40 notes dans la catégorie "Publication en ligne"

Rekiosk: chacun son petit kiosque

HIW_kiosk-d0bac3b7237f85d80c92e4005835f60fEt si chaque auteur, chaque artiste ouvrait sa petite boutique de livres, de musiques, de films en quelques clics? C'est le pari relevé par le site Rekiosk qui a ouvert fin août aux Etats-Unis. 95% des revenus avec des possibilités d'affiliations. Une place de marché avec des petits kiosques, plus que de grands discours, la petite vidéo qui parle d'elle-même (via DigitalBookworld).


Un magazine avec les solutions Aquafadas

SemaineJe vous indique un magazine à tester gratuitement sur l'iPad, c'est "La Semaine du Jeu Vidéo": un magazine numérique gratuit particulièrement novateur, totalement interactif et financé par des publicités innovantes, créé grâce au Système de Publication Numérique d'Aquafadas et notamment son plugin pour InDesign.

Une analyse détaillée des technologies utilisées par La Semaine du Jeu Vidéo est à retrouver ici. Pour télécharger l'application sur iTunes, c'est par ici.


Amazon: vente flash des Nouveaux Auteurs

AmazonLes ventes flash si populaires sur le web arrivent pour le livre. Amazon propose aujourd'hui une vente flash d'un polar marcketé parfaitement pour la circonstance. Pensez donc: la vitrine d'Amazon, un bandeau-accroche de la part de Christophe Grangé, une intrigue qui se passe entre les deux tours de l'élection présidentielle, un prix attractif de 3,99€. Franchement, je sais pas quoi faire de plus, la dédicace numérique du prochain président lundi prochain? Il s'agit du polar de Christian Olivaux "Piège numérique" paru chez Les Nouveaux Auteurs, qui a obtenu le prix VSD 2012 présidé par Christophe Grangé justement. Est-ce que vous allez vous laisser "piéger"? Amazon qui convoite bien entendu les "nouveaux" auteurs...

PS: ce livre ne fait l'objet d'aucun prix promotionnel sur les autres plateformes, par exemple sur Kobo.


Bibliocratie: la démocratie est sauvée

Période d'élections obligent, on en appelle maintenant à la démocratie avec un nouveau site d'auto-publication, Bibliocratie, ces vilains (le mot est faible) éditeurs anti-démocrates (via l'excellent Envie d'Ecrire qui nous propose un billet complet sur le phénomène).

"Selon les fondateurs du site, le principe de ce type d’édition est de se distinguer de l’édition à compte d’auteurs et de l’édition à compte d’éditeur, qu’ils décrivent comme «l’apogée du règne des banquiers du livre». L’édition à compte de lecteurs permet donc à l’auteur de financer son projet grâce aux contributions des potentiels lecteurs qui croient en lui."

Je vous laisse apprécier la vidéo, un modèle du genre.


Les leçons de Bill Hill

Billpic Nous connaissons tous la pauvreté de la lisibilité sur le web pour des livres ou pour des essais relativement longs. Etienne Mineur le rappelait fort justement en début d'année sur Place de la Toile. Scrollage, polices de caractères inadaptées, textes en drapeaux, mauvaises césures, lignes trop longues, mauvais interlignage, j'arrête ici la liste des problèmes qui nous font bien souvent arrêter avant d'avoir commencer ou bien remettre à plus tard, ce qui revient au même. Je vous avez parlé de Bill Hill et de son excellent blog sur les recherches de lisibilité, de typographie appliquée au Web.
En février dernier, il s'était attaqué à un livre The Mabinogion.
Il nous propose depuis hier son propre blog sur trois colonnes; le résultat en plein écran (avec F11) est absolument remarquable. Combien de blogs je voudrais voir comme cela!
Je vous invite à découvrir comment il a procédé, c'est un peu technique mais cela vaut vraiment la peine de se pencher dessus et de suivre l'expérience dans les prochains mois.
Comme Bill Hill l'explique parfaitement en conclusion, l'avenir reste ouvert:
"Maintenant, ne vous méprenez pas - les outils de blogging d'aujourd'hui ont démocratisé la publication d'une façon que nous n'aurions jamais rêvé d'avoir, quand j'ai commencé à travailler comme journaliste dans les années 1960. Ils permettent d'écrire très facilement le contenu, ajouter des graphiques et des liens, d'après lui, échanger avec des commentaires et de toutes sortes d'autres choses.
Mais ils sont tous encore à leurs balbutiements, et il y a la nécessité de tirer les leçons, cela a bien pris 550 ans au monde de l'imprimé pour l'absorber..."

(un grand merci à Alain pour sa veille si précieuse).

La piste de l'authentification forte

Vasco L'authentification forte, une solution pour les offres légales?
L'Atelier revient sur une expérimentation en cours dans le domaine des jeux vidéo :
"Pour lancer une partie, l'utilisateur devra générer un mot de passe à usage unique, ou one-time password (OTP). Pour cela, il devra utiliser l'outil électronique de poche Digipass GO6. La conjugaison de cet appareil et du mot de passe, connu par l'utilisateur uniquement, en fait une authentification forte. Quant au serveur de contrôle, c'est le logiciel Vacman de Vasco, déjà utilisé par de nombreuses organisations financières à travers le monde, qui a été adopté. Selon Jan Valcke, président de Vasco: "Durant les années à venir, la demande de solutions de mot de passe à usage unique va améliorer la sécurité en ligne de manière significative". Cette adoption dans le secteur du jeu est également un moyen de sensibiliser et d'habituer les utilisateurs au fonctionnement et à l'usage de l'authentification forte par Digipass. Un concept intéressant alors que l'authentification forte se généralise dans les grandes entreprises."
Avec en rappel: "Le ministère japonais de la communication annonçait récemment que les fraudes en ligne ont augmenté de 26% dans le pays, entre 2007 et 2008. Parmi les premiers cas recensés figurent les fraudes lors d'enchères en ligne et celles au sein des jeux vidéo."


Eyrolles rejoint l'Immatériel

Logo-ee Les Editions Eyrolles rejoignent le site Immateriel.
"Pour ceux qui pensaient que le statut particulier de Serge Eyrolles — Président du Syndicat National de l’Édition, et à ce titre porte-parole des inquiétudes de l’Édition Française — empêchait le Groupe Eyrolles d’expérimenter sur le front du numérique, cette annonce donne à réfléchir: non seulement Eyrolles se consacre depuis un an à un site Izibook entièrement dédié à la vente de PDFs, sans autre protection qu’un ex-libris aux armes du lecteur, mais ces mêmes titres sont également en vente dans d’autres boutiques, augmentant à chaque fois leurs chances d’y rencontrer de nouveaux lecteurs." (blog Immatériel).
Une initiative qui sera suivie par d'autres, c'est à espérer!


La balance côté Google

Darnton J'ai lu ce matin l'article de Robert Darnton, La Bibliothèque universelle, de Voltaire à Google, dans Le Monde Diplomatique du mois de mars. C'est un texte très important, j'espère que le journal aura l'intelligence de le mettre à disposition sur internet en libre accès au mois d'avril. Il est indispensable que le plus grand nombre de lecteurs puissent le lire. Il traduit bien les grandes inquiétudes sur l'avancement du projet Google (le basculement vers Sony est d'ailleurs postérieur à l'article) et les effets considérables qu'il implique dans les conditions d'accès au savoir.
Deux passages seulement tant l'ensemble de l'article qui s'étend sur deux pages entières est passionnant:
"Après avoir lu l'accord passé entre Google, les auteurs et les éditeurs, et s'être imprégné de sa philosophie - ce qui n'est pas une tâche facile puisque le document s'étire sur 134 pages et 15 appendices-, on en reste bouche bée: voici posées les fondations de qui pourrait devenir la plus grande bibliothèque du monde. Une bibliothèque numérique, certes, mais qui battrait à plate couture les établissements les plus prestigieux d'Europe et des Etats-Unis. De surcroît, Google se hisserait au rand de plus grand libraire commercial de la planète -son empire numérique relèguerait Amazon au rang de boutique de quartier."
Balance "Google Book Search est sur le point d'inaugurer la plus grande bibliothèque et le plus important magasin de livres de l'histoire. Quelle que soit la manière d'interpréter cet accord, ses dispositions s'imbriquent de manière si inextricable qu'elles s'imposent en bloc. Aujourd'hui, ni Google, ni les auteurs, ni les éditeurs, ni la cour de district de New York ne sont en mesure d'y apporter des changements notables. C'est un tournant majeur dans le développement de ce que nous appelons la société de l'information. Si nous ne rééquilibrons pas la balance, les intérêts privés pourraient bientôt l'emporter pour de bon sur l'intérêt public. Le rêve des Lumières serait alors plus inaccessible que jamais".
Urgence, urgence...
A signaler les commentaires d'Alain Giffard, de Daniel Garcia, en attendant ceux d'Olivier Ertzcheid qui est entre autres, comme chacun le sait, le grand décrypteur de Google.
Le texte en anglais sur la "New York Review of Books" est ici.


La conception d'un livre

A noter l'intéressant billet d'Alain que j'avais raté il y a quelques semaines sur la conception des livres au format électronique. Bannir le terme de contenus, assurément quel vilain mot. Je glisse ici aussi mon commentaire:
"Je remarquerais que les éditeurs ont toujours fait cela, travailler sur des éditions avec des moyens technologiques complémentaires. Il y a vingt ans la réalisation d’un index était un travail très important, maintenant il se révèle très simple. Cela n’empêche pas que beaucoup de livres n’en comporte même plus, c’est lamentable (le nouveau pavé de Pierre Jourde par exemple). Alors des liens, des photos, oui, peut-être, étendre les possibilités de l’internet dans les usages du papier électronique. Mais je me demande si le lecteur a besoin de cela, de se disperser quand il lit. Les livres, c’est justement pas des contenus, mais de la lecture, tout sauf du zapping, respecter un rythme fluide, ne pas être constamment sollicité par des appels à la diversion. Déjà nous respecter en tant que lecteur avec des typographies et des mises en page bien faites, messieurs les éditeurs, reprenez les codes typographiques, ils ont plus que jamais leur utilité. Alors des notes et des index, oui, pour le reste… On va pas mettre Europeana dans le Sonyreader, au secours."
Et vous, qu'en pensez-vous?


La bande-dessinée en kiosque

Bd Le Kiosque avait déjà lancé le magazine numérique à la demande avec une formule illimitée attrayante. Il lance aujourd’hui en partenariat avec quelques maisons d’éditions de la bande dessinée à la demande. Pas de formules illimitées mais un prix de 4.90€ pour un volume (ce qui fait une remise de 50 à 60% par rapport à la version papier). Quand on voit les remises du côté d'Hachette et de Gallimard, on sourit... Les éditeurs de bande-dessinée ont l'air de se poser bien moins de questions existencielles que les éditeurs de littérature générale. Résultat: déjà plus de 50.000 amateurs inscrits pour le service. (via Techcrunch)


Adobe Co: un coup d'oxygène

Marquee_acs_558x168 On attendait l'évolution du serveur Adobe pour permettre le téléchargement et la protection des fichiers ePub. La logique aussi du partenariat entre Adobe et Sony. Quand je dis on, c'est bien l'ensemble de la profession qui attends une solution comme celle-ci. C'est pour le 22 septembre prochain. Une date importante pour la gestion des livres numériques pour les éditeurs, bibliothèques, diffuseurs, distributeurs, libraires, agrégateurs (j'en oublie?). "Adobe® Content Server 4 software is a robust server solution that digitally protects PDF and reflowable EPUB eBooks for Adobe Digital Editions software and supported mobile devices, including the Sony® Reader Digital Book PRS-505. Easy to integrate into existing systems using industry-standard technologies, Content Server 4 allows you to host and manage eBooks on your existing infrastructure. Content Server even supports lending libraries and third-party resellers."
Plus de détails sur Sonyinsider. "Nous savons que les clients de livres numériques veulent une large sélection de contenu, un choix de plates-formes de lecture et des dispositifs particuliers ainsi que la possibilité d'obtenir leur livre numérique de leur détaillant préféré, bibliothèque publique locale ou directement auprès de l'éditeur», a déclaré Paul Weiskopf, vice-président général-développement de l'entreprise chez Adobe. "Adobe Content Server 4 permet à l'industrie de l'édition de répondre à tous les besoins des clients de livres numériques et, en même temps, de protéger les précieux droits d'auteur." Avec déjà une première liste de clients signataires: Booxen Co. Ltd, Ciando, Ebooks Corporation, Hachette Livre, HarperCollins, Ingram Digital Group, Jouve, LibreDigital, NetLibrary, Overdrive, Random House, Value Chain International Ltd, and others." Décidément, il s'en passe des choses en ce mois de septembre dans le monde du livre numérique.

Pour la technique, tous les détails ici.

PS: ah oui pardon, j'avais oublié les auteurs eux-mêmes! car je ne vois pas bien ce qui pourrait empêcher les auteurs de best-sellers de disposer de leur propre solution pour 6500 dollars.


Les livres électroniques, des machines à lire

37209_559_le_livre_electronique_chez_orange Alors, les livres électroniques, c'est du livre? de la mobilité? les deux? plus du livre que de la mobilité? plus de la mobilité que du livre? le débat s'instaure sur Lafeuille avec un article de ShermannYoung pour repositionner le monde de ces nouveaux dispositifs du côté d'une culture de la mobilité...
Voilà qui devrait aussi conforter les appétits des acteurs de la téléphonie qui n'en finissent pas de tester, Orange,
SFR, Deutche Telekom qui voudrait même le sien. Réponses aux tests pour bientôt?
Mon avis personnel: j'ai juste besoin de mon journal quotidien, comme sur l'Iliad, c'est très bien fichu. Cela ne devrait pas devoir nécessiter une bande-passante énorme. Pour le reste, proposez-nous des livres, simplement des livres à des prix attractifs (comme le souhaite aussi Florence). On adore ça les livres et on les trouve très bien fait comme ils sont. Notre souhait? Que l'on nous dématérialise la rentrée littéraire.

PS : Ce matin, le dernier post de Bernard en "fossoyeur du livre".

"Bigre. Je ne savais pas qu'en participant à cette expérimentation je rencontrerais une telle levée de boucliers. Bernard, tu es naïf, tu manques de recul. Ou pire, Bernard, tu vas tuer le livre!". C'est pas gagné.


L'avenir est collectif

Bernard Strainchamps continue ses chroniques de lectures sur le Cybook et a eu la bonne idée de réaliser une interview de Stéphane Michalon à l'origine du projet "Service de Presse" chez Tite-Live (communiqué ici). (Via Textes)
Ils reviennent ensemble sur les enthousiastes et les sceptiques, le Guardian vient d'ailleurs d'ouvrir deux espaces pour chacuns d'entre eux... (via Actualitte). Débat très réducteur, comme si aimer les uns faisait haïr les autres... Comme si les bibliophiles ne lisaient jamais de livre de poche, les mêmes sceptiques qui en leur temps vilipendaient le livre de poche, les éditions de club, le livre à 10 francs... Seraient-ils prêts à les brûler, les livres électroniques, on va jusqu'à se demander... Se rappeler de Jean-Paul Sartre qui n'était aucunement choqué par le livre qu'on jette, car disait-il, le livre, contrairement aux autres objets de consommation, ne disparait pas du fait qu'on le détruit, puisqu'on s'est approprié son contenu. Ce même Jean-Paul Sartre, très grand lecteur, dont la cécité à la fin de sa vie ne lui permettait plus d'accéder à la lecture et qui aurait pu continuer à lire aujourd'hui avec ces bidules électroniques...
Plus prometteur, Stéphane revient sur l'adhésion des libraires et des éditeurs à l'opération: Actes Sud,  Allia, Belfond, Buchet-Chastel, Chambon, Christian Bourgois, Denoël, Flammarion, Florent Massot, Folies d'encre, Galaade, Gallimard, Gallmeister, La Différence, Les Allusifs, L'Olivier, Mercure de France, Métailié, Michalon, Noir sur Blanc, Phébus, Plon, POL, Presses de la cité, Robert Laffont, Le Rocher, Le Serpent à Plumes, Le Seuil, La Table ronde et Verticales. L'occasion pour vous, peut-être, d'interroger votre libraire préféré (qui a peut-être reçu un Cybook) et de lui demander ce qu'il en pense. Pour reprendre Stéphane: "En bref, cet avenir je le vois collectif, sinon je ne le vois pas."


L'Iphone, le retour

Reader-options2 Itablet 17 juillet en France, deuxième essai de transformation pour l'Iphone. Pour le succès de l'appareil, on n'a guère de doute... Et si la lecture s'invitait aussi durablement sur le "gros" téléphone ou le "petit" appareil à tout faire (c'est comme on voudra) ?
Virginie résume bien les enjeux (et ses envies!)
. Déjà des applicatifs avec des livres au format epub Stanza (je vous conseille la démo-vidéo), Bookshelf, Textoniphone et d'autres encore sur l'Apple Store. Des éditeurs comme Harper et Collins (via la filiale australienne) s'invite sur la plateforme. Alors, l'Iphone, le livrel ultime d'Apple? Cela éviterait à Steve Jobs-book Jobs (qui n'y croit pas) de nous faire quelque chose d'un peu plus grand comme le suggérait l'excellent Wowio il y a un an déjà, lors de la sortie de l'Iphone en version 1. En ce qui concerne mes propres envies, je lorgne plutôt vers les ultra-portables à écrans tactiles à venir pour très bientôt, "qui peut le plus, peut le moins..."


Le million de gratuits

Worldbookfair En attendant le milliard, voilà déjà le million. C'est la grande foire du gratuit en ce moment. Pas sur Amazon mais sur la WorldEbookFair (via EBSI 2.0). Du 4 juillet au 4 Août, vous pouvez télécharger à volonté; si vous appréciez le service, il vous en coûtera 8,95 $ par an. Ce projet de partage est organisé majoritairement par ProjetGutenberg, WorldPublicLibrary et InternetArchive. Avec comme slogan "Possédez votre propre bibliothèque". On voudrait bien un bibliothécaire ou un libraire pour nous repérer dans cette jungle...
En écho, la cinquième préconisation du rapport de la commision numérique du SLF:
"Combattre donc la gratuité est un objectif majeur: il convient de refuser ce modèle qui mettrait en péril la rémunération juste des producteurs et des revendeurs et, donc, la création même."
En espérant que les vivants auront ce choix-là...


TVA, les livres à écouter avant les livres à lire

Image On s'achemine doucement, mais sûrement, vers une réduction de la TVA en Europe pour les contenus numériques. Les commissaires européens s'activent... Enfin, vous me direz... C'est d'abord les livres à écouter qui vont y arriver les premiers semblent-ils. "Encourager la lecture, l'éducation, la culture". Seraient-ils plus proches des livres en papier, écouter serait-il plus "culturel" que lire? (via Teleread)


SFR s'intéresse aux livres

Ebook-SFR_320_small Les journaux, les livres nous intéressent... C'est ce que pointent en substance aussi bien le rapport du SLF que celui de la commission Patino dont je viens de commencer la lecture. L'arrivée d'opérateurs complètement extérieurs au livre semble désormais inévitable dans un avenir plus ou moins proche. On savait l'intérêt d'Orange sur le sujet avec une expérimentation ReadandGo ((présentation obligée chez Jean-Michel Billaut) et la création d'une cellule spéciale au sein d'Orange sur la question, c'est maintenant SFR qui emboîte le pas avec aussi une expérimentation identique sur des livrels de type Eread en liaison, je pense, avec Ganaxa.

Pour le nom, pas trop de brainstorming, on s'est contenté de e-Book SFR! 
"Très simple d’utilisation, les clients peuvent facilement mettre à jour le catalogue et télécharger des nouveaux contenus, grâce au module Bluetooth intégré. La connexion s’effectue via le mobile avec la vitesse permise par le réseau 3G/3G+ de SFR et le contenu est téléchargé directement sur «l’e-Book SFR».En partenariat avec 7 des principaux titres de presse (Les Echos, Le Monde, L’Equipe, Le Parisien, Le Figaro et L’AFP) et 7 grands acteurs du monde de l’édition (Dunod, Flammarion, Hachette, M21 éditions, Plon, Ramsay, Solar), SFR expérimente « l’e-Book SFR », auprès de 100 clients testeurs grand public, pendant trois mois jusqu’à fin septembre 2008 en accès gratuit et illimité.Les clients testeurs ont accès à un contenu exclusif SFR qui propose à la fois les éditions quotidiennes des journaux et une dizaine d’ouvrages récents (romans, biographies, guides,…) mis à disposition pour la première fois au format numérique avec droit d’auteur par les éditeurs. Cette offre sera enrichie au fur et à mesure du pilote. Pour garantir aux éditeurs et aux écrivains une protection de leur ouvrage, l’ensemble des contenus téléchargés sur «l’e-Book SFR» est protégé par un système de DRM. Chaque appareil dispose d’un numéro de série unique, les lecteurs sont ainsi identifiés et les fichiers contenant les ouvrages sont cryptés de façon à ce que seuls les lecteurs identifiés puissent les télécharger. Il n’est ainsi pas possible de transférer un ouvrage téléchargé vers un autre e-Book ou autre support."(via MobiFrance). Pour s'inscrire en tant que testeurs, voir de ce côté-là.
Merci Alain pour ta réactivité.


Pirates à la page

Critique Pour alimenter le débat autour de ces questions qui alimentent elles-mêmes toutes les commissions, corsaires, pirates ou flibustiers? La célèbre revue Critique publiée par les Editions de Minuit, consacre son numéro d'été au sujet. L'occasion de mettre tout cela tranquillement sur le papier. A noter aussi cette interview de Hervé Rony, directeur général du SNEP (Syndicat national de l'édition phonographique) sur l'actualité du filtrage et le "point mort avec les FAI" (via Pcinpact)


Publienet: ça marche

100_5124 100_5125 Un petit clin d'oeil à François Bon dont le projet Publienet, qui propose des inédits d'écrivains contemporains, ne cesse de grandir. Plus de 120 textes sont disponibles maintenant sur plusieurs supports de lecture numérique. Pour moi, l'occasion de découvrir un inédit de Claro dont j'apprécie les traductions depuis de nombreuses années (Pynchon, Gaddis, Vollmann et tant d'autres) et un autre d'Eric Chevillard sur le Sonyreader. Hardi François...

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OffbeatGuides: des guides touristiques à la demande

Eh bien ça alors! Le fondateur de Technorati, Dave Sifry, qui avait quitté la société il y a un an, se lance dans les guides touristiques à la demande au travers d'une nouvelle société OffbeatGuides basée à San Francisco (viaTechcrunch). "Imaginez un “LonelyPlanet” ou “Guide du Routard” créé entièrement avec des sources provenant d’Internet et personnalisé selon vos goûts; à télécharger en PDF immédiatement ou à imprimer avec livraison en 4 jours. Les données proviennent de sources ouvertes comme Wikipedia, Flickr ou Google Maps et de sites propriétaires de contenus qui ont un accord avec la société. Il est ainsi possible de créer un guide pour n’importe quel endroit au monde; 30 000 destinations déjà disponibles et des versions plus régionales prévues pour bientôt." Les guides sont payants, une version imprimée coute $25 et le PDF coute $10. Vous jugerez avec ce guide sur Paris, cartes de son itinéraire, météo durant le séjour, photos, des enfants?, végétarien?, la personnalisation peut-être très poussée, on peut l'imaginer. Dave Sifry insiste particulièrement sur le respect des copyrights dans les contenus retenus. Nul doute que les éditeurs vont surveiller de très près cette expérience. Prépareraient-ils déjà quelque chose? Et l'expérience du Guide du Routard testé il y a bientôt un an sur mon Iliad? Des guides personnalisés sur livre électronique et sur papier à la demande...


Pour ou contre

En ces temps de lobbying ambiant, la pétition lancée contre "la loi contre le téléchargement illégal" (via Bibliobsession). La SCPP (Société civile des producteurs photographiques, dont Sony Bmg, Emi, Universal et Warner) vient de rendre public un sondage commandé à Ipsos et démontrant, selon elle, l'aval de la population française concernant la riposte graduée (via Clubic). "80% des Français pensent que les créateurs doivent être rémunérés lorsque leurs chansons sont téléchargées sur Internet (cette proportion s’élève à 84% parmi les Français ayant déjà téléchargé illégalement). Le consentement du public à payer la musique téléchargée est donc fort." Le sondage complet est ici. Vous choisirez en âme et conscience...

Pour ma part et dans le doute, je m'abtiens malgré certains avis sensés. Comme j'encourage mes enfants à ne pas le faire (et je leur explique pourquoi), je me vois mal signer une telle pétition. D'ailleurs je ne comprends toujours rien à une alternative crédible pour les auteurs à consommateur-payeur, j'ai toujours fonctionné comme cela pour mes achats-culturels et je m'en porte très bien.

En d'autres temps, j'avais signé pour la Sauvegarde du Patrimoine de l'Imprimerie Nationale, le dossier est proche de zéro. Pas beaucoup d'échos dans les métiers du livre, malgré l'appel lancé par Jérôme Peignot il y a quelques mois. Autres temps...