14 notes dans la catégorie "Imprimeur"

Les Jardins Typographiques : le retour du plomb?

JardinstypographiquesLa typographie au plomb renaîtra-t-elle comme nos bons vieux vinyles? A découvrir Les Jardins Typographiques. Un studio de création graphique basé dans l'Indre. Un studio très particulier puisqu'il propose des réalisations typographiques au plomb pour les particuliers et les entreprises, en recherche d'une communication qui sort de l'ordinaire. Couleurs, papiers, la créativité est infinie. Même des livres peuvent être réalisés. Christelle Fort nous explique sa démarche. Elle propose également des animations, des formations et va lancer un financement participatif pour acquérir du matériel. Succès au plomb!


Tours : Mame 2.0 en pôle numérique

MameL’ancienne imprimerie Mame reconvertie en Cité de la Création et du Numérique sera officiellement inaugurée ce vendredi lors d’une fête publique et gratuite. Cinq ans après la liquidation judiciaire de l'imprimerie, le site au cœur de Tours, occupé déjà d'un côté par l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts, héberge désormais ce nouveau pôle numérique. Cette inauguration a lieu dans le cadre de l’opération French Tech Loire Valley. Visite guidée sur InfosTours. Tous les détails sur ce site.


La librairie des PUF revient dans le Quartier Latin, sans livres...

LogoUne première en Europe. Après 17 ans d’absence, les Presses Universitaires de France réinvestissent le Quartier Latin dans Paris en proposant une librairie «nouvelle génération». Une librairie de 72m2 sans aucun livre en stock. Situé près de la Sorbonne (on se rappelle de l'ancienne librairie fermée en 2005), ce nouvel espace permettra aux Parisiens de choisir, fabriquer et emporter un livre en quelques minutes grâce à la fameuse «Espresso Book Machine». Un catalogue de plus de trois millions de titres du domaine public mondial sera disponible ainsi que 5000 titres des collections des PUF.

Cette librairie expérimentale sans stock sera inaugurée aujourd'hui jeudi 10 mars à 16h45, 60 rue Monsieur le Prince (6e) en présence notamment de Bruno Julliard, premier adjoint à la Maire de Paris. Ce projet s’inscrit en effet dans le cadre du dispositif Vital’ Quartier conduit par la Ville et mis en œuvre par la Semaest, qui vise à préserver le patrimoine culturel du Quartier Latin. Lire le billet dans LeMonde et découvrir la vidéo de 20mn.

 PS: il y a bientôt quatre ans les libraires de San Franciso avaient fait leurs calculs sans donner suite, voir ici.

1920-2016 : une révolution copernicienne...

Librairie


Puces typo : troisième édition le 25 mai

Logo-campusSamedi prochain 25 mai aura lieu à Bagnolet la troisième édition des Puces typo, organisée par Les Rencontres de Lure et le Campus de la Fonderie de l'Image. Un évenement annuel pour tous les passionnés de typographie en France. Le numérique et les arts graphiques traditionnels se cotoient harmonieusement, en pleine effervescence. A relayer absoument autour de vous. A revoir la vidéo qui avait été tournée l'année dernière (via le site).

Les Puces Typo 2012 from Campus de la Fonderie de l'Image on Vimeo.


Espresso Book Machine: pas pour les libraires

BookmachineVous vous rappelez sans doute de l'Espresso Book Machine, la machine à fabriquer des livres à la demande? La démonstration ici. Si certaines bibliothèques américaines intègrent ce service dans leurs budgets, quand est-il pour des libraires?

Des éléments concernant la rentabilité aujourd'hui. En intégrant le coût de la machine (100.000$), les consommables et la manutention, combien de temps faudra t-il pour rembourser ces frais, quel nombre de livres et quelle durée?

A la moyenne d'un livre toutes les heures au cours des 8 heures par jour, 362 jours par an que la librairie est ouverte, il faudrait 11 ans et 9 mois. Si c'est en moyenne 3 livres par heure, il faudrait 3 ans et 11 mois. On voit que ce type de machines est impossible à rentabiliser sans mutualiser le service en back office. Un cout pour l'instant inacessible pour des librairies indépendantes de San Francisco qui ont fait le calcul. Le libraire californien conclut:

"Le problème est que je ne pense pas que le coût va baisser puisque la technologie utilisée dans les machines de ce type est vraiment tout à fait mature - en substance, impression laser combinée à une base robotique du 20ème siècle. Le problème à propos des technologies matures, c'est que le prix n'a pas tendance à changer, à moins d'un marché où la mise en œuvre spécifique de la technologie augmente de manière significative (dans ce cas, les économies d'échelle joue et le prix baisse). Je ne prévois pas le marché de ces "machines à livres" avec une réelle évolution, en particulier avec l'adoption croissante des livres électroniques. Les gadgets tels que la Espresso Book Machine vont probablement rester là où ils sont maintenant: hors de la portée de la plupart des librairies."

On s'en tiendra à la machine à café! (via Teleread).


Hachette affiche le carbone

FayardOn en parle depuis plusieurs années dans l'édition avec une industrie papetière/imprimerie réputée polluante. La prise en compte et la communication de l'empreinte carbone est une réalité. Hachette Livre a mis en vente les premiers ouvrages comportant une «étiquette carbone» indique le Groupe dans un communiqué publié aujourd'hui. Quatre premiers titres chez Fayard.

«Progressivement, tous les ouvrages publiés par les maisons d’édition d’Hachette Livre et imprimés sur papier recyclé ou certifié – soit approximativement 80% du papier acheté par le Groupe – paraîtront revêtus d’une “étiquette” placée en quatrième de couverture ou sous l’achevé d’imprimé. Elle indiquera l’origine des fibres du papier (certifiées ou recyclées), l’empreinte carbone spécifique de chaque ouvrage en grammes équivalent C0²» explique le Groupe.

Dans le même temps, mise en ligne d'un site "Fayard durable" (on espère bien, la maison a déjà 155 ans!), avec beaucoup d'informations sur les réglementations et les études sur le sujet, avec même une calculette pour comparer votre livre avec d'autres indicateurs. Un onglet numérique avec le rappel de l'étude qui avait été réalisé en 2008 sur les livres électroniques:

"En ce qui concerne les lecteurs de eBooks, appareils entièrement dédiés à la lecture, la société de conseil française Carbone 4 a pour sa part évalué en 2008 l’empreinte carbone du premier lecteur disponible sur le marché à 235kg eq.CO2, et l’empreinte carbone moyenne d’un livre français à 1,4kg eq.CO2, ce qui plaçait la barre à 168 livres sur la durée de vie du lecteur."

Cela date un peu. J'espère qu'une étude indépendante pourra être menée bientôt sur les dernières générations de livres électroniques.

Je suis un peu circonspect aussi sur la seule prise en compte des livres jusqu'aux entrepôts de distribution sans aller plus loin, distribution grossistes, point de ventes, librairies et retours, pilon, quand on sait qu'un très grand nombre de livres reviennent à l'entrepôt.

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A signaler que le bilan carbone du groupe Hachette est aussi disponible en ligne sur le site (via Livres-Hebdo).


Bientôt Demain Le Livre

Demain A signaler les Journées "Demain Le Livre" les 9 et 10 mars prochain à l'Automobile Club de France à Paris. Conférences, table-rondes entre numérique et imprimé, le détail ici. Ce n'est pas le nouveau face au vieux monde. L'imprimé évolue lui-même de façon tout aussi spectaculaire, on a trop tendance à l'ignorer. Il s'agit de fabriquer les livres de demain pour les deux canaux, sans frontières hermétiques. Demain le livre, tous les livres!


Atelier sur l'édition d'auteurs

L_Atelier-logo En cette période d'été, l'Atelier numérique revient sur l'auto-édition avec une interview réalisée au printemps dernier avec Marc-Edouard Nabe, écrivain et Luc Spooren, directeur de la société Unibook: "Il est désormais possible de publier son propre manuscrit, sans passer par les étapes classiques de prospection et de sélection des maisons d’édition. Deux écoles: l’auto-édition et l’ «anti-édition». La première consiste à simplement faire publier et diffuser son manuscrit grâce à une plateforme d’auto-édition, tels que Lulu ou Unibook. La dernière représentée par Marc-Edouard Nabe, l’«anti-édition», est la démarche d’un écrivain s’affranchissant du circuit classique de publication, en endossant les rôles d’éditeur et publiciste de sa propre œuvre, grâce au web". Les deux sont désormais possible pour tous les écrivains d'aujourd'hui, selon leurs statuts, reconnaissance passée ou en devenir. La voie numérique est une chose, la voie papier ne doit pas être dédaignée pour autant, par respect pour le lecteur, même si elle comporte une part de risque et d'engagement financier comme dans le cas pour Marc-Edouard Nabe. La liberté et l'indépendance est à ce prix-là. A l'heure où des groupes d'édition s'affranchissent des libraires traditionnels pour vendre en direct sur des portails, il ne me parait pas choquant que des auteurs fassent ce choix-là, une philosophie de vie d'écrivain en quelque sorte. Contraste sur le magazine Lire aujourd'hui avec cette liste et l'article paru au printemps dernier.

L'impression des livres en France en question

Imprimerie_gunteberg Alors que l'on accuse le livre numérique de tous les maux (vous vous rappelez sans doute des tracts au Salon du Livre), il ne s'agit pas de se tromper de cible. L'annonce hier (ce n'était pas un poisson d'avril malheureusement) de la mise en redressement judiciaire de l'imprimerie Mame à Tours, fleuron des livres illustrés en France. En cause selon Jean-Noël Lasky (PDG du groupe) "la délocalisation massive de grands éditeurs français vers la Chine, malgré les discours sur l'environnement. Ils font appel à nous pour le réassort, en fonction de l'actualité". Ce n'est plus seulement les livres à forte main d'oeuvre (livres d'enfants) mais tous les livres illustrés qui sont concernés par cet exode. Combien de livres imprimés en Asie au Salon du Livre qui vient de s'achever? Regardez les achevés d'imprimés, vous verrez... (via La Nouvelle-République).

UniBook: impression à la demande

Logo Une entreprise qui est bien connue maintenant -surtout chez nos voisins du Nord- dans le domaine de l'impression à la demande (Print on Demand), c'est UniBook. Elle-même une division de Peleman Industries NV, entreprise privée qui produit des matériels de reliure de livres et de documents au coeur des problématiques techniques de ce secteur en pleine expansion. En activité depuis 1939, son quartier général mondial est installé à Puurs (Belgique) avec des bureaux aux USA, à Chypre, au Japon, en Pologne, Chine, Allemagne, Espagne, Italie et Portugal. Leurs produits sont vendus via des distributeurs dans plus de 110 pays. Une vidéo en ligne qui montre que derrière l'impression à la demande, c'est aussi des personnes qui travaillent au quotidien.


CPI imprime en numérique jet d'encre

Logo_fr_FR Tout le monde parle du P.O.D. (Print on Demand), du livre produit à l'unité, beaucoup moins des courts tirages qui intéressent en premier chef les éditeurs dont les objectifs sont quand même, rappelons-le, de vendre des livres autrement qu'à une seule personne à la fois! C'est pourtant là aussi que les technologies d'impression numérique avancent de manière très importantes. L'imprimerie CPI Firmin-Didot vient de produire leur tout premier livre numérique jet d'encre sur une presse Quantum développé par HP. «Quantum est un outil particulièrement bien adapté au court-tirage, nouveautés comme réimpressions, ce qui répond à une demande croissante de nos clients éditeurs ; nous sommes particulièrement heureux de pouvoir concrétiser cette avancée décisive avec l’éditeur des Harry Potter en France, démontrant ainsi notre volonté et nos capacités à servir tous nos clients de 1 à 1 million d’exemplaires» précise Frédéric Mériot, directeur général de CPI France (via CPI France).