. Un décalage flagrant. C'est peu de dire que les conditions de prêts actuelles de ces derniers ne conviennent pas aux bibliothèques.

Dernière statistique, les médiathèques de la Ville de Paris disposent d'un fond de 493.147 titres imprimés. Le catalogue numérique représente donc 2.6% en proportion.

Si l'on tient compte des titres du domaine public, avec 14.310 titres la Bibliothèque numérique de Paris est la 52ème sur les 64 qui dépendent de la Ville de Paris devant Crimée, Courcelles, Charlotte Delbo, Drouot, Musset, etc.

PS: les Editions du Seuil (879 titres) sont dans le groupe MediaParticipations.

 

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Patrick Nolan (Penguin) : affirmer le génie des livres, physiques comme numériques

PenguinIntéressante interview de Patrick Nolan, le vice-président de Penguin Books, la célèbre collection anglaise de livres de poche sur le site Actualitte. Il parle du livre numérique et revient évidemment sur les récents propos d'Arnaud Nourry (PDG d'Hachette) qui parlait de "livre stupide", qui ont beaucoup été relayés dans la presse anglo-saxonne:

C’est une déclaration assez provocatrice, qui, je crois, est au cœur de ce qui importe dans notre mission d’éditeurs: partager des histoires. Ce n’est pas spécifiquement que les ebooks soient stupides, mais ils ne sont pas en soi un sujet très intéressant. De fait, il s’agit simplement d’un véritable autre format pour partager de grandes histoires et des livres. Peut-être qu’une manière différente de dire que les ebooks sont stupides est d’affirmer le génie des livres! Les éditeurs ne devraient jamais perdre leur confiance en la puissance et l’importance du livre — physique ou numérique! Ça, ce serait vraiment stupide... L'ebook incarne juste un autre format pour lire un livre. Pas une révolution, mais un choix pour ceux qui le trouvent pratique pour une raison ou une autre.

On appréciera de la part d'un éditeur de poche. Pas de stigmatisation du livre numérique chez Penguin, tous les lecteurs sont les bienvenus chez le petit pingouin. A chacun de choisir!

PS: pas de chiffres de ventes. On se rappelle que, dès 2011, Penguin annonçait 14% de ses ventes au format numérique. Combien aujourd'hui?


Marché français : un livre numérique qui continue sa progression

NumeriqueTraditionnelles publications en cette veille d'ouverture de LivreParis. Celle du Ministère de la Culture avec ses chiffres-clés du secteur (il s'agit de chiffres 2016) le document sur le site, celle du Syndicat National de l'Edition au travers de son "Baromètre des usages du livre numérique" (réservé à ses seuls membres pour l'instant).

Nous l'aurons peut-être dans quelques jours. Tout en sachant que les chiffres 2017 du secteur seront donnés comme d'habitude au début de juillet. Des éléments concernant le livre numérique ci-dessous. MAJ: Le document est disponible, pour archives Téléchargement Barometre-2018

Livrelecture

Livrelecture2

Le cabinet GfK donne aussi des chiffres avec un comparatif imprimé et numérique. Au rythme régulier de 9/10% par an, ce dernier va bientôt franchir le cap symbolique des 100 Millions d'euros. Attention dans cette appellation "livre numérique" grand public, il n'est pas tenu compte de l'édition professionnelle qui continue très largement sa mutation numérique. Un petit complément à garder en tête, le livre au format de poche en France, c'est un peu plus de 350 Millions d'euros. Le livre numérique grand public représenterait près de 28% en valeur du format poche.

Bilan-marche-livres-2017-gfk

 

 

 

 

 

 

 

 


Publie.net : 10ème anniversaire

Publienet10ème anniversaire de Publie.net, sans doute l'un des premiers "pure-player" numérique comme on disait à l'époque. Dix ans déjà, les échanges avec François Bon, que de souvenirs... Aujourd'hui Publie.net ce sont 5 associés, 9 personnes au comité éditorial, un catalogue de plus de 600 titres dans de nombreuses collections. A télécharger sans DRM à petits prix, des modèles d'abonnements. Publie.net propose aussi des versions imprimées avec le livre numérique sans frais supplémentaires. Revoir mon premier billet en juin 2008, des premiers titres téléchargés sur la liseuse Sony, pas de format ePub à l'époque. Longue vie à Publie.net!


Editis : le livre audio avec Lizzie

LizzieLisez!, puis Lizzie. Le groupe Editis déroule sous l'impulsion de son nouveau patron Pierre Conte, avec de plus en plus de velléités pour proposer ses catalogues en direct pour les lecteurs en se passant des plateformes de ventes bien connues. Quelques semaines seulement après l'ouverture du portail Lisez! c'est sa petite soeur Lizzie qui a ouvert il y a quelques jours. Ce nouveau site propose une offre dans le secteur du livre audio. Un livre audio qui attire toutes les convoitises depuis quelques mois. Pour Lizzie, Editis s'est associé à TEA pour lancer le premier titre de sa marque audio le best-seller anti-Trump «Le Feu et la Fureur». La version audio est disponible sur lizzie.fr, en même temps qu’il paraît en version papier et numérique aux éditions Robert Laffont.  L'annonce a été faite par communiqué de presse. Pour fournir ce service, le groupe d’édition a donc choisi la startup française TEA, reconnue pour ses compétences dans la distribution et la lecture de livres numériques. Le service permet de consulter un extrait, d’acheter et de télécharger le livre audio. Le fichier fourni est ensuite lisible sur tout équipement compatible avec le format mp3, ordinateurs, smartphones, tablettes mais aussi la dernière liseuse Tea TouchHD elle-même compatible avec l'audio.


Arnaud Nourry : le livre numérique est stupide

Nourry"Stupid ebook". La formule aura décidément fait le tour de la planète du livre cette semaine. C'est en ces termes qu'Arnaud Nourry, le patron d'Hachette, aura qualifié le format numérique dans la récente interview qu'il a donné à l'occasion de la Foire qui se déroulait en Inde. L'interview complète à retrouver ici.

"Je pense que le plateau, ou plutôt le léger déclin, que nous voyons aux Etats-Unis et au Royaume-Uni ne va pas s'inverser, c'est la limite du format ebook, le livre numérique est un produit stupide: pas de créativité, pas d'amélioration"."... En tant qu'éditeurs, nous n'avons pas fait du bon travail en matière de numérique, nous avons essayé; nous avons essayé des livres numériques enrichis ou augmentés, nous n'avons pas assez travaillé; nous avons essayé des applications, des sites Web avec notre contenu... Nous avons un ou deux succès parmi cent échecs, je parle de toute l'industrie, nous n'avons pas très bien réussi."

Je ne vois pas pourquoi, sous prétexte que le livre enrichi ne fonctionne pas, qu'il s'agit pour autant de dénigrer la simple déclinaison au format numérique d'un texte. L'un comme l'autre sont respectables dans les usages. Sont "stupides" aussi les livres audio? Les livres au format de poche? Les lecteurs s'y retrouvent bien avec les caractéristiques que le format numérique permet. Tous les sondages valident les usages pratiques, la facilité d'accès, les prix moins élevés. Sans parler des questions d'accessibilité... Les bibliothèques ne trouvaient déjà pas grâce à ses yeux (il y a quelques années on s'en rappelle ici et ), c'est maintenant au tour des lecteurs de livres numériques... La politique du groupe Hachette n'est guère encourageante en France avec des prix élevés même quand ils sont en poche (20% au-dessus), truffés qu'ils sont tous de DRM, ne parlons pas du modèle désastreux pour les bibliothèques avec des files d"attentes de plusieurs mois pour obtenir un livre... Des millions de lecteurs aiment les livres numériques "stupides" à travers le monde, ne vous en déplaise Monsieur Nourry, ils vous rapportent tout de même de substantiels revenus en ces temps difficiles pour le secteur du livre. Pas un mot sur les juteux marchés professionnels, bien "homothétiques" aussi ceux-là. Allez, Monsieur Bezos a bien une longueur d'avance et lui respecte son lecteur... (via TheBookSeller).


Editis : un streaming pour le livre qui ne semble pas tabou

LisezLe groupe Editis (2ème français) pourrait-il ouvrir les vannes du streaming pour le livre? C'est en tout cas la question qui se pose à l'écoute des propos de Pierre Conte (PDG d'Editis) dans l'interview qu'il donnait cette semaine sur BFMBusiness. "Contrairement à ce que d'autres disent, je pense que le livre digital va monter, on ne parle là que de ventes à l'unité. On n'a pas évoqué les sujets de streaming qui d'une manière ou d'une autre vont arriver à moyen terme. Je ne vois pas pourquoi nous serions la seule industrie de contenus qui n'emploierait pas le streaming". Des propos qui tranchent avec ceux d'Arnaud Nourry (PDG d'Hachette) qui a toujours affiché une franche opposition sur le sujet allant même jusqu'à dire qu'il n'y aurait pas de streaming tant qu'il serait à la tête d'Hachette. Rappelons qu'Editis appartient au groupe espagnol Planeta qui a lui-même lancé en Espagne il y a quelques années Nubico une large offre de streaming de livres. Alors, un modèle de ce type pour le groupe Editis dans les années qui viennent, avec déjà un portail généraliste Lisez lancé cette semaine qui préparerait le terrain? Pour l'instant sur Lisez les extraits de livres sont proposés via Calaméo et les ventes au titre redirigées vers les libraires à choisir. Un bémol important cependant à prendre en compte. Planeta est tellement important sur le marché espagnol qu'il peut se lancer seul sur une offre crédible de ce type. C'est quand même loin d'être le cas en France avec une concurrence bien plus importante face à Editis en littérature générale. Même si les offres de streaming permettent aux autres secteurs culturels un net redémarrage depuis quelques années, la situation est très différente pour le livre où le support physique imprimé résiste bien. On l'a vu cette semaine avec la présentation GfK. Nous aurons peut-être des indices supplémentaires au prochain Salon du Livre. A suivre donc...


GfK France : le livre marque le pas en 2017

LogogfkLors de son traditionnel rendez-vous annuel sur le marché des contenus culturels (musique, vidéo, jeu vidéo et livre), l'institut GfK a donné quelques éléments intéressants sur le marché du livre numérique en 2017.

On s'y attendait. Sur un marché global "entertainment" à +2,5% en 2017 à 8,37 milliards d'euros (retour au chiffre de 2009), le marché du livre serait le seul marché en léger recul en 2017 (-1,2%), sous la barre symbolique des 4 milliards d'euros. Sur 10 ans, ce serait un recul de plus de 3%. Une année 2017 qui avait bien mal commencé avec un premier semestre désastreux (-4,8% à fin juin), le dernier trimestre aura été heureusement bien meilleur pour limiter la casse. Le marché du jeu vidéo continue son incroyable progression. A ce rythme il pourrait bien rattraper voire dépasser celui du livre dans six ans.

Courbe
Sur ce marché du livre atone, le livre numérique continue de progresser avec un chiffre de +9% par rapport à 2016 (97,5 millions d'euros). Preuve s'il en était une nouvelle fois que "l'un ne tue pas l'autre", les possesseurs de liseuses achètent en moyenne 14 livres par an dont 8 livres numériques, ce sont les plus gros consommateurs de livres. Quand on cessera de penser le numérique comme un épouvantail mais comme une opportunité avec de vrais relais de croissance...

Comme d'habitude, il faudra attendre les chiffres officiels de 2017 qui seront fournis par le SNE en juillet prochain.