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SNE : les chiffres de l'édition 2016

Sne-logoTraditionnel rendez-vous avant l'été, le SNE (Syndicat National de l'Edition) livre les chiffres 2016 du secteur. Par communiqué de presse aujourd'hui:

Les Chiffres de l’édition en 2016 : la synthèse

Améliorer la fiabilité des repères statistiques du SNE pour mieux éclairer la profession

Chaque année, le Syndicat national de l'édition publie les statistiques de l'édition. En 2017, afin de renforcer la fiabilité et la pertinence de ses chiffres, le SNE a œuvré à la modernisation de son outil statistique, se basant sur trois principes : l’amélioration de la représentativité de l’échantillon, un ajustement en conséquence de l’historique et une transparence sur les méthodes appliquées. Il a été accompagné par le cabinet de conseil AQOA dans cette démarche.

Performante et dynamique pour les éditeurs scolaires – qui ont bénéficié d’une réforme des programmes et d’un renouvellement des manuels d’une ampleur exceptionnelle – l’année 2016 a également été stable et positive pour l’ensemble de la profession.

Le chiffre d’affaires des éditeurs est passé de 2 722,1 millions d’euros en 2015 à 2 837,9 millions d’euros en 2016, soit une évolution de +4,25%. Le nombre d’exemplaires vendus a augmenté de 4,11%, passant de 417,3 millions en 2015 à 434,5 millions en 2016.

Si l’on raisonne hors scolaire, le chiffre d’affaires des éditeurs de l’année 2016 a été stable par rapport à celui de 2015 (+0,11%), tandis que le nombre d’exemplaires vendus a augmenté de +2,5%.

Avec une croissance de +8% en valeur et de +5% en volume, les ventes de livres au format poche ont connu une belle dynamique en 2016 et une évolution plus favorable que la moyenne des ventes de l’ensemble des livres.

Le marché de l’édition numérique, porté par la croissance de l’édition universitaire et professionnelle, poursuit sa progression. Il a généré, en 2016, toutes catégories éditoriales et tous supports confondus, un chiffre d’affaires de 234 millions d’euros et représente 8,65% du chiffre d’affaires des ventes de livres des éditeurs.

Vous pouvez retrouver l'ensemble des statistiques 2016 dans le rapport réalisé par le SNE.

Pour archives Téléchargement Synthèse-Statistiques-2016_2017

Une année très exceptionnelle pour le marché du livre marquée par l'apport du secteur scolaire (+38,9%). Sans cela c'est une quasi stagnation. Des tableaux intéressants concernant l'édition numérique qui continue inexorablement sa progression, une évolution de près de 30% sur l'année 2016 avec un boom du secteur universitaire et professionnel agrégés ensemble, on se demande bien pourquoi?? On s'approche résolument de 10% du marché du livre en voie de dématérialisation. Sans ce numérique, le marché global serait sans nul doute en réel recul.

Un marché du numérique qui échappe complètement aux libraires indépendants pour les portails universitaires et professionnels, le scolaire (ventes directes des éditeurs) et très à la marge pour le marché "trade" grand public où les géants anglo-saxons captent près de 90% du marché. C'est autant de relais de croissance en moins dans les années qui viennent.

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Une remarque. On devrait isoler le secteur professionnel BtoB proprement dit. Une abondance de chiffres mais le problème reste toujours d'avoir un chiffre précis en France par rapport aux autres pays, un marché du livre numérique trade (grand public) qui sert d'étalon dans les comparatifs internationaux. 4, 4,5% du marché global de l'édition française?

Reprenant le marché global du numérique de 234,126 M€, la vente d'ouvrages complets (téléchargement ou streaming) avec les extraits et chapitres ajoutés, représenterait 58,7% de ce montant, soit 137,432 M€. Rapporté aux ventes de livres globales des éditeurs (2 705,7 M€), nous aurions donc un chiffre de 5,08% du marché global de l'édition. Le livre numérique (format ePub/ Kindle Format et PDF) aurait donc dépassé le cap symbolique des 5% en 2016.


Le site LibrairiesIndépendantes : quel intérêt réel pour l'internaute ?

LibrairesQuelques jours après l'annonce d'un nouveau portail LibrairiesIndépendantes, que peut-on dire sur l'intérêt réel de ce site. Ce portail compile certes les stocks physiques de 700 librairies indépendantes (4 millions d'ouvrages en stock annoncés) mais son intérêt reste très limité:

  • Pour des livres neufs: l'argument a été lancé pour sa promotion: "C'est comme pour les billets d'avion. Il existe des sites internet qui regroupent toutes les offres du marché et qui redirigent ensuite vers les sites marchands. Librairiesindependantes.com fonctionne de la même manière". A ce bémol près et de taille, l'intérêt de tels sites c'est d'ouvrir sur une place de marché la plus exhaustive possible avec les meilleurs prix proposés. Du fait du prix unique du livre, l'argument est très peu valable. A quoi sert-il de se retrouver devant un listing de librairies qui vous proposent ce livre au même prix dans toute la France? A la réservation en magasin, le lecteur se rapprochera plus justement de son libraire habituel pour le réserver ou le commander sous 24 ou 48h. Soit à travers le site de ce même libraire, soit sur un site d'une offre de librairies locales, typiquement comme ParisLibrairies ou d'autres en France par grandes localités ou régions. Ils sont déjà nombreux. Charge au lecteur de récupérer son livre facilement lors d'un trajet à venir. Certains libraires proposent l'envoi à domicile à des prix qui ne peuvent malheureusement pas concurrencer avec Amazon ou la Fnac avec leurs 0,01€ supplémentaire. Un vrai talon d'achille pour des sommes qui peuvent assez vite représenter 20 à 30% de l'achat et des lecteurs qui sont loin de librairies. Le site n'apporte pas de solution supplémentaire à l'envoi à domicile.
  • Pour des livres d'occasion: pas de livres d'occasion sur LibrairiesIndépendantes. Politiquement indésirables, les seules offres possibles remontées par LesLibraires.fr et son réseau de libraires d'occasion partenaires ne remontent pas sur le site. Bref les sites références dans le domaine restent des vrais market-places les plus exhaustifs possibles comme ChasseAuxLivres qui remonte justement des prix comme pour les billets d'avion, PriceMinister ou Amazon bien sûr.
  • Pour des livres numériques: le format numérique n'est jamais proposé sur le site, il vous faudra rechercher sur les sites partenaires.

Un market-place sans market malheureusement. A signaler qu'aucune critique de lecteurs ou de choix associés ne remontent sur le site. A vous de juger, je serais ravi d'avoir vos retours.


Le développement du livre audio en France

AudioUne étude « Les Français et le livre audio » a été présentée le 26 juin dernier au Centre National du Livre, en présence de Vincent Monadé, Président du CNL, et de Paule du Boucher, Présidente de la commission Livre audio du SNE, à l’occasion de la remise du grand prix du Livre Audio organisée par l’association « La Plume de Paon ». Coordonnée par le SNE, cette étude a porté sur un échantillon de 2.000 personnes, représentatif de la population française âgée de 16 à 75 ans, interrogé en ligne du 20 au 27 février 2017 via le panel Ipsos Interactive Service. Elle confirme un développement important au travers de plusieurs points de synthèse:

  • Près d’un Français sur 5 a déjà écouté un livre audio, et 1 sur 10 en achète.
  • Les audio-lecteurs sont de grands lecteurs sous tous formats, d’un bon niveau culturel et social, et particulièrement actifs, à qui cette forme permet de lire davantage.
  • Mode d’écoute : 58% écoutent sur CD mais le format dématérialisé augmente fortement.
  • Fréquence d’écoute : la grande majorité écoute 1 à 2 livres audio par an. Comme il y a de grands adeptes, la moyenne écoutée est de 7 livres par an.
  • Lieux d’écoute : l’écoute de livres audio se fait principalement à domicile (64%), lors d’un moment de détente (42%). La moitié écoute également hors de chez eux et surtout en voiture lors d’un long trajet.
  • Le choix du livre se fait essentiellement en fonction du sujet et de la voix de l’interprète.

A télécharger ici


Jeunesse : trop d'écrans pour les petits

EnfantsTrop c'est trop. Deux médecins de PMI de l'Essonne alertent sur les dangers des écrans sur les enfants de 0 à 4 ans: retards de développement, troubles de la relation, troubles du comportement... "C'est le plus grand défi de santé publique concernant des enfants dans les pays développés, ayant un coût financier et humain inestimable." Le Dr Ducanda et les professionnels inquiets estiment qu’il y a désormais urgence. Selon eux, des campagnes nationales doivent être menées en se préservant des conflits d’intérêts avec l’industrie du numérique et de l’audiovisuel. France Inter a consacré une émission sur le sujet. A découvrir absolument cette vidéo, j'avoue que l'on voit le papier-peint de Castorama d'un tout autre oeil... (via Slate). 


Europe : le livre numérique avec la TVA du livre imprimé

EuropeUne date importante aujourd'hui. En Europe, les livres et les journaux numériques sont bien des livres et des journaux en tant que tels, et non plus des services. Les eurodéputés se sont en effet prononcés en faveur d’une réduction du taux de TVA sur les publications numériques (livres et journaux) pour l’aligner sur celui des publications imprimées. La proposition a été adoptée en session plénière aujourd'hui par 590 voix pour, 8 contre et 10 abstentions. Jusqu’à présent, les livres numériques devaient être taxés au taux standard minimal européen de 15% alors que les États membres étaient libres d’appliquer un taux réduit d’au moins 5% pour les publications imprimées. Plusieurs pays, la France, l'Italie et le Luxembourg avait anticipé cette décision sous le coup de pénalités de Bruxelles. La France avait décidé cet alignement avec l'imprimé à 5,5% il y a plus de 5 ans déjà, le 1er janvier 2012. La fin d'un long feuilleton... (voir le tag tva). La Commission européenne avait proposé en décembre dernier de mettre un terme à cette différence de traitement de TVA. Maintenant que cette décision est acquise, peut-être pouvons-nous espérer une baisse des prix publics sur le marché français, qui n'est jamais venue ; sans trop d'illusions tant la situation actuelle relève à mon avis plus d'une stratégie politique qu'économique pour développer le marché. La page du Parlement Européen est ici (via MetroBelgique).

Tva


CSPLA : l'interopérabilité du livre numérique réaffirmée

LivrenumeriqueL'interopérabilité des contenus numériques est au coeur des attentes des consommateurs et des lecteurs de livres numériques en particulier. Le Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique (CSPLA) avait annoncé en juillet dernier avoir confié une mission sur "l'interopérabilité effective des contenus numériques en Europe" à Jean-Philippe Mochon, conseiller d'Etat, assisté d'Emmanuelle Petit. Le rapport a été rendu public la semaine dernière. Il pose enfin la nécessité que "ce sujet doit aujourd’hui être débattu sur la place publique et porté à l’agenda du marché unique numérique dans la perspective d’une intervention contraignante de l’Union européenne".  A télécharger sur le site gouvernemental. Je donne ci-dessous la conclusion complète de ce rapport:

"L’exigence d’interopérabilité est depuis longtemps cantonnée en Europe, en ce qui concerne les oeuvres de l’esprit et autres formes de contenu numérique, à la sphère des vagues promesses, dont la mise en oeuvre est laissée à l’appréciation des opérateurs de la distribution numérique.
Cette situation a pu se comprendre au regard de la complexité des enjeux et du caractère mouvant des solutions technologiques et des offres commerciales. L’interopérabilité n’est pas en soi un objectif qui doive dans tous les secteurs, au-delà d’une action bienvenue d’encouragement, imposer une action législative contraignante. Elle ne soulève pas les mêmes enjeux dans tous les secteurs de la création culturelle.
Dans le cas du livre numérique, cette situation pose pourtant un grave problème d’entrave aux intérêts des consommateurs comme d’atteinte aux exigences de protection et de promotion de la diversité culturelle.
L’absence d’interopérabilité du livre numérique ne résulte ni de la technologie ni des exigences de la protection des droits de propriété intellectuelle, mais de stratégies délibérées de non interopérabilité menées par un très petit nombre d’opérateurs et à leur seul bénéfice.
Ces stratégies délibérées ne sont pas l’effet d’une imperfection temporaire de marché. Elles ne resteront pas sans lourdes conséquences sur l’accès du public au livre numérique, sur la diversité des acteurs de sa commercialisation comme, à terme, de sa production, et donc sur une part de l’avenir de la culture en Europe.
Ce sujet doit aujourd’hui être débattu sur la place publique et porté à l’agenda du marché unique numérique dans la perspective d’une intervention contraignante de l’Union européenne.
La négociation de la directive sur les contrats de fourniture de contenu numérique est l’occasion à saisir pour apporter une réponse européenne ciblée et ambitieuse à cette urgence.
Les propositions faites par ce rapport entendent y contribuer en proposant un projet d’amendement le plus précis possible. Le débat doit aujourd’hui s’engager."

Pour archive Téléchargement Rapport interopérabilité Version Finale


La presse au chevet de l'ebook

JournauxL'été arrive, les articles dans la presse comme les maronniers de saisons aussi. C'est traditionnel, entre fête des mères, nouvelles liseuses et lectures d'été. On se penche au chevet de l'ebook comme on dit. Il est mort, comateux, il survit encore, entre LeMonde et l'Obs. Tiens, on parle moins des tablettes et des smartphones. Comme l'a très bien montré l'étude du Centre National du Livre donné en mars dernier, les pratiques progressent doucement mais sûrement...


Les chiffres-clés du livre 2017

EconomieA découvrir la parution traditionnelle de L’Observatoire de l’économie du livre du Service du livre et de la lecture (Ministère de la Culture), des chiffres-clés annuels du secteur du livre. Un document synthétique bien fait, vous pourrez aussi retrouver les années précédentes. Attention, comme d'habitude les données sont celles de deux ans en arrière, en l'occurence celles de 2015.

Le numérique représente 163,9M€ HT (6,5% du CA ventes de livres) en 2015 dont numérique sur support amovible 12,4M€ HT (0,5% du CA)
Livres numériques et livres audio (en prix de cession éditeur) dont numérique dématérialisé (téléchargement, streaming, applications, licences d'utilisation de bouquets...) à 151,5M€ HT (6,0% du CA)

Comme d'habitude, dommage que ce dernier chiffre ne distingue pas les segments professionnel et grand public. Le schéma ci-dessous qui marque l'évolution sur cinq ans.

Numerique

Seuls chiffres 2016, celui du nombre de titres:

livres imprimés: 756.360 références (728.400 en 2015, +3,8%)
livres numériques: 225.810 références (178.960 en 2015, +26%)

L'offre numérique est aujourd'hui à 30% de l'offre imprimée.

C'est l'époque, beaucoup d'études depuis une semaine entre les usages de lecture, l'offre numérique, les chiffres d'affaires, etc. Pour les chiffres 2016, il faudra attendre le début de l'été. Nulle part n'est donné malheureusement la répartition des ventes par plate-forme. Le grand tabou. Intéressant pourtant pour les lecteurs d'en savoir plus sur la question. On donne bien ces chiffres pour l'imprimé entre les segments. Je redonne les ventes données par le distributeur Immatériel au début de l'année. Le seul qui communique de la sorte. Un schéma qui montre bien l'hégémonie des acteurs anglo-saxons sur le marché du livre numérique français...

Marche


SOFIA/SNE/SGDL : 7ème baromètre 2017 sur les usages du livre numérique

Barometre-usage-livre-numerique-2017-couvertureSi les Assises du livre numérique ne sont plus présentes au Salon du Livre, cela ne remet pas en question la publication du Baromètre SOFIA/SNE/SGDL sur les usages du livre numérique. Une 7ème édition de celui-ci est donné aujourd'hui par voie de communiqué de presse:
Cette enquête a été menée par OpinionWay, entre le 6 et 17 février 2017, auprès d’un premier échantillon de 2006 personnes (enquête par téléphone), représentatives de la population française, âgées de 15 ans et plus, et d’un second échantillon de 506 utilisateurs de livres numériques (enquête en ligne), constitué sur la base des résultats du premier échantillon.

Les habitudes des lecteurs numériques se confirment:

  • Un cinquième des Français ont déjà lu un livre numérique
  • Les usages se stabilisent
  • Les achats depuis le terminal de lecture dominent
  • Les lecteurs de livres numériques utilisent de plus en plus leurs différents objets connectés
  • Les lecteurs de livres numériques aiment les polars.

Retrouvez la synthèse ici Dans les usages, je lis que "le piratage est en baisse", voilà qui va rassurer les éditeurs qui s'inquiétaient peut-être de l'étude donnée hier par le CNL.


CNL : une étude 2017 "Les Français et la lecture"

CnlLe Centre National du Livre donne aujourd'hui une très complète étude sur «Les Français et la lecture». Depuis 2015, le CNL a confié à Ipsos la mise en œuvre d’un baromètre bi-annuel portant sur un échantillon de 1.000 personnes, représentatif de la population française des 15 ans et plus, interrogé par téléphone.

Ce baromètre a pour objectif de :

  • Suivre l’évolution des pratiques et des perceptions de lecture des Français vis-à-vis du livre et de la lecture
  • Mieux comprendre les raisons d’éloignement et d’érosion des pratiques
  • Faire venir ou revenir à la lecture les publics qui en seraient éloignés

Le format numérique s'installe toujours plus dans les usages avec 5 pts en plus, le nombre de lecteurs de livres numériques passant de 19 à 24% par rapport à 2015. Le lectorat s'est «considérablement féminisé», souligne l'étude (+11 pts en 2 ans): il est aujourd'hui composé d'autant d'hommes que de femmes, majoritairement jeunes, et diplômé(e)s. C'est aussi du côté des grands lecteurs (+ de 20 livres/an) que le livre numérique s'installe durablement. J'ai retenu deux slides très synthétiques. L'étude à retrouver ici. Une confirmation des usages qui contraste et interpelle en tout cas avec le marché de l'ebook français, en décrochage par rapport à nos voisins européens. Il n'est pas suffisant de se fier aux seuls chiffres de ventes des éditeurs pour appréhender le numérique.

Cnl1

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Editeurs : le livre numérique en Europe

FepA l'occasion de son 50ème anniversaire, la Fédération des Editeurs Européens publie une étude sur l'état du secteur de l'édition européenne en 2017. Les chiffres remontés sont de 2015. Versant numérique, une courbe qui confirme le décrochement de la France par rapport à nos voisins. Je me suis étonné du niveau de l'Espagne par rapport au chiffre donné l'année dernière qui était de 5,1%, il semblait bien que c'était le niveau de l'ebook (voir ici). Le document de la FEE est à retrouver ici.

Europe


TEA : pour un marché français plus ouvert

DecitreA découvrir une interview de Guillaume Decitre, PDG de Decitre et Tea. Cinq ans après la création de la plateforme TEA  (The Ebook Alternative), celle-ci est présente sur pas moins de 25 sites Internet. Les clients sont Cultura, le Furet du Nord, France Loisirs, Système U, Auchan ou encore Eyrolles ou Boulanger. "Nous possédons aujourd’hui 5% de parts de marché. Nous restons plus petits que la concurrence mais notre taux de croissance de vente d’ebooks est de 65% le triple de celui du marché. Nous travaillons dans un environnement ouvert versus un environnement propriétaire, c’est un argument décisif. Cela explique la croissance de notre plateforme TEA avec un CA de 4,5M € sur 2016, en augmentation de 45%." Guillaume Decitre a aussi indiqué l'arrivée en 2017 d'une marque grand public facilement identifiable pour les consommateurs. Dans un marché français de plus en plus le terrain de jeu des anglo-saxons, où même un acteur comme la Fnac décroche comme on l'a vu récemment avec ces chiffres, donnés par le distributeur Immatériel. Les libraires français représentent seulement 11,4% des ventes. Il est grand temps que des solutions françaises prennent leur essor. A suivre... (via LeToutLyon).

PS: à lire également le bilan de l'année 2016 pour TEA sur le blog.


EDRLab : Readium LCP sur la rampe de lancement

Edrlab_logoUne DRM moins intrusive et facile d'utilisation. Envoyer aux pelotes la DRM Adobe que nous supportons tous malheureusement sur la gestion de nos bibliothèques personnelles depuis tant d'années. Readium LCP est maintenant sur la rampe de lancement et plusieurs distributeurs numériques et développeurs d’applications de lecture sont en train d’intégrer dans leur solution cette technologie non-propriétaire et “user friendly”. EDR Lab invite les professionnels à un webinar (conférence en ligne) en français le 16 février prochain. Ils présenteront l’état du projet et indiqueront comment se fait l'intégration à l’écosystème Readium LCP en peu de temps et pour un coût minime. Editeurs, libraires, bibliothécaires, fabricants de liseuses, gestionnaires d'applications, tous concernés pour nous lecteurs! Les détails sur le site.

PS: à signaler la mise en ligne du côté de TEA d'une nouvelle étude sur le retour de leur DRM Care, proche de Readium LCP. Il s'agit de  confronter leur solution de protection de fichiers numériques, CARE, à la DRM Adobe au niveau des usages. Début 2015, une première étude sur les usages liés à la DRM Adobe avait été réalisée par TEA. Ils renouvellent aujourd'hui cette étude, sans appel. Tous les détails sur le blog. Pour les aider, n'hésitez pas à répondre à leur questionnaire "Quel lecteur numérique êtes-vous?" en fin de billet.


Immatériel : les chiffres de ventes 2016

ImmaterielNous avons toujours aussi peu de chiffres de ventes en France. Le distributeur Immatériel a donné la semaine dernière la répartion de ses ventes 2016. Sans surprises, Amazon en tête avec 43,8% des ventes. Kobo/ Fnac derrière avec 21,9% (Kobo 17,4% et Fnac 4,5%), Apple et Google derrière avec respectivement 15,9% et 11,5%. Ces 5 acteurs représentent 93,1% des ventes en France, les seuls 4 anglo-saxons 88,6%. Quels enseignements? Tout d'abord Amazon plafonne désormais, s'érode même peut-être un peu avec les années avec une concurrence solide de Kobo qui dispose à la fois de l'enseigne physique de la Fnac et de son expérience internationale sur le marché (liseuses et environnement). Apple maintient sa position. Avancée significative de Google en quelques années. La grande surprise de ces chiffres, c'est l'effondrement des ventes de la Fnac. Alors qu'un partage vertueux des ventes entre Kobo et la Fnac était plus ou moins de mise il y a quelques années, la Fnac décroche, c'est 1/4 seulement des ventes de celles de son partenaire canadien. Les lecteurs achètent des liseuses Kobo à la Fnac, puis achètent leurs livres avec un compte Kobo. Grosse désillusion pour la chaine française. Si elle est confirmée chez les autres revendeurs, une situation qui pose bien des questions sur la stratégie future de la Fnac. Dernier point, aucun acteur français indépendant ne parvient à sortir véritablement son épingle du jeu malheureusement. Voir le détail sur le blog de 7Switch. Même si bien sûr ces chiffres ne sont limités qu'à Immatériel, ils sont quand même éclairants. Merci à Immatériel pour ces éléments.

PS: pour mémoire, Volumen avait donné des chiffres il y a deux ans, revoir ici.

Marche


Salon de Montreuil : un secteur Jeunesse qui booste le marché de l'édition

SalonL'ouverture du Salon de Montreuil est l'occasion pour GFK France de faire le point sur le secteur Jeunesse avec des premiers résultats 2016. Un secteur qui se porte toujours aussi bien puisque sur les 12 derniers mois (novembre 2015 - octobre 2016), 81 millions d'exemplaires ont été écoulés sur le segment Jeunesse, soit 26% du total du marché du livre pour un chiffre d'affaires de 638M€. Ce qui en fait le deuxième segment du marché entre la littérature générale, 1er, et la bande dessinée, 3ème. Depuis le début de l'année, c'est même +3,3% en valeur et +1,9% en volume pour le secteur. Si le phénomène des BookTubers commence à être mentionné, en revanche aucune indication sur la part du numérique dématérialisé qui reste anecdotique. C'est même les livres CD-comptines en ventes complées qui restent solidement en place dans la répartition des segments 2012-2015.

Le communiqué de presse est ici.

Livre-jeuneesse-gfk-2016-


Europe : la TVA réduite confirmée par la Commission Européenne

EcLe retournement était en cours depuis plusieurs mois maintenant. La Commission européenne a entériné hier l'alignement de la TVA des livres numériques sur celle des livres imprimés dans chaque pays. Cette décision devrait être effective mi-2017 après le passage devant le Parlement européen. Fiscalement le livre numérique ne sera plus assimilé à un service mais à un livre avec les mêmes caractéristiques, seul variant son format. L'intention est bien de le rendre plus attractif avec une réduction de prix pour le consommateur européen. Espérons que cette décision sera suivie d'effet en France où les prix sont désespéremment élevés pour les lecteurs. Même si les groupes français pouvaient craindre un remboursement des sommes depuis la baisse de la TVA en France début 2012, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Il n'y aura plus cette excuse-là. A suivre... (via TheBookSeller).


Le livre au format de poche résiste bien au numérique

EtagereC'était la grande crainte des éditeurs français il y a quelques années. Le décrochage du livre de poche par rapport au livre numérique. La concurrence est frontale, tant sur les prix, sur les secteurs éditoriaux concernés que sur les usages des lecteurs, notamment les gros lecteurs. Mise à jour de mon graphique en fonction des chiffres de l'année 2015 qui ont été donnés cet été par le Syndicat National de l'Edition (SNE). Face au développement du livre numérique, le livre au format de poche fait mieux que résister. Il progresse même de 1,7% par rapport à 2014. Si l'on regarde la somme poche + numérique, c'est même 7% de plus que la meilleure année du livre de poche en 2006. Cette résistance du format poche, malgré sans doute une rentabilité moindre avec des efforts supplémentaires des groupes (campagnes marketing, specimens offerts, etc.), traduit bien la fidélité pour l'instant des lecteurs au format de poche. C'est aussi la stratégie de défense des prix des éditeurs qui est couronnée de succès.

Poche


Statista : la lecture numérique en 2021

Liseuse-couleur-solaireLa société Statista donne une projection dans une infographie sur le marché de la lecture numérique à l'horizon 2021. Par ePaper, Statista entend le secteur de la presse quotidienne. Par eBook, Statista entend l'ensemble des contenus numériques proposés par les éditeurs, au-delà du seul marché grand public. Statista donne des données 2015 qui semble assez loin des chiffres donnés par les différents secteurs de la presse et de l'édition cette année. Ils demanderaient à être reconfirmés avec les sources. A mon avis il est difficile de mener pour l'instant une telle projection. Cela dépendra en très grande partie de la sortie effective de nouveaux supports de lecture en affichage couleur et en grands formats. Rendez-vous est pris... (via l'Usine Digitale).

Ebook


Google : fin de la numérisation avec Hachette

GoogleGoogle a rompu fin août son accord de numérisation avec Hachette. Il portait à l'origine sur 40.000 à 50.000 titres, des livres qui ne sont plus commercialisés par le groupe mais toujours sous droits d'auteurs. Google n'a pas donné suite, sans plus d'explications si l'on en croit les récents propos d'Arnaud Nourry (PDG d'Hachette). Signé en 2010, il s'agissait surtout pour Google de regagner la confiance des éditeurs français après des procès à répétition contre son projet GoogleBooks. Google c'était le diable à l'époque... Un exercice réussi pour Google de ce côté-là puisque tous les catalogues commerciaux des éditeurs ont rejoint le store GooglePlay quelques années plus tard. Restait un contrat-boulet bien couteux pour Google avec des livres visiblement défraichis, un paradoxe pour un éditeur... «Hachette avait fixé un certain nombre de critères de qualité sur l'état des livres, explique-t-on chez Google. Or, tantôt ils étaient déchirés, tantôt couverts de traces de doigts, ou froissés, après être restés longtemps dans les librairies et les bibliothèques. Finalement, seule une petite proportion pouvait être mise en ligne et monétisée». Les enjeux sont ailleurs pour le géant californien... (via LesEchos).


Hachette : Arnaud Nourry enfonce les clous

HachetteInterview d'Arnaud Nourry (PDG d'Hachette Livre) dans Les Echos de vendredi. Il a confirmé sans surprises les grandes lignes de sa stratégie pour le livre numérique. Une vraie muraille de Chine. Nous savons ce qui est bon pour vous. Défense du prix élevé, méfiance à l'égard des bibliothèques, hostilité envers les modèles d'abonnement en streaming. Il a aussi donné des indications sur l'échec des tentatives d'Hachette du côté du livre enrichi et sa diversification du côté du jeu: "L'édition est la seule industrie culturelle à avoir franchi sans encombre l'épreuve du numérique, en maintenant ses prix. Mais, en proposant simplement des textes en noir et blanc, l'édition n'a pas été particulièrement brillante en termes de créativité. Chez Hachette, nous avons lancé 150 à 200 applications... dont je tairai le chiffre d'affaire global! Le livre enrichi, qu'on ajoute des liens hypertextes ou une interview de l'auteur, cela ne marche pas. Il faut donc aller chercher des compétences nouvelles à l'extérieur. C'est pour cela que nous avons acheté Neon Play. Nous pourrions faire d'autres acquisitions de cette nature." Concernant les offres en bibliothèques, Arnaud Nourry a confirmé qu'il ne changerait pas les conditions de vente. Achat unique sans possibilité de simultanéité: "Aujourd'hui, nous vendons un exemplaire numérique à chaque bibliothèque, à un prix qui représente deux à trois fois le prix normal. C'est une licence perpétuelle qui l'autorise ensuite à prêter le livre. Mais une seule copie à la fois! Chaque éditeur a sa formule contractuelle. Nous n'entendons pas changer la nôtre." Si vous êtes le dixième lecteur dans la file d'attente, vous lirez votre livre de la rentrée littéraire 2016 à la rentrée littéraire 2017. Quant à le lire en 2019...


KPMG : baromètre 2016 de l'offre de livres numériques en France

KpmgLe cabinet d'audit et de conseil KPMG nous livre son traditionnel baromètre annuel de l'offre de livres numériques en France (3ème édition). KPMG a analysé 86 questionnaires remplis par 79 éditeurs indépendants et 7 groupes, de toutes tailles et de tous secteurs éditoriaux, répartis sur le territoire français, entre mars et juin 2016. Joëlle Tubiana, Associée KPMG, Responsable du secteur Edition constate: "Alors que les éditeurs étaient 18% en 2014 à prévoir une part du marché du livre numérique inférieure à 10%, leur nombre augmente sensiblement en 2016 (43%). A l’inverse, ceux qui estimaient à plus de 15% cette part étaient 62% en 2014 ; ils ne sont plus que 32% en 2016. De manière très nette, nous constatons, si ce n’est une remise en question du modèle, du moins une vraie prudence sur le marché, après l’engouement des années 2011 et 2012 et l’arrivée des tablettes, qui semblait annoncer alors un changement des paradigmes pour le monde de l’édition." Un marché français de plus marqué par l'attentisme des éditeurs, un réel décrochage par rapport à nos voisins européens observé au travers des différents chiffres donnés cette année. Revoir mon billet. Si les éditeurs italiens ont réagi l'année dernière, cela n'a pas été le cas en France.

Je retiens particulièrement les deux slides liés à la fixation des prix de ventes et la prise en compte par rapport au format poche.

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Le baromètre de KPMG à retrouver sur le site, pour archives ici.


France : le livre numérique bientôt chez les opérateurs ?

OpérateursLe récent interview d'Hélène Mérillon de YouBoox cette semaine vient confirmer s'il en était besoin l'entrée que pourraient faire les opérateurs sur le marché du livre numérique en France. Orange, SFR ou d'autres pourraient tout à fait venir dans un avenir plus ou moins proche au travers d'accords avec les acteurs qui proposent de l'abonnement en streaming. Ces abonnements compléteraient leurs offres de bouquets auprès de leurs clients. On se rappelle l'échec de la réflexion sur le modèle MO3T initié par Orange, dispositif qui intégrait les libraires à la vente. Un modèle également suivi en Allemagne avec Tolino, porté par l'opérateur Deutsche Telekom et qui associe des chaines de librairies. En France, les opérateurs pourraient bien avancer désormais en s'affranchissant complètement des acteurs traditionnels.


SNE : les chiffres de l'édition 2015

SneDernier devoir avant les vacances. Le Syndicat National de l'Edition a communiqué la semaine dernière à l'occasion de son assemblée générale les chiffres du secteur de l'édition pour l'année 2015. Une grand messe traditionnelle, l'année dernière c'était ici.

L'année 2015 se révèle un bon cru, le marché du livre français est bien en train de repartir avec une hausse de 0,6%, soit 2,667 milliards d'euros de CA et 436,7 millions de livres vendus. Si les cessions de droits baissent de 1,5% à 133 millions d'euros, c’est bien la vente de livres qui a tiré le marché, avec 2,535 milliards d'euros.

Le livre de poche, plus spécifiquement, a progressé de 1,6% en valeur, à 348 millions d'euros, avec un infime recul de 0,1 en volume. La production a en revanche considérablement augmenté de 7,8%, à 20.516 titres. C’est la littérature qui est majoritaire dans ce secteur, représentant 59,03% du CA global.

En revanche le livre numérique serait en train de marquer le pas dans notre pays par rapport à nos voisins européens qui ont tous dépassés les 4% du secteur global des ventes grand public.

Toujours compliqué de savoir ce que l'on met dans le numérique. Au niveau global, le numérique représenterait en France 163,881 millions d'euros en 2015. «L’édition numérique continue sa progression et voit son poids augmenter dans les revenus des maisons d’édition, quoique de manière plus modérée que les années précédentes. La part entre l’édition numérique sur support physique et l’édition numérique en ligne est parfaitement identique à l’année précédente.»

L'édition numérique dématérialisée représente désormais 92,4% des ventes – 60,2% pour les abonnements et bases de données et 24,5% pour les achats unitaires. «Le marché est porté par l’édition professionnelle, notamment l’édition juridique, qui représente 90% des ventes de la catégorie sciences humaines et sociales.»

«L’édition numérique grand public (c’est-à-dire hors scolaire et hors édition professionnelle – notamment juridique), a généré, en 2015, un chiffre d’affaires de 63,2 millions d’euros. Cela représente 3,1% du chiffre d’affaires de l’édition trade, contre 2,9% en 2014. La littérature est en tête des ventes grand public, avec près de 20% de parts de marché, suivie par la catégorie des livres pratiques.» Voir le tableau ci-dessous.

Un rapport d'activité complet sur le secteur à télécharger sur le site du SNE et en archives ici.

A découvrir les résultats par rapport aux autres pays européens qui ont eux-aussi donnés leurs chiffres. C'est désormais un différentiel de 1,4% qui nous sépare de nos voisins allemands avec une structure du marché très similaire. D'après ces chiffres la France serait désormais à la traine du livre numérique européen et de très loin. Il n'y a pour l'instant aucun effort d'explication du côté du syndicat français.

Numerique-ebook-France-edition


Europe : les chiffres du livre numérique en 2015

EuroLes chiffres pour l'année 2015 sont tombés dans les différents pays. Semaine de l'Euro oblige, j'ai compilé les résultats des cinq principaux pays du marché du livre numérique européen pour l'année 2015, dans l'ordre Espagne, Pays-Bas, Allemagne, Italie et France. La part du livre numérique sur le marché grand public global. Je n'ai pas mis le chiffre anglais, celui-ci loin devant dans le marché anglo-saxon. Des résultats donnés en France en fin de semaine dernière par le SNE (Syndicat National de l'Edition) qui posent question. La France serait bonne dernière du peloton et de loin. Notre pays subirait un réel décrochage par rapport à nos voisins européens. Un différentiel de 1,4% avec l'Allemagne, un marché à la structure traditionnellement comparable, c'est énorme. Comment expliquer ces chiffres ? J'avoue que je reste très dubitatif...

Europe


Le Sénat amende la territorialité du livre numérique

SenatAmis francophones ou français à l'étranger, réjouissez-vous. Le Sénat vient d'adopter un amendement à la loi n° 2011-590 du 26 mai 2011 relative au prix du livre numérique, qui est ainsi modifié :

1° Sont ajoutés les mots : « ou hors de France » ;

2° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Les professionnels commercialisant des livres numériques ne peuvent ni exiger de leurs acheteurs qu’ils règlent avec une carte bancaire française, ni limiter la possibilité d’achat aux clients dont l’adresse IP est située en France. »

Cela afin de permettre l'achat de livres numériques où que vous soyez.

La plupart des éditeurs diffusant des livres numériques refusent les achats passés depuis une adresse IP géolocalisée à l’étranger ou ne permettent le paiement qu’avec une carte bancaire française, empêchant de facto les francophones et Français établis à l’étranger d’acquérir des œuvres littéraires françaises sur support numérique.

Alors que la numérisation des œuvres constitue une formidable opportunité de diffusion de notre patrimoine culturel hors de nos frontières, ces freins commerciaux pénalisent non seulement les consommateurs français à l’étranger, mais aussi notre commerce extérieur et la francophonie.

De plus, le cadre légal actuel nous place en porte-à-faux avec la directive européenne 2006/123/CE, dont l’article 20 interdit les « discriminations fondées sur la nationalité ou le lieu de résidence » au sein du marché intérieur européen.

Permettre aux acheteurs situés à l’étranger d’acheter des livres numériques sur les plateformes françaises est une nécessité, tant sur le plan économique que culturel.

Bravo aux sénateurs, notamment Mme Garriaud-Maylam qui l'a annoncé sur twitter. A suivre si l'adoption se fera du côté des députés... Si vous êtes loin de France, twittez comme Christophe, je relaierais en bas du billet.         

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