Previous month:
septembre 2011
Next month:
novembre 2011

135 notes en octobre 2011

Amazon: éditeur de livres

Amazon-logoA mettre bien entendu en lien avec mon billet d'hier, Amazon entre en concurrence frontale avec les éditeurs américains en devenant lui-même éditeur de livres. Pas seulement "passeur" de livres auto-publiés mais bien éditeur avec une structure éditoriale propre pour repérer les auteurs, une véritable politique éditoriale, garante de la qualité des textes publiés et de leurs adéquations au marché:

"Selon le New York Times, cent vingt-deux ouvrages vont être publiés directement par Amazon, cet automne. Les ouvrages seront à la fois disponibles aux formats numérique et physique, et couvriront toute une gamme de genres littéraires. Avec cette stratégie, "Amazon sera en compétition avec les maisons d'édition new-yorkaises, qui sont aussi ses principaux fournisseurs". Avec les différents modèles de sa liseuse électronique, le Kindle, Amazon est largement dominant dans le secteur du livre numérique. Amazon représente 67% du marché, contre 22% pour le Nook, selon les chiffres de Goldman Sachs."

(via LeMonde).


eInk : le papier électronique en bobine

Eink Eink2Des images étonnantes d'une bobine de papier électronique entièrement déroulée, sortie tout droit des usines de la société eInk. Celui-ci est produit désormais non plus en feuilles mais bien en bobines que l'on découpe ensuite à volonté. Un long ruban d'un kilomètre de long! Un processus qui est le même que celui de la fabrication industrielle de papier en continu au XIXème siècle. La révolution du papier électronique en marche! (via Teleread).


La Grande Récré: des livres-applications pour les petits

Grande récréComplémentarité évidente entre l'univers du jeux et celui des applications, La Grande Récré devient "éditeur" de livres-applications pour les petits avec une première série le Coffre à histoires. A télécharger gratuitement sur l'AppStore. A lire l'interview de Adeline Paul, chef de projet multimédia à La Grande Récré, sur IdBoox:

"Notre positionnement est simple: en exerçant notre métier de distributeur de jeux et des jouets pour les enfants mais aussi de conseiller auprès des parents, nous essayons au mieux de transmettre des valeurs d’écoute et de partage et il nous semblait évident d’offrir à notre public une appli d’histoires pour souligner tout cela. Nous sommes effectivement éditeur de cette appli mais pour la réalisation, nous nous sommes entourés d’une société qui avait déjà une expérience du livre numérique (Good bye Paper) et dont les premiers livres nous ont beaucoup plu!
Nous n’avons pas vocation à devenir un éditeur à part entière, cette appli a été conçue dans le but de promouvoir l’enseigne et de créer un lien numérique avec nos petits consommateurs, mais nous n’avons pas pour projet de nous positionner en tant qu’éditeur à part entière sur le marché des appli de livres numériques."


La presse française fait bloc contre Apple

NewstandLe consensus avec Apple ne se fait pas de la même chez les éditeurs de livres et les éditeurs de presse française. Preuve en est, la presse fait bloc contre les conditions de passage sur la nouvelle plateforme Newstand:

"«Les conditions commerciales imposées par Apple aujourd'hui sont inacceptables», jugent le Syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN), le Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR), le SPM, qui représente la presse magazine, et le Syndicat professionnel de la presse magazine d'opinion (SPPMO). «Elles fragilisent le modèle économique de la presse et réduisent à terme les choix proposés aux internautes.»

Les éditeurs de journaux ont achoppé sur plusieurs points avec Apple: les tarifs de vente de journaux imposés, l'impossibilité d'offrir des abonnements multi-platesformes et le taux de commission, jugé «excessif». Il s'élève à 30% pour toute vente effectuée dans l'AppStore -qu'il s'agisse d'un titre de presse, d'un jeu vidéo ou d'un morceau de musique. Mais bien plus que le niveau du taux de commission, c'est la perte de contrôle sur sa relation client qui inquiète la presse. «Les données personnelles des lecteurs restent la propriété d'Apple et ne sont pas systématiquement partagées avec les éditeurs, pourtant soucieux d'établir une relation de confiance avec leurs lecteurs afin de mieux prendre en considération leurs attentes», soulignent les éditeurs."

(via Le Figaro).


Amazon: Kindle Store en direct pour les auteurs français

Etape suivante, message en anglais dans ma boite mail hier, Amazon porte le fer avec l'ouverture de sa plateforme KDP (Kindle Direct Publishing) en France, qui invite les auteurs à contracter directement avec eux. A la fois pour ceux qui n'auraient pas encore signés leurs avenants numériques ou pour ceux qui "recherchent éditeurs désespéremment". La démarche est aussi à destination des éditeurs qui voudraient se passer de plateforme de distribution intermédiaire. Suivez le guide!

PS: premier cas d'école est bien entendu Marc Lévy.

October 2011 Edition

box_top.gif

Kindle Direct Publishing (KDP) Now Enables Authors and Publishers to Independently Publish Their Books in the Amazon.fr Kindle Store

KDP authors and publishers can now utilize the new French language KDP website and support to make their books available in France, Germany, the UK, US and more than 100 countries worldwide, while continuing to own the rights to their books. Kindle Direct Publishing (KDP) is a fast, free and easy way for authors and publishers to make their books available to Kindle customers worldwide via Kindle, on the web with Kindle Cloud Reader and on free Kindle reading apps for Android, iPad, iPhone, iPod touch, Windows Phone, PC and Mac. Any books you've published through Kindle Direct Publishing which have rights in France are already available in the new Kindle store on Amazon.fr, based on the list prices and royalty plans you've provided for the Amazon.com store.

The popular KDP 70% royalty option is also now available for books sold in France, Belgium, and Monaco; and authors and publishers can receive their payment in Euros, British pounds or US dollars. For more information and program terms, please visit http://kdp.amazon.fr. 

"Authors and publishers can now reach more readers by using Kindle Direct Publishing to make their books available to French customers in the new Amazon.fr Kindle Store, as well as customers all over the world," said Greg Greeley, vice president, European Retail. "Authors in many countries have already seen tremendous success with KDP, like American author John Locke who has sold more than 1 million Kindle books using KDP, and we're happy to bring the program to French authors and publishers."

For the full press release, click here


Potati sur Techcrunch!

PotatiJe vous avais parlé de ce navigateur web pour nos plus petits. Le site Potati a aujourd'hui les honneurs de Techcrunch:

"Potati, a donc une excellente opportunité de conquérir le marché francophone avec son produit et se démarquer ainsi des autres acteurs pour espérer même s’étendre en Europe. Seule réserve qu’on peut émettre sur ce service c’est l’offre unique qui s’adresse à une tranche d’âge (3–12ans), à mon avis, un peu trop large. Je pense qu’un enfant de 11/12ans n’a pas du tout les mêmes attentes du web qu’un tout petit de 3 ou 4ans. L’interface même très ludique et colorée de Potati peut se transformer en un frein pour les plus âgés qui auraient tendance à vouloir un web “comme celui des grands” et non pas un navigateur qui ressemble plus à leur livre de coloriage quand s'il était en petite section. Pour l’instant, Potati n’est qu’à ses débuts et peut être qu’une telle segmentation interviendra plus tard après plus de retours des utilisateurs".

Vive Potati!


Thalia: l'Oyo II pour concurrencer le Kindle

OyoLa chaîne de librairie allemande Thalia remet le couvert avec un Oyo II qui ressemble comme deux gouttes d'eau à son frère ainé. Lecteur 6 pouces avec toujours la technologie SiPix. Le processeur sans doute plus rapide. A voir en test bientôt, l'écran semble également un peu moins gris que le précédent. Jusqu'où? Ce lecteur sera t-il aussi vendu au travers des boutiques France-Loisirs? Prix à 99,99€ en version wifi et 149€ en version 3G sur le site. La concurrence va être rude avec le Kindle allemand. Comme dit Digital Reader, il aurait peut-être été plus judicieux de prendre un partenariat avec Sony pour vendre le Sony PRS-T1 (via TheDigitalReader).


Chroniques de lecture - 31

ChroniqueAmusante coincidence ce matin de trouver dans ma boite mail la chronique de Thierry sur le livre que j'ai chroniqué hier. Nous ne nous étions pas passé le mot!

"Mémoires d'un vieux con", Roland Topor, Editions Wombat.

Comment? Vous ne le saviez pas?
Oui c’est Topor qui a inventé le dadaïsme, le surréalisme et le cubisme. Le ponctualisme et le glissisme? C’est lui aussi. Entre autres «isme»!
Comment? Vous n’avez jamais su?
Oui c’est Topor qui a trouvé le titre d’un roman d’Ernest Hemingway, «Pour qui sonne le glas.».
Comment? Vous n’avez jamais entendu parler de ça?
Oui c’est bien Topor qui a écrit le célèbre et sulfureux roman «Histoire d’O» et pas Pauline Réage.
Comment? Vous étiez persuadé que c’était Breton qui avait écrit le Manifeste du Surréalisme?
Memoires-vieux-con-Topor-200x300Ben non figurez-vous, c’est Topor.
Comment? Vous n’étiez pas au courant?
Le fameux train de Trotski était exclusivement réservé à Topor pour qu’il voyage dans la nouvelle Union Soviétique.
On ne vous dit pas tout!
Vous ne me croyez pas?
Pas la peine d’aller vous précipiter sur votre encyclopédie Universalis ou sur votre Wikipédia adoré. Ils vous mentent!
Lisez les mémoires de Roland Topor, vous allez vous en frotter les yeux d’émerveillement. La vie de Topor c’est la piste aux étoiles.
C’est un hymne à la vie. C’est une franche rigolade, camarade. C’est toute une histoire de l’art «décontenue».
Topor n’est pas un vieux con. Il a de la mémoire lui! Il a tout vu, tout connu. Pourtant Topor reste encore aujourd’hui ni vu ni connu alors si ça vous dit de vivre à la Topor, n’hésitez pas un seul instant, lisez ses mémoires du XXème siècle. De Freud à Trotski, de Picasso à Malraux, de Braque à Giraudoux, de Chagall à Cocteau, de Sartre à Camus, il les a tous connus!
"Je les ai connus, tous! Et ceux que je n'ai pas rencontrés en chair et en os, je les ai vus à la télévision. C'est moi qui leur ai donné leurs meilleures idées..." dit-il.
Vous verrez, ce Topor là sera vraiment, très, très généreux avec vous... pour ma part il ne le sera jamais trop!
Topor reviens... ils sont tous devenus fous les artistes!!!!

T.C.

Lu dans le cadre du Club des Livres Numériques.

Logo CLN


Stephen King et l'affaire Kennedy

SkingAprès le court livre Mile 81 mis en vente début septembre à petit prix, le prochain roman de Stephen King sera consacré à l'assassinat du président Kennedy et enrichi d'une vidéo de 13mn de l'auteur lui-même. Sortie le 8 novembre prochain aux Etats-Unis. Un prix à 18,99$, un peu moins de la moitié des 35$ de la version imprimée, 864 pages obligent. On est maintenant loin des 9,99$ du standard Amazon! (via Simon and Shuster).


Mémoires d'un vieux con, Roland Topor

Memoires-vieux-con-Topor-200x300Belle initiative des Editions Wombat qui ont la bonne idée en cette rentrée de rééditer Roland Topor et notamment ses "Mémoires d'un vieux con", petite perle d'humour noir paru en 1975. La pseudo autobiographie d'un artiste qui a traversé tout le XXème siècle, qui a tout vu, tout connu, tout inventé. Au début, on ne sait pas trop si c'est du lard ou du cochon, on recherche de quel artiste il peut bien s'agir, Topor lui-même? Roland Topor, ce touche à tout génial, illustrateur, peintre, écrivain, poète, metteur en scène et j'en passe. Et puis au bout de quelques dizaines de pages, on est entraîné dans une pure folie burlesque. Tout défile, toute l'avant-garde artistique des années 1900/1920 dans le Paris bohème y passe, que le "jeune con" partage au quotidien, conseille, met sur la voie, puis est finalement pompé complètement, point d'orgue le maître Picasso qui plagit ses toiles à tour de bras:

"Picasso tint à m’accompagner. Il voulait tout connaître de moi et de mon passé. Savoir comment je travaillais, quelles influences j’avais subies, ainsi qu’une foule d’autres choses. Le Catalan était armé d’un revolver, don de Jarry, et, par jeu, il le pointait sur ma nuque. Comme nous étions arrivés devant ma porte, je lui proposai de monter prendre un dernier verre. Il accepta. Je lui montrai "Les Demoiselles d’Orange" que j’avais renoncé à emporter en raison de leur taille. Il parut bouleversé. Je ressentis un petit pincement au cœur, quelques jours plus tard, en découvrant dans son atelier Les Demoiselles d’Avignon. Il eut beau m’assurer que son tableau n’avait aucun rapport avec la Provence et que le titre faisait simplement allusion à une maison close de Barcelone, je ne fus pas dupe. Pour être tout à fait franc, je dus me mettre au lit pour une quinzaine."

Topor1Et ça continue, Proust qui a une révélation subite lorsqu’il l’entend évoquer "les meilleures madeleine de Paris qui se trouvent dans une patisserie Place de la Madeleine", Charlie Chaplin qui lui doit l'idée de la Ruée vers l'Or, Lénine qui lui propose de rester en URSS pour prendre la main des Beaux-Arts. L'évocation hilarante de sa rencontre avec le pétomane Staline et l'anecdote suivante:

"Staline adorait le haricot d’astrakan mais sa femme refusait de lui en préparer, car ce plat lourd à digérer le faisait péter. Pourtant, un jour, sur la place Rouge, Staline rencontre Malenkov et ils vont déjeuner au restaurant. Il y a du haricot d’astrakan. Staline en prend. Bien entendu, il pète toute la journée et le soir rentre chez lui assez inquiet. Sur le seuil, sa femme l’attend. «Chéri, dit-elle, je t’ai préparé une surprise.» Elle lui bande les yeux et le conduit à sa place devant la table dans la salle à manger. Puis elle court à la cuisine. Profitant de sa solitude provisoire, Staline évacue ses gaz, défait son pantalon, fait circuler l’air vicié qui l’environne, puis, au bruit de sa femme qui revient, se reculotte rapidement. Elle lui retire alors le bandeau des yeux en disant: «Regarde chéri, j’ai invité tous tes amis du Soviet suprême pour ton anniversaire!» –Et c’était vrai! ajoutait Youri, cramoisi. Ils étaient tous là, muets comme des carpes! Staline ne savait plus où se mettre!"

Il petit-déjeune avec Kafka, croise Freud dans sa clinique, est invité par Al Capone qui lui propose 10.000 dollars pour réaliser une fresque à sa gloire et qu'il envoie aux fraises:

"–Vous avez de la chance que je sois italien, fit-il enfin d’une voix sourde. En Italie, on a le culte de la beauté. J’épargne l’artiste que vous êtes, mais je ne veux plus vous retrouver sur mon chemin! Adieu."

Dadaisme, surréalisme, cubisme, tous les "ismes", tous les mouvements artistiques, il a tout finalement inventé, jusqu'au musiciens de jazz qui lui doivent la découverte des bienfaits de la drogue:

"Outre Marcel Duchamp avec lequel je jouais aux échecs, je m’étais fait de nombreux amis parmi les musiciens de jazz, car je n’étais pas conformiste. Je fus, d’ailleurs bien involontairement, à l’origine d’une funeste habitude qui se propagea rapidement dans les milieux du jazz. Jacques Vaché m’avait envoyé un paquet de tabac gris pour mon anniversaire, et j’avais cru qu’il s’agissait d’une citation tirée de ma période cubiste. Comme beaucoup de musiciens roulaient eux-mêmes leurs cigarettes, je fis cadeau du tabac à un joueur de clarinette. J’ignorais que ce farceur de Vaché avait mélangé de l’opium au gris. Mon joueur de clarinette découvrit les bienfaits de la drogue. Il prétendit que l’effet du stupéfiant avait été bénéfique à son art; dès lors, ses camarades ne tardèrent pas à faire régulièrement usage de marijuana. Je déplore le rôle que me fit jouer, à mon corps défendant, Jacques Vaché, mais je ne puis lui en vouloir."

Tout le XXème siècle est convoqué dans les pages, on citerait à l'avenant d'autres passages complets. On finit par avoir un certain vertige. Sa rencontre avec Hitler est un pur petit chef-d'oeuvre d'humour noir que je vous laisse le soin de découvrir.

Ce livre, publié en 1975, deux années seulement après la mort de Picasso qui traverse le livre au propre comme au figuré. On imagine le pavé dans la mare dans le concert ambiant de l'époque.

Bref, je me suis bien marré, un livre décapant qui fait un bien fou. C'est clair, qu'après cela, vous ne lirez plus une autobiographie de la même façon! Il nous manque ce Topor!

La version numérique est à 9,99€ dans les bonnes librairies, à ce prix-là c'est cadeau, et sans DRM, s'il vous plait! Sans rire, vous voyez Topor avec des DRM!!

Lu sur un PocketBook 603 dans le cadre du Club des Lecteurs Numériques.

Logo CLN


Chroniques de lecture - 30

ChroniquePetite chronique ce dimanche de notre ami Thierry, la trentième de la série:

Les autos tamponneuses de Stéphane Hoffman, Editions Albin Michel.
lu en partenariat avec la Librairie Dialogues dans le cadre de lectures croisées et pour le club des lecteurs numériques.

Stéphane Hoffmann est un écrivain français né le 6 mars 1958 à Saint-Nazaire. Il obtient le prix Nimier en 1991 pour son roman «Château Bougon».

Stephane hoffmannPourtant tout avait bien commencé. D’entrée l’auteur frappait fort. Avec une sentence bien ficelée. Le mariage comparé à un tour d’autos tamponneuses. «C’est inconfortable, on prend des coups, on en donne, on tourne en rond, on ne va nulle part mais, au moins, on n’est pas seul.» D’où le titre du roman. Plus imagé... y’a pas! Bien entendu, on n’est pas obligé d’être d’accord mais force est de reconnaître que c’est bien tourné.
Alors voilà. C’est l’histoire de Pierre, marié donc, avec Hélène. Ca se passe en Bretagne, dans le golfe du Morbihan pour être exact. Pierre veut prendre sa retraite mais Hélène, sa femme donc, qui aime son homme quand il est absent, ne veut pas d’un mari qui traîne dans ses pattes à ne rien faire. Ils ne peuvent pas se supporter, ils sont riches, «arrivés» comme on dit et ne fréquentent que leurs semblables: ceux qui sont riches, arrivés et qui ne peuvent pas se supporter. L’auteur surfe sur la petite vague facile du cynisme à la mode de chez nous aujourd’hui: sa plume se veut acerbe, impitoyable, corrosive, désenchantée... que sais-je et que dira-t-on partout dans la presse qui «chouchoute" ce livre. Pas de quoi faire une tempête!
Ces vies ennuyeuses de bourgeois de province à la Chabrol finissent par ennuyer le «pôvre" lecteur!
Surtout quand il tombe sur des phrases de cet acabit: «Jolie femme, certes, appétissante pour qui aime le colossal, mais il semble qu’elle ait de la merde à la place du cerveau: quand elle a parlé, on dirait qu’elle a pété." Hum... hum!
Allons, pour les études de mœurs, retournons, en calèche, voir ce cher Balzac!

Logo CLN


Débat à la Documentation Française

DocA signaler la conférence-débat des mercredis de la DF du 28 septembre dernier qui a réuni Jacques Toubon, ancien ministre; François Maillot, directeur général de la librairie "La Procure"; Christine de Mazières, déléguée générale du syndicat national de l’édition; Christian Robin, maître de conférence à l'université Paris XIII et François Rouyer-Gayette, directeur adjoint au centre national du livre a été mise en ligne sur le site (via Le Motif). Je retiens particulièrement l'appel de François Maillot lancé aux éditeurs pour arrêter les DRM.


Kindle 4 disponible

Kindle2Les premiers ont dû être livrés cette semaine. Le Kindle désormais disponible sur le site français, 48h de délai de livraison. Attention, le chargeur secteur n'a pas l'air d'être compris dans les 99€, il vous faudra rajouter 9,99€, c'est quand même extrêmement pratique. Aujourd'hui, la chronique de Jérôme Colombain sur France-Inter. Le site "Comment ça marche" a fait un premier test, ils sont plutôt convaincus!


Les libraires passent à l'Orange

MathieudemonchaslinAcheter des livres avec son numéro de portable. On en sait un peu plus aujourd'hui sur le type d'offre que proposera Orange en partenariat avec les libraires:

"Le 18 octobre prochain sous l’égide de l’opérateur Orange, rejoint depuis peu par SFR, une trentaine de libraires indépendants et des éditeurs vont se retrouver pour lancer un test, d’un coût de 5 millions d’euros, alliant la distribution numérique aux boutiques physiques. Le projet va être présenté à la commission du grand emprunt avant la fin de l’année, et il devrait être opérationnel au cours du premier semestre 2012.

«Aujourd’hui, de nombreuses personnes se rendent dans les bars-tabacs pour recharger leurs cartes de téléphonie mobile alors qu’elles pourraient le faire sur Internet, explique Matthieu de Montchalin, président du Syndicat de la librairie française (SLF). De la même façon, nous voulons permettre à nos clients de choisir un livre sous sa forme papier et/ou numérique dans nos boutiques. En donnant son numéro de mobile, elles pourront ensuite retrouver cet ouvrage sur leur téléphone, tablette ou liseuse. Pour les libraires et les opérateurs de téléphonie il s’agit d’une opportunité très forte de créer une alternative crédible européenne face aux américains Amazon et Apple».

Plusieurs réunions se sont déjà déroulées ces derniers mois autour de groupes de travail pour résoudre les questions juridiques et commerciales liées à une telle offre.

Techniquement, Orange et SFR veulent proposer un service inspiré des sites de musique en ligne Deezer ou Spotify. Le lecteur se connectera à Internet pour accéder à son livre stocké dans le réseau (le nuage). «Il sera également possible d’accéder à l’ouvrage sur son téléphone ou sa tablette même si l’utilisateur n’est plus connecté. C’est tout l’enjeu du test de valider cela», explique David Lacombled, directeur délégué à la stratégie des contenus chez Orange.

Cette opération se fera également en partenariat avec les éditeurs et l’Institut des Télécoms. Tous ces acteurs vont solliciter le grand emprunt et Oseo pour financer ce prototype. «Nous voulons assurer aux lecteurs qu’il pourront lire un livre numérique sur n’importe quel terminal, toujours accessible et qu’il pourra le retrouver même s’il change d’opérateurs de télécommunications», insiste David Lacombled." (via le blog de l'Express).

Accéder au cloud Orange sur les Kindle, Kobo, Sony, Cybook, Pocketbook, ça marche comment? Un test à 5 millions d'euros, tiens, j'entends d'ici les commentaires de certains...


Tout sur Babelio!

Petit communiqué de nos amis de Babelio, ces ours que beaucoup adorent et qui ont fait l'objet d'un petit reportage sur France5 très bien fait.

Découvrez le premier tome de Prophétie!

En partenariat avec Bayard Jeunesse, Babelio a permis à 20 lecteurs de découvrir en avant-première le premier tome de Prophétie, la nouvelle série de l’auteur de Cathy’s Book. Pour en savoir plus, découvrez le livre et le jeu sur le site dédié.

Aidez-nous à mieux vous connaître en répondant à l’enquête Babelio/Harris Interactive

Nous lançons aujourd’hui une grande enquête pour mieux connaître les membres et les visiteurs de Babelio. Prenez quelques minutes pour répondre: il y a 2000 euros en bon d’achat à gagner, et en répondant, vous donnez un coup de pouce à Handicap International ou à Solidarité Internationale.

Pour répondre, c’est ici!
L'équipe de Babelio sur le petit écran!

Nous avons eu l'honneur de faire l'objet d'un reportage pour France Télévisions et plus exactement pour la toute nouvelle émission de France 5, Entrée Libre, qui est diffusée tous les jours de la semaine à 20 heures.

Grâce à ce reportage vous pourrez en savoir un peu plus sur les coulisses de votre site littéraire préféré et pourrez enfin mettre un visage sur certains de vos interlocuteurs habituels!

Si ce reportage vous intéresse et que vous mourez d’envie d’en savoir plus sur l’équipe et les coulisses de Babelio, rendez-vous dès maintenant sur le billet de notre blog consacré à ce reportage!


Kobo chez WHSmith

WhsmithDécidément le petit livre électronique Kobo a le vent en poupe. Après l'annonce cette semaine de la Fnac, c'est la chaine de librairies anglaises WHSmith qui vient d'annoncer un partenariat avec le groupe nord-américain Indigo, propriétaire de Kobo. Prix à 89,99£ (102€) pour le modèle de base et 109,99£ (125,70€) pour le modèle Touch, des indices pour nous sur les prix du Kobo à la Fnac? (via TheBookSeller).


Actes Sud: une offre numérique avec DRM

Actes_sudActes Sud arrive enfin sur le numérique. C'était l'un des derniers grands absents de l'offre numérique en France. L'éditeur arrive au travers de la plateforme EdenLivres rejoignant les trois grands groupes La Martinière, Gallimard et Flammarion. 29 titres pour l'instant avec déjà des best-sellers comme Camilla Lackberg, Mathias Enard, etc. Côté prix, pas d'effort particulier, on suit la politique des grands groupes. On regrettera bien entendu la présence des DRM; un peu dommage qu'un éditeur qui doit tant à la librairie indépendante arrive au moment où Amazon déboule sur le marché français en confirmant les modèles propriétaires américains. J'espèrais beaucoup du côté d'Actes Sud. Le signal fort de Minuit, Métailié, Libella, Harmonia Mundi et bien d'autres sera resté lettre morte. On sait depuis longtemps maintenant que ces DRM représentent une réelle contrainte pour les libraires indépendants qui souhaitent accéder à ce marché. Tant pis pour eux, une nouvelle fois. Messieurs, on ne semble pas avoir besoin de vous. Les DRM en France, on va encore en avoir droit pour longtemps malheureusement, avec les incompréhensions et les frustrations de tout ceux qui vont découvrir les joies de l'ACS4 d'Adobe Digital Editions et celle d'Amazon! Le piratage a décidément de beaux jours par chez nous!


Lekti bibliothèque numérique, c'est parti!

Lekti_logoLekti.net bibliothèque numérique, c'est parti! Dérivé du site Lekti-écriture, c'est un nouvel espace pour les éditeurs indépendants défendu par Lekti. Un petit rappel sur le projet Lekti dans son ensemble.

Ouverture donc du site Leki.net aujourd'hui avec le communiqué ci-dessous:

"Nous sommes heureux d’accueillir les lecteurs et les bibliothèques sur le nouvel espace de lecture en ligne de livres, la bibliothèque numérique Lekti.

Le principe de la bibliothèque numérique Lekti est le suivant:
les bibliothèques et collectivités, en France et à l’étranger, peuvent s’abonner à la plate-forme. Cet abonnement permet à leurs lecteurs de disposer d’un compte personnel et d’un acccès illimité à la liseuse Lekti, dispositif de lecture de livres en ligne.

Lekti a choisi de travailler avec plusieurs dizaines d’éditeurs en littérature, sciences humaines, théâtre, poésie et jeunesse pour ce projet. Les éditeurs associés l’ont été en raison de la qualité de leur catalogue. Nous avons la prétention de croire que le catalogue proposé à la lecture ne propose aucun déchet. Notre approche est qualitative, et nous ne voulons pas proposer à la lecture des livres dont l’intérêt reste médiocre.

Si vous êtes lecteur, vous pouvez signaler ce projet à votre bibliothèque, afin qu’elle rentre en contact avec notre équipe, et se faire établir un devis.

Lekti reverse 70% des sommes collectées via les abonnements auprès des éditeurs et des auteurs.

Il est très important, pour nous, de pouvoir soutenir les éditeurs indépendants associés, dans un contexte extrêmement difficile pour ces derniers. Les bibliothèques qui s’abonnent à ce service jouent donc un rôle majeur de soutien à la création littéraire française, tout en offrant à leurs lecteurs des possibilités de découvertes majeures dans le domaine de la littérature ou des sciences humaines.

Si votre bibliothèque n’a pas encore ouvert de compte auprès de Lekti, vous pouvez tout de même prévisualiser entre 10 et 40 pages des livres proposés par les éditeurs.

Les bibliothèques intéressées par notre projet peuvent contacter Delphine Giard, chargée des relations bibliothèques, à l’adresse courriel suivante: delp[email protected], ou par téléphone au 06 13 70 08 62 (00 32 613 700 862 à partir de l’étranger)."

Nous espérons vous permettre de faire de belles découvertes avec votre bibliothèque Lekti.


Voltaire avec le Kindle Fire!

Voltaire à la rescousse du Kindle Fire! Encre, plume, papier, caractère mobile, page imprimée... Le tout qui finit dans le sable! Un choix sans doute pas si anodin, on attend le commentaire de notre ministre de la Culture!

PS: La phrase exacte est:  «Il en est des livres comme du feu de nos foyers; on va prendre ce feu chez son voisin, on l’allume chez soi, on le communique à d’autres, et il appartient à tous». Extraite des Lettres Philiosophiques (via JDK).


Barnes and Noble: pas de livre numérique, pas de livre imprimé

Barnes_and_noble_450Les librairies Barnes and Noble aux Etats-Unis ne garderont pas dans leurs rayons des livres qui ne seront pas par ailleurs disponibles en version numérique sur leurs Nooks. C'est ce qu'a affirmé Jaime Carey, le directeur des achats de la chaîne: "Nous ne prendrons pas de stock de livres physiques dans nos magasins, si nous ne pouvons pas proposer le format numérique. Vendre et promouvoir le livre physique dans nos magasins sans rendre disponible le livre numérique saperait la promesse envers les clients de Barnes & Noble qui est de mettre à disposition un livre, n'importe où, n'importe quand." (via LosAngelesTimes).

Vous imaginez si la Fnac décidait une telle mesure la semaine prochaine!


Auto-édition

Auto_édition ebookPetit relais d'une chronique réalisée par l'un des membres Lordius de notre Club des Lecteurs Numériques:

"Auto-Edition: tremplin ou impasse?" de Paul Leroy-Beaulieu, chez NumerikLivres.
"Paul Leroy-Beaulieu est un professionnel de l’édition numérique, fondateur du site Edicool.
À mi-chemin entre l’ouvrage pratique et l’essai, l’auteur examine les nouvelles opportunités d’édition qui s’offrent aux auteurs grâce à internet et à l’émergence du livre numérique. Il définit la notion d’auteur dans «le nouveau monde numérique», propose une réflexion sur l’ebook, critique vertement l’immobilisme des éditeurs classiques et surtout, brosse le panorama des diverses solutions actuelles en matière d’auto-édition.
Il analyse avec finesse les divers motifs qui poussent un auteur à s’auto-publier. La difficulté de trouver un éditeur classique n’est qu’une des raisons possibles.
Ses positions sont tranchées sans être toujours justifiées. Il prédit par exemple la mort du livre papier…

Venons-en au cœur de l’ouvrage. Voici les 4 pistes principales de l’auto-édition:

1. L’édition à compte d’auteur à l’ancienne. L’auteur paie tout: la conception du livre mais aussi la production des stocks. Il doit assurer tout seul la promotion. C’est la solution la plus risquée, mais aussi la plus payante en cas de succès: l’auteur récupère 100% des bénéfices.
2. L’impression à la demande. L’auteur soumet son manuscrit à un site comme lulu.com ou Édilivre. Dans le cas de ce dernier, les services de base sont gratuits. L’auteur ne paie que les livres qu’il commande, avec une ristourne de 20%, charge à lui de les revendre. Les éditeurs de ce secteur ne sont pas distribués en librairie, quoi qu’ils prétendent. C’est à l’auteur de faire sa promotion. Bon courage. Généralement, il ne vend qu’au cercle des proches.
3. Le crowdfunding ou édition participative. Prenons le cas du leader, MMC Books. L’auteur soumet son manuscrit à l’éditeur. Après un premier filtre, des extraits sont proposés aux lecteurs. Ils votent pour le meilleur manuscrit et investissent sur leur poulain. Lorsque 20 000 € (quand même!) sont réunis, soit 2000 investissements de 10€, un contrat est proposé à l’auteur avec un vrai éditeur réputé, XO Éditions. XO ne prend pas de risque et les 2 000 investisseurs se partagent 25% du produit des ventes.
4. L’auto-édition sur une grande plateforme de référence: l’iBooks d’Apple ou le Kindle Direct Publising d’Amazon. Dans ce dernier cas, l’avantage considérable pour l’auteur est d’être référencé chez l’e-libraire le plus réputé de la planète. Un pas important est accompli quant à la promotion, le talon d’achille de l’auto-édition. C’est d’ailleurs la seule solution actuelle pour vendre massivement des ebooks sans être épaulé par un éditeur, en tout cas aux US. Et qui sait, demain en France aussi?"
Lordius

E-lu sur Kindle 3 par Lordius dans le cadre du Club des Lecteurs Numériques.