135 notes dans la catégorie "MarchéFrance"

Livre numérique : 250 éditeurs français sans DRM

DrmChiffre symbolique atteint dans mon relevé des éditeurs qui ne pratiquent pas une politique de DRM pour leur catalogue de livres numériques. Quand la plate-forme de vente le permet bien sûr. Huit formes de DRM sont actuellement en usage contrôlées respectivement par Adobe, Apple, Amazon, Google, Kobo, Microsoft, MTO (Marin Trust Management Organization) et la fondation Readium (format LCP "Lightweight Content Protection"). Sans doute Facebook demain...

Face à cela c'est plus de 250 éditeurs qui proposent leurs livres sans contraintes pour leurs lecteurs avec un simple marquage, à l'instar de beaucoup de pays d'Europe du Nord plus vertueux envers leurs lecteurs. Vendre des livres sans DRM c'est aussi respecter la confidentialité des données de lecture. Une fois le livre acheté, vous ne serez pas surveillé, traqué dans des statistiques de lectures dont les conditions d'exploitation sont bien opaques il faut bien le dire. La liste complète des éditeurs sans DRM est ici.

A cette occasion je vous propose un nuage de mots en forme d'arbre, un clin d'oeil à l'imprimé, un beau symbole de liberté. De ActuSF à Zulma, Mardaga en point médian. Merci à eux tous! A partager sans modération!

Drm


Tolino adopte la DRM Care de chez Tea

TolinC'est bien rare qu'une société française fasse l'objet d'un billet sur les sites anglo-saxons. C'est le cas aujourd'hui du coté de GoodeReader pour annoncer que l'environnement de lecture numérique allemand Tolino (40% du marché outre-Rhin) allait adopter Care, la DRM light de Tea. "A little known French DRM system"...

Une belle avancée pour Tea au niveau européen.

"Le nom de l'initiative s'appelle CARE, qui signifie Content & Author Rights Environment, et est la première DRM ergonomique et interopérable au monde. Contrairement à Adobe DRM, il n'y a pas de système d'enregistrement avec CARE. Il sera mis en œuvre dans un certain nombre d'autres environnements avec l'introduction du lecteur web qui sera lancé en 2019.

CARE est en cours de développement depuis trois ans et a déjà un peu de succès en Allemagne. Le système alimente actuellement 3.100 bibliothèques et facilite 28 millions de prêts numériques chaque année. Tolino utilisera CARE pour que les lecteurs puissent emprunter des livres numériques directement à la bibliothèque.

Rémi Bauzac, directeur technique de TEA, a commenté: "L'interopérabilité de CARE est une extension de celle de LCP. Notre technologie prend donc en charge deux mécanismes d'interopérabilité. Le premier est spécifique à CARE: si le terminal de lecture et le fichier protégé sont compatibles CARE, l'utilisateur pourra lire le fichier sans mot de passe supplémentaire. Mais si le terminal ou le fichier ne sont pas compatibles avec CARE, alors on passe automatiquement au second mécanisme qui est celui proposé par Readium LCP où un mot de passe est demandé à l'utilisateur pour lire son fichier. Les fichiers protégés CARE et les environnements de lecture CARE prendront nativement en charge les deux modes d'interopérabilité."

Cette solution Care a obtenu la certification Readium LCP par l'EDRLab. Précision de l'EDRLab en la personne de Laurent LeMeur sur twitter: "Tea présente maintenant CARE comme « LCP as a service » et ne parle plus de DRM CARE depuis que la solution s’est aligné sur Readium LCP. Côté TEA le job est fait".


Musso : le format numérique pour 8% des ventes totales

MussoToujours aussi peu de chiffres au sujet des ventes de livres numériques chez les éditeurs. Alors que les ventes des best-sellers sont régulièrement données, la part du numérique reste cachée. Livres Hebdo a donné hier les ventes concernant le dernier livre de Guillaume Musso. 92.100 exemplaires imprimés ont été vendus en seulement 5 jours ainsi que 8.000 livres numériques, soit 8% des ventes totales. A signaler que des versions pirates sont comme d'habitude apparus le jour même de la parution, le changement d'éditeur n'aura rien fait à l'affaire. Toujours une certaine part d'ombre. Combien de ceux qui l'auront téléchargé illégalement l'auront effectivement lu? Cela doit quand même être important, des points de pourcentage en plus mais combien... (voir Livres-Hebdo).

PS: il y a 5 ans, c'était 2% des ventes, revoir ici.


Guillaume Musso : le numérique sort de chez Editis

MussoNouveau roman de Guillaume Musso en tête des ventes comme à son habitude. On aura beaucoup parlé au début de l'année de son transfert des Editions XO (groupe Editis) chez Calmann-Lévy (groupe Hachette). Plus discrète est l'exploitation de ses éditions au format numérique. Si la nouveauté est bien chez Calmann-Lévy et les derniers titres de 2016 et 2017 restés chez XO, en revanche tous les livres précédents publiés entre 2004 et 2015 (soit 12 titres) sont proposés désormais dans leurs versions numériques par les Editions de L'Epée où travaille son ancienne éditrice Caroline Lépée. Toutes proposées sans DRM à un prix qui ne concurrence cependant pas le poche. Tout cela contractuellement, bien sûr. Nul doute que les nouveautés les rejoindront au fur et à mesure des années. On se rappelle que Marc Lévy gère ses propres versions numériques avec son agent Versilio. Alors, une tendance de fond? Une décision transparente pour les lecteurs, ces auteurs apparentés à des marques à part entière -aux Editions de la Pince à linge n'y aurait rien changé-. On peut penser que les auteurs de best-sellers se réapproprieront comme eux leurs droits numériques au fil des années avec un pouvoir de négociation plus important auprès des plateformes de ventes.


Editis : plus de 70% des titres proposés sans DRM

LogoeditisDepuis des années on parle beaucoup des DRM en ce qui concerne les difficultés des clients des librairies indépendantes pour accéder aux offres de livres numériques de manière simple. La volonté de transférer ses livres sur ses différents appareils (smartphone, tablette, liseuse) devient souvent un véritable casse-tête. Sans parler de l'impossibilité de les partager avec ses proches, voire même à son propre conjoint, une véritable aberration... Près de 250 éditeurs aujourd'hui proposent une offre sans DRM avec un simple marquage, voir la liste ici.

En ce qui concerne les grands groupes, la situation est bloqué du côté d'Hachette (éditeurs et tout diffusés) comme de celui du groupe Madrigall (Gallimard/ Flammarion et de grands diffusés comme Actes-Sud). Une fin de non recevoir. Une situation identique du côté du Seuil. Seule exception et non des moindres heureusement, le groupe Editis (éditeurs et diffusés) ouvre son catalogue peu à peu. Robert Laffont, La Découverte, Michel Lafon, Plon, Perrin, Julliard, Fleuve, Bouquins, Sonatine, Le Cherche Midi, Nil, First, 12-21, Hugo, etc. La liste est longue des éditeurs au sein du groupe à proposer des titres de leurs catalogues, tout ou partie sans DRM, avec un simple marquage. Un libraire m'a communiqué son relevé, je l'en remercie, voir le schéma ci-dessous. C'est plus de 70% des ouvrages en distribution numérique Editis qui sont proposés sans DRM sur les plate-formes indépendantes. Dans le lot évidemment de très nombreux best-sellers faut-il le rappeler. L'argument (la fable) qui consiste à dire que les verrous sont nécessaires pour éviter le piratage ne tient pas, cette politique d'ouverture au sein du deuxième groupe français en est bien la preuve.

Editis


Institut Français : un portail Futur livre pour les créations innovantes

FuturlivreDepuis des années il manquait un portail de référence pour découvrir toutes les initiatives autour des livres enrichis au sens large, qu'elles viennent d'éditeurs, de studios, voire même de créateurs et d'artistes indépendants. Le constat en avait été fait régulièrement que ce soit au Festival de la BD d'Angoulême qu'au Salon du Livre de jeunesse de Montreuil qui pouvaient donner un seul compte-rendu de la variété des oeuvres dans l'instant. Des créations originales et innovantes, avec pour certaines des modèles de diffusion difficile à trouver, hors du cadre des plate-formes de distribution traditionnelles. Expérience intéractive, jeu vidéo, réalité augmentée, bande dessinée numérique, le champ est large et méritait une visibilité plus grande.

C'est l’Institut français, un établissement public chargé de l’action culturelle extérieure de la France, qui a ouvert depuis quelques semaines un portail FuturLivre avec cette objectif de mise en valeur, qui plus est à l'échelle internationale:

Sous l’égide du ministère de l’Europe et des affaires étrangères et du ministère de la culture, la mission de l'Institut français est de promouvoir la culture française à l’international et de favoriser le dialogue avec les cultures étrangères.

Son action s’inscrit au croisement de la création artistique, des échanges intellectuels, de l’innovation culturelle et sociale, et de la coopération linguistique. Il soutient à travers le monde la promotion de la langue française, la circulation des œuvres, des artistes et des idées dans tous les domaines de la création (cinéma, arts visuels, spectacles vivants, numérique, littérature, philosophie…) et favorise ainsi la diffusion et la valorisation des talents français.

L’Institut français contribue activement à la diplomatie d’influence de la France. Ses projets et programmes prennent en compte les contextes locaux et reposent sur une capacité unique de déploiement à travers le vaste réseau des services culturels des ambassades et consulats, des Instituts français et des Alliances françaises présents sur les cinq continents.

Le numérique est une priorité stratégique de l’Institut français et du réseau culturel: il est à la fois un vecteur de diffusion de la culture, un sujet culturel à part entière et un nouvel outil de création. Depuis plusieurs années, à l’intersection de ces trois dimensions, les professionnels français créent, inventent et déploient des savoir-faire inédits dont l’innovation, la créativité et la singularité sont reconnues dans le monde entier.

Les panoramas de l’innovation culturelle, dont Futur Livre constitue le deuxième opus après culturevr.fr, se donnent pour objectif de présenter au sein d’un site unique, multilingue et contributif, un état des lieux sur un secteur de la création numérique.
Ils se donnent pour missions, à la fois de favoriser, par la présentation des œuvres et des auteurs, la promotion des réalisations françaises; mais aussi de constituer un site de référence pour les professionnels.

L’Institut français souhaite accompagner l’ensemble des secteurs de l’innovation culturelle dans leur structuration, leur valorisation à l’international et leur existence dans un écosystème mondial. Il réalisera prochainement deux nouveaux panoramas, l’un dédié à La Webcréation et l’autre au Jeu vidéo culturel.

A découvrir déjà une quinzaine d'oeuvres, mais aussi des rencontres sous forme d'interviews et des focus sur des créateurs. A suivre de près dans vos onglets...


Marché français : un livre numérique qui continue sa progression

NumeriqueTraditionnelles publications en cette veille d'ouverture de LivreParis. Celle du Ministère de la Culture avec ses chiffres-clés du secteur (il s'agit de chiffres 2016) le document sur le site, celle du Syndicat National de l'Edition au travers de son "Baromètre des usages du livre numérique" (réservé à ses seuls membres pour l'instant).

Nous l'aurons peut-être dans quelques jours. Tout en sachant que les chiffres 2017 du secteur seront donnés comme d'habitude au début de juillet. Des éléments concernant le livre numérique ci-dessous. MAJ: Le document est disponible, pour archives Téléchargement Barometre-2018

Livrelecture

Livrelecture2

Le cabinet GfK donne aussi des chiffres avec un comparatif imprimé et numérique. Au rythme régulier de 9/10% par an, ce dernier va bientôt franchir le cap symbolique des 100 Millions d'euros. Attention dans cette appellation "livre numérique" grand public, il n'est pas tenu compte de l'édition professionnelle qui continue très largement sa mutation numérique. Un petit complément à garder en tête, le livre au format de poche en France, c'est un peu plus de 350 Millions d'euros. Le livre numérique grand public représenterait près de 28% en valeur du format poche.

Bilan-marche-livres-2017-gfk

 

 

 

 

 

 

 

 


Editis : le livre audio avec Lizzie

LizzieLisez!, puis Lizzie. Le groupe Editis déroule sous l'impulsion de son nouveau patron Pierre Conte, avec de plus en plus de velléités pour proposer ses catalogues en direct pour les lecteurs en se passant des plateformes de ventes bien connues. Quelques semaines seulement après l'ouverture du portail Lisez! c'est sa petite soeur Lizzie qui a ouvert il y a quelques jours. Ce nouveau site propose une offre dans le secteur du livre audio. Un livre audio qui attire toutes les convoitises depuis quelques mois. Pour Lizzie, Editis s'est associé à TEA pour lancer le premier titre de sa marque audio le best-seller anti-Trump «Le Feu et la Fureur». La version audio est disponible sur lizzie.fr, en même temps qu’il paraît en version papier et numérique aux éditions Robert Laffont.  L'annonce a été faite par communiqué de presse. Pour fournir ce service, le groupe d’édition a donc choisi la startup française TEA, reconnue pour ses compétences dans la distribution et la lecture de livres numériques. Le service permet de consulter un extrait, d’acheter et de télécharger le livre audio. Le fichier fourni est ensuite lisible sur tout équipement compatible avec le format mp3, ordinateurs, smartphones, tablettes mais aussi la dernière liseuse Tea TouchHD elle-même compatible avec l'audio.


Arnaud Nourry : le livre numérique est stupide

Nourry"Stupid ebook". La formule aura décidément fait le tour de la planète du livre cette semaine. C'est en ces termes qu'Arnaud Nourry, le patron d'Hachette, aura qualifié le format numérique dans la récente interview qu'il a donné à l'occasion de la Foire qui se déroulait en Inde. L'interview complète à retrouver ici.

"Je pense que le plateau, ou plutôt le léger déclin, que nous voyons aux Etats-Unis et au Royaume-Uni ne va pas s'inverser, c'est la limite du format ebook, le livre numérique est un produit stupide: pas de créativité, pas d'amélioration"."... En tant qu'éditeurs, nous n'avons pas fait du bon travail en matière de numérique, nous avons essayé; nous avons essayé des livres numériques enrichis ou augmentés, nous n'avons pas assez travaillé; nous avons essayé des applications, des sites Web avec notre contenu... Nous avons un ou deux succès parmi cent échecs, je parle de toute l'industrie, nous n'avons pas très bien réussi."

Je ne vois pas pourquoi, sous prétexte que le livre enrichi ne fonctionne pas, qu'il s'agit pour autant de dénigrer la simple déclinaison au format numérique d'un texte. L'un comme l'autre sont respectables dans les usages. Sont "stupides" aussi les livres audio? Les livres au format de poche? Les lecteurs s'y retrouvent bien avec les caractéristiques que le format numérique permet. Tous les sondages valident les usages pratiques, la facilité d'accès, les prix moins élevés. Sans parler des questions d'accessibilité... Les bibliothèques ne trouvaient déjà pas grâce à ses yeux (il y a quelques années on s'en rappelle ici et ), c'est maintenant au tour des lecteurs de livres numériques... La politique du groupe Hachette n'est guère encourageante en France avec des prix élevés même quand ils sont en poche (20% au-dessus), truffés qu'ils sont tous de DRM, ne parlons pas du modèle désastreux pour les bibliothèques avec des files d"attentes de plusieurs mois pour obtenir un livre... Des millions de lecteurs aiment les livres numériques "stupides" à travers le monde, ne vous en déplaise Monsieur Nourry, ils vous rapportent tout de même de substantiels revenus en ces temps difficiles pour le secteur du livre. Pas un mot sur les juteux marchés professionnels, bien "homothétiques" aussi ceux-là. Allez, Monsieur Bezos a bien une longueur d'avance et lui respecte son lecteur... (via TheBookSeller).


Editis : un streaming pour le livre qui ne semble pas tabou

LisezLe groupe Editis (2ème français) pourrait-il ouvrir les vannes du streaming pour le livre? C'est en tout cas la question qui se pose à l'écoute des propos de Pierre Conte (PDG d'Editis) dans l'interview qu'il donnait cette semaine sur BFMBusiness. "Contrairement à ce que d'autres disent, je pense que le livre digital va monter, on ne parle là que de ventes à l'unité. On n'a pas évoqué les sujets de streaming qui d'une manière ou d'une autre vont arriver à moyen terme. Je ne vois pas pourquoi nous serions la seule industrie de contenus qui n'emploierait pas le streaming". Des propos qui tranchent avec ceux d'Arnaud Nourry (PDG d'Hachette) qui a toujours affiché une franche opposition sur le sujet allant même jusqu'à dire qu'il n'y aurait pas de streaming tant qu'il serait à la tête d'Hachette. Rappelons qu'Editis appartient au groupe espagnol Planeta qui a lui-même lancé en Espagne il y a quelques années Nubico une large offre de streaming de livres. Alors, un modèle de ce type pour le groupe Editis dans les années qui viennent, avec déjà un portail généraliste Lisez lancé cette semaine qui préparerait le terrain? Pour l'instant sur Lisez les extraits de livres sont proposés via Calaméo et les ventes au titre redirigées vers les libraires à choisir. Un bémol important cependant à prendre en compte. Planeta est tellement important sur le marché espagnol qu'il peut se lancer seul sur une offre crédible de ce type. C'est quand même loin d'être le cas en France avec une concurrence bien plus importante face à Editis en littérature générale. Même si les offres de streaming permettent aux autres secteurs culturels un net redémarrage depuis quelques années, la situation est très différente pour le livre où le support physique imprimé résiste bien. On l'a vu cette semaine avec la présentation GfK. Nous aurons peut-être des indices supplémentaires au prochain Salon du Livre. A suivre donc...


GfK France : le livre marque le pas en 2017

LogogfkLors de son traditionnel rendez-vous annuel sur le marché des contenus culturels (musique, vidéo, jeu vidéo et livre), l'institut GfK a donné quelques éléments intéressants sur le marché du livre numérique en 2017.

On s'y attendait. Sur un marché global "entertainment" à +2,5% en 2017 à 8,37 milliards d'euros (retour au chiffre de 2009), le marché du livre serait le seul marché en léger recul en 2017 (-1,2%), sous la barre symbolique des 4 milliards d'euros. Sur 10 ans, ce serait un recul de plus de 3%. Une année 2017 qui avait bien mal commencé avec un premier semestre désastreux (-4,8% à fin juin), le dernier trimestre aura été heureusement bien meilleur pour limiter la casse. Le marché du jeu vidéo continue son incroyable progression. A ce rythme il pourrait bien rattraper voire dépasser celui du livre dans six ans.

Courbe
Sur ce marché du livre atone, le livre numérique continue de progresser avec un chiffre de +9% par rapport à 2016 (97,5 millions d'euros). Preuve s'il en était une nouvelle fois que "l'un ne tue pas l'autre", les possesseurs de liseuses achètent en moyenne 14 livres par an dont 8 livres numériques, ce sont les plus gros consommateurs de livres. Quand on cessera de penser le numérique comme un épouvantail mais comme une opportunité avec de vrais relais de croissance...

Comme d'habitude, il faudra attendre les chiffres officiels de 2017 qui seront fournis par le SNE en juillet prochain.


La lecture numérique en mobilité en ce début 2018 ?

DigitalL'étude, toujours très attendue, "Etat des lieux: l'usage d'Internet, des réseaux et du mobile en France" menée par Hootsuite et We Are Social vient de sortir dans se version 2018. Comme d’habitude, cette septième édition est riche d’enseignements et décrypte les principaux chiffres d’usages. Nous sommes de plus en plus connectés, 88% d'entre nous utilisons Internet. 500 000 nouveaux internautes ont été comptabilisés en 2017. 48 millions de Français disposent d’au moins un mobile, soit 75% de la population. J'ai retenu 3 slides concernant plus précisément la lecture numérique. L'étude complète à retrouver sur le Blog du modérateur.

Un smartphone qui flambe : la dégringolade des ordinateurs, tablettes et autres se confirme

Device

Sur les smartphones, la lecture de magazines et de livres numériques arrive toujours très loin au quotidien.

Device2

Des liseuses qui restent stables dans les usages de lecture (environ 1.7M d'adultes).

Device1


Relay tire le rideau sur son kiosque de presse et de livres numériques

RelayAprès Carrefour en début de semaine, c'est l'enseigne Relay (groupe Lagardère) qui jette l'éponge sur les offres numériques, à la fois de presse et de livres. L'annonce a été faite discrètement sur le blog de Relay. "Après plusieurs évolutions technologiques (lecture sur tablette et smartphone, etc.) et éditoriales (enrichissement de nouveaux magazines internationaux, etc.), le contexte du marché de la presse au format numérique nous amène aujourd’hui à arrêter notre offre de téléchargement de presse et de livres au format numérique". La date de fin est fixée au 25 février prochain (via NextImpact). Il est loin le temps des ambitions affichées en 2013 (revoir ici). Carrefour, Relay, autant d'acteurs physiques qui n'ont jamais su incarner le numérique aussi bien dans leurs espaces de vente que sur le web, tant dans les matériels proposés que dans les contenus. Pour Bookeen c'est malheureusement un autre partenaire qui arrête l'aventure. Les distributeurs qui prennent la sortie, ce sont les "producteurs de contenus" eux-mêmes qui risquent bien de reprendre la main, l'ouverture du portail Lisez! d'Editis est symptomatique de cette redistribution des cartes en cours. Opération de la dernière chance face aux géants anglo-saxons? 


Carrefour : la fin de Nolim est annoncée

NolimAu travers des différentes annonces faites lundi par Alexandre Bompard sur la stratégie du groupe Carrefour, l'une concerne directement le livre numérique. "Alexandre Bompard met également un terme à l’escalade de projets sous lesquels croulait l’entreprise. Cinq cents d’entre eux – soit quasiment la moitié – seront arrêtés, à l’instar de Nolim son service de vidéo à la demande et de livre numérique démarré fin 2013" (via LeMonde). Même si la dernière liseuse Nolim avait été extrêmement prometteuse dans sa conception et sa réalisation, la stratégie et le déploiement était peu clairs dans les enseignes, à l'instar d'ailleurs d'autres offres numériques. Ne parlons même pas du site web, le travail est immense chez Carrefour. Adieu la liseuse Nolim, vive Saga. Cela devrait permettre à Bookeen de déployer plus rapidement en France et en Espagne la commercialisation de la Saga avec d'autres distributeurs, comme il l'a fait déjà dans d'autres pays. Une bonne concurrence face à Kobo dans les enseignes. Revoir l'annonce à Frankfurt en octobre dernier.


Google : une offre de livres audio bientôt

GoogleplaySi Google est pour l'instant très loin d'Amazon et d'Apple sur le marché du livre numérique, les choses pourraient rapidement changer pour les livres audio. Le géant américain s'apprête à lancer une vaste offre d'audio-books sur le marché américain via sa plate-forme GooglePlay. Un site a aperçu furtivement des bannières qui ont été retirées rapidement. Compte tenu de l'importance du parc de smartphones Android, Google pourrait bien titiller rapidement Audible le leader actuel (filiale d'Amazon). Nul doute que tous les autres vont emboiter le pas, y compris les géants du streaming musical. Un livre audio qui devrait surfer rapidement sur la vague du streaming par abonnement (via TechRadar).

PS: l'offre est effective en France également, lire l'interview de Florent Pagès (responsable des partenariats Google Play Livres et Livres Audio en France et au Royaume-Uni) sur IDBoox.


Editis : ouverture du site Lisez !

LisezOuverture aujourd'hui de Lisez! la nouvelle plate-forme du groupe Editis. Lisez! réunit les ouvrages de près de quarante maisons d'édition d'Editis (Robert Laffont, Lonely Planet, Pocket, 10-18, Fleuve, Plon, Perrin, Presses de la cité, First, la Découverte, Sonatine, Nathan, Cherche Midi, le Robert...). Avec l'ambition d'une très forte ouverture vers les réseaux sociaux. L'objectif est bien de renforcer le contact direct avec les lecteurs. Vous retrouverez tous les romans, les récits, les documents, les essais et les ouvrages pratiques mais aussi en exclusivité toutes les informations sur vos auteurs favoris, leur actu, les nouveautés, les prochaines parutions (avec mêmes l'envoi de newsletter ciblées). Pas de vente directe. Les achats renvoient au choix aussi bien vers des librairies physiques géolocalisées que des sites en ligne. Poche, grand format, le format numérique est bien sûr présent avec un espace dédié, près de 15.000 titres sont référencés.

PS: à signaler que ce site remplace purement et simplement certains sites des éditeurs (Sonatine, Robert Laffont, Cherche Midi, Plon, Perrin, etc.). Les redirections sont faites automatiquement. Mais pas encore de tous comme La Découverte, Belfond, Solar ou d'autres. Perte d'identité des maisons d'éditions? Chacun appréciera.


Edition Jeunesse : le numérique tarde à séduire les petits

EnfantsA l'occasion du Salon du livre de jeunesse de Montreuil, le Syndicat National de l'Edition (SNE) a communiqué quelques statistiques sur le secteur, l'un des plus dynamiques de l'édition avec 5,2% de croissance en 2016. Les livres numériques et autres contenus digitaux restent très en deçà des espérances. Bien loin de la littérature pour adultes. Alors qu'en 2016, le marché de l’édition numérique, tous supports et toutes catégories éditoriales confondus, a généré un chiffre d’affaires de 234 M. d’euros, le chiffre d’affaires des ventes de livres numériques de jeunesse est de 3,6 M., soit 1,5% du total des ventes numériques des éditeurs (alors que la jeunesse représente 13,5% du secteur global). Des chiffres bien décevants pour un numérique jeunesse qui avait suscité les plus grands espoirs à la sortie des tablettes il y a quelques années. Tous les détails à retrouver sur le document du SNE sur le site. On comprend mieux que les éditeurs recherchent maintenant d'autres voies du côté des livres augmentés avec des interactions entre imprimé et numérique.

Jeunesse


Readium LCP : un point complet

LCPA signaler un très complet billet sur Readium LCP du côté du blog BiblioNumericus. Une DRM plus simple d'utilisation qui devrait faciliter l'usage des livres numériques pour l'achat en librairie et le prêt de livres numériques en bibliothèques. L’objectif final est d’intégrer cette DRM Readium LCP pour abandonner la DRM d’Adobe, véritable plaie pour les lecteurs de livres numériques. Combien de temps cela va t-il prendre? Les estimations avancées sont prudentes, on parle de 2 à 3 ans pour abandonner complètement la DRM d’Adobe. Encore faut-il commencer... Pour l'instant seul Tea et ses partenaires ont mis en place Care, une DRM compatible avec LCP Readium. En février dernier, on parlait déjà d'une rampe de lancement, revoir ici.


SNE : le baromètre des usages du livre numérique 2017

SneLe SNE (Syndicat National de l'Edition) a profité de ses assises du livre numérique la semaine dernière pour divulguer son traditionnel baromètre des usages du livre numérique mis en place par la Sofia, la Société des Gens de lettres (SGDL) et le Syndicat national de l’édition (SNE), dont l’objectif est d’apporter un éclairage nouveau sur les profils, les pratiques, les motivations et les intentions des lecteurs de livres numériques.

Parmi les principaux enseignements de ce bilan sur 5 ans, on retiendra qu'en 2017, 21% des Français lisent des livres numériques, contre 5% en 2012. En 5 ans, le nombre de lecteurs de livres numériques a ainsi quadruplé.

On notera également la constante progression du format ePub, désormais à 28% (+10pts) contre 43% pour le format PDF.

Côté piratage, il semblerait que celui-ci soit en baisse.

Tous les détails à retrouver sur le site du SNE avec l'étude à télécharger.

Pour archives Téléchargement Barometre-SOFIA-Evolution-5-ans-Opinionway

Pour archives Téléchargement Barometre-Usage-Livre-Numerique-2017-SNE-SOFIA-SGDL

On rappelera l'excellente étude du CNL publiée au printemps dernier qui elle donnait une estimation à 24% en 2016. A retrouver ici.


EDRLab : tout sur le livre numérique et l'accessibilité

ImagePassionnante présentation mise en ligne aujourd'hui par EDRLab de la part de Fernando Pinto da Silva, qui est consultant expert accessibilité depuis l'année dernière au sein du lab. Vous saurez tout sur les avancées actuelles des formats et des technologies adaptées aux malvoyants (Daisy, EPUB3) et des efforts d'EDRLab pour promouvoir et développer ces technologies au travers du format ePub. A regarder sur Youtube sous forme d'un webinaire.


2017, l'année pour changer sa liseuse ? : c'est 10 bonnes raisons

Liseuse2017, c'est l'anniversaire de 10 années du marché du livre numérique, c'est 5 années en France où le Kindle d'Amazon est arrivé seulement à l'automne 2012. Les liseuses tiennent bien la route, elles sont au coeur de l'expérience de la lecture numérique, tous les fabricants ont renouvellé leur gamme cette année. Kobo l'avait fait au printemps dernier, Amazon, Bookeen, Tolino (en Allemagne), Tea/PocketBook, Barnes and Noble (aux Etats-Unis) cet automne. De très nombreux modèles à l'arrivée, des gammes très complètes. Des liseuses que certains rangeaient au placard il y a quelques années (je taierais leurs noms, ils sont d'ailleurs partis sous d'autres cieux que ceux du livre numérique), ils n'avaient pas bien compris...

Les années passent avec des lecteurs pourtant suréquipés d'écrans en tout genre, mais ceux-ci leur renouvellent malgré tout leur confiance pour la qualité d'un dispositif original et incomparable en terme de confort de lecture, plus proche du papier que de l'écran. Ceux qui lisent beaucoup le savent parfaitement bien par la pratique.

Alors la question se pose aujourd'hui, cette année 2017, est-ce la bonne année pour renouveller sa liseuse? Ou sauter le pas pour ceux encore indécis? 10 ans de liseuses, c'est 10 bonnes raisons, voici pourquoi:

  • 1. La qualité des écrans:

La technologie innovante eInk, embarquée sur toutes les liseuses sur le marché, a beaucoup évolué en 10 ans.  De meilleurs contrastes (fonds plus blancs, caractères plus noirs), une meilleure définiton (pouvant aller jusqu'à 300ppp suivant les modèles), la généralisation depuis deux/trois ans de la dernière technologie eInk Carta chez tous les fabricants a permis une nette avancée en la matière. Des progrès également du côté du rafraichissement des écrans et de la rapidité d'affichage grâce à des processeurs rapides. On peut dire aujourd'hui que le confort de lecture est excellent.

  • 2. La taille des écrans:

Le choix s'est considérablement étendu dans les gammes des fabricants. Au-delà du traditionnel 6 pouces standard bien pratique en mobilité, l'offre est passé en 6.8, 7, voir même 8 pouces pour les plus grandes liseuses du marché. Avec des prix qui restent quand même accessibles sous la barre des 300€. Des lignes de caractères plus grandes, plus de lignes à la page, plus de confort de lecture, surtout pour les seniors qui grossissent les caractères.

  • 3. L'étanchéité:

L'étanchéité est devenu une fonctionnalité de plus chez les fabricants. D'abord perçue comme un argument un peu gadget, elle se révêle à l'usage très pratique au bord des piscines, mais aussi on l'oublie souvent, ce sont des liseuses qui sont beaucoup moins sensibles à la poussière en mobilité. Un simple passage sous le robinet, c'est quand même très pratique, vous avouerez.

  • 4. La lumière intégrée:

Là aussi en quelques années, les progrès ont été réels. D'abord sur la lumière elle-même avec la disparition progressive des petits halos au bord des écrans. Ensuite, les tonalités de lumière sont aussi devenues plus naturelles, sans parler des innovations concernant la suppression de la lumière bleue le soir tard comme sur les dernières Kobo. Là aussi, des innovations réelles pour les lecteurs qui lisent beaucoup une partie de la nuit sans déranger l'autre, ils sont nombreux.

  • 5. La couverture intégrée:

PocketBook avait par le passé exploré cette fonctionnalité avec ses modèles Sense et Ultra, c'est aujourd'hui Bookeen et Carrefour qui proposent une Nolim très pratique en mobilité avec une coque à toute épreuve, un prix très doux et un choix de couleur étendu.

  • 6. La largeur des gammes chez les fabricants:

Elles se sont toutes étendues chez les fabricants. De 70€ à 300€, vous trouverez la liseuse qui vous convient en fonction de vos usages de lecture (chez vous, en mobilité, boutons ou pas, l'audio, plus l'été à la plage, etc.), avec le budget qui vous convient.

  • 7. Les prix très accessibles:

Sans parler des modèles d'entrée de gamme autour des 70€, les modèles les plus complets en 6 pouces sont désormais sous la barre des 150€, avec même très souvent des promotions à certaines périodes de l'année. Une liseuse se garde généralement 4/5 ans, on voit que l'investissement est somme toute très raisonnable pour des lecteurs qui lisent beaucoup.

  • 8. Oui, 5 ans, un bon timing pour renouveller sa liseuse:

Arrivée du premier Kindle en France en 2102 avec aussi les premières Kobo vendues à la Fnac, certains d'entre vous avez peut-être toujours ces premiers modèles, ils tiennent bien la route au fil des années. Je pense aussi aux modèles de chez Sony très robustes mais qui datent désormais un peu en terme de fonctionnalités. 5 ans après, c'est je pense un bon moment pour changer de liseuse avec de nouvelles fonctionnalités.

  • 9. L'offre de livres numériques:

Deux arguments de plus pour sauter le pas aujourd'hui, cela concerne l'offre de livres numériques. Même si les prix restent élevés (en général 30% de réduction seulement), le catalogue disponible s'est considérablement élargi avec pratiquement toutes les nouveautés, de plus en plus de livres de fond. Sans oublier les offres de promotions très fréquentes chez les éditeurs. On peut faire de sérieuses économies dans la durée.

  • 10. Les offres de prêt numérique en bibliothèque:

Dernière bonne raison et peut-être pas la moindre selon moi, les offres de prêts de livres numériques en bibliothèques qui se développent dans les grandes métropoles et dans plusieurs départements. L'occasion de découvertes et là-aussi d'économies substancielles à l'arrivée.

Bref, j'espère que j'aurais aiguisé votre curiosité. 2017, une excellente annéee pour changer ou même sauter le pas pour une première liseuse!

PS: petit sondage avec les résultats ci-dessous:

Sondage


Rentrée littéraire 2017 : 5,3% des ventes en numérique

NumeriqueA une semaine des prix littéraires, quelle part pour le numérique dans cette rentrée littéraire 2017? Un petit baromètre sur les 10 meilleures ventes au 15 octobre dernier, une estimation donnée par GFK dans un dossier complet. Des chiffres assortis des ventes numériques. Sur un total de 404.400 exemplaires, 21.498 ventes au format numérique, soit 5,3% du total.

Le dossier complet Téléchargement GFK rentree litteraire 2017 pour archives.

Ventes


KPMG : un baromètre 2017 de l'offre de livres numériques en France

KpmgIntéressante étude du cabinet KPMG qui présente la 4ème édition de son baromètre annuel de l’offre de livres numériques en France. Ce baromètre analyse 81 questionnaires remplis par 73 éditeurs indépendants et 8 groupes, de toutes tailles et de tous secteurs éditoriaux (hors secteur juridique). L’enquête a été menée entre mars et juin 2017. Je retiens particulièrement les éléments qui concernent les revenus des éditeurs, des données qui restent en général très opaques dans la profession. Si 33% des éditeurs déclarent une part de CA comprise entre 2 et 3%, 20% sont entre 3 et 5%, 21% entre 5 et 10%, 10% d'entre eux sont même au-delà des 10% de leur CA global. Une disparité qui reflète bien le volontarisme on non des éditeurs pour dynamiser leur offre numérique. J'ai noté aussi que la rentabilité du livre numérique était apprécié par 25% des éditeurs contre 13,9% en 2014. Cette étude pointe aussi sur la très forte décélération des éditeurs à l'égard des livres enrichis. Mais il y a bien autre chose du côté des prix, des DRM, de l'offre en bibliothèques, etc. On ne peut que complimenter KPMG pour la richesse de cette étude, aussi loin qu'il était possible d'aller sur l'économie du livre numérique. Voir le site de KPMG. Le document joint en archive

Revenus