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2017, l'année pour changer sa liseuse ? : c'est 10 bonnes raisons

Liseuse2017, c'est l'anniversaire de 10 années du marché du livre numérique, c'est 5 années en France où le Kindle d'Amazon est arrivé seulement à l'automne 2012. Les liseuses tiennent bien la route, elles sont au coeur de l'expérience de la lecture numérique, tous les fabricants ont renouvellé leur gamme cette année. Kobo l'avait fait au printemps dernier, Amazon, Bookeen, Tolino (en Allemagne), Tea/PocketBook, Barnes and Noble (aux Etats-Unis) cet automne. De très nombreux modèles à l'arrivée, des gammes très complètes. Des liseuses que certains rangeaient au placard il y a quelques années (je taierais leurs noms, ils sont d'ailleurs partis sous d'autres cieux que ceux du livre numérique), ils n'avaient pas bien compris...

Les années passent avec des lecteurs pourtant suréquipés d'écrans en tout genre, mais ceux-ci leur renouvellent malgré tout leur confiance pour la qualité d'un dispositif original et incomparable en terme de confort de lecture, plus proche du papier que de l'écran. Ceux qui lisent beaucoup le savent parfaitement bien par la pratique.

Alors la question se pose aujourd'hui, cette année 2017, est-ce la bonne année pour renouveller sa liseuse? Ou sauter le pas pour ceux encore indécis? 10 ans de liseuses, c'est 10 bonnes raisons, voici pourquoi:

  • 1. La qualité des écrans:

La technologie innovante eInk, embarquée sur toutes les liseuses sur le marché, a beaucoup évolué en 10 ans.  De meilleurs contrastes (fonds plus blancs, caractères plus noirs), une meilleure définiton (pouvant aller jusqu'à 300ppp suivant les modèles), la généralisation depuis deux/trois ans de la dernière technologie eInk Carta chez tous les fabricants a permis une nette avancée en la matière. Des progrès également du côté du rafraichissement des écrans et de la rapidité d'affichage grâce à des processeurs rapides. On peut dire aujourd'hui que le confort de lecture est excellent.

  • 2. La taille des écrans:

Le choix s'est considérablement étendu dans les gammes des fabricants. Au-delà du traditionnel 6 pouces standard bien pratique en mobilité, l'offre est passé en 6.8, 7, voir même 8 pouces pour les plus grandes liseuses du marché. Avec des prix qui restent quand même accessibles sous la barre des 300€. Des lignes de caractères plus grandes, plus de lignes à la page, plus de confort de lecture, surtout pour les seniors qui grossissent les caractères.

  • 3. L'étanchéité:

L'étanchéité est devenu une fonctionnalité de plus chez les fabricants. D'abord perçue comme un argument un peu gadget, elle se révêle à l'usage très pratique au bord des piscines, mais aussi on l'oublie souvent, ce sont des liseuses qui sont beaucoup moins sensibles à la poussière en mobilité. Un simple passage sous le robinet, c'est quand même très pratique, vous avouerez.

  • 4. La lumière intégrée:

Là aussi en quelques années, les progrès ont été réels. D'abord sur la lumière elle-même avec la disparition progressive des petits halos au bord des écrans. Ensuite, les tonalités de lumière sont aussi devenues plus naturelles, sans parler des innovations concernant la suppression de la lumière bleue le soir tard comme sur les dernières Kobo. Là aussi, des innovations réelles pour les lecteurs qui lisent beaucoup une partie de la nuit sans déranger l'autre, ils sont nombreux.

  • 5. La couverture intégrée:

PocketBook avait par le passé exploré cette fonctionnalité avec ses modèles Sense et Ultra, c'est aujourd'hui Bookeen et Carrefour qui proposent une Nolim très pratique en mobilité avec une coque à toute épreuve, un prix très doux et un choix de couleur étendu.

  • 6. La largeur des gammes chez les fabricants:

Elles se sont toutes étendues chez les fabricants. De 70€ à 300€, vous trouverez la liseuse qui vous convient en fonction de vos usages de lecture (chez vous, en mobilité, boutons ou pas, l'audio, plus l'été à la plage, etc.), avec le budget qui vous convient.

  • 7. Les prix très accessibles:

Sans parler des modèles d'entrée de gamme autour des 70€, les modèles les plus complets en 6 pouces sont désormais sous la barre des 150€, avec même très souvent des promotions à certaines périodes de l'année. Une liseuse se garde généralement 4/5 ans, on voit que l'investissement est somme toute très raisonnable pour des lecteurs qui lisent beaucoup.

  • 8. Oui, 5 ans, un bon timing pour renouveller sa liseuse:

Arrivée du premier Kindle en France en 2102 avec aussi les premières Kobo vendues à la Fnac, certains d'entre vous avez peut-être toujours ces premiers modèles, ils tiennent bien la route au fil des années. Je pense aussi aux modèles de chez Sony très robustes mais qui datent désormais un peu en terme de fonctionnalités. 5 ans après, c'est je pense un bon moment pour changer de liseuse avec de nouvelles fonctionnalités.

  • 9. L'offre de livres numériques:

Deux arguments de plus pour sauter le pas aujourd'hui, cela concerne l'offre de livres numériques. Même si les prix restent élevés (en général 30% de réduction seulement), le catalogue disponible s'est considérablement élargi avec pratiquement toutes les nouveautés, de plus en plus de livres de fond. Sans oublier les offres de promotions très fréquentes chez les éditeurs. On peut faire de sérieuses économies dans la durée.

  • 10. Les offres de prêt numérique en bibliothèque:

Dernière bonne raison et peut-être pas la moindre selon moi, les offres de prêts de livres numériques en bibliothèques qui se développent dans les grandes métropoles et dans plusieurs départements. L'occasion de découvertes et là-aussi d'économies substancielles à l'arrivée.

Bref, j'espère que j'aurais aiguisé votre curiosité. 2017, une excellente annéee pour changer ou même sauter le pas pour une première liseuse!


Rentrée littéraire 2017 : 5,3% des ventes en numérique

NumeriqueA une semaine des prix littéraires, quelle part pour le numérique dans cette rentrée littéraire 2017? Un petit baromètre sur les 10 meilleures ventes au 15 octobre dernier, une estimation donnée par GFK dans un dossier complet. Des chiffres assortis des ventes numériques. Sur un total de 404.400 exemplaires, 21.498 ventes au format numérique, soit 5,3% du total.

Le dossier complet Téléchargement GFK rentree litteraire 2017 pour archives.

Ventes


KPMG : un baromètre 2017 de l'offre de livres numériques en France

KpmgIntéressante étude du cabinet KPMG qui présente la 4ème édition de son baromètre annuel de l’offre de livres numériques en France. Ce baromètre analyse 81 questionnaires remplis par 73 éditeurs indépendants et 8 groupes, de toutes tailles et de tous secteurs éditoriaux (hors secteur juridique). L’enquête a été menée entre mars et juin 2017. Je retiens particulièrement les éléments qui concernent les revenus des éditeurs, des données qui restent en général très opaques dans la profession. Si 33% des éditeurs déclarent une part de CA comprise entre 2 et 3%, 20% sont entre 3 et 5%, 21% entre 5 et 10%, 10% d'entre eux sont même au-delà des 10% de leur CA global. Une disparité qui reflète bien le volontarisme on non des éditeurs pour dynamiser leur offre numérique. J'ai noté aussi que la rentabilité du livre numérique était apprécié par 25% des éditeurs contre 13,9% en 2014. Cette étude pointe aussi sur la très forte décélération des éditeurs à l'égard des livres enrichis. Mais il y a bien autre chose du côté des prix, des DRM, de l'offre en bibliothèques, etc. On ne peut que complimenter KPMG pour la richesse de cette étude, aussi loin qu'il était possible d'aller sur l'économie du livre numérique. Voir le site de KPMG. Le document joint en archive

Revenus


BASIC : la filière durable du livre est à inventer

BasicA signaler une étude particulièrement intéressante et inédite, le communiqué de presse a été donné aujourd'hui:

Une "filière durable du livre", de la fabrication du papier aux pratiques commerciales des distributeurs et des éditeurs, est à inventer, affirme un rapport publié aujourd'hui, traquant les couts sociaux et environnementaux de l'édition française.

Ce rapport, réalisé par le Bureau d'analyse sociétale pour une information citoyenne (Basic), recense plusieurs points noirs du secteur de l'édition d'un point de vue écologique: destruction de 20 à 25% de la production annuelle de livres édités dans l'Hexagone, délocalisation de l'impression, pâte à papier issue de forêts exploitées non durablement, gaspillage de papier lors de l'impression, faible utilisation de papier recyclé.

L'utilisation plus systématique de labels certifiant les plantations de bois ou de papier recyclé (seulement 10% du papier impression-écriture en 2013) sont des pistes. Mais "aucune alternative ne peut à elle seule mettre fin aux impacts constatés" et il est jugé "urgent" de s'attaquer à la surproduction, de favoriser l'amélioration du recyclage du papier et la relocalisation des étapes de fabrication.

La mise au "pilon" d'environ un quart de la production annuelle de livres (soit une estimation de 142 millions d'ouvrages) est la conséquence de la rentabilité à court terme exigée aujourd'hui par les grands groupes d'édition, déplorent les auteurs. Cette rentabilité conduit à renouveler constamment l'offre et à rechercher un "effet de masse" avec une présence dans un grand nombre de points de vente.

Le rapport complet est à télécharger sur le site du BASIC. J'ai noté en fin d'étude un chapitre sur le livre numérique et l'impact écologique des liseuses (pages 46 et 47). Il reprend les éléments d'évaluation déjà donnés par le passé. "Réaliser un chiffrage des coûts sociétaux sur le livre électronique et la liseuse nécessiterait une analyse à part entière, qui va au-delà des termes de référence de la présente étude". Lire le billet sur Livres-Hebdo.


Altice rachète MiLibris

MilibrisL'annonce a été faite la semaine dernière. La société MiLibris, leader des kiosques de presse numérique dans l'hexagone notamment avec la plate-forme ePresse, a été racheté par le groupe média Altice de Patrick Drahi. Début août, ce dernier a en effet acquis 100% du capital de la société créée en 2009 pour un montant non connu. Cette acquisition horizontale est particulièrement stratégique pour le groupe qui propose déjà des offres de presse à ses abonnés SFR. Avec bon nombre de solutions (applications mobiles, liseuse, PDF), les trois-quarts de la presse française auraient recours à la start-up pour digitaliser leurs titres papiers, journaux comme magazines. MiLibris était déjà derrière la solution technique qui permet à l'application SFR Presse de distribuer ses titres (Libération, L'Express...) mais aussi d'autres groupes médias concurrents (L'Equipe, Le Figaro, etc.). Ce rachat d'un tel distributeur numérique pose désormais la question de l'indépendance des autres médias collaborant avec MiLibris.


Les livres numériques sont chers : comment faire ?

Euros15, 16, 17€ voire plus (j'ai même repéré un roman à 21,99€, vous êtes bien assis), les rentrées littéraires se suivent et se ressemblent malheureusement sur cet aspect-là. La baisse de la TVA aura beau avoir été actée du côté de Bruxelles il y a quelques mois, les prix des livres numériques sont malheureusement toujours aussi chers. Les éditeurs n'ont pas bougé. Nous sommes tous confrontés au même problème. Vous pensiez lire vraiment moins cher et vous vous rendez compte que ce n'est pas trop le cas. Alors que les baisses de prix sont importantes pour des offres dématérialisées de musique, de vidéo ou même de presse, le livre échappe à la règle, et certainement pour longtemps encore. Les lecteurs ne comprennent pas. A chaque fois que je parle "livres numériques" autour de moi, c'est encore le cas cet été, c'est le premier sujet de discussion, et de très loin. Contourner le problème, comme on dit souvent. On pense tous bien entendu au piratage. Même si un rude coup a été porté au piratage de livres numériques il y a quelques semaines avec la fermeture d'un des plus grands pourvoyeurs francophones de torrents, le serpent de mer risque de revenir rapidement, comme à chaque fois que cela s'est produit par le passé.

Alors, quelles solutions? Et en toute légalité? J'en vois deux que vous devriez absolument creuser en cette rentrée :

  • Emprunter des livres numériques, se tourner résolument vers les offres en bibliothèques. On a dépassé le stade des pionniers, beaucoup de grandes métropoles et de départements proposent désormais des offres. C'est peut-être l'occasion de solliciter vos bibliothèques sur le sujet. Les nouveautés sont très demandées et les bibliothécaires sont en général très réactifs sur leurs sélections. La rentrée littéraire commence à venir à Paris cette semaine, par exemple. Deux, trois livres numériques de la rentrée littéraire, c'est une belle économie réalisée, non?
  • Acheter des livres numériques avec un simple tatouage et les partager entre amis, une bonne façon de réduire de manière très importante son budget. Il faut pour cela abandonner les libraires Amazon ou Kobo/Fnac qui ne proposent pas ces offres et se tourner vers des acteurs français indépendants, Bookeen, Feedbooks, LesLibraires.fr, ePagine, Decitre, Cultura, etc., la liste est longue. Soyez attentifs à ces mentions de tatouage (ou de filigrane) dans les offres. Vos livres non verouillés, cela en vaut la peine. C'est aussi un excellent moyen d'échanger, de partager ses envies de lectures avec des proches, avec de réelles économies en plus.

J'espère que j'aurais titiller votre attention. Soyez malin, rappelez-vous, deux mots d'ordre: bibliothèques et tatouages. Belles économies et belle rentrée à tous!


SNE : les chiffres de l'édition 2016

Sne-logoTraditionnel rendez-vous avant l'été, le SNE (Syndicat National de l'Edition) livre les chiffres 2016 du secteur. Par communiqué de presse aujourd'hui:

Les Chiffres de l’édition en 2016 : la synthèse

Améliorer la fiabilité des repères statistiques du SNE pour mieux éclairer la profession

Chaque année, le Syndicat national de l'édition publie les statistiques de l'édition. En 2017, afin de renforcer la fiabilité et la pertinence de ses chiffres, le SNE a œuvré à la modernisation de son outil statistique, se basant sur trois principes : l’amélioration de la représentativité de l’échantillon, un ajustement en conséquence de l’historique et une transparence sur les méthodes appliquées. Il a été accompagné par le cabinet de conseil AQOA dans cette démarche.

Performante et dynamique pour les éditeurs scolaires – qui ont bénéficié d’une réforme des programmes et d’un renouvellement des manuels d’une ampleur exceptionnelle – l’année 2016 a également été stable et positive pour l’ensemble de la profession.

Le chiffre d’affaires des éditeurs est passé de 2 722,1 millions d’euros en 2015 à 2 837,9 millions d’euros en 2016, soit une évolution de +4,25%. Le nombre d’exemplaires vendus a augmenté de 4,11%, passant de 417,3 millions en 2015 à 434,5 millions en 2016.

Si l’on raisonne hors scolaire, le chiffre d’affaires des éditeurs de l’année 2016 a été stable par rapport à celui de 2015 (+0,11%), tandis que le nombre d’exemplaires vendus a augmenté de +2,5%.

Avec une croissance de +8% en valeur et de +5% en volume, les ventes de livres au format poche ont connu une belle dynamique en 2016 et une évolution plus favorable que la moyenne des ventes de l’ensemble des livres.

Le marché de l’édition numérique, porté par la croissance de l’édition universitaire et professionnelle, poursuit sa progression. Il a généré, en 2016, toutes catégories éditoriales et tous supports confondus, un chiffre d’affaires de 234 millions d’euros et représente 8,65% du chiffre d’affaires des ventes de livres des éditeurs.

Vous pouvez retrouver l'ensemble des statistiques 2016 dans le rapport réalisé par le SNE.

Pour archives Téléchargement Synthèse-Statistiques-2016_2017

Une année très exceptionnelle pour le marché du livre marquée par l'apport du secteur scolaire (+38,9%). Sans cela c'est une quasi stagnation. Des tableaux intéressants concernant l'édition numérique qui continue inexorablement sa progression, une évolution de près de 30% sur l'année 2016 avec un boom du secteur universitaire et professionnel agrégés ensemble, on se demande bien pourquoi?? On s'approche résolument de 10% du marché du livre en voie de dématérialisation. Sans ce numérique, le marché global serait sans nul doute en réel recul.

Un marché du numérique qui échappe complètement aux libraires indépendants pour les portails universitaires et professionnels, le scolaire (ventes directes des éditeurs) et très à la marge pour le marché "trade" grand public où les géants anglo-saxons captent près de 90% du marché. C'est autant de relais de croissance en moins dans les années qui viennent.

Schema1

Schema2

Schema3

Schema5

Schema6

Une remarque. On devrait isoler le secteur professionnel BtoB proprement dit. Une abondance de chiffres mais le problème reste toujours d'avoir un chiffre précis en France par rapport aux autres pays, un marché du livre numérique trade (grand public) qui sert d'étalon dans les comparatifs internationaux. 4, 4,5% du marché global de l'édition française?

Reprenant le marché global du numérique de 234,126 M€, la vente d'ouvrages complets (téléchargement ou streaming) avec les extraits et chapitres ajoutés, représenterait 58,7% de ce montant, soit 137,432 M€. Rapporté aux ventes de livres globales des éditeurs (2 705,7 M€), nous aurions donc un chiffre de 5,08% du marché global de l'édition. Le livre numérique (format ePub/ Kindle Format et PDF) aurait donc dépassé le cap symbolique des 5% en 2016.

PS: Je joins ci-dessous un tableau à jour de l'évolution comparée du format poche et du format numérique:

Poche


Le site LibrairiesIndépendantes : quel intérêt réel pour l'internaute ?

LibrairesQuelques jours après l'annonce d'un nouveau portail LibrairiesIndépendantes, que peut-on dire sur l'intérêt réel de ce site. Ce portail compile certes les stocks physiques de 700 librairies indépendantes (4 millions d'ouvrages en stock annoncés) mais son intérêt reste très limité:

  • Pour des livres neufs: l'argument a été lancé pour sa promotion: "C'est comme pour les billets d'avion. Il existe des sites internet qui regroupent toutes les offres du marché et qui redirigent ensuite vers les sites marchands. Librairiesindependantes.com fonctionne de la même manière". A ce bémol près et de taille, l'intérêt de tels sites c'est d'ouvrir sur une place de marché la plus exhaustive possible avec les meilleurs prix proposés. Du fait du prix unique du livre, l'argument est très peu valable. A quoi sert-il de se retrouver devant un listing de librairies qui vous proposent ce livre au même prix dans toute la France? A la réservation en magasin, le lecteur se rapprochera plus justement de son libraire habituel pour le réserver ou le commander sous 24 ou 48h. Soit à travers le site de ce même libraire, soit sur un site d'une offre de librairies locales, typiquement comme ParisLibrairies ou d'autres en France par grandes localités ou régions. Ils sont déjà nombreux. Charge au lecteur de récupérer son livre facilement lors d'un trajet à venir. Certains libraires proposent l'envoi à domicile à des prix qui ne peuvent malheureusement pas concurrencer avec Amazon ou la Fnac avec leurs 0,01€ supplémentaire. Un vrai talon d'achille pour des sommes qui peuvent assez vite représenter 20 à 30% de l'achat et des lecteurs qui sont loin de librairies. Le site n'apporte pas de solution supplémentaire à l'envoi à domicile.
  • Pour des livres d'occasion: pas de livres d'occasion sur LibrairiesIndépendantes. Politiquement indésirables, les seules offres possibles remontées par LesLibraires.fr et son réseau de libraires d'occasion partenaires ne remontent pas sur le site. Bref les sites références dans le domaine restent des vrais market-places les plus exhaustifs possibles comme ChasseAuxLivres qui remonte justement des prix comme pour les billets d'avion, PriceMinister ou Amazon bien sûr.
  • Pour des livres numériques: le format numérique n'est jamais proposé sur le site, il vous faudra rechercher sur les sites partenaires.

Un market-place sans market malheureusement. A signaler qu'aucune critique de lecteurs ou de choix associés ne remontent sur le site. A vous de juger, je serais ravi d'avoir vos retours.


Le développement du livre audio en France

AudioUne étude « Les Français et le livre audio » a été présentée le 26 juin dernier au Centre National du Livre, en présence de Vincent Monadé, Président du CNL, et de Paule du Boucher, Présidente de la commission Livre audio du SNE, à l’occasion de la remise du grand prix du Livre Audio organisée par l’association « La Plume de Paon ». Coordonnée par le SNE, cette étude a porté sur un échantillon de 2.000 personnes, représentatif de la population française âgée de 16 à 75 ans, interrogé en ligne du 20 au 27 février 2017 via le panel Ipsos Interactive Service. Elle confirme un développement important au travers de plusieurs points de synthèse:

  • Près d’un Français sur 5 a déjà écouté un livre audio, et 1 sur 10 en achète.
  • Les audio-lecteurs sont de grands lecteurs sous tous formats, d’un bon niveau culturel et social, et particulièrement actifs, à qui cette forme permet de lire davantage.
  • Mode d’écoute : 58% écoutent sur CD mais le format dématérialisé augmente fortement.
  • Fréquence d’écoute : la grande majorité écoute 1 à 2 livres audio par an. Comme il y a de grands adeptes, la moyenne écoutée est de 7 livres par an.
  • Lieux d’écoute : l’écoute de livres audio se fait principalement à domicile (64%), lors d’un moment de détente (42%). La moitié écoute également hors de chez eux et surtout en voiture lors d’un long trajet.
  • Le choix du livre se fait essentiellement en fonction du sujet et de la voix de l’interprète.

A télécharger ici


Jeunesse : trop d'écrans pour les petits

EnfantsTrop c'est trop. Deux médecins de PMI de l'Essonne alertent sur les dangers des écrans sur les enfants de 0 à 4 ans: retards de développement, troubles de la relation, troubles du comportement... "C'est le plus grand défi de santé publique concernant des enfants dans les pays développés, ayant un coût financier et humain inestimable." Le Dr Ducanda et les professionnels inquiets estiment qu’il y a désormais urgence. Selon eux, des campagnes nationales doivent être menées en se préservant des conflits d’intérêts avec l’industrie du numérique et de l’audiovisuel. France Inter a consacré une émission sur le sujet. A découvrir absolument cette vidéo, j'avoue que l'on voit le papier-peint de Castorama d'un tout autre oeil... (via Slate). 


Europe : le livre numérique avec la TVA du livre imprimé

EuropeUne date importante aujourd'hui. En Europe, les livres et les journaux numériques sont bien des livres et des journaux en tant que tels, et non plus des services. Les eurodéputés se sont en effet prononcés en faveur d’une réduction du taux de TVA sur les publications numériques (livres et journaux) pour l’aligner sur celui des publications imprimées. La proposition a été adoptée en session plénière aujourd'hui par 590 voix pour, 8 contre et 10 abstentions. Jusqu’à présent, les livres numériques devaient être taxés au taux standard minimal européen de 15% alors que les États membres étaient libres d’appliquer un taux réduit d’au moins 5% pour les publications imprimées. Plusieurs pays, la France, l'Italie et le Luxembourg avait anticipé cette décision sous le coup de pénalités de Bruxelles. La France avait décidé cet alignement avec l'imprimé à 5,5% il y a plus de 5 ans déjà, le 1er janvier 2012. La fin d'un long feuilleton... (voir le tag tva). La Commission européenne avait proposé en décembre dernier de mettre un terme à cette différence de traitement de TVA. Maintenant que cette décision est acquise, peut-être pouvons-nous espérer une baisse des prix publics sur le marché français, qui n'est jamais venue ; sans trop d'illusions tant la situation actuelle relève à mon avis plus d'une stratégie politique qu'économique pour développer le marché. La page du Parlement Européen est ici (via MetroBelgique).

Tva


CSPLA : l'interopérabilité du livre numérique réaffirmée

LivrenumeriqueL'interopérabilité des contenus numériques est au coeur des attentes des consommateurs et des lecteurs de livres numériques en particulier. Le Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique (CSPLA) avait annoncé en juillet dernier avoir confié une mission sur "l'interopérabilité effective des contenus numériques en Europe" à Jean-Philippe Mochon, conseiller d'Etat, assisté d'Emmanuelle Petit. Le rapport a été rendu public la semaine dernière. Il pose enfin la nécessité que "ce sujet doit aujourd’hui être débattu sur la place publique et porté à l’agenda du marché unique numérique dans la perspective d’une intervention contraignante de l’Union européenne".  A télécharger sur le site gouvernemental. Je donne ci-dessous la conclusion complète de ce rapport:

"L’exigence d’interopérabilité est depuis longtemps cantonnée en Europe, en ce qui concerne les oeuvres de l’esprit et autres formes de contenu numérique, à la sphère des vagues promesses, dont la mise en oeuvre est laissée à l’appréciation des opérateurs de la distribution numérique.
Cette situation a pu se comprendre au regard de la complexité des enjeux et du caractère mouvant des solutions technologiques et des offres commerciales. L’interopérabilité n’est pas en soi un objectif qui doive dans tous les secteurs, au-delà d’une action bienvenue d’encouragement, imposer une action législative contraignante. Elle ne soulève pas les mêmes enjeux dans tous les secteurs de la création culturelle.
Dans le cas du livre numérique, cette situation pose pourtant un grave problème d’entrave aux intérêts des consommateurs comme d’atteinte aux exigences de protection et de promotion de la diversité culturelle.
L’absence d’interopérabilité du livre numérique ne résulte ni de la technologie ni des exigences de la protection des droits de propriété intellectuelle, mais de stratégies délibérées de non interopérabilité menées par un très petit nombre d’opérateurs et à leur seul bénéfice.
Ces stratégies délibérées ne sont pas l’effet d’une imperfection temporaire de marché. Elles ne resteront pas sans lourdes conséquences sur l’accès du public au livre numérique, sur la diversité des acteurs de sa commercialisation comme, à terme, de sa production, et donc sur une part de l’avenir de la culture en Europe.
Ce sujet doit aujourd’hui être débattu sur la place publique et porté à l’agenda du marché unique numérique dans la perspective d’une intervention contraignante de l’Union européenne.
La négociation de la directive sur les contrats de fourniture de contenu numérique est l’occasion à saisir pour apporter une réponse européenne ciblée et ambitieuse à cette urgence.
Les propositions faites par ce rapport entendent y contribuer en proposant un projet d’amendement le plus précis possible. Le débat doit aujourd’hui s’engager."

Pour archive Téléchargement Rapport interopérabilité Version Finale


La presse au chevet de l'ebook

JournauxL'été arrive, les articles dans la presse comme les maronniers de saisons aussi. C'est traditionnel, entre fête des mères, nouvelles liseuses et lectures d'été. On se penche au chevet de l'ebook comme on dit. Il est mort, comateux, il survit encore, entre LeMonde et l'Obs. Tiens, on parle moins des tablettes et des smartphones. Comme l'a très bien montré l'étude du Centre National du Livre donné en mars dernier, les pratiques progressent doucement mais sûrement...


Les chiffres-clés du livre 2017

EconomieA découvrir la parution traditionnelle de L’Observatoire de l’économie du livre du Service du livre et de la lecture (Ministère de la Culture), des chiffres-clés annuels du secteur du livre. Un document synthétique bien fait, vous pourrez aussi retrouver les années précédentes. Attention, comme d'habitude les données sont celles de deux ans en arrière, en l'occurence celles de 2015.

Le numérique représente 163,9M€ HT (6,5% du CA ventes de livres) en 2015 dont numérique sur support amovible 12,4M€ HT (0,5% du CA)
Livres numériques et livres audio (en prix de cession éditeur) dont numérique dématérialisé (téléchargement, streaming, applications, licences d'utilisation de bouquets...) à 151,5M€ HT (6,0% du CA)

Comme d'habitude, dommage que ce dernier chiffre ne distingue pas les segments professionnel et grand public. Le schéma ci-dessous qui marque l'évolution sur cinq ans.

Numerique

Seuls chiffres 2016, celui du nombre de titres:

livres imprimés: 756.360 références (728.400 en 2015, +3,8%)
livres numériques: 225.810 références (178.960 en 2015, +26%)

L'offre numérique est aujourd'hui à 30% de l'offre imprimée.

C'est l'époque, beaucoup d'études depuis une semaine entre les usages de lecture, l'offre numérique, les chiffres d'affaires, etc. Pour les chiffres 2016, il faudra attendre le début de l'été. Nulle part n'est donné malheureusement la répartition des ventes par plate-forme. Le grand tabou. Intéressant pourtant pour les lecteurs d'en savoir plus sur la question. On donne bien ces chiffres pour l'imprimé entre les segments. Je redonne les ventes données par le distributeur Immatériel au début de l'année. Le seul qui communique de la sorte. Un schéma qui montre bien l'hégémonie des acteurs anglo-saxons sur le marché du livre numérique français...

Marche


SOFIA/SNE/SGDL : 7ème baromètre 2017 sur les usages du livre numérique

Barometre-usage-livre-numerique-2017-couvertureSi les Assises du livre numérique ne sont plus présentes au Salon du Livre, cela ne remet pas en question la publication du Baromètre SOFIA/SNE/SGDL sur les usages du livre numérique. Une 7ème édition de celui-ci est donné aujourd'hui par voie de communiqué de presse:
Cette enquête a été menée par OpinionWay, entre le 6 et 17 février 2017, auprès d’un premier échantillon de 2006 personnes (enquête par téléphone), représentatives de la population française, âgées de 15 ans et plus, et d’un second échantillon de 506 utilisateurs de livres numériques (enquête en ligne), constitué sur la base des résultats du premier échantillon.

Les habitudes des lecteurs numériques se confirment:

  • Un cinquième des Français ont déjà lu un livre numérique
  • Les usages se stabilisent
  • Les achats depuis le terminal de lecture dominent
  • Les lecteurs de livres numériques utilisent de plus en plus leurs différents objets connectés
  • Les lecteurs de livres numériques aiment les polars.

Retrouvez la synthèse ici Dans les usages, je lis que "le piratage est en baisse", voilà qui va rassurer les éditeurs qui s'inquiétaient peut-être de l'étude donnée hier par le CNL.


CNL : une étude 2017 "Les Français et la lecture"

CnlLe Centre National du Livre donne aujourd'hui une très complète étude sur «Les Français et la lecture». Depuis 2015, le CNL a confié à Ipsos la mise en œuvre d’un baromètre bi-annuel portant sur un échantillon de 1.000 personnes, représentatif de la population française des 15 ans et plus, interrogé par téléphone.

Ce baromètre a pour objectif de :

  • Suivre l’évolution des pratiques et des perceptions de lecture des Français vis-à-vis du livre et de la lecture
  • Mieux comprendre les raisons d’éloignement et d’érosion des pratiques
  • Faire venir ou revenir à la lecture les publics qui en seraient éloignés

Le format numérique s'installe toujours plus dans les usages avec 5 pts en plus, le nombre de lecteurs de livres numériques passant de 19 à 24% par rapport à 2015. Le lectorat s'est «considérablement féminisé», souligne l'étude (+11 pts en 2 ans): il est aujourd'hui composé d'autant d'hommes que de femmes, majoritairement jeunes, et diplômé(e)s. C'est aussi du côté des grands lecteurs (+ de 20 livres/an) que le livre numérique s'installe durablement. J'ai retenu deux slides très synthétiques. L'étude à retrouver ici. Une confirmation des usages qui contraste et interpelle en tout cas avec le marché de l'ebook français, en décrochage par rapport à nos voisins européens. Il n'est pas suffisant de se fier aux seuls chiffres de ventes des éditeurs pour appréhender le numérique.

Cnl1

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Editeurs : le livre numérique en Europe

FepA l'occasion de son 50ème anniversaire, la Fédération des Editeurs Européens publie une étude sur l'état du secteur de l'édition européenne en 2017. Les chiffres remontés sont de 2015. Versant numérique, une courbe qui confirme le décrochement de la France par rapport à nos voisins. Je me suis étonné du niveau de l'Espagne par rapport au chiffre donné l'année dernière qui était de 5,1%, il semblait bien que c'était le niveau de l'ebook (voir ici). Le document de la FEE est à retrouver ici.

Europe


TEA : pour un marché français plus ouvert

DecitreA découvrir une interview de Guillaume Decitre, PDG de Decitre et Tea. Cinq ans après la création de la plateforme TEA  (The Ebook Alternative), celle-ci est présente sur pas moins de 25 sites Internet. Les clients sont Cultura, le Furet du Nord, France Loisirs, Système U, Auchan ou encore Eyrolles ou Boulanger. "Nous possédons aujourd’hui 5% de parts de marché. Nous restons plus petits que la concurrence mais notre taux de croissance de vente d’ebooks est de 65% le triple de celui du marché. Nous travaillons dans un environnement ouvert versus un environnement propriétaire, c’est un argument décisif. Cela explique la croissance de notre plateforme TEA avec un CA de 4,5M € sur 2016, en augmentation de 45%." Guillaume Decitre a aussi indiqué l'arrivée en 2017 d'une marque grand public facilement identifiable pour les consommateurs. Dans un marché français de plus en plus le terrain de jeu des anglo-saxons, où même un acteur comme la Fnac décroche comme on l'a vu récemment avec ces chiffres, donnés par le distributeur Immatériel. Les libraires français représentent seulement 11,4% des ventes. Il est grand temps que des solutions françaises prennent leur essor. A suivre... (via LeToutLyon).

PS: à lire également le bilan de l'année 2016 pour TEA sur le blog.


EDRLab : Readium LCP sur la rampe de lancement

Edrlab_logoUne DRM moins intrusive et facile d'utilisation. Envoyer aux pelotes la DRM Adobe que nous supportons tous malheureusement sur la gestion de nos bibliothèques personnelles depuis tant d'années. Readium LCP est maintenant sur la rampe de lancement et plusieurs distributeurs numériques et développeurs d’applications de lecture sont en train d’intégrer dans leur solution cette technologie non-propriétaire et “user friendly”. EDR Lab invite les professionnels à un webinar (conférence en ligne) en français le 16 février prochain. Ils présenteront l’état du projet et indiqueront comment se fait l'intégration à l’écosystème Readium LCP en peu de temps et pour un coût minime. Editeurs, libraires, bibliothécaires, fabricants de liseuses, gestionnaires d'applications, tous concernés pour nous lecteurs! Les détails sur le site.

PS: à signaler la mise en ligne du côté de TEA d'une nouvelle étude sur le retour de leur DRM Care, proche de Readium LCP. Il s'agit de  confronter leur solution de protection de fichiers numériques, CARE, à la DRM Adobe au niveau des usages. Début 2015, une première étude sur les usages liés à la DRM Adobe avait été réalisée par TEA. Ils renouvellent aujourd'hui cette étude, sans appel. Tous les détails sur le blog. Pour les aider, n'hésitez pas à répondre à leur questionnaire "Quel lecteur numérique êtes-vous?" en fin de billet.


Immatériel : les chiffres de ventes 2016

ImmaterielNous avons toujours aussi peu de chiffres de ventes en France. Le distributeur Immatériel a donné la semaine dernière la répartion de ses ventes 2016. Sans surprises, Amazon en tête avec 43,8% des ventes. Kobo/ Fnac derrière avec 21,9% (Kobo 17,4% et Fnac 4,5%), Apple et Google derrière avec respectivement 15,9% et 11,5%. Ces 5 acteurs représentent 93,1% des ventes en France, les seuls 4 anglo-saxons 88,6%. Quels enseignements? Tout d'abord Amazon plafonne désormais, s'érode même peut-être un peu avec les années avec une concurrence solide de Kobo qui dispose à la fois de l'enseigne physique de la Fnac et de son expérience internationale sur le marché (liseuses et environnement). Apple maintient sa position. Avancée significative de Google en quelques années. La grande surprise de ces chiffres, c'est l'effondrement des ventes de la Fnac. Alors qu'un partage vertueux des ventes entre Kobo et la Fnac était plus ou moins de mise il y a quelques années, la Fnac décroche, c'est 1/4 seulement des ventes de celles de son partenaire canadien. Les lecteurs achètent des liseuses Kobo à la Fnac, puis achètent leurs livres avec un compte Kobo. Grosse désillusion pour la chaine française. Si elle est confirmée chez les autres revendeurs, une situation qui pose bien des questions sur la stratégie future de la Fnac. Dernier point, aucun acteur français indépendant ne parvient à sortir véritablement son épingle du jeu malheureusement. Voir le détail sur le blog de 7Switch. Même si bien sûr ces chiffres ne sont limités qu'à Immatériel, ils sont quand même éclairants. Merci à Immatériel pour ces éléments.

PS: pour mémoire, Volumen avait donné des chiffres il y a deux ans, revoir ici.

Marche


Salon de Montreuil : un secteur Jeunesse qui booste le marché de l'édition

SalonL'ouverture du Salon de Montreuil est l'occasion pour GFK France de faire le point sur le secteur Jeunesse avec des premiers résultats 2016. Un secteur qui se porte toujours aussi bien puisque sur les 12 derniers mois (novembre 2015 - octobre 2016), 81 millions d'exemplaires ont été écoulés sur le segment Jeunesse, soit 26% du total du marché du livre pour un chiffre d'affaires de 638M€. Ce qui en fait le deuxième segment du marché entre la littérature générale, 1er, et la bande dessinée, 3ème. Depuis le début de l'année, c'est même +3,3% en valeur et +1,9% en volume pour le secteur. Si le phénomène des BookTubers commence à être mentionné, en revanche aucune indication sur la part du numérique dématérialisé qui reste anecdotique. C'est même les livres CD-comptines en ventes complées qui restent solidement en place dans la répartition des segments 2012-2015.

Le communiqué de presse est ici.

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Europe : la TVA réduite confirmée par la Commission Européenne

EcLe retournement était en cours depuis plusieurs mois maintenant. La Commission européenne a entériné hier l'alignement de la TVA des livres numériques sur celle des livres imprimés dans chaque pays. Cette décision devrait être effective mi-2017 après le passage devant le Parlement européen. Fiscalement le livre numérique ne sera plus assimilé à un service mais à un livre avec les mêmes caractéristiques, seul variant son format. L'intention est bien de le rendre plus attractif avec une réduction de prix pour le consommateur européen. Espérons que cette décision sera suivie d'effet en France où les prix sont désespéremment élevés pour les lecteurs. Même si les groupes français pouvaient craindre un remboursement des sommes depuis la baisse de la TVA en France début 2012, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Il n'y aura plus cette excuse-là. A suivre... (via TheBookSeller).


Le livre au format de poche résiste bien au numérique

EtagereC'était la grande crainte des éditeurs français il y a quelques années. Le décrochage du livre de poche par rapport au livre numérique. La concurrence est frontale, tant sur les prix, sur les secteurs éditoriaux concernés que sur les usages des lecteurs, notamment les gros lecteurs. Mise à jour de mon graphique en fonction des chiffres de l'année 2015 qui ont été donnés cet été par le Syndicat National de l'Edition (SNE). Face au développement du livre numérique, le livre au format de poche fait mieux que résister. Il progresse même de 1,7% par rapport à 2014. Si l'on regarde la somme poche + numérique, c'est même 7% de plus que la meilleure année du livre de poche en 2006. Cette résistance du format poche, malgré sans doute une rentabilité moindre avec des efforts supplémentaires des groupes (campagnes marketing, specimens offerts, etc.), traduit bien la fidélité pour l'instant des lecteurs au format de poche. C'est aussi la stratégie de défense des prix des éditeurs qui est couronnée de succès.

Poche


Statista : la lecture numérique en 2021

Liseuse-couleur-solaireLa société Statista donne une projection dans une infographie sur le marché de la lecture numérique à l'horizon 2021. Par ePaper, Statista entend le secteur de la presse quotidienne. Par eBook, Statista entend l'ensemble des contenus numériques proposés par les éditeurs, au-delà du seul marché grand public. Statista donne des données 2015 qui semble assez loin des chiffres donnés par les différents secteurs de la presse et de l'édition cette année. Ils demanderaient à être reconfirmés avec les sources. A mon avis il est difficile de mener pour l'instant une telle projection. Cela dépendra en très grande partie de la sortie effective de nouveaux supports de lecture en affichage couleur et en grands formats. Rendez-vous est pris... (via l'Usine Digitale).

Ebook


Google : fin de la numérisation avec Hachette

GoogleGoogle a rompu fin août son accord de numérisation avec Hachette. Il portait à l'origine sur 40.000 à 50.000 titres, des livres qui ne sont plus commercialisés par le groupe mais toujours sous droits d'auteurs. Google n'a pas donné suite, sans plus d'explications si l'on en croit les récents propos d'Arnaud Nourry (PDG d'Hachette). Signé en 2010, il s'agissait surtout pour Google de regagner la confiance des éditeurs français après des procès à répétition contre son projet GoogleBooks. Google c'était le diable à l'époque... Un exercice réussi pour Google de ce côté-là puisque tous les catalogues commerciaux des éditeurs ont rejoint le store GooglePlay quelques années plus tard. Restait un contrat-boulet bien couteux pour Google avec des livres visiblement défraichis, un paradoxe pour un éditeur... «Hachette avait fixé un certain nombre de critères de qualité sur l'état des livres, explique-t-on chez Google. Or, tantôt ils étaient déchirés, tantôt couverts de traces de doigts, ou froissés, après être restés longtemps dans les librairies et les bibliothèques. Finalement, seule une petite proportion pouvait être mise en ligne et monétisée». Les enjeux sont ailleurs pour le géant californien... (via LesEchos).