17 notes dans la catégorie "Open access"

Le Calendrier de l'avent du domaine public : appel à participation

AventChaque année, le collectif SavoirCom1 met en ligne le calendrier de l'Avent du domaine public. "A la fois acte militant et plongée dans notre patrimoine, l'élaboration du calendrier est l'occasion de découvrir le domaine public et d'appendre les règles qui l'organise." Venez les aider à sélectionner des personnalités, à faire des recherches dans une ambiance conviviale. L'atelier est mené conjointement par les équipes des bibliothèques Marguerite Duras et Louise Michel avec des intervenants du collectif SavoirsCom1. Ce sera à la médiathèque de Bagnolet dans le 20ème arrondissement de Paris le mercredi 19 octobre prochain. Les inscriptions seront bientôt ouvertes ici.


OpenEdition Books : succès croissant

OpeneditionSuccès croissant de la plateforme OpenEdition Books qui vient de passer la barre des 3.000 ouvrages en ligne. Plus de la moitié d'entre eux sont en libre accès. Le pari de la diffusion numérique de livres de sciences humaines et sociales est en passe d’être remporté. Et ces livres rencontrent un public bien plus large que la communauté scientifique et universitaire. A lire ici.


Europe : les articles scientifiques en libre accès en 2020

Open_accessLe Conseil compétitivité, qui s’est tenu à Bruxelles le 27 mai dernier, a débouché sur des avancées importantes en matière de libre accès à la science — publications scientifiques et données de la recherche. En 2020, tous les articles scientifiques seront librement accessibles en Europe et la nouvelle réglementation européenne devra désormais, conformément au principe d’innovation, tenir compte de son impact sur cette dernière. Les États membres entendent ainsi optimiser la réutilisation des résultats de la recherche financée par des fonds publics et publics-privés. Le communiqué de presse est ici.


Marin Dacos sur Publication (s)

CrlA signaler dans la revue "Publication(s)" préparée par l'ARL de Haute-Normandie un entretien avec Marin Dacos. Il dirige OpenEdition, portail spécialisé dans les publications de sciences humaines et sociales. Entre livres et revues, il défend avec conviction qu'une large diffusion des savoirs passe par l’accès libre aux ressources. A télécharger gratuitement ici.


Projet Gutenberg : le 50.000ème titre est atteint

Pg50000.cover.mediumUn cap symbolique est atteint. Le projet Gutenberg, qui propose le partage universel d'oeuvres du domaine public de manière gratuite, vient de dépasser les 50.000 titres. Il a été démarré en 1971 par Michael Hart, décédé à 64 ans en septembre 2011. Ce 50.000ème titre concerne une biographie de Gutenberg, ici (via TodoEreaders).


Ebooks : lire ses livres numériques au format ePub sur le web

EpubLire des livres numériques au format ePub directement sur votre navigateur web? A condition qu'ils soient dépourvus de DRM bien sûr. Des livres numériques avec des seuls tatouages s'ouvrent parfaitement. Libres ou avec tatouage donc, c'est possible très facilement avec des modules complémentaires à télécharger depuis vos navigateurs préférés. A condition que ceux-ci existent bien sûr, revue de détail :

  • sur Internet Explorer : pas de solution intéressante repérée malheureusement, télécharger le logiciel libre gratuit Calibre sur votre bureau.
  • sur Firefox : télécharger EPubReader ici.
  • sur Chrome : télécharger Readium pour Chrome ici.
  • sur Safari : à lire directement sur iBooks d'Apple si vous disposez d'un compte ; pas de solution intéressante autrement, il vous faudra télécharger le logiciel libre gratuit Calibre sur votre bureau.

Une pétition pour diffuser les biens communs du savoir

Lascaux"Dans une tribune publiée le 10 septembre 2015 dans le journal LeMonde, soixante-quinze personnalités de la communauté scientifique, de la recherche, du numérique et de la culture soutiennent les mesures du projet de loi numérique sur le domaine public informationnel, l’open access des publications scientifiques et le text and data mining. Les biens communs vont bientôt faire leur entrée dans le droit français, à l’occasion de la future loi sur le numérique annoncée par Manuel Valls, issue des travaux de concertation du Conseil national du numérique. Il faut s’en féliciter: les biens communs - ou communs - nourrissent depuis toujours les pratiques d’échange et de partage qui structurent la production scientifique et la création culturelle". Presque 1000 signatures en quelques jours, la pétition à retrouver ici.


Bibliobox : partager des contenus en bibliothèques

BiblioboxLes Bibliobox s'installent doucement mais sûrement dans les bibliothèques. Si vous ne les connaissez pas encore, il s’agit d’un dispositif de partage de ressources numériques (livres numériques, vidéos, musique, logiciels, photos). La BiblioBox génère un réseau auquel on se connecte en wifi via un smartphone, une tablette ou un ordinateur portable puis on télécharge les contenus disponibles. Ces contenus sont le plus généralement des œuvres appartenant au domaine public ou publiés sous des licences libres comme les Creative Commons. De manière générale, la BiblioBox est aussi un moyen de diffuser et de s’approprier des communs de la connaissance. Tous les détails sur le site français qui lui est consacré. A lire également le billet sur LettresNumériques.


BNF : photographier les documents est autorisé

BnfBonne nouvelle à la BNF (Bibliothèque Nationale de France). A partir d'hier 7 septembre, tout un chacun peut prendre des prises de vues librement des documents. La BnF étend en effet la photographie numérique aux documents sous droits et dans toutes les salles de lecture. Ce changement, rendu possible par l’évolution de la législation, facilitera le travail d’étude et de recherche. Que les documents soient dans le domaine public (libre de droits) ou protégés par le code de la propriété intellectuelle (sous droits), la photographie sera dorénavant très largement permise. Une belle "extension du domaine de la lutte", revendiquée depuis de nombreuses années par les différentes CopyParty, la première mondiale on s'en souvient organisée le 7 mars 2012 à la B.U. de La Roche-sur-Yon (via ActuBNF).


LeLivreScolaire.fr sur le BillautShow

LeLivreScolaireLe BillautShow reçoit aujourd'hui LeLivreScolaire.fr. C'est par ici. Une vision ouverte révolutionnaire "à la Wikipédia" avec une communauté de près d'un millier de professeurs qui rédigent les manuels et qui sont rémunérés. 16 manuels scolaires à ce jour, 4 dans chaque matière des collèges (Histoire-Géographie, Français, Anglais et Mathématique). Ils sont vendus en versions imprimées aux prix les plus bas du marché 22/23€ et sont proposés gratuitement en version numérique sur le site. 200.000 livres imprimés vendus à ce jour, LeLivreScolaire.fr représenterait désormais 6/7% du marché. Les contenus sont en licences libres. Des versions enrichies pour iPad sont proposés en abonnement à 3€/an par manuel scolaire pour les établissements. 30.000 professeurs de collèges sont inscrits sur le site, 200.000 visiteurs uniques par mois. La priorité est clairement le numérique avec de nouvelles fonctionnalités; le papier pensé en dérivé du numérique et non pas l'inverse comme les éditeurs traditionnels. Pas de croisade pour autant envers le papier, les deux supports étant complémentaires. "C'est sûr, d'ici 10 ans, l'éducation va changer!".


Pages publiques chez C&F Editions

Couv_pagesPubliquesDes auteurs qui "tombent" dans le domaine public. A signaler un ouvrage collectif "Pages publiques, à la recherche des trésors du domaine public" qui fait le point sur la question du côté de C&F Editions. Coordonné par Nicolas Taffin avec la collaboration des étudiants du Master édition, mémoire des textes de l'université de Caen Basse-Normandie. Le livre contient de nombreux essais sur le domaine public par: collectif SavoirCom1, Nicolas Taffin, Communia, Lionel Maurel, Isabelle Attard, Eric Muller, André Gunthert, Patrick Frémeaux, Hervé Le Crosnier, Alexis Kauffmann, Véronique Boukali, ainsi qu'un florilège d'oeuvres entrant dans le domaine public en 2014. Tous les détails ici.


Couperin : livre numérique et open access

Couperin"Livre électronique et open access", c'était le thème de la 7ème journée sur le livre électronique organisé par le consortium Couperin et sa cellule ebook, le 3 juin dernier à Paris. L'ensemble des interventions à retrouver sur le webcast. Toujours un peu destabilisant d'entendre parler de ce terme de "livre électronique", c'est bien de "livre numérique" dont il est question, sous les aspects de son déploiement en libre accès. Rappeler la terminologie du Journal Officiel, établie il y a bientôt deux ans et qui semble maintenant s'installer dans les usages.

A titre personnel, à côté d'un acteur comme Gallica -puisque je ne les ai pas vu cités dans cette journée, je rappelerais les mérites d'acteurs comme EbooksGratuits, Bibliothèque électronique du Québec, Efélé, Wikisource, plus récemment Bibebook en agrégateur, d'autres encore recencés dans Nos Livres, qui proposent gratuitement dans de multiples formats des dizaines de milliers de titres éditorialisés gratuits et de qualité à tous les francophones. EbooksGratuits, c'est entre 200 et 350.000 téléchargements chaque mois (voir les statistiques). J'aurais souhaité également que l'on parle un peu plus en détail du projet ReLire.


BiblioBox.net : tout sur les BiblioBox

BiblioboxA découvrir BiblioBox.net, un site pour tout savoir sur la BiblioBox. Quésako? Une définition on ne peut plus claire: "Une BiblioBox est une déclinaison de la PirateBox. Il s’agit d’un dispositif de partage de ressources numériques (livres numériques, vidéos, musique, logiciels, photos). La BiblioBox génère un réseau auquel on se connecte en wifi via un smartphone, une tablette ou un ordinateur portable puis on télécharge les contenus disponibles. Ces contenus sont le plus généralement des œuvres appartenant au domaine public ou publiés sous des licences libres comme les Creative Commons. De manière générale, la BiblioBox est aussi un moyen de diffuser et de s’approprier des communs de la connaissance. Par ailleurs, ce dispositif commence à se développer dans les bibliothèques. En effet, c’est l’occasion pour les bibliothécaires de jouer leur rôle de médiateur et de facilitateur d’accès en proposant facilement aux usagers des ressources numériques et ainsi être en phase avec les pratiques culturelles numériques de notre époque". Partageons, BiblioBoxons, une carte des bibliothèques à retrouver ici.


Getty Publications : 250 livres en libre accès

GettyL'éditeur de livres d'art américain Getty Publications a mis en ligne une bibliothèque virtuelle avec l'ouverture en libre accès de 250 de ses titres, à consulter en ligne ou à télécharger en PDF. Un fond prestigieux de titres anciens avec des oeuvres du Getty Museum, dont la publication est antérieure à 1966. La consultation en ligne se fait dans le cadre d'un partenariat avec GoogleBooks (via PublishersWeekly). Lire le billet sur OpenCulture.


Open access pour l'éducation, on y arrive doucement....

Une décision qui risque bien de constituer un tournant historique et que relaie aujourd'hui Olivier Ertzcheid sur le site Affordance.

Celle qui doit être prise cette semaine par les illustres professeurs de l'Université d'Harvard. Rien moins que de rendre accessible LA TOTALITE des publications via le Web. Rien que cela... Le New-York Times donne un compte-rendu de ce qui en train de se décider en ce moment (j'ai traduit rapidement): "Publier ou périr est depuis longtemps l'obligation de chaque aspirant professeur d'université. Mais la faculté de Harvard se prononcera ce mardi sur la question de la publication - sur le Web, du moins - gratuitement. Les membres du corps professoral sont invités à voter sur une mesure qui permettrait de distribuer leurs Harvard's "bourse" en ligne, au lieu de signer des accords exclusifs avec des revues savantes qui ont souvent des minuscules lectorats et les coûts élevés d'abonnement.
    Bien que le résultat du vote de mardi ne s'appliquerait pour l'instant qu'aux facultés des arts et des sciences, l'impact, étant donné le prestige de l'université, pourrait être important pour le développement de l'Open Access, qui vise à mettre la recherche scientifique et universitaire à la disposition d'autant de personnes que possible, sans frais.
    "Au lieu d'un système fermé, couteux et réservé à des privilégiés, il aidera ouvrir le monde de l'apprentissage pour tous ceux qui veulent apprendre», a déclaré Robert Darnton, directeur de la bibliothèque universitaire. «Ce sera un premier pas vers la libération de l'étau des éditeurs commerciaux en les rendant disponibles gratuitement sur notre propre fonds de l'université».
    Selon la proposition de Harvard il suffirait de déposer des documents dans un accès ouvert référentiel géré par la bibliothèque qui se chargera de les rendre instantanément disponibles sur Internet. Les auteurs conserveraient leurs droits d'auteur et pourrait les publier là où ils le voudront - y compris à un prix élevé s'ils le désirent.
    Ce qui distingue ce plan de la pratique actuelle, a déclaré Stuart Shieber, un professeur d'informatique qui parraine le mouvement du corps professoral, est que cela créerait un "opt-out": un article d'autorité serait inclus, sauf si l'auteur a expressément demandé qu'il ne le soit pas. M. Shieber a été le président d'un comité créé par Harvard pour enquêter sur la publication scolaire, cette proposition est née d'une des recommandations, a-t-il dit.
    L'industrie de l'édition, ainsi que certains groupes universitaires, se sont opposés à certaines formes de libre accès, en soutenant que la distribution gratuite d'articles savants, allait à terme, ronger les revues et leur modèle d'entreprise actuel. Une telle évolution pourrait à son tour nuire à la qualité de la recherche, estiment-ils, en permettant à des articles qui ne sont pas passés par le biais d'un processus rigoureux d'examen par les pairs à être diffusées sur l'Internet aussi facilement qu'un clip de Britney Spears. Elle permettrait également de couper les subventions que certains journaux obtiennent pour fournir une formation scolaire et professionnelle des réunions, du moins ce qu'ils disent.
    J. Lorand Matory, professeur d'anthropologie et d'Afrique et d'études afro-américaines à Harvard, a déclaré qu'il comprenait le but de faire baisser les prix parfois exorbitants des périodiques scientifiques, mais s'inquiète de ce que la suite serait d'éliminer toute une série de revues moins populaires, qui sont subventionnés par les plus revues plus rentables.

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    Le professeur Shieber a également émis des doutes sur le fait que la distribution gratuite nuirait à l'industrie des revues: «Nous ne savons pas si cela peut se produire", a-t-il dit. "Il y a peu de preuves à l'appui. Presque tous les articles savants sur la physique ont été disponibles gratuitement sur l'Internet depuis plus d'une décennie, a-t-il ajouté, et les revues, et la physique de continuer à prospérer!
    "Pour autant que je sache, tout le monde avec qui j'ai parlé soutient le principe sous-jascent. Mais il y a une différence entre un principe sous-jascent et la proposition spécifique. "

Résultat du vote très vite... Voilà qui risque d'écorner les marchés juteux chez certains groupes qui ont tendance pour l'instant à sérieusement saler la note dans l'accès aux savoirs. Une bonne façon pour les institutions de reprendre la main, non?