33 notes dans la catégorie "Orange"

MO3T : c'est officiellement terminé, fin du feuilleton

Mo3t-2Orange a reconnu officiellement l'abandon du programme MO3T. C'est ce que confirme hier Livres-Hebdo dans un entretien avec David Lacombled, directeur délégué à la stratégie des contenus d'Orange: "Les conditions qui devaient permettre la réalisation commerciale du programme MO3T n'ont pas été trouvées et Orange a jugé préférable de ne pas donner suite à ce projet. Le consortium devait réunir l'ensemble des acteurs du marché, mais cette condition n'était pas remplie". Après la fermeture de ReadandGo en août dernier, fermez le ban pour le livre numérique.

C'était pourtant un projet stratégique important chez Orange depuis de nombreuses années, avec pour objectif d'organiser un environnement ouvert et interopérable du livre numérique sur l'ensemble du marché français pour rivaliser avec les acteurs anglo-saxons. Pour faire très court: "Acheter partout, retrouver sa bibliothèque sur tous ses appareils, chez l'opérateur de son choix". La promesse était pourtant bien belle. Revoir mes billets ici pour suivre le feuilleton. Un projet MO3T démarré en fanfare avec les sous du grand emprunt à la rentrée 2012 (un an après l'arrivée du Kindle en France). Il y a un an encore, le débat semblait encore ouvert. Malgré les volontés des libraires indépendants, du CNL, du Ministère de la Culture, rien n'y aura fait. Tous les acteurs partis sur d'autres voies.

On peut retenir à mon avis les trois éléments décisifs qui auront manqué sur un marché français qui représentera cette année plus de 100M€ de chiffre d'affaire:

  • l'absence d'Hachette (n°1 de l'édition en France) autour de la table
  • l'absence de grands libraires clés (Fnac, Cultura, Leclerc, Decitre, Furet du Nord, etc.) autour de la table
  • aucune velléité de développement d'une liseuse dans l'environnement

Début 2016, ce n'est plus pensable. Sur tous ces points, on peut dire que Deutsche Telekom avec Tolino aura été bien plus perspicace et convaincant qu'Orange. Il rivalise désormais au coude à coude avec Amazon en Allemagne et étend le modèle en Europe. Bien dommage pour nous en matière d'usages et d'interopérabilité.


Orange : "Read and Go" s'en va

ReadandgoLe portail de presse et de livres numériques d'Orange "Read and Go" fermera ses portes le 7 octobre prochain. L'annonce a été faite discrètement aux éditeurs. Pourtant pionnier sur le marché français puisqu'il avait ouvert en 2008, Read and Go n'a jamais su convaincre les amateurs. C'est peu de dire que l'opérateur français a pour l'instant complètement raté le coche du livre numérique auprès de ses clients face à ses homologues européens comme Deutsche Telekom en Allemagne avec Tolino ou Telefonica en Espagne avec Nubico. Reste à savoir si Orange reviendra dans les mois à venir avec une offre en partenariat avec les libraires indépendants (via Actualitte).


Le livre numérique en librairie : la solution unique ?

LilleLes Rencontres Nationales de la Librairie se sont déroulées à Lille en juin dernier. Un atelier était consacré autour des outils internet et du numérique. A signaler l'intervention très remarquée de Pierre Coursières, Président du Furet du Nord, qui a milité pour une solution unique du livre numérique pour la librairie indépendante: "Je pense que nous avons tous intérêt d'aller collectivement sur une solution unique qu'elle s'appelle Orange, Tolino ou je ne sais quoi, mais je pense que l'on sera réellement sérieux sur le sujet quand on aura par rapport à nos clients un outil unique qui fait que les clients trouveront une solution des libraires dans leur ensemble face à celles des américains". A partir de 34mn.


Vincent Monadé (CNL) sur le marché du livre numérique

FigaroVincent Monadé (Centre National du Livre) était l'invité du Figaro Buzz Media. Il est revenu sur le marché du livre numérique et la nécessité de trouver une solution globale pour porter le livre numérique chez les libraires indépendants. L'environnement Tolino développé par l'opérateur allemand Deutsche Telekom en Europe revient de plus en plus dans les discussions, maintenant par médias interposés. Il parle d'une échéance, à trouver dans le tournant 2016-2017. Après Matthieu de Montchalin (Syndicat de la Librairie Française) la semaine dernière, la pression est mise un peu plus sur Orange pour le développement de son projet MO3T. La Ministre de la Culture en fera-t-elle de même dans les semaines à venir? Il est aussi revenu sur le taux de TVA réduit qui est selon lui acquis, une bonne nouvelle pour les provisions chez les éditeurs en ce milieu d'année (voir l'interview ici).


MO3T : Mathieu de Montchalin (SLF) en appelle à Orange

SlfMatthieu de Montchalin, le président du SLF (Syndicat de la Librairie Française), s'exprimait hier sur le projet MO3T développé par Orange auprès du site Actualitte. L'accès à l'environnement Tolino qui sollicite des grands libraires -comme Deutsche Telekom l'a fait en Allemagne, en Suisse, en Autriche puis en Italie, en Belgique et aux Pays-Bas-, représente un ticket d'entrée trop onéreux pour des petites librairies. L'enjeu en France n'est pas seulement pour les grandes librairies, mais pour des centaines de librairies de taille moyenne. "Il faut qu'à la rentrée de septembre, le groupe Orange donne une réponse claire sur le projet MO3T, oui ou non. Nous avons tous les atouts en main, et je lance un appel à Stéphane Richard: dites-nous si le groupe Orange va au bout de son projet MO3T. Les libraires seront à vos côtés si c'est le cas, parce qu'il s'agit d'un excellent projet." Reste à savoir si Orange a réellement les moyens de ses ambitions pour une sortie rapide. Au lancement de Tolino au printemps 2012, le responsable du projet avait été interrogé au Salon du Livre. Il avait rappelé que l'opérateur allemand DT avait lancé le développement de ses propres liseuses propriétaires dès le début de 2011. 18 mois de préparation sur un tel projet. Un minimum entre recherche, développement, fabrication, implémentation logiciel sur celles-ci. Une solution qui demande du temps, surtout avec un acteur comme eInk pour les écrans, acteur obligé du marché. On ne rivalise pas si facilement face à des environnements solides comme Amazon et Kobo. Il y a cinq ans et plus, Orange avait déjà eu des approches du côté des liseuses avec des acteurs comme Hanvon. Lettres mortes depuis, Deutsche Telekom est sur les rails avec le succès que l'on sait... (via Actualitte).

Mo3T


MO3T : un Tolino à la française pour fin 2015?

Mo3tNous avions laissé le projet MO3T en milieu d'année dernière avec un article dans LesEchos qui prévoyait une phase d'industrialisation fin 2014. Sans nouvelles aucune, on pensait le projet abandonné. Il n'en est rien. Lors de la journée d'hier au Salon du Livre, le Syndicat de la Librairie Française et l'opérateur Orange ont annoncés conjointement que le projet MO3T serait déployé fin 2015 (voire début 2016) sous un nom qui n'a pas été donné, en partenariat avec les réseaux de librairies ePagine et LesLibraires.fr. En clair, tous les achats de livres numériques réalisés chez les libraires partenaires pourraient intégrer une bibliothèque personnelle gérée par Orange, avec la possibilité de lire simplement sur tous les supports possibles. On parle beaucoup de l'exemple allemand Tolino, reste à savoir si ce projet X proposera un environnement aussi complet (matériels, applications de lecture, boutiques) pour le lecteur français (via Livres-Hebdo).

Mo3t


BNF : une plateforme collaborative Correct

CorrectLa Bibliothèque nationale de France (Bnf) et Orange ont ouvert le 1er décembre au public une plateforme, Reseau-correct, pour enrichir Gallica, la bibliothèque numérique de la Bnf. Une plateforme collaborative avec un objectif, permettre aux utilisateurs de pouvoir désormais détecter, analyser et corriger les erreurs restantes dans les plus de 3 millions de documents que compte Gallica. Lire les détails sur Livres-Hebdo.


Liseuses : certains y ont cru, d'autres pas...

LiseusesIntéressant billet sur Liseuses.net qui revient sur le marché des liseuses. Un marché démarré en 2007 par Amazon qui a lui-même lancé celui du livre numérique dans son entier. Tablettes/ liseuses, c'est le même marronnier depuis tellement d'années, relire seulement au printemps 2013. Les "chaussures de randonnée" résistent toujours bien. J'ai eu envie de compléter ce billet par un panorama des sociétés (12 au total) qui ont cru ou non aux liseuses. Un retour en arrière sur des stratégies bien différentes, certaines très récentes qui sont riches d'enseignements:

Ils n'ont pas cru aux liseuses

Google: le géant américain a démarré son programme de numérisation GoogleBooks très en avance dès 2005. On aurait pu croire qu'il allait prendre une longueur d'avance sur le marché du livre numérique, malgré la défiance des éditeurs. Aucune réaction à l'arrivée du Kindle d'Amazon. Google a hésité un temps en 2011, une fois que le marché était bien parti autour d'un modèle IRiverStory. Le projet a été stoppé, la firme a choisi de se déployer vers les smartphones et les tablettes Nexus avec le succès que l'on connait du côté d'Android. En revanche, malgré l'arrivée d'une offre de livres sur GooglePlay il y a deux ans, Google représente moins de 5% des ventes de livres numériques sur le marché anglo-saxon. A peine plus en Europe. C'est bien maigre aux regards des investissements consentis dans la numérisation en amont par Google. Pas très grave sans doute, tant le géant américain n'en est pas à un business près.

Samsung: le fabricant coréen est le principal acteur en terme d'innovations sur le high-tech. Il n'a pas repéré la technologie comme Sony ou Philips à son démarrage. Samsung a exploré le marché en Asie en 2010 avec deux modèles développés en interne. J'avais même rencontré l'équipe commerciale au Salon du Livre. Des bons modèles, Fnac, Darty pressentis chez nous. Quelques mois seulement plus tard, enterrement de première classe. Samsung lâche l'affaire à l'international, brade les séries fabriquées et passe à Android. On ne croit plus aux liseuses chez Samsung, Amazon aura beau jeu de venir en Asie avec son Kindle. Samsung n'existe pas sur le marché du livre numérique. Depuis cette année, le géant corréen a conclu un partenariat avec Barnes and Noble sur les tablettes aux Etats-Unis. Quels retours sur les ventes? A Frankfurt la semaine dernière, Samsung affichait un volontarisme certain envers les éditeurs du monde entier pour promouvoir ses technos sur smartphones et tablettes. Deux marchés sur lesquels sa situation va être très difficile selon les analystes dans les années à venir.

Borders: la chaine de librairie américaine n'a pas cru aux liseuses au démarrage sur le marché américain. Le train du numérique parti sans Borders, Amazon l'a tuée.

Apple: Steve Jobs ne croyait pas aux liseuses, comme d'ailleurs au marché de la lecture numérique. Voir ses propos révélateurs en janvier 2008: "Aujourd'hui, il y a un large éventail d'observations sur l'industrie, y compris sur l'Amazon Kindle, un livre électronique qui, selon moi, ne mène nulle part en grande partie parce que les américains ont cessé de lire. Peu importe si le produit est bon ou mauvais, le fait est que les gens ne lisent plus". Malgré le succès de son iPod qui était bien un lecteur spécialisé et non généraliste, Apple a cru mettre au pas la lecture numérique avec les succès de son iPhone, puis de son iPad et de sa formidable machine à cash iTunes. Malgré la part hégémonique qu'Apple possède sur les marchés des smartphones et des tablettes depuis de nombreuses années, le géant américain pèse moins de 15% du marché du livre numérique anglo-saxon. On est très loin de la razzia qu'Apple avait fait sur la musique dématérialisée. Certains rêveront toujours d'une liseuse Apple? La razzia aurait bien pû se faire en effet. Amazon peut bien remercier Jobs et Apple qui part aujourd'hui sur les montres.

Orange: l'opérateur français a travaillé sur les premiers modèles de liseuses au moment du lancement de la première offre de livres numériques Read and Go dès 2008. En partenariat avec cinq grands titres de la presse française (Le Monde, le Parisien, les Échos, l’Équipe et Télérama) ainsi que les Editions Mango et des premières titres d'Hachette, Orange avait démarré un prototype autour des liseuses Iliad et CybookGen3. A l'époque Pierre Assouline rapportait même la réflexion d'un éditeur: "C’est plié: les télécommunications feront la loi chez nous aussi. Vous verrez, un jour, Orange sera le vrai maître de l’édition en France”. Lettre morte chez Orange pour un déploiement important, le prototype est resté en cet état, les équipes sans doute renvoyées à leurs chères études. En mai 2010 encore, on pressent un accord entre le fabricant chinois Hanwang et Orange. La commercialisation devait intervenir en septembre de la même année. Là encore, il n'en sera rien, on ne croit toujours pas aux liseuses à la tête d'Orange, qui rate une nouvelle fois le coche. Depuis deux ans, Orange est à l'initiative du modèle ouvert MO3T. Des éditeurs, des libraires autour de la table, aucun fabricant de liseuses. Fermez le ban. Orange n'existe tout simplement pas sur le marché du livre numérique en France.

SFR: comme Orange, SFR s'était rapproché de l'univers des liseuses en 2008 autour d'un prototype sur le CybookGen3. Vite remisé dans les cartons de l'opérateur.

 

Ils ont cru aux liseuses

Amazon: Amazon a tout de suite compris le business qu'il pouvait réaliser avec les liseuses dans son emprise globale sur le marché du livre. Le Kindle sorti en 2007, c'est son arrivée qui a fait décoller le livre numérique dans le monde entier. Réplique dans chaque pays à l'arrivée d'Amazon. Revoir la recette du Kindle en 2012. Une dizaine de modèles très largement subventionnés au total depuis cette date. Amazon près aujourd'hui 60% du livre numérique américain et près de 80% au Royaume-Uni. Amazon sort aujourd'hui deux nouveaux modèles de liseuses, trois modèles au total entre 79 et 199$.

Barnes and Noble: le libraire américain a vite compris l'enjeu au démarrage du marché aux Etats-Unis en 2007. Le développement du premier modèle Nook s'est fait en 2008, la première Nook lancé en 2009. C'est un modèle très innovant avec un double écran. Bien que Barnes and Noble ait bien failli boire le bouillon avec ses tablettes propriétaires, il représente près de 20% du marché du livre numérique américain. On regrettera qu'un développement international ambitieux, pressenti il y a quelques années, n'ait finalement pas abouti pour le Nook. L'alliance avec un libraire, pas facile pour d'autres libraires eux-mêmes.

Sony: Sony est le pionnier des liseuses. La technologie très tôt repérée, les premiers modèles sortent en 2004 au Japon et en 2006 aux Etats-Unis. Objectif de Sony, ne pas rater le livre comme il a raté la musique quelques années plus tôt. Dix ans plus tard, Sony abandonne le marché des liseuses cette année. Il n'a pas percé aux Etats-Unis face à Amazon mais surtout n'a pas réussi à convaincre des grands libraires dans le monde entier. Maintenir une liseuse "générique" devient impossible tant les modèles sont désormais très largement subventionnés par tous les libraires. Malgré une liseuse toujours de qualité, impossible de tenir sans la librairie associée. Sony supprime la ligne "liseuse", dommage.

Rakuten/Kobo: le géant du e-commerce japonais met la main sur la petite start-up canadienne en 2011. Objectif, suivre Amazon à la trace. Malgré l'échec aux Etats-Unis sans chaines associées, Kobo conclu de nombreux accords avec des distributeurs en Europe. Des sommes très importantes sans doute investies par Rakuten pour suivre le rythme en gamme (liseuses et tablettes) avec des modèles fortement subventionnés, mais le livre numérique s'inscrit dans un enjeu plus global pour le géant asiatique.

Fnac: plusieurs tentatives de la part de la Fnac. La première en 2008 avec Sony. L'offre de livres n'est pas là, un désengagement total de la part d'Hachette au niveau de l'offre, la Fnac jette l'éponge. Nouvelle tentative en 2010 avec un modèle FnacBook, développé en interne par la Fnac. Celui-ci se révèle assez médiocre, aussi bien la conception que l'ergonomie, dommage. Dernière tentative en 2011 au lancement du Kindle en France, un partenariat avec Kobo. Les Kobo rentrent en France avec succès. Fnac/ Kobo réprésentent plus de 20% du marché du livre numérique dans notre pays.

Deutsche Telecom: l'opérateur allemand a sans doute observé très tôt en interne ce marché. Très discret sur la question, il démarre tard au printemps 2013 seulement avec un modèle développé en interne et, sous la marque Tolino, rallie des grands acteurs de la distribution en Allemagne. En moins d'un an, Tolino raffle le morceau, plus de 30% du marché allemand et taille des croupières à Amazon. Il part à l'international depuis le début de l'été, Belgique, Pays-Bas, Italie...


MO3T : reporté fin 2014 dans sa phase d'industrialisation

Mo3TLe projet M03T aura finalement été reporté d'un an dans sa phase hypothétique de lancement. La décision d'industrialisation devait initialement intervenir fin 2013, mais elle a été reportée à fin 2014. C'est ce que l'on apprend aujourd'hui dans les colonnes des Echos. Cette plateforme de distribution de livres numériques pour la librairie fait l'objet de discussions et d'études depuis septembre 2012 avec un coût déjà de 3 millions d'euros supporté dans le cadre du Grand Emprunt. Elle semble toujours porté de manière inconditionnelle par Orange. «A cette date, ce sera la fin du projet de recherche, mais pas celle du projet lui-même: les partenaires doivent décider s'ils lancent ou non l'industrialisation du modèle», explique Pierre Geslot, responsable de MO3T chez Orange, qui compte bien continuer sur sa lancée. Un an de plus, c'est très long. Dans d'autres pays européens les opérateurs sont déjà sur les rails avec des partenariats de librairies, Tolino en Allemagne et en Belgique, Nubico en Espagne. Orange peut-il tirer un trait définitif sur ce marché du livre numérique? (via LesEchos).

MO3T : bientôt un "Tolino français"?

Mo3tOù en est MO3T? Beaucoup d'interrogations aujourd'hui autour de ce projet français qui vise à développer un nouveau modèle de distribution du livre numérique reposant sur l’ouverture. Initié par Orange fin 2011, porté par le financement du Grand Emprunt en juillet 2012, inauguré en septembre de la même année, on sait depuis fin mars dernier que le prototype est prêt. Un site internet en déshérance, aucun libraire important pour impulser une dynamique forte. Des acteurs comme Virgin, Chapitre qui n'existent plus. D'autres comme la Fnac, Relay, Cultura, Furet du Nord, Gibert qui n'ont jamais porté aucun intérêt au projet. Sans parler d'un acteur comme Hachette côté éditeurs. MO3T, Tolino, comment ne pas faire l'analogie, deux projets lancés en même temps par deux opérateurs européens majeurs. Contrairement en Allemagne où Deutsche Telekom a su rallier avec Tolino de grandes chaines allemandes du livre comme WeltBild, Thalia, Hugendubel, rien de tout cela en France. Tolino s'appuyait également pour la visibilité nécessaire du grand public sur le développement d'une liseuse et de tablettes, celui-ci porté exclusivement par l'opérateur allemand au démarrage avec de très longs mois de préparation en amont. Il faut bien aujourd'hui se poser la question: un réel avenir pour MO3T?

PS: en Espagne, l'opérateur Telefonika sur les traces de Tolino avec le récent Nubico.


MO3T : le prototype fonctionne

Mo3TLivres-Hebdo revient cette semaine dans ses colonnes sur le projet MO3T, initié par Orange en 2012. Un modèle ouvert qui permettrait d'acheter des livres numériques, de constituer des bibliothèques personnelles transférables à volonté par le lecteur, mais aussi de prêter et d'offrir ses livres. Voir la présentation sur le site dédié. Ce dispositif arrive aujourd'hui dans une phase concrète et ces informations sont les bienvenues:

"Le prototype de ce système fonctionne et Dilicom, qui pilote le consortium de ses 17 participants, en fait la démonstration avec Orange auprès des acteurs du secteur, et au Salon du livre. "Il s’agit de garantir au lecteur qu’il pourra accéder depuis n’importe quel appareil, pour une durée illimitée, à ses livres numériques, achetés dans les librairies physiques ou numériques de son choix", rappelle Vincent Marty, directeur de Dilicom. MO3T désignait au départ ce "Modèle ouvert 3 tiers", qui rassemble les éditeurs et leurs distributeurs, les libraires, et les applications de bibliothèques personnelles dans un fonctionnement non exclusif, contrairement aux modèles fermés d’Amazon et d’Apple. En se rapprochant de la phase d’ouverture au public, le 3T est devenu le symbole plus intelligible pour les lecteurs de "liberté, simplicité et sécurité", indique Pierre Geslot, directeur de la lecture numérique chez Orange, très impliqué dans le projet.

Le démonstrateur permet aujourd’hui d’acheter un ebook via une des trois librairies en test (Dialogues, Lamartine, La Procure), pour le stocker dans un gestionnaire de bibliothèque personnelle (ePagine ou Orange), de le prêter ou de l’offrir. "Nous avons listé plus d’une centaine de services possibles. Pour la première version de ce démonstrateur, nous nous sommes limités aux plus simples", expliquent les initiateurs du projet. La technique n’est apparemment plus un problème: ce qu’il sera possible de faire dépendra des droits accordés par les éditeurs.

Le cœur de MO3T est donc un système de gestion de droits, permettant d’identifier qui peut faire quoi avec son livre numérique: est-il prêté, et pour combien de temps? Le propriétaire peut-il en conserver l’usage, ou n’y a-t-il plus accès, comme avec un livre physique? Peut-il transmettre sa bibliothèque à ses héritiers? La revendre? Le tout sans qu’aucun des acteurs de la chaîne n’ait accès aux données des autres.

"Ce service devra fonctionner à coût constant, l’objectif étant de récupérer les frais de DRM, qui ne seront plus nécessaires", souligne Vincent Marty. La suite appartient à la décision du consortium: "Continuer la recherche et le développement pour sortir la V2, démarrer en même temps l’exploitation de la V1, ce qui suppose la création d’une société, ou reporter le tout à plus tard", sachant que le projet est financé à hauteur de 7 millions d’euros par la Caisse des dépôts et le consortium.

PS: A lire également l'interview de Pierre Gelot, directeur du département Livres Numériques chez Orange.


Orange: partenariat avec Immatériel

Read-and-goOrange annonce aujourd'hui un partenariat avec le distributeur Immatériel pour venir enrichir l'offre de livres numériques sur son kiosque numérique Read and Go. Plus de 10.000 livres viennent compléter l'offre de l'opérateur avec des éditeurs comme Le Petit Futé, Libella, Bragelonne, Publienet, PUF, etc. Si vous êtes client Orange, vous pouvez acheter sur vos smartphones et tablettes au travers d'applications iTunes ou GooglePlay, les sommes créditées directement sur votre compte. Sur le modèle des contenus presse déjà très nombreux sur Read and Go, les fichiers des livres ont sans doute été donnés à Orange, comme c'est déjà le cas pour les grands acteurs anglo-saxons (via Actualitte).


BNF/ Orange: Candide en mode application

Candide 1La Bibliothèque nationale de France, Orange et la Voltaire Foundation viennent de sortir une édition enrichie de "Candide", le célèbre conte philosophique de Voltaire, en version application pour iPad, disponible gratuitement. "Cette application vous propose, dans une approche à la fois ludique et scientifiquement rigoureuse, de découvrir ou redécouvrir cette œuvre majeure, en relation avec le manuscrit original conservé à la Bibliothèque de l'Arsenal, avec la voix de Denis Podalydès et le regard d'Alain Finkielkraut, Michel Le Bris, Martine Reid et Georges Vigarello". On regrettera que ceux qui n'ont pas la tablette d'Apple ne soient pas dans la boucle. Un site web, ouvert sur tous les supports, est semble-t-il prévu, soyons optimiste. Le bienvenu pour un livre aussi universel (via le blog BNF).


MO3T: feu vert avec les sous

Usine---gazConcidence des dates, quelques jours après l'ouverture de la librairie Google Play en France, le projet de librairie numérique française -sous le code MO3T- aurait reçu le feu vert du Commissaire Général à l’Investissement (CGI), placé sous l’autorité du Premier Ministre. C'est ce que révèle un blog de l'Express aujourd'hui: «Nous avons reçu leur feu vert début juillet», confirme-t-on chez Orange. MO3T regroupe les opérateurs, France Télécom et SFR, les éditeurs Eden (Gallimard, Flammarion, La Martinière) et Editis, mais également des réseaux de libraires comme la FNAC ou La Procure. Techniquement, Orange et SFR veulent proposer un service inspiré des sites de musique en ligne Deezer ou Spotify. Le lecteur se connectera à Internet pour accéder à ses livres stockés dans le réseau (le nuage) et, ce, depuis n’importe quel appareil. Il sera également possible d’accéder à l’ouvrage même si l’utilisateur n’est plus connecté. Une différence de taille avec l’approche d’Amazon dont les livres numériques sont uniquement lisibles sur son Kindle, tout comme Apple avec son iPad. Les libraires sont également intéressés par ce projet. Après avoir acheté un livre papier, les clients pourront recevoir une version électronique sur mobile ou tablette simplement en donnant leur numéro de téléphone."

Plusieurs dizaines de millions d'euros sont prévus, pas moins de 18 acteurs sont concernés. On parlait au début de fin 2012, puis printemps 2013. On peut encore ajouter dans la distance. Quels seront les usages de lectures numériques dans deux ans? Bien malin qui pourrait le dire aujourd'hui. Scepticisme de beaucoup en apparté dont Hachette (1er groupe français) qui n'est pas dans la boucle et qui prévient: "En mettant autant de participants autour de la table, ce projet complexe mettra beaucoup trop de temps à aboutir face aux rouleaux compresseurs américains.". Traduction diplomatique pour usine à gaz à la mode française. Entre technique et politique, on se rappelle d'un précédent récent malheureusement.

PS: à lire le billet sur Actualitté avec des explications de David Lacombled chez Orange:

«MO3T, c'est avant tout un projet de convergence et de fédération des acteurs. Nous ne nous articulons pas autour de la création d'une nouvelle offre, et en ce sens, MO3T ne sera pas une énième librairie en ligne, proposant des livres numériques. Il s'agit au contraire d'un projet de service qui soit interopérable et pérenne. Et qui, pour se structurer, tente de réunir tous les acteurs concernés autour d'une table.»

Pour faire simple, il faut envisager MO3T comme un immense réservoir dans lequel seront placés des livres numériques achetés par des usagers, et où les différents acteurs professionnels pourront se connecter, avec pour objectif de maintenir l'accès aux oeuvres, sans limite de temps. Aujourd'hui, un internaute qui achèterait son ebook chez Dialogues ne pourrait plus y accéder si le service fermait. MO3T assure une continuité dans les usages. Et ce, grâce à l'accès au cloud.

«La seule véritable nouveauté, c'est qu'Orange et SFR vont bosser ensemble...» s'épanche un éditeur.

Faites vos jeux. On en reparle dans quelques années...


Orange fait parler les libraires

Orange donne la parole aux libraires à travers des vidéos bien faites. Paris, Le Mans, Rennes... On voyage dans les livres et les librairies, très sympa. Avec OrangeLivre, les prémisses du grand chantier MO3T pour le numérique avec les libraires?

PS: retrouvez toutes les vidéos ici.


La parole des Libraires - librairie Nordest à... par OrangeLivre


la Parole des libraires - Librairie Le Comptoir... par OrangeLivre


la Parole des libraires - Librairie Thuard au Mans par OrangeLivre
la Parole des libraires - Librairie Failler à... par OrangeLivre


Orange en chevalier blanc

OrangeOn en sait un peu plus sur les partenaires d'Orange sur ce fameux projet de bibliothèque numérique "dans les nuages" qui sollicite les fonds du grand emprunt, le dossier a été déposé dimanche dernier. Vous vous rappelez, l'histoire du "droit de lecture numérique". Ils sont tous là ou presque, au chevet du malade, des malades devraient-je dire:

"Parmi la quinzaine de sociétés qui ont répondu à l’appel, on retrouve côté e-distributeurs: EdenLlivres (Gallimard, La Martinière et Flammarion), Editis et Immatériel, La Procure (Paris), Lamartine (Paris) ou encore le Syndicat de la librairie française, côté libraires et les compagnies SFR et ePagine, en charge de la diffusion des œuvres dans le futur projet. Les entreprises Dilicom -spécialisée dans la transmission de commandes-Argia, société de services dédiée aux logiciels libres et l’Institut des télécoms ont également fait savoir qu’elles prendraient part au projet."

Aucun partenaire stratégique majeur côté matériel. C'est bien là le problème. Un projet qui devrait aboutir au mieux fin 2012 -rajouter six mois encore-, une éternité donc (allez donc demander ce qu'ils en pensent en Angleterre un an après l'arrivée du Kindle). Une solution peut-être à très long terme, d'ici là les parts de marché seront largement prises... Combien de lecteurs distribués sur le marché français à cette date? Sur des modèles que Orange ne pourra, de toute façon, pas desservir? J'espère que l'estimation figure dans le dossier du grand emprunt (via MyBoox).


La librairie numérique Orange

Ok_coralQuelques infos supplémentaires sur l'offre Orange et sa librairie numérique anti-Amazon:

"Désireux de prendre le contre-pied de la stratégie développée par Amazon et Apple, Orange souhaite développer une librairie numérique qui ne soit pas réservée à un seul terminal de lecture. Ce modèle ouvert serait accessible à tous les détenteurs de tablettes et de liseuses, à l’exception du Kindle et de l’iPad fonctionnant en système fermé. L’autre grande spécificité du projet repose sur la commercialisation par Orange, de droits de lecture et non des fichiers. A ce titre, l’opérateur entend développer un triple partenariat. Les e-distributeurs, d’une part, auraient en charge la gestion de catalogues numériques pour le compte des éditeurs. Les libraires, d’autre part, seraient responsables de la vente des droits de lecture. Les opérateurs enfin, conserveraient ces droits achetés par les clients et auraient en charge d’assurer la diffusion des œuvres, tout en garantissant leur lisibilité en cas de changement d’opérateur téléphonique."

Comme dans chaque catégorie tous ces gens-là ont prouvés depuis des années qu'ils sont absolument incapables de se mettre d'accord, sacré western en perspective, avec Calamity Jane bien sûr...

PS: il va falloir passer de cela à cela, peut-être commencer par .

(via MyBoox).


Les libraires passent à l'Orange

MathieudemonchaslinAcheter des livres avec son numéro de portable. On en sait un peu plus aujourd'hui sur le type d'offre que proposera Orange en partenariat avec les libraires:

"Le 18 octobre prochain sous l’égide de l’opérateur Orange, rejoint depuis peu par SFR, une trentaine de libraires indépendants et des éditeurs vont se retrouver pour lancer un test, d’un coût de 5 millions d’euros, alliant la distribution numérique aux boutiques physiques. Le projet va être présenté à la commission du grand emprunt avant la fin de l’année, et il devrait être opérationnel au cours du premier semestre 2012.

«Aujourd’hui, de nombreuses personnes se rendent dans les bars-tabacs pour recharger leurs cartes de téléphonie mobile alors qu’elles pourraient le faire sur Internet, explique Matthieu de Montchalin, président du Syndicat de la librairie française (SLF). De la même façon, nous voulons permettre à nos clients de choisir un livre sous sa forme papier et/ou numérique dans nos boutiques. En donnant son numéro de mobile, elles pourront ensuite retrouver cet ouvrage sur leur téléphone, tablette ou liseuse. Pour les libraires et les opérateurs de téléphonie il s’agit d’une opportunité très forte de créer une alternative crédible européenne face aux américains Amazon et Apple».

Plusieurs réunions se sont déjà déroulées ces derniers mois autour de groupes de travail pour résoudre les questions juridiques et commerciales liées à une telle offre.

Techniquement, Orange et SFR veulent proposer un service inspiré des sites de musique en ligne Deezer ou Spotify. Le lecteur se connectera à Internet pour accéder à son livre stocké dans le réseau (le nuage). «Il sera également possible d’accéder à l’ouvrage sur son téléphone ou sa tablette même si l’utilisateur n’est plus connecté. C’est tout l’enjeu du test de valider cela», explique David Lacombled, directeur délégué à la stratégie des contenus chez Orange.

Cette opération se fera également en partenariat avec les éditeurs et l’Institut des Télécoms. Tous ces acteurs vont solliciter le grand emprunt et Oseo pour financer ce prototype. «Nous voulons assurer aux lecteurs qu’il pourront lire un livre numérique sur n’importe quel terminal, toujours accessible et qu’il pourra le retrouver même s’il change d’opérateurs de télécommunications», insiste David Lacombled." (via le blog de l'Express).

Accéder au cloud Orange sur les Kindle, Kobo, Sony, Cybook, Pocketbook, ça marche comment? Un test à 5 millions d'euros, tiens, j'entends d'ici les commentaires de certains...


Christine Albanel: Orange gère vos "droits de lecture"

Albanel-livres Christine Albanel, Directrice de la stratégie des contenus chez Orange, était l'invitée de France-Culture hier soir. Christine Albanel a parlé du livre numérique et décrit un "modèle ouvert gêrer par Orange" s'opposant à des modèles fermés des grands opérateurs américains. Nous allons finalement "acheter des droits de lecture":

"Dans le modèle sur lequel nous travaillons en ce moment -je ne sais pas s'il finira par aboutir, j'ai beaucoup d'espoir-, il y a l'idée d'essayer d'intégrer les libraires. Vous le savez, en France il y a un réseau de librairies absolument extraordinaire. Et bien pouvoir aller dans une librairie, acheter un bouquin, et que le libraire vous dise, je ne sais pas, que pour trois euros de plus "vous pouvez avoir la version numérique, et puis cet auteur a fait un autre bouquin que l'on ne trouve qu'en numérique, vous pouvez aussi le trouver sur cette borne...". Sachant que finalement vous achetez un droit de lecture, France Télécom Orange étant un tiers de confiance, étant celui qui va gérer votre droit de lecture, vous retrouvez beaucoup de vocations de France Télécom Orange: la capacité d'innovation, la sécurité, la pérennité... et là je trouve que l'opérateur est complètement dans son rôle."

Sincèrement, je ne vois pas de différences avec les modèles clouds d'Apple et d'Amazon mais je demande bien volontiers que l'on m'explique... (via Numérama).


Milibris : un leader de la distribution numérique

Milibris Bilan d'étape pour un acteur français jusqu'ici fort discret mais que l'on va voir sur le devant du marché dans quelques semaines au travers de partenariats très importants (preuve de son "gap technologique" évident, Orange et le GIE Epresse annoncé il y a quelques semaines), c'est Milibris avec ce communiqué de presse aujourd'hui:

MILIBRIS LEADER SUR LE MARCHE DES MEDIAS ET DE L’EDITION NUMERIQUE!
Paris, le 9 Mars 2011 – miLibris, société française, créée en 2008 par des ingénieurs passionnés de lecture, conçoit des solutions innovantes pour accompagner l’industrie de la presse et de l’édition dans la transformation et l’adoption du numérique. miLibris s’est imposé en un peu moins d’un an comme le fournisseur technologique de référence sur ce marché. Souvent qualifiée comme étant la plate-forme «iTunes dédiée au monde de l’écrit», ce sont plus de 152 publications médias et plusieurs milliers d’eBooks qui sont créés et distribués grâce à la technologie de premier rang développée par miLibris.
    «Pendant plus de deux ans, nous nous sommes concentrés sur le développement d’une technologie innovante et performante offrant un confort de lecture inégalé pour les utilisateurs, une mise au format numérique simple et une distribution contrôlée pour les groupes de presse et les maisons d’édition», explique Guillaume Monteux, PDG et Fondateur de miLibris. «Notre plate-forme lancée début 2010 rencontre un très grand succès auprès des acteurs majeurs de l’industrie de l’écrit, ce qui démontre la pertinence de notre modèle et des technologies de rupture que nous avons conçues.»
En un peu moins d’un an, l’offre miLibris a su convaincre les plus grands titres de presse tels l’Equipe, le Figaro, le Figaro Magazine, le Figaro Madame, Investir, Challenges, le Nouvel Observateur, Sciences & Avenir, Marianne, Ouest France et des maisons d’édition majeures comme les Editions Actes Sud, Chapitre.com et bien d’autres.
    Depuis novembre 2010, miLibris est le partenaire technologique d’Orange pour son service de kiosque numérique Read and Go. Grâce à miLibris, Orange fournit à ses abonnés un catalogue de lecture Presse, Livres et BD au format numérique, sur l’ensemble des terminaux Android, service qui sera ensuite étendu à d’autres terminaux. Le service Read and Go est préinstallé dans les téléphones et tablettes Orange fonctionnant avec le système d’exploitation mobile Android: Samsung Galaxy Tab, téléphones HTC, Samsung, ZTE et Motorola.
    La plate-forme miLibris est l’outil qui permet d’industrialiser la transformation, la monétisation et la distribution des contenus. Véritable usine numérique, elle transforme les publications originalement destinées aux imprimeurs en une publication numérique au format miLibris. Les documents fournis par les clients de la société sont analysés, convertis, sécurisés, mis au gabarit et distribués dans le format le plus adapté au terminal et dans les conditions de publications souhaitées par l’éditeur et le distributeur. Le contenu est alors acheminé par des technologies cloud au client ou au distributeur partenaires (type kiosques numériques).
    La plate-forme miLibris traite l’ensemble des formats du marché : PDF, ePub, HTML5, XML, images, son et vidéos dans toutes leurs versions…
    Grâce à cette technologie unique, les groupes de presse et les maisons d’édition gardent le contrôle sur la production et la distribution de leurs contenus sécurisés, sans avoir à intervenir dans la chaîne de production qui est totalement industrialisée. Les distributeurs gardent, quant à eux, la maîtrise des clients. Les statistiques de ventes comme d’usage sont partagées.
    La plate-forme permet aussi de générer de nouveaux revenus par l’enrichissement des publications avant la diffusion multi-canal sur tout type de terminal (PC, Mac, iPhone, iPad, Android…). La technologie miLibris facilite l’intégration de vidéos, de musique ou de diaporamas ouvrant ainsi de nouvelles perspectives dans les usages. Il est aussi possible, au sein de la plate-forme, de faire des associations sémantiques permettant ainsi une lecture pertinente de contenus provenant de sources très hétérogènes.
    La révolution de la lecture en numérique est en route et la presse comme l’édition en sont bien conscients. miLibris est un acteur de la chaîne promouvant le contrôle et une offre légale. Une offre légale de qualité permettant une lecture simple, agréable et une tarification appropriée. C’est une alternative à une démarche isolée et les solutions miLibris s’inscrivent dans une dimension comparable aux desseins d’Apple, Google ou Amazon. L’enjeu étant de définir des bases pérennes et solides de l’édition numérique de demain.

Pour plus d’informations : www.miLibris.com
Contacts presse :
Agence Tukilik - Adeline Babel / Anaïs Loyzance / Laëtitia Guittard - Tel.: 01.56.80.11.50
Mail: miLibris@tukilik.com


Orange avec Milibris

Une annonce assez discrète en début de mois, c'est le choix de la plateforme miLibris pour l'offre Read and Go d'Orange. J'en avais parlé en novembre dernier. Communiqué de presse ci-dessous : 

Logo-orange miLibris met son savoir-faire technologique au service d’Orange pour la mise à disposition du catalogue de lecture de sa plate-forme Read and Go.

Paris, le 31 janvier 2011 – miLibris, concepteur de solutions innovantes pour accompagner l’industrie de la presse et de l’édition dans la transformation et l’adoption du numérique, est depuis novembre 2010, le partenaire technologique d’Orange pour son nouveau service Read and Go. Grâce à miLibris, Orange peut aujourd’hui fournir à ses abonnés un catalogue de lecture presse et livres au format numérique sur l’ensemble des terminaux Android puis le service sera ensuite étendu à d’autres terminaux. A peine après quelques semaines de mise en service, les premiers résultats sont très encourageants et annoncent les prémices d’un véritable usage de la lecture en numérique par le grand public. miLibris, composant essentiel de l’écosystème Read and Go. miLibris, opère pour le compte d’Orange en fournissant deux composants essentiels de l’offre de kiosque numérique Read and Go, lancée en novembre 2010 :- la plate-forme de miLibris, qui assure l’agrégation des livres et de la presse, et l’adaptation de chaque contenu aux différents terminaux ;- les liseuses presse et livres de miLibris, qui permettent à Orange d’offrir à ses clients une expérience de lecture simple et de qualité. Le service Read and Go est préinstallé dans les téléphones et tablettes Orange fonctionnant avec le système d’exploitation mobile Android: Samsung Galaxy Tab, téléphones HTC, Samsung, ZTE, et Motorola. Premier service de lecture en commercialisation chez Orange, Read and Go permet la consultation de journaux, de magazines, de livres et de BD sur des terminaux connectés 3G/Wifi. Ce service modernise ainsi l’accès à la lecture numérique en alliant confort de lecture et extrême simplicité grâce à la technologie miLibris.

Milibris «Orange a choisi miLibris pour sa capacité d’innovation, sa compréhension des enjeux du numérique, et parce qu’il est le seul acteur capable de prendre aussi bien en compte la presse que le livre. Après deux ans de collaboration Orange est heureux du résultat et nous continuons à développer une relation constructive avec miLibris!», explique M. Pierre Geslot, Responsable des projets sur l’écrit numérique d’Orange. Véritable usine numérique, miLibris révolutionne la lecture en numérique en offrant aux abonnés Read and Go, à travers une navigation fluide et rapide, la découverte du plaisir de la lecture en numérique. «Nous sommes très fiers de participer à l’aventure Read and Go, qui demain apportera énormément au marché de l’édition, tant au niveau de l’innovation qu’au niveau économique. Proposer aujourd’hui aux abonnés d’Orange la possibilité de lire en version numérique sur leur tablette digitale, l’ensemble de la presse et de la littérature française est une ambition légitime et utile de l’opérateur. Par ailleurs, la création du GIE EPRESSE en décembre dernier, dont nous sommes également le partenaire technologique, conforte notre opinion que le monde des médias est en pleine révolution numérique» déclare Guillaume Monteux, fondateur de miLibris. «Enfin, les premiers retours enregistrés par Orange nous encouragent à poursuivre nos efforts. La lecture en format numérique par les usagers devrait devenir le nouveau mode de consommation de la presse et des livres d’ici la fin de l’année 2011.» (via Android France).

Rappelons que Milibris avait déjà été choisi par plusieurs quotidiens comme l'Equipe ainsi que par les Guides Petits Futés. En étant choisi par un acteur comme Orange, c'est la preuve qu'ils disposent toujours d'une technologie en avance sur le marché!


Orange : Read and Go sur Android

Readandco Encore très discrète, voici l'application Read and Go d'Orange sur les smartphones et tablettes sous Android: "Pour le moment, le catalogue est assez pauvre, 300 titres pour chaque catégorie. Néanmoins, techniquement c’est solide et simple d’utilisation. Orange travaille avec Milibris, pour s’occuper de tout le système. Le process est simple: l’éditeur envoie tout simplement un fichier en PDF, ePub ou HTML 5 à la plateforme d’intégration Milibris. Milibris, l’intègre et redistribue vers les serveurs d’Orange. Pour faire simple. L’identification se fait grâce à la carte SIM, du coup, vous retrouverez toutes vos acquisitions même après un changement de téléphone. L’objectif est de pouvoir accéder à sa bibliothèque d’un peu partout: PC, TV,  tablette, smartphone… La road map semble bien fournie avec des fonctionnalités plutôt intéressantes comme le text-to-speech. Le paiement, c’est la même, vous retrouverez vos achats sur votre facture Orange à la fin du mois..." (via FrAndroid).


La presse numérique à la française à l'Orange

Orange Les canards à l'Orange! Les grandes manoeuvres démarrent dans la presse numérique française. "Nous voulons créer le guichet unique de la presse française sur internet" confie Frédéric Filloux, nouveau directeur général du GIE e-Presse Premium lancé officiellement par huit groupes de presse français (Les Echos, L'Equipe, Le Figaro, Libération, Le Parisien, L'Express, Le Nouvel Observateur et Le Point). Ce groupement va mutualiser ses partenaires en matière d'intégration, d'hébergement et de systèmes de paiement. L'objectif est alors d'élaborer un «kiosque numérique» d'ici le début 2011. Absent de taille, Le Monde. Dans un communiqué, Orange explique que son moteur de recherche sera intégré aux sites des partenaires presse. Il sera chargé de «référencer l'ensemble des contenus des sites disponibles. Les sujets d'actualité se trouveront ainsi multi-référencés». Enfin, un système de renvoi d'audience devrait aussi être mis en place depuis les portails Orange vers les sites membres du GIE. On aura bien compris que l'objectif est de concurrencer GoogleNews et l'arrivée imminente d'opérateurs comme Amazon et Apple sur le secteur avec des contenus rich-médias (via LeFigaro). Le concert général des articles est bien entendu sur GoogleNews et la presse régionale déjà sur iTunes!


Orange: la carte de la tablette Samsung

Samsung-galaxy-tab Orange devrait être de la partie lui aussi en cette fin d'année sur le marché de la lecture numérique avec le projet Read and Go qui va ressortir des cartons. Pas de lecteur dédié en papier électronique (finis les projets avec Hanwang présentis au printemps dernier) mais une tablette Samsung (Galaxy?) 7 pouces. «Une boutique de téléchargement sera pré-installée sur la tablette tactile Samsung, que nous allons commercialiser d'ici à la fin novembre pour moins de 300 euros. Read&Go sera également disponible sur les téléphones mobiles équipés du système d'exploitation Android de Google et, à terme, sur les PC, détaille Christine Albanel dans une interview parue aujourd'hui dans l'Express. On pourra y trouver une centaine de titres de presse, près de 300 bandes dessinées et quelques centaines d'ouvrages, dans un premier temps, davantage des livres pratiques que de la littérature générale. Ce n'est qu'un début. Nous souhaitons travailler avec tous les éditeurs qui comptent, en leur apportant nos savoir-faire: expertise numérique, distribution, promotion, enrichissements visuels, facturation...» (via Livres-Hebdo).