9 notes dans la catégorie "Penguin"

Pearson: entrée dans le capital de Nook Media

PearsonLogoUne information particulièrement intéressante aujourd'hui. Le groupe d'édition Pearson a annoncé son entrée dans le capital de Nook Media, la filiale de Barnes and Noble. Pearson investit à hauteur de 89.5 M$. On se rappelle que Microsoft avait déja conclu un partenariat en avril dernier à hauteur de 300 M$. Pearson est un géant de l'édition mondiale, leader dans le secteur de l'éducation, il possède également l'éditeur Penguin. Avec cette nouvelle alliance B&N détiendra 78.2% du capital, Microsoft 16.8% et Pearson 5%. Un accord stratégique qui fait sens, contenus, technologie, distribution. De quoi sans doute venir rivaliser efficacement avec Amazon et Apple surtout sur le secteur de l'éducation, l'un des grands enjeux dans le numérique de demain (via GoodeReader).


Bruxelles ouvre une procédure

2009-07-Bruxelles-ParlementEuropeen-0003Le dossier sur les possibles accords sur les prix entre éditeurs et Apple n'est pas du tout refermé à Bruxelles. On se rappelle de la descente des hommes en noir au printemps dernier chez les éditeurs parisiens et de l'émotion suscitée. Communiqué de l'AFP hier:

"La Commission européenne a annoncé mardi avoir ouvert une procédure à l'encontre d'Apple, inventeur de l'iPad, et de cinq éditeurs internationaux pour déterminer s'ils ont cherché à restreindre la concurrence sur le marché européen des livres électroniques.

L'enquête vise Apple, Hachette Livre (Lagardère Publishing, France), Harper Collins (News Corp., États-Unis), Simon & Schuster (CBS Corp., États-Unis), Penguin (Pearson Group, Royaume-Uni) et Verlagsgruppe Georg von Holtzbrinck (qui détient notamment Macmillan; Allemagne), a précisé la Commission, gendarme de la concurrence en Europe.

Interrogé par l'AFP, Hachette s'est refusé à tout commentaire.

De son côté, le groupe britannique Pearson souligne que "comme la Commission l'a dit elle-même, le fait qu'elle ait entamé une procédure ne préjuge pas de l'issue de l'enquête". Pearson "ne pense pas avoir enfreint quelque loi que ce soit et continuera de coopérer pleinement et de manière ouverte avec la Commission".

Bruxelles entend examiner notamment si les cinq éditeurs et Apple "ont conclu des accords illégaux ou se sont livrés à des pratiques ayant pour objet ou pour effet de restreindre la concurrence".

La Commission a ouvert cette enquête de sa propre initiative, et non à la suite d'une plainte.

Par ailleurs, elle "se penchera également sur la nature et les clauses des +contrats d'agence+ conclus entre ces cinq éditeurs et les détaillants en ce qui concerne la vente de livres électroniques.

L'exécutif européen "craint que ces pratiques n'enfreignent les règles de l'UE interdisant les ententes et les pratiques commerciales anticoncurrentielles", précise le communiqué.

"Jusqu'à il y a quelques années, en gros jusqu'à l'apparition de l'iPad d'Apple, c'étaient les distributeurs, et non les éditeurs, qui déterminaient le prix des livres. La Commission soupçonne les éditeurs d'avoir privilégié un modèle différent qui leur permet d'influer sur les prix de détail des livres électroniques", explique une source proche du dossier.

L'enquête se penchera en particulier sur les "contrats d'agence" conclus entre les cinq éditeurs visés et les distributeurs concernant le prix des livres électroniques.

Ces accords globaux passés entre les éditeurs, qui possèdent les droits des ouvrages, et les distributeurs ont pour conséquence le fait que ces derniers ne peuvent plus appliquer les prix de leur choix, ce qui est potentiellement préjudiciable au consommateur.

L'ouverture de cette enquête, qui sera traitée de façon prioritaire, ne préjuge en rien de son issue.

La durée des enquêtes en matière d'ententes et d'abus de position dominante est fonction de divers éléments, dont la complexité de l'affaire, le degré de coopération des entreprises concernées avec la Commission et l'exercice des droits de la défense.

La Commission européenne avait annoncé début mars avoir mené des perquisitions dans des maisons d'édition de plusieurs pays de l'UE, indiquant avoir des soupçons de pratiques anti-concurrentielles sur le prix des livres numériques.

Cette enquête faisait déjà suite à celle lancée début février par les autorités de la concurrence au Royaume-Uni à cause de soupçons d'entente sur les prix des livres numériques en Grande-Bretagne.

Une entente entre éditeurs pour fixer le prix des livres est une pratique totalement interdite par les règles européennes, et peut être passible de très lourdes amendes si elle démontrée."

Je conseille aux députés européens de se pencher sur la biographie de Steve Jobs et notamment les pages 568 à 575 "Edition et journalisme" (comme il n'y a pas d'index). L'auteur de la biographie rapporte les propos de Steve Jobs au lancement de l'iPad:

"Amazon s'est planté. Il a payé le prix fort pour certains livres et s'est mis à les vendre moins cher, à 9,99$. les éditeurs détestaient cette pratique: ils se disent que cela ruinent leurs chances de vendre leurs éditions reliées à 28$. Donc, avant l'entrée en scène d'Apple, certains éditeurs avaient déjà commencer à retirer leurs livres d'Amazon. Alors nous leur avons dit de fixer leurs propres prix et de nous donner 30%. Oui, le consommateur paierait un peu plus, mais c'est ce qu'ils voulaient de toute façon. Mais on leur a aussi demandé des garanties: si n'importe qui d'autres vendait le même livre moins cher, on était en droit de s'aligner. Alors ils sont allés chez Amazon et ont exigé le même contrat, sinon ils ne faisaient plus affaire avec eux. Apple n'était pas le premier sur le marché. Etant donné la situation, le mieux pour nous était d'agir vite et de trouver le bon levier pour rafler la mise".

Steve Jobs ne pourra bien entendu pas confirmer ces propos...


Penguin: ventes doublées depuis début 2011

PenguinwebUne politique volontariste depuis de nombreuses années qui paye. Avec près de 4000 titres disponibles, Penguin a communiqué ses chiffres (voir le billet de TheBookSeller), plus du doublement des ventes numériques depuis le début de l'année. On rappelera aussi leur engagement envers le site Worlreaders, l'édition équitable existe (via Actualitte).


Penguin : 14% des ventes en numérique

Penguin Le célèbre petit pingouin n'est pas du tout frigorifié par le numérique. Le groupe Penguin vient de communiquer que ses ventes de livres numériques représentaient désormais 14% de ses ventes au niveau international. Plus même, sur le seul territoire américain. Il avait démarré son catalogue en format epub en septembre 2008. Près de 4000 titres sont désormais disponibles dans ce format. Le communiqué est ici (via TheDigitalReader).


Penguin avec Worldreader

Screen-shot-2011-07-15-at-8.14.24-PM1 Je vous parle régulièrement de Worldreader, cette initiative qui rencontre un grand succès pour fournir des Kindle dans des écoles en Afrique. Un éditeur vient de dire oui pour participer activement au projet et pas un des moindres puisque c'est Penguin. L'annonce a été faite aujourd'hui sur le blog. Malheureusement pour des livres français et le développement de la francophonie, il faudra attendre encore longtemps...


Penguin : des classiques augmentés

Penguin démarre aujourd'hui une collection de classiques avec des contenus augmentés. Une bonne façon pour les éditeurs de réinvestir le terrain des livres populaires (avec certains libres de droits) en apportant une valeur ajoutée. J'attends avec impatience la version de "Sur la Route" de Jack Kerouac prévue dans le courant de l'été (via PublishersWeekly).


Penguin: pas manchot dans le numérique

Penguin L'industrie du poche en pleine restructuration. Penguin a annoncé en fin de semaine dernière que ses ventes de livres numériques avaient tout simplement doublées au cours du premier trimestre 2011 par rapport à la même période de l'année dernière. Penguin va continuer à "s'adapter" au "changement significatif de l'industrie, conduit par l'augmentation des ventes, à la fois sur les canaux de distribution en ligne et les livres numériques eux-mêmes, face à la pression accrue sur les boutiques physiques" (via TheBookSeller).


Penguin est pas manchot

PenguinOn connaît l'activité très importante du célèbre petit pingouin britannique dans le secteur numérique. Intéressante interview de John Makinson (PDG de Penguin) aujourd'hui dans Les Echos qui revient notamment sur l'arrivée de l'iPad et les perspectives de développement. Piratage, contenus vidéos (attention production chère et la question est de savoir qu'est-ce que le lecteur est prêt à payer?). Optimisme de rigueur: "Le livre lui-même est en bonne santé. Les gens aiment lire des livres, les échanger, les offrir et il y a un attachement sentimental à l'objet. D'autres loisirs n'ont pas cette chance. Donc bien sûr les livres numériques vont capter une part de la demande. L'électronique sera notamment adaptée aux livres pour enfants, aux guides de voyages, aux livres de médecine etc., même s'il y a des opportunités d'inclure du multimédia dans la littérature et les essais. Mais en additionnant livres numériques et papier, il y aura de la croissance. Je vois l'ebook comme un autre format, un peu comme un livre de poche [dont Penguin a été un pionnier dans les années 30, au grand dam des éditeurs classiques, NDLR]. C'est pourquoi il faudra considérer les droits des livres physiques et numériques ensemble". A écouter chez ses confrères français notamment sur les collections de poche: "L'année dernière, Penguin Classics, un peu moins de 10% de nos ventes, a connu sa meilleure année alors que ces contenus sont disponibles gratuitement en ligne. Les gens continueront à payer pour des livres présentés avec style et bien introduits. Je suis optimiste, en fait, pour ce genre de livre."