295 notes dans la catégorie "Etats-Unis"

Le roman américain : une année de lecture

UsaUn grand voyage dans le roman américain. Longtemps que l'idée me trotte dans la tête. Une année entière de lecture consacrée au meilleur du roman américain. Rien qu'à cela. Depuis quelques mois je me suis mis à la tâche pour regrouper une bibliothèque idéale au format numérique. Compliqué, énormément de titres manquent à l'appel chez les éditeurs malheureusement, on fera avec les numérisations disponibles sur le web et l'imprimé bien sûr. Avec l'aide de quelques proches passionnés de lectures, nous avons cherché au travers de nos souvenirs, de sélections et de nos bibliothèques respectives. Les discussions ont été riches, je les en remercie, ils se reconnaîtront. Un seul livre par auteur, le choix a été quelquefois difficile.

A l'arrivée, c'est prêt. Des classiques incontournables, des livres contemporains, du noir, du fantastique, de la science-fiction, etc. Subjectif pour certains sans doute, mais un sacré choix. 80 livres au total. Pourquoi 80? Un bon ratio, avec certains pavés dans cette liste, je n'aurais pas trop d'un an, c'est sûr. Jusqu'à août l'année prochaine, 400 jours, 5 par mois en moyenne à relire pour beaucoup bien sûr. De Abattoir 5 de Kurt Vonnegut à Water Music de T.C. Boyle. Plutôt que de proposer des billets sur le blog, j'ai choisi de construire une liste plus pratique et complète sur l'excellent site Babelio. Vous lirez mes petites critiques au fil de l'eau. J'espère que cela vous donnera des idées de lectures. Si vous pensez qu'il en manque quelques-uns (ou qu'un titre d'un auteur serait plus à sa place qu'un autre), faites-moi signe, il sera toujours temps de compléter cette liste à 100 livres. Sans modération, Go to America!

PS: en tenant compte déjà de vos retours, quelques changements de titres, des ajouts, je pousse à 90 titres.


Kobo rachète Shelfie, le Shazam du livre

ShelfieLa complémentarité imprimé-numérique, l'enjeu de demain pour les principaux acteurs. Kobo vient d'annoncer le rachat de Shelfie, une plate-forme en ligne qui permet de gérer sa bibliothèque imprimée comme numérique. Shelfie s'était fait connaître à l'époque comme le "Shazam du livre", un service qui permet aux clients d'obtenir gratuitement ou à prix réduit des versions numériques de leurs livres imprimés de manière rétroactive (voir le billet sur Techcrunch). Shelfie avait cessé son activité en janvier dernier. Au cours des prochains mois, Kobo travaillera à intégrer la plate-forme Shelfie dans ses applications Android et iOS, permettant aux lecteurs d'ajouter leurs bibliothèques de livres imprimés à leur historique de lecture pour générer des recommandations de livre plus adaptées, ainsi que l'option d'obtenir des versions numériques de titres qu'ils possèdent déjà. En 2013, Shelfie avait été sélectionné pour "The FutureBook Innovation Award" (via TheBookSeller).


Amazon Kindle : des liseuses moins chères avec Prime

KindleOn le sait depuis longtemps, Amazon conserve dans sa manche la possibilité d'exercer une pression supplémentaire par rapport à la concurrence, celle de lier son offre Kindle à ses abonnements Prime. Il le faisait déjà avec son offre KindleUnlimited, il le fait maintenant avec des réductions significatives sur ses liseuses Kindle. Entre 25 et 40% selon les modèles. L'offre n'est pas disponible en Europe pour l'instant (via EbookFriendly).


Hachette : un partenariat avec Wattpad

HachetteLe marché du livre-audio suscite décidément toutes les attentions. Le groupe Hachette a annoncé la semaine dernière un partenariat avec Wattpad pour la production d'une série de 50 titres en commun, basés sur les histoires les plus populaires tirées de la plate-forme sociale de lecture bien connue. Ils devraient sortir sous le label "Hachette Audiobooks: Powered by Wattpad" au début de l'été sur le marché anglo-saxon. Pas d'indications pour le moment pour les autres pays (via PublishersWeekly).


Foire de Londres : une étude Nielsen sur le piratage

BookpirateLa Foire du Livre de Londres s'est ouverte cette semaine sur fond de Brexit qui inquiète beaucoup le secteur de l'édition britannique. L'institut Nielsen et la société Digimarc proposent une étude sur le piratage de livres numériques. Une progression endémique avec toujours aussi peu de solutions pour l'endiguer. Une perte sèche évaluée par Digimarc à plus de 300M$ pour les éditeurs. Comme pour le piratage en général, toujours difficile de mesurer l'impact réel sur l'économie du secteur. Même si le marché de l'ebook est en recul de près de 4% au Royaume-Uni (voir GoodeReader), il semble que ce soit plus l'augmentation des prix qui impacte les ventes. Mais des prix plus élevés qui incitent sans doute plus de lecteurs à fréquenter les sites illégaux. Faut-il le rappeler, la limitation du piratage passe d'abord par une offre légale attractive. L'étude est a retrouver sur le site de Digimarc, pour archives: ici (via PRNewswire).


Marché de l'ebook anglo-saxon : quelle situation début 2017?

PaysIntéressant tableau relayé par GoodeReader, celui des ventes de livres numériques sur les 4 plate-formes anglo-saxonnes, Amazon, Apple, Kobo et Nook durant le mois de février dernier. Attention il ne s'agit pas des chiffres d'affaires mais du nombre de livres, cumulés par type d'activités. De haut en bas: auteurs indépendants auto-publiés, catalogue des 5 majors de l'édition, éditeurs indépendants et autres publications hors-catégories. Auquel s'ajoute sur Amazon l'impression à la demande. Si on regarde au niveau des 619 millions d'ebooks achetés, la répartition est la suivante: Amazon (84,8%), Apple (10,3%), Nook (3,1%) et Kobo (1,8%). Ces chiffres en disent long sur la situation du livre numérique sur le marché anglo-saxon.

Vous pouvez suivre ces relevés de ventes mensuels sur le site Authorearnings.

Ventes


Amazon : une offre couplée abonnement et liseuse Kindle

KindleAmazon s'apprêterait à proposer une offre couplée comprenant l'abonnement Kindle Unlimited et une liseuse Kindle 8 basique. Pour l'instant sur la page technique apparue furtivement, l'offre serait proposé à 140$, le prix de la liseuse à 79$ et six mois d'abonnement à Kindle Unlimited à 9,99$. Cette offre ferait bien évidemment sens avec une réduction de prix significative pour les lecteurs, autour de 100$. Depuis l'arrivée du Kindle, on sait que la priorité d'Amazon se concentre sur la vente de livres numériques avec un dumping important sur l'appareil associé pour les lire. Avec un marché anglo-saxon où les prix de vente ont été revus à la hausse par les éditeurs avec des ebooks moins attractifs, Amazon pourrait mettre un peu plus la pression en diminuant encore les conditions d'accès à sa liseuse Kindle. Reste à savoir dans quels pays cette offre sera effectivement proposée (via EbookFriendly).

Amazon


Etats-Unis : les ventes de livres numériques plongent en 2016

Nielsen-logo1Dans le cadre de DigitalBookWorld fin janvier, Jonathan Stolper, vice-président senior et directeur général mondial de Nielsen Book a confirmé que les ventes de livres numériques aux Etats-Unis seraient en baisse de 16% par rapport à 2015 sur les neuf premiers mois de l’année 2016. Le panel concerne une trentaine d'éditeurs. La baisse la plus importante concerne la fiction jeunesse, dont les ventes ont chuté de 28%. Du côté de la fiction pour adultes c'est une diminution de 15% en 2016 alors que le format représentait quand même 49% de toutes les ventes l'année dernière dans la catégorie; il serait en baisse de trois points de pourcentage par rapport à 2015. Les ventes ont chuté de 13% en 2016 dans la catégorie non-fiction pour adultes et représenteraient 12% de toutes les unités vendues dans le segment l'an dernier, comparativement à 15% en 2015. Au total, la part des ventes de livres numériques était de 23% en 2016. C'était 27% en 2015. Du coup, c'est le format hard-cover qui redouble le format numérique, une situation que l'on ne pensait plus possible depuis 2012. Parmi les raisons de cet effondrement, c'est toujours le prix qui est mis en cause: le prix moyen de l'ebook est passé de 5€ à 8€ en moyenne (une hausse de 60%). Autre facteur évoqué, de plus en plus de lecteurs d’ebooks utiliseraient leurs smartphones ou tablettes pour lire, alors que les utilisateurs de liseuses sont les plus gros acheteurs de livres numériques (via PublishersWeekly).


Overdrive : le prêt numérique en bibliothèques en forte hausse

OverdriveUne année 2016 florissante pour le géant Overdrive, racheté par Rakuten il y a bientôt deux ans et leader des offres de prêts de livres numériques dans le monde. 196 millions de livres numériques ont été empruntés auprès des établissements, une augmentation de 21% par rapport à 2015. Une tendance qui va à l'encontre du marché grand public. Sur un marché anglo-saxon où les prix des livres numériques ont été beaucoup relevés depuis deux/ trois ans, l'intéret des lecteurs se déporte sans doute plus fortement sur le prêt en bibliothèques. Overdrive est présent dans 36.000 bibliothèques et écoles, dans 63 pays à travers le monde. Le communiqué d'Overdrive est ici.


Etats-Unis : l'ebook des éditeurs en forte baisse

NothanksCoup de semonce aux Etats-Unis où le marché du livre numérique est en forte baisse. Un chiffre de -21,8% sur le premier semestre 2016 par rapport à la même période en 2015. C'est le dernier décompte de l'AAP (Association of American Publishers) donné la semaine dernière. Raccourci facile de dire que les lecteurs se désintéressent du format numérique pour un "retour au papier". La politique de hausse de prix entreprise aux Etats-Unis depuis plus d'un an est en train d'avoir des résultats violents sur le marché américain. Passer d'un prix de 9,99$ à 13/14$ (deux fois les prix des livres de poche) est un signal fort pour le consommateur. Nous le connaissons bien par chez nous. Les lecteurs ne sont pas des veaux capables de tout encaisser. Voilà qui va donner des arguments supplémentaires à Amazon dans les négociations avec les éditeurs américains. D'autant que l'auto-publication semble très bien se porter outre-Atlantique avec des prix bien plus attractifs pour les lecteurs. Un enjeu crucial pour les éditeurs...


Education : Jouve rachète Six Red Marbles

JouveL'éducation au coeur des futurs enjeux du secteur. Le groupe français Jouve a annoncé hier par communiqué de presse l'acquisition de Six Red Marbles, leader dans la création d’expériences éducatives (Learning Experience Design™) et dans le développement de contenus et de technologies appliquées à l’éducation (EdTech) aux États-Unis. L’agence intervient sur près de 250 projets par an. Six Red Marbles compte près de 500 concepteurs de programmes scolaires, concepteurs multimédias et spécialistes de l’apprentissage et est implantée à Boston. Il collabore avec des clients de renom tels que McGraw-Hill Education, Houghton Mifflin Harcourt ou Harvard Business School Publishing. Voir ici.


Le premier ebook a 45 ans aujourd'hui

Michael_S_HartLe premier ebook a 45 ans aujourd'hui. C'est en effet le 3 juillet 1971 que l'américain Michael Hart numérisait la déclaration d'Indépendance américaine et la proposait dans une version numérique sur les réseaux précurseurs de l'Internet. Un fichier de 5kB qui avait été téléchargé par 6 personnes à l'époque. C'était le premier titre du Projet Gutenberg. Michael Hart est malheureusement décédé en 2011 à l'âge de 64 ans (via Forbes). 


AAP : les ventes de livres aux Etats-Unis en berne

AapL'AAP (Association of American Publishers) a donné hier des chiffres comparatifs de janvier 2016 par rapport à janvier 2015. Ils confirment les tendances déjà observées. Un marché américain bien morose.
Les ventes de livres numériques en forte baisse de 24,9% à 99,9M$. Les livres cartonnés ne font pas beaucoup mieux, tombant de 18,7% à 151,3 M$.
Les livres de poche, d'autre part, ont augmenté de 4,3% à 169,3M$, et l'audio a augmenté de 30,1% à 20,4M$.
Au niveau global les ventes de livres des éditeurs pour janvier 2016 étaient de 991,7M$, en baisse de 6,7% par rapport à 1,06Md$ en janvier 2015. Ces chiffres comprennent les ventes pour toutes les catégories.
L'édition professionnelle est elle aussi en baisse de 19,8%
(via DigitalBookWorld).

Des chiffres du livre numérique qui ne tiennent pas compte de l'auto-publication en forte hausse aux Etats-Unis. Avec une pénurie de best-sellers qui servent de locomotives à l'industrie entière comme les années passées et qui sont très vendus au format numérique, les éditeurs semblent en net décrochage par rapport aux attentes des lecteurs américains, surtout avec des prix de vente qui ont très nettement remontés.

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Etats-Unis : l'éducation inspire Amazon

InspireOn a beaucoup parlé il y a quelques mois de l'accord entre Amazon et Canopé, le réseau de création et d'accompagnement pédagogiques sous la tutelle de l'Education Nationale. Ils sont tous dans les starting-blocks les Apple, Google, Microsoft, peut-être demain Facebook. L'enjeu de l'éducation institutionnelle est considérable pour les GAFA anglo-saxonnes. Amazon annonce aujourd'hui aux Etats-Unis la sortie d'un programme Inspire en version béta. Il s'agit d'une plate-forme gratuite pour les enseignants, pour rechercher, découvrir et échanger des ressources éducatives. Amazon collabore d'ores et déjà avec le département de l'éducation américain sur ce programme (via NewYorkTimes). Nul doute qu'Amazon prépare activement son arrivée demain sur de nouveaux supports de lecture en couleur. Au début de l'année, Amazon annonçait le développement d'une équipe en Chine autour de la production du procédé Liquavista. Contenus, contenants, les choses s'activent, 2017? 2018? Le compte à rebours semble bien lancé...


Etats-Unis : les prix des ebook à la baisse depuis six mois

PriceLa recherche du juste prix. Un billet très intéressant sur le site GoodeReader qui donne des relevés de prix aux Etats-Unis. Les éditeurs des majors américaines auraient revu leur stratégie de hausse des prix, qui a sans doute conduit à des ventes de livres numériques qui stagnent voire même reculent aux Etats-Unis. Le constat est sans appel, le prix est l'élément prépondérant pour les lecteurs. Depuis six mois, ces relevés traduisent des baisses de prix au-delà de 15% pour les nouveautés, entre 10 et 15% pour les titres de fond. Nous verrons en fin d'année si les ventes repartent...


James Patterson lance la collection Bookshots

Bookshots"Moins de 150 pages, moins de 3 dollars, impossible à lâcher". C'est le slogan de la nouvelle collection de thrillers Bookshots de James Patterson, chez Little Brown la filiale américaine d'Hachette. Son objectif, amener à la lecture des jeunes qui reculent pour l'instant devant des paginations et des prix plus importants. Deux premiers titres (Cross Kill et Zoo) sont parus, une dizaine d'autres suivront d'ici la fin de l'année. Les versions imprimées sont vendues 4,99$, les versions numériques suivent à 3,49$. Intéressant de voir un auteur reconnu comme James Patterson rechercher de nouveaux formats de lecture. Il a invité d'autres auteurs à le rejoindre. A savoir si cette expérience sera suivie par ses éditeurs français. Le "format court" dont on parle beaucoup depuis quelques années, Patterson pourrait bien le populariser. Une nouvelle révolution en marche? Comme il le dit lui-même, "quand on les trouvera dans toutes les pharmacies". A suivre... (via NewYorkPost).


Etats-Unis : le rapport Nielsen pour 2015

NielsenL'institut Nielsen a publié la semaine dernière un rapport sur la situation de l'industrie du livre aux Etats-Unis. On retrouvera les indicatifs déjà très largement relevés depuis le début de l'année. Un recul du livre numérique sur le marché global (les hauses de prix importantes sont passées par là), la montée en puissance de la lecture sur smartphone. La part des grands groupes américains s'érode peu à peu au profit de l'auto-publication et de l'édition indépendante. Le rapport complet est ici.

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Etats-Unis : les tablettes sortent peu à peu des écoles

SchoolLes ordinateurs remplacent peu à peu les tablettes dans les écoles américaines. Les Chromebook de Google ont le vent en poupe (voir ZDNet). Autre situation côté Apple, le remplacement des tablettes iPad. On se rappelle de la décision retentissante en Californie à l'automne dernier. Mais ce n'est pas un cas isolé. L'Etat du Maine sort les tablettes: "L'état du Maine a interrogé les principaux concernés avant de faire ce choix et une enquête a été menée auprès des enseignants et des élèves du secondaire (collèges et lycées). Les résultats ont été sans appel: non seulement 88,5% des professeurs préfèrent les ordinateurs portables, mais l’iPad n’a pas plus la cote auprès des élèves. Ils sont aussi 74% à préférer l’ordinateur à la tablette. Pourquoi un tel désaveu? Pour les professeurs, la réponse est simple: les iPad ne sont pas assez efficaces sur le plan pédagogique et les élèves les utilisent surtout pour jouer. L’un des enseignants a précisé dans le cadre de l’enquête qu’il était pratiquement impossible d’utiliser les tablettes pour taper du texte. Un autre qu’il ne s’agit que d’un jouet, et l’un d’entre eux va jusqu’à parler de désastre. Mais même les collégiens et lycéens n’en veulent plus et l’un d’eux reconnaît que les jeux que l’on peut y installer sont trop addictifs". Un retour d'expérience dont on devrait peut-être tenir compte en France... (via IGeneration).


Etats-Unis : ComiXology en NetFlix de la bande dessinée

ComixologyC'est parti, ComiXology lance aux Etats-Unis une offre d'abonnement illimité de bande dessinée en streaming à 5,99$/mois. Le premier mois est offert. Un catalogue très important d'éditeurs et d'auteurs indépendants mais les géants américains DC et Marvel sont absents. Les auteurs et éditeurs concernés n'ont même pas été prévenus aux Etats-Unis. Beaucoup d'inquiétudes sur les revenus, on s'en doute. Pour rappel ComiXology est dans le giron d'Amazon depuis avril 2014. Est-ce que l'offre en France suivra? Il faudra pour cela s'entendre avec les éditeurs sur les conditions de rémunération, loi sur le prix unique oblige (via CNet).


Etats-Unis : les auteurs définitivement déboutés face à Google Books

UsaImmense déception pour les associations d'auteurs aux Etats-Unis qui ont été débouté aujourd'hui par la Cour Suprême face au projet Google Books. Ce dernier recours du syndicat américain des auteurs (Authors Guild) faisait appel d'une précédente décision de justice, lorsque des écrivains avaient assigné Google en justice, estimant que la numérisation d'ouvrages sans leur consentement enfreignait leurs droits d'auteur. La justice américaine avait déjà donné raison à Google dans un précédent arrêt daté de 2013. C'est la fin d'une bataille judiciaire qui aura duré près de dix ans. Google valide ainsi son chantier de numérisation industrielle des fonds prêtés par les bibliothèques ; le fameux "Fair Use" -usage équitable- est confirmé une nouvelle fois, auteurs circulez... (via Livres-Hebdo).


Overdrive : 500 nouveaux éditeurs à son catalogue

OverDriveOverdrive, le géant américain de l'offre de livres numériques aux bibliothèques, a profité de l'ouverture de la Foire de Londres pour annoncer des accords avec 500 nouveaux éditeurs internationaux. OverDrive est présent avec des catalogues de 5000 éditeurs dans 50 langues, des partenariats dans 59 pays. En Europe, c'est un accord avec le groupe espagnol Planeta qui retient particulièrement l'attention (via DigitalBookWorld).


ShortEdition séduit les américains avec un premier café à San Francisco

Short-EditionUne belle annonce pour les petits français de ShortEdition. Vous vous rappelez, le concept de "distributeur d'histoires courtes", un petit rouleau de papier imprimé avec des textes plus ou moins longs à lire selon votre temps d'attente dans de nombreux établissements. Ils viennent en effet de séduire les américains avec le Café Zoetrope de Coppola, très en vogue à San Francisco. Lire l'interview que leur consacre Publishingperspectives.


Overdrive arrive en Allemagne

OverdriveOverdrive, le géant américain des offres de prêts numériques en bibliothèques, arrive en Europe, dans un premier temps par l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse avec trois premières bibliothèques. Overdrive, c'est 34.000 établissements partenaires à travers le monde anglo-saxon, plus de 90% du marché américain, c'est dire. Il y a un an, Rakuten mettrait la main sur Overdrive avec un crédo "une entreprise de partage de l'économie en tant que partage de livres", revoir le billet ici et le dossier consacré par l'Enssib en 2014 (via GoodeReader).


Apple : la Cour suprême confirme le cartel des ebooks

Apple"Amazon s'est planté. Il a payé le prix fort pour certains livres et s'est mis à les vendre moins cher, à 9,99$. Les éditeurs détestaient cette pratique: ils se disent que cela ruinent leurs chances de vendre leurs éditions reliées à 28$. Donc, avant l'entrée en scène d'Apple, certains éditeurs avaient déjà commencer à retirer leurs livres d'Amazon. Alors nous leur avons dit de fixer leurs propres prix et de nous donner 30%. Oui, le consommateur paierait un peu plus, mais c'est ce qu'ils voulaient de toute façon. Mais on leur a aussi demandé des garanties: si n'importe qui d'autres vendait le même livre moins cher, on était en droit de s'aligner. Alors ils sont allés chez Amazon et ont exigé le même contrat, sinon ils ne faisaient plus affaire avec eux. Apple n'était pas le premier sur le marché. Etant donné la situation, le mieux pour nous était d'agir vite et de trouver le bon levier pour rafler la mise".

Ainsi s'exprimait Steve Jobs, le PDG d'Apple, dans sa biographie en 2011 (p.569 de la version française). Le "bon levier pour rafler la mise" était bien un cartel et vient aujourd'hui d'être définitivement jugé par La Cour suprême des Etats-Unis qui n'a pas retenu la demande de pourvoi formulée par Apple dans le procès intenté en 2012 à propos du prix des livres numériques. Apple n'a plus aucun recours dans le procès intenté par le ministère américain de la justice, qui avait accusé le constructeur informatique d'avoir fomenté une entente sur le prix des livres numériques aux Etats-Unis, lors du lancement de l'iPad en janvier 2010. Apple devra bien régler 400M€ aux acheteurs de livres numériques identifiés sur la période concernée et éligibles dans le cadre d'une action collective. Il faut aussi y ajouter 50M€ de frais d'avocats. Fin du feuilleton donc pour Apple avec des groupes d'éditions américains qui étaient déjà passé à la caisse depuis longtemps (via Livres-Hebdo).


Accessibilité : une coopération accrue entre la NFB et Amazon

NfbLa NFB, la Fédération Nationale des Aveugles aux Etats-Unis, a annoncé la semaine dernière une coopération accrue avec Amazon (via PRNewswire). Pour comprendre les enjeux de cette annonce, j'ai demandé à Luc Maumet, responsable de la Médiathèque Valentin Haüy et spécialiste des problématiques d'accessibilité, de nous donner son sentiment. Je l'en remercie.

"Le 2 mars 2016 la National Federation for the Blind annonçait une «nouvelle collaboration» avec Amazon pour offrir aux étudiants aveugles et malvoyants des services comparables à ceux des valides. La pression juridique mise, de longues dates, par la NFB sur Amazon porte ses fruits. Le géant du livre numérique se retrouve contraint de faire quelques concessions (comme commencer par accepter la discussion…). Étant donné les piètres états de service de cette firme en matière d'accessibilité c'est une très bonne nouvelle !  

On peut aussi se réjouir, car le travail de lobbying des aveugles américains bénéficiera au monde entier. On se souvient que si les produits Apple offrent aujourd’hui un excellent niveau d'accessibilité c'est parce que les juristes de la NFB avaient su trouver, en leur temps, des arguments à même de convaincre la firme à la pomme.

Mais on attendra de voir les avancées réelles avant de crier victoire. Les premières actions juridiques de la NFB contre des universités qui proposaient aux étudiants d’utiliser le reader d’Amazon Kindle Dx, solution de lecture à la très mauvaise accessibilité, datent de… 2009. La route de l’accessibilité est ici bien longue et la mauvaise volonté d’Amazon suffisamment évidente pour que l’on reste prudent."

A suivre attentivement donc...