388 notes dans la catégorie "Education"

Jeunesse : trop d'écrans pour les petits

EnfantsTrop c'est trop. Deux médecins de PMI de l'Essonne alertent sur les dangers des écrans sur les enfants de 0 à 4 ans: retards de développement, troubles de la relation, troubles du comportement... "C'est le plus grand défi de santé publique concernant des enfants dans les pays développés, ayant un coût financier et humain inestimable." Le Dr Ducanda et les professionnels inquiets estiment qu’il y a désormais urgence. Selon eux, des campagnes nationales doivent être menées en se préservant des conflits d’intérêts avec l’industrie du numérique et de l’audiovisuel. France Inter a consacré une émission sur le sujet. A découvrir absolument cette vidéo, j'avoue que l'on voit le papier-peint de Castorama d'un tout autre oeil... (via Slate). 


CSPLA : l'interopérabilité du livre numérique réaffirmée

LivrenumeriqueL'interopérabilité des contenus numériques est au coeur des attentes des consommateurs et des lecteurs de livres numériques en particulier. Le Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique (CSPLA) avait annoncé en juillet dernier avoir confié une mission sur "l'interopérabilité effective des contenus numériques en Europe" à Jean-Philippe Mochon, conseiller d'Etat, assisté d'Emmanuelle Petit. Le rapport a été rendu public la semaine dernière. Il pose enfin la nécessité que "ce sujet doit aujourd’hui être débattu sur la place publique et porté à l’agenda du marché unique numérique dans la perspective d’une intervention contraignante de l’Union européenne".  A télécharger sur le site gouvernemental. Je donne ci-dessous la conclusion complète de ce rapport:

"L’exigence d’interopérabilité est depuis longtemps cantonnée en Europe, en ce qui concerne les oeuvres de l’esprit et autres formes de contenu numérique, à la sphère des vagues promesses, dont la mise en oeuvre est laissée à l’appréciation des opérateurs de la distribution numérique.
Cette situation a pu se comprendre au regard de la complexité des enjeux et du caractère mouvant des solutions technologiques et des offres commerciales. L’interopérabilité n’est pas en soi un objectif qui doive dans tous les secteurs, au-delà d’une action bienvenue d’encouragement, imposer une action législative contraignante. Elle ne soulève pas les mêmes enjeux dans tous les secteurs de la création culturelle.
Dans le cas du livre numérique, cette situation pose pourtant un grave problème d’entrave aux intérêts des consommateurs comme d’atteinte aux exigences de protection et de promotion de la diversité culturelle.
L’absence d’interopérabilité du livre numérique ne résulte ni de la technologie ni des exigences de la protection des droits de propriété intellectuelle, mais de stratégies délibérées de non interopérabilité menées par un très petit nombre d’opérateurs et à leur seul bénéfice.
Ces stratégies délibérées ne sont pas l’effet d’une imperfection temporaire de marché. Elles ne resteront pas sans lourdes conséquences sur l’accès du public au livre numérique, sur la diversité des acteurs de sa commercialisation comme, à terme, de sa production, et donc sur une part de l’avenir de la culture en Europe.
Ce sujet doit aujourd’hui être débattu sur la place publique et porté à l’agenda du marché unique numérique dans la perspective d’une intervention contraignante de l’Union européenne.
La négociation de la directive sur les contrats de fourniture de contenu numérique est l’occasion à saisir pour apporter une réponse européenne ciblée et ambitieuse à cette urgence.
Les propositions faites par ce rapport entendent y contribuer en proposant un projet d’amendement le plus précis possible. Le débat doit aujourd’hui s’engager."

Pour archive Téléchargement Rapport interopérabilité Version Finale


Le Livre Scolaire : de la page à la version web

LelivrescolaireDécouvrez les manuels scolaires collaboratifs de LeLivreScolaire.fr. Ils avaient déjà déclinés leurs versions numériques en versions imprimées pour les établissements qui le souhaitaient. Ils déclinent désormais leurs versions numériques à la page en véritables versions web interactives. Leçons, exercices, documents, iconographies en haute définition, cartes de géographie, fichiers audio: naviguez dans vos manuels numériques comme dans un vrai site Internet. Des applications mobiles pour tous les environnements de tablettes sont même disponibles sur abonnement. C'est par ici.

LeLivreScolaire.fr est en plein boom: "Avec 800.000 sessions mensuelles, l’audience du site a été multipliée par 4, ce qui en fait le site d’éditeur scolaire le plus consulté de France. "Entre 40 et 50% des professeurs de collège sont inscrits sur Lelivrescolaire.fr, ajoute Emilie Blanchard, enseignante et cofondatrice du Livrescolaire.fr. Notre objectif est de mettre nos outils à la disposition d’un maximum de professeurs, dans toutes les disciplines. Quand on ajoute nos livres papier et nos applications tablettes, nous touchons quotidiennement plus d’un million d’élèves. C’est notre plus grande fierté". LeLivreScolaire.fr enregistre aujourd'hui près de 20% de parts de marché sur les manuels scolaires numériques au collège (chiffres CICEM) et dans le domaine des manuels scolaires papier, il figure dans le top 3 des éditeurs en Français et en Histoire-Géographie. Les autres matières sont d’ores et déjà prévues pour la rentrée prochaine" (via LaVienumérique).


Canopé : un service de prêt de livres numériques avec Numilog

CanopéRéseau Canopé (Réseau de création et d'accompagnement pédagogiques), anciennement Centre national de documentation pédagogique (CNDP) dépendant du ministère de l'Education nationale, propose désormais un service de prêts de livres numériques en partenariat avec Numilog et son outil BiblioAccess. Les livres sont proposés aux formats ePub ou PDF, ils peuvent être consultés en ligne et/ou téléchargés pour une durée de 21 jours (3 livres en même temps). L'emprunt de livres numériques requiert un abonnement auprès de chaque atelier Canopé en régions. Un catalogue de 450 titres pour l'instant, essentiellement du groupe Hachette, Hachette Education, Dunod, Armand Colin, Foucher, Larousse, Livre de Poche, etc. Sauf erreur, ces versions numériques ne sont pas proposées par des libraires qui vendent habituellement les livres imprimés aux établissements dans le cadre des marchés publics. Une telle offre bientôt dans les centres de documentation et d'information des établissements scolaires ? Voir ici.


La presse numérique est devant l'imprimé

NumeriqueSelon une étude publiée hier par l'ACPM (Alliance pour les chiffres de la presse et des médias), la bascule est faite sur la presse en France. Les Français lisent désormais majoritairement la presse numérique sur ordinateur, smartphone et tablette. Toutes lectures numériques confondues, elles dépasseraient les lectures en version papier à 53% contre 47%. Au total, 97,7% des Français déclarent lire la presse chaque mois quel que soient les supports de lecture soit 50,9 millions de personnes. La répartition des modes de lecture marque également un bouleversement. Le smartphone devient le premier support de lecture (41%) et dépasse d'une tête l'ordinateur (40%). Loin derrière, qui l'aurait cru il y a quelques années seulement, la tablette ne représenterait que 19% des lectures. Tous supports numériques confondus, l'audience de la presse est estimée à 74% des Français soit 38,4 millions d'individus qui "lisent au moins une marque de presse en version numérique". Il va être de plus en plus difficile de maintenir des modèles imprimés, notamment pour ce qui concerne la presse quotidienne. L'étude à retrouver ici (via Archimag).


Post-Digital Print : pour un livre post-numérique

PrintdigitalDes idées de livres cette semaine... Un excellent livre que je vous conseille absolument. "Print-Digital Print, la mutation de l'édition depuis 1894" de Alessandro Ludovico aux EditionsB42. Cet ouvrage propose un panorama historique très complet des interractions entre le médium imprimé et des nouvelles technologies qui le concurrence, avec un questionnement sur une autorité remise en question au fil des années. Il a le mérite de rappeler que les interrogations d'aujourd'hui ne sont pas nouvelles. L'auteur montre aussi que c'est dans le domaine d'initatives artistiques militantes que les frottements sont les plus intéressants dans le processus de création et d'innovation. Il est lui-même issu de cette mouvance puisqu'il est artiste et a animé une revue, "Neutral", imprimée depuis 1993. Il est aussi enseignant en Angleterre. Les références sont très nombreuses, une véritable mine qui excite la réflexion au fil des pages.

Ce qui ressort de la lecture, c'est que l'imprimé et le numérique ne s'opposent pas, que les hybridations entre les deux sont un terrain d'une richesse passionnante, le livre en tant que phénomène "post-numérique" vient de démarrer: "Il n'y a pas de voie à sens unique qui conduirait de l'analogique au numérique; il faudrait parler plutôt parler de transitions qui s'effectuent de l'un à l'autre, dans les deux sens. Le numérique est le paradigme du contenu et de la quantité d'informations; l'analogique celui de la fonctionnalité et de l'interfaçage... Le développement de futurs projets hybrides (post-numériques) reste un terrain largement ouvert à l’exploration." Un ouvrage qui va devenir une référence, j'en suis sûr. Dans toutes les bonnes bibliothèques. La version numérique n'est pas disponible, dommage, notamment pour les 300 hyper-liens présents dans l'ouvrage. L'éditeur devrait engager lui-même une mise en pratique de l'hybridation. Un grand merci à Antoine de m'avoir signalé ce livre.

PS: à signaler le site anglais avec de très nombreux compléments et la possibilité de télécharger une version PDF.


Le Salon du Livre Jeunesse de Montreuil 2016 sera aussi numérique

SalonLe projet européen TransBook est l'invité du Salon du Livre Jeunesse de Montreuil qui s'ouvre cette semaine. Il réunira beaucoup de professionnels du secteur avec un cycle de conférences sous le titre From Paper to Screen. Beaucoup d'acteurs du numérique seront également présents au traditionnel Mice numérique le 5 décembre prochain.


Revue Diversité : numérique et éducation

DiversiteA signaler un numéro très intéressant de la revue Diversité "Ce que le numérique peut en éducation" publié par le réseau Canopé. Plus de 200 pages, plus d'une trentaine d'intervenants qui apportent un éclairage particulier sur un sujet particulièrement d'actualité alors que s'ouvre un nouveau déploiement du numérique dans les écoles. Ce numéro de Diversité questionne tout particulièrement ces enjeux: si les savoirs, dans leur diversité et profusion, sont ouverts et disponibles à tous, il s’agit de donner aux enfants et aux jeunes les repères leur permettant d’être agiles dans ce cadre nouveau d’apprentissage qu’est internet. J'ai eu l'occasion de le lire en avant première, je vous le recommande vivement. Voir sur le site de Canopé.


Education : la tablette française Sqool

SqoolUne tablette française qui devrait faire son chemin dans les établissements scolaires en cette rentrée. Son désign me disait bien quelque chose. La tablette Qooq pour la cuisine, la Sqool pour l'école. La Sqool est issue des enseignements du projet TED (Tablette pour une Education Digitale), une expérimentation réalisée dans le cadre des Programmes d’Investissement d’Avenir pour le Développement de l’Economie Numérique. Une tablette qui est assemblée en France et disponible au choix en deux versions, sous environnement Android ou Windows 10. Les interfaces de navigation ont été pensées spécifiquement pour les usages des écoles primaires et des collèges. En juin dernier Squool avait été choisie par 10 départements français, la concurrence américaine par 18 départements. A découvrir sur le site dédié. Revoir le reportage que lui avait consacré M6 en mars dernier. 


Le Livre Scolaire fait sa rentrée

LivrescolaireUn acteur qui m'épate année après année et qui est bien sûr d'actualité en cette rentrée scolaire, c'est LeLivreScolaire. Des manuels scolaires pour toutes les matières de toutes les classes (6ème à la terminale), tous gratuits en versions numériques interactives, à des prix compétitifs en versions imprimées. Ouverts aux établissements comme aux particuliers. Tous ces manuels ont été conçus par des professeurs sur le mode collaboratif, 1500 auteurs au total sur tout le territoire.


Rentrée scolaire 2016 : une banque de ressources numériques pour l'école

PlannumeriqueeducationLe Ministère de l'Education Nationale a profité de la rentrée scolaire aujourd'hui pour dévoiler une banque de ressources numériques pour l’école (BRNE). A découvrir ici. Elles sont mises à la disposition des professeurs et de leurs élèves (du CM1 à la troisième). Pour l'instant 30% de ces ressources sont disponibles, toutes d'ici la fin de l'année. Vingt millions d'euros sont aussi alloués dans les manuels interactifs proposés par les éditeurs (via NextImpact).


Education : Jouve rachète Six Red Marbles

JouveL'éducation au coeur des futurs enjeux du secteur. Le groupe français Jouve a annoncé hier par communiqué de presse l'acquisition de Six Red Marbles, leader dans la création d’expériences éducatives (Learning Experience Design™) et dans le développement de contenus et de technologies appliquées à l’éducation (EdTech) aux États-Unis. L’agence intervient sur près de 250 projets par an. Six Red Marbles compte près de 500 concepteurs de programmes scolaires, concepteurs multimédias et spécialistes de l’apprentissage et est implantée à Boston. Il collabore avec des clients de renom tels que McGraw-Hill Education, Houghton Mifflin Harcourt ou Harvard Business School Publishing. Voir ici.


Le premier ebook a 45 ans aujourd'hui

Michael_S_HartLe premier ebook a 45 ans aujourd'hui. C'est en effet le 3 juillet 1971 que l'américain Michael Hart numérisait la déclaration d'Indépendance américaine et la proposait dans une version numérique sur les réseaux précurseurs de l'Internet. Un fichier de 5kB qui avait été téléchargé par 6 personnes à l'époque. C'était le premier titre du Projet Gutenberg. Michael Hart est malheureusement décédé en 2011 à l'âge de 64 ans (via Forbes). 


Etats-Unis : l'éducation inspire Amazon

InspireOn a beaucoup parlé il y a quelques mois de l'accord entre Amazon et Canopé, le réseau de création et d'accompagnement pédagogiques sous la tutelle de l'Education Nationale. Ils sont tous dans les starting-blocks les Apple, Google, Microsoft, peut-être demain Facebook. L'enjeu de l'éducation institutionnelle est considérable pour les GAFA anglo-saxonnes. Amazon annonce aujourd'hui aux Etats-Unis la sortie d'un programme Inspire en version béta. Il s'agit d'une plate-forme gratuite pour les enseignants, pour rechercher, découvrir et échanger des ressources éducatives. Amazon collabore d'ores et déjà avec le département de l'éducation américain sur ce programme (via NewYorkTimes). Nul doute qu'Amazon prépare activement son arrivée demain sur de nouveaux supports de lecture en couleur. Au début de l'année, Amazon annonçait le développement d'une équipe en Chine autour de la production du procédé Liquavista. Contenus, contenants, les choses s'activent, 2017? 2018? Le compte à rebours semble bien lancé...


CNL : une étude sur les jeunes et la lecture

CnlLes jeunes aiment la lecture ! Une étude qui manquait assurément pour le confirmer. Aujourd’hui a été présentée une étude du Centre national du livre, confiée à Ipsos, sur les jeunes, dans leurs rapports au livre et à la lecture. Menée à l’échelon national, elle porte sur un échantillon de 1.500 jeunes, âgés de 7 à 19 ans. Ils ont été interrogés en ligne, du 25 mai au 1er juin 2016, sur leurs pratiques en termes de lecture, leurs perceptions, leurs motivations ou leurs freins à lire des livres, leurs sources de prescription et leurs modes de procuration des livres, leurs loisirs.

Lecture

Cette étude est disponible sur le site du CNL. Plusieurs slides concernent la lecture de livres numériques chez les jeunes, je vous laisse les découvrir ci-dessous, cliquez sur les documents.

Etude1

étude2

étude3


Bibliothèques : collections et innovation

Script"Collections et innovation: à la croisée des charnières". C'est le titre du billet de Olivier Legendre, directeur adjoint de la bibliothèque Clermont-Université. Il était invité début juin à contribuer dans une table ronde au congrès de l’Association des Bibliothécaires de France, qui portait sur le thème de l’innovation. Il propose le texte de son intervention sur le blog L'Alambic numérique ici.


Europe : les libraires européens pour la liberté d'expression

EibfC’est demain 22 juin 2016 que l’UNESCO devrait dévoiler le nom de la ville désignée Capitale mondiale du livre 2018 ; un choix qui devrait tenir compte des recommandations de l’association internationale des éditeurs (IPA) et la fédération internationale des associations de libraires (IFLA). Egalement membre du comité de sélection depuis 2002, l’EIBF (et précédemment IBF) a en effet annoncé sa décision de démissionner, effective ce jour.

« Il nous semble important de partager publiquement les raisons qui nous poussent à ne plus soutenir ce Prix, ou tout du moins les nouveaux critères d’évaluation qui lui seront applicables à partir de cette année » précise Fabian Paagman, co-Président de l’EIBF « L’EIBF a toujours soutenu avec la plus grande fermeté les principes mis en avant dans l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme : Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. Pour l’EIBF il est donc clair que la liberté d’expression représente un principe démocratique fondamental qui se doit d’être respecté en toutes circonstances et dont l’application n’est en aucun cas négociable. Publier et vendre des livres n’est possible que grâce au respect inconditionnel de ce fondement essentiel qu’est la liberté d’expression.» Lire le communiqué complet de l'EIBF ici.


Couperin : innovations autour du livre numérique

Logo_6x2News"Innovations et expérimentations autour du livre électronique: auteurs et éditeurs dans l'univers académique". C'est le thème de la journée organisée par le consortium Couperin le 28 juin prochain à Paris. Tous les détails, programme et inscriptions, sur le site dédié. Une terminologie "livre électronique" toujours employée par certains et qui ne correspond ni à la terminologie officielle, ni aux usages. Parlons bien de "livre numérique".


Bibliothèque sans livres imprimés : provocation ou anticipation ?

BibliothequessanslivresVous vous rappelez peut-être de la première bibliothèque sans livres imprimés, ouverte il y a bientôt trois ans, la BexarBibliothech à San Antonio aux Etats-Unis. Une expérience qui avait été suivie de l'ouverture d'un deuxième établissement, toujours au Texas. Provocation ou anticipation? A lire absolument le mémoire d'étude "Vers des bibliothèques de lecture publique sans livres imprimés?" de Laura Pagès, soutenu à l'Enssib en décembre dernier. Elle a interrogé le modèle de manière prospectiviste sur les quinze prochaines années en France. Un passionnant travail à découvrir en libre accès sur le site de l'Enssib.

"Les bibliothèques sans livres imprimés peuvent-elles constituer une voie pour l’avenir des bibliothèques de lecture publique françaises? Le scénario de la bibliothèque sans livres imprimés, en impliquant une nouvelle conception de l’espace public documentaire, semble être à bien des égards encore trop en avance sur son temps. L’attachement des bibliothécaires, des usagers et des élus français au livre papier, le manque de technicité et de formation des agents ainsi que les nombreux freins liés à l’exploitation et à l’utilisation des ressources documentaires numériques font que les bibliothèques de lecture publique françaises ne semblent pas prêtes à franchir le pas du «sans livres». Mais face à l’essoufflement du modèle de la bibliothèque traditionnelle caractérisé par un volume très important de livres imprimés, on assiste à l’émergence de scénarios intermédiaires, à savoir celui de la bibliothèque troisième lieu et celui de la bibliothèque hybride. En constituant de bons compromis entre la bibliothèque sans livres imprimés et la bibliothèque traditionnelle, ces scénarios participent à rendre celui de la bibliothèque sans livres imprimés d’autant plus improbable."

Face à ce modèle d'hybridation intermédiaire (transitoire, définitif?), on sent bien que les usages changent et que les mentalités vont nécessairement évoluer dans les années, voire dans les décennies à venir. A quel rythme? Ce qui est encore impensable aujourd'hui, le sera t-il toujours demain?


Revue TDC : les discours médiatiques

TdcA signaler le dernier numéro de la Revue TDC publiée par Réseau Canopé consacrée aux discours médiatiques, qu’il s’agisse des médias traditionnels ou des nouvelles formes numériques d’information. Quelles sont les conséquences des nouveaux médias sur les pratiques journalistiques? Comment les réseaux sociaux modifient-ils les langages médiatiques? L'immédiateté de la communication a-t-elle transformé l'actualité?
Autant de questions auxquelles les auteurs tentent de répondre. Egalement dans ce numéro une interview exclusive d’Hervé Brusini, journaliste à France Télévisions, qui témoigne des codes de sa profession et des bouleversements provoqués par les nouveaux médias. Disponible sur le site ici.  


Etats-Unis : les tablettes sortent peu à peu des écoles

SchoolLes ordinateurs remplacent peu à peu les tablettes dans les écoles américaines. Les Chromebook de Google ont le vent en poupe (voir ZDNet). Autre situation côté Apple, le remplacement des tablettes iPad. On se rappelle de la décision retentissante en Californie à l'automne dernier. Mais ce n'est pas un cas isolé. L'Etat du Maine sort les tablettes: "L'état du Maine a interrogé les principaux concernés avant de faire ce choix et une enquête a été menée auprès des enseignants et des élèves du secondaire (collèges et lycées). Les résultats ont été sans appel: non seulement 88,5% des professeurs préfèrent les ordinateurs portables, mais l’iPad n’a pas plus la cote auprès des élèves. Ils sont aussi 74% à préférer l’ordinateur à la tablette. Pourquoi un tel désaveu? Pour les professeurs, la réponse est simple: les iPad ne sont pas assez efficaces sur le plan pédagogique et les élèves les utilisent surtout pour jouer. L’un des enseignants a précisé dans le cadre de l’enquête qu’il était pratiquement impossible d’utiliser les tablettes pour taper du texte. Un autre qu’il ne s’agit que d’un jouet, et l’un d’entre eux va jusqu’à parler de désastre. Mais même les collégiens et lycéens n’en veulent plus et l’un d’eux reconnaît que les jeux que l’on peut y installer sont trop addictifs". Un retour d'expérience dont on devrait peut-être tenir compte en France... (via IGeneration).


L'Education Nationale avec Facebook

Facebook Like LogoAprès les annonces ces dernières semaines de Canopé et de TV5Monde pour des partenariats avec Amazon, celui de la BNF avec Apple, ceux avec Microsoft et IBM, c'est le ministère de l'Education Nationale lui-même qui dévoile aujourd'hui par communiqué de presse un vaste partenariat avec Facebook à la rentrée prochaine dans le cadre du dispositif de l'Ecole Numérique. Tous les établissements scolaires disposeront de comptes dédiés avec une inscription des élèves dès la pré-rentrée de septembre. Cet accord permettra aux enseignants de se familiariser avec le réseau social bien connu pour tenter de combler le retard qu'ils ont pris avec leurs élèves dans l'adoption des outils de partage mis à disposition sur Facebook. Les enseignants pourront ainsi communiquer aisément avec les élèves et les parents, ce qui devient difficile dans les établissements. Des programmes éducatifs seront spécifiquement développés sur Facebook sous le label "La classe à verser": cours, tests et corrigés en ligne, notes et commentaires d'évaluation, etc.

Fabrice Duchemin, le responsable du projet à l'Education Nationale a souhaité devancer les critiques: "L'importance et le développement des réseaux sociaux sont tels qu'ils sont devenus essentiels, y compris dans le secteur de l'éducation. Nous avons besoin de plateformes innovantes auprès de nos personnels et des publics. Nous nous devons de mener des partenariats avec des acteurs industriels stratégiques, c'est même une obligation qui nous est faite. Facebook est un acteur parmi d'autres, d'ici la rentrée nous annoncerons d'autres accords avec des réseaux sociaux français." Un partenariat qui risque de susciter bien des débats et des controverses d'ici-là... [Le communiqué de presse est à lire ici].


Education : un site Lirelactu avec miLibris

LirelactuPar un communiqué de presse de l'AFP aujourd'hui, Najat Vallaud-Belkacem (Ministre de l'Education Nationale) annonce le lancement à la rentrée 2016 d’une plate-forme numérique gratuite baptisée lirelactu.fr de journaux gratuits dans les collèges et lycées. "Cette plate-forme, qui sera présentée par la ministre de l’Éducation nationale lors d’une conférence à l’occasion de la semaine de la presse et des médias à l’école, est mise à disposition par la société miLibris, «avec le soutien des responsables de la presse écrite d’information générale», précise le communiqué. Sans publicité, elle «s’ouvrira progressivement aux établissements dès mai-juin 2016 et sera accessible dans tous les établissements scolaires à la rentrée 2016». Elle comportera d’abord «une quinzaine de titres de la presse quotidienne nationale et étrangère, sélectionnés par le ministère», puis sera étendue «à d’autres titres de presse écrite d’information générale, en particulier à la presse quotidienne régionale et aux hebdomadaires». Les élèves et enseignants pourront «lire les articles de la presse du jour en streaming sur ordinateur ou sur tablette», via le wifi de l’établissement, «sans possibilité de téléchargement ou d’impression». Lirelactu.fr va «contribuer à apprendre aux élèves à distinguer» ce «qui relève de contenus écrits par des journalistes professionnels» et «ce qui relève moins de l’information que de l’opinion, parfois outrancière voire mensongère, qui est relayée sur les réseaux sociaux», selon la ministre citée par le communiqué."


TV5 Monde : un partenariat avec Amazon sur la francophonie

ETv5monden clôture de la semaine de la francophonie et de Livre Paris, Amazon a annoncé hier sur son stand au Salon, le lancement d'un concours d'écriture baptisé "Les Plumes francophones" en partenariat avec TV5Monde et parrainé par Guillaume Durand qui présente l'émission culturelle "300 millions de critiques" diffusée sur TV5 Monde. Pas de transaction financière entre Amazon et la chaîne francophone diffusée dans 200 pays et qui revendique une audience cumulée de plus de 50 millions de téléspectateurs par semaine. Il s'agit d'un échange de visibilité indiquent les deux partenaires. Voir l'annonce sur le site d'Amazon. Toujours cette quête de "visibilité". Après Canopé la semaine dernière, aujourd'hui TV5Monde, qui donc la semaine prochaine pour se rendre visible? (via Livres-Hebdo).


Réseau Canopé : une nouvelle formule de la revue TDC

TdcLa revue TDC, produite par le réseau Canopé et destinée aux enseignants en histoire-géographie, lettres, arts et sciences en collège et en lycée, propose une nouvelle formule :
- chaque numéro devient pluridisciplinaire et traite un sujet commun autour de 3 disciplines sous forme de 3 dossiers disciplinaires ;
- chaque numéro papier est accompagné de modules pédagogiques en ligne destinés à une exploitation avec élèves (analyses approfondies, documents d’archives, textes, iconographies, cartes, schémas, vidéos enrichis et projetables en classe).

En plus de la revue imprimée, il est donc proposé une version PDF interactive et des modules au format numérique utilisables sur tous supports en mode déconnecté. Ces même modules sont aussi proposés au travers d'applications IOS et Android. Je vous invite à les tester, par exemple le dernier numéro de janvier "Le Dieu partagé, aux origines du monothéisme" ici.