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Sebastian Rotella : Triple Crossing

Rotella"Bien au-delà du polar, Triple Crossing est une véritable plongée dans le monde des narco-trafiquants d'Amérique Latine et notamment du Mexique. Ce thriller efficace à l'intrigue bien ficelée et haletante où se mêlent action et espionnage, est passionnant et difficile à lâcher. Palpitant!"

[Triple Crossing de Sebastian Rotella chez Liana Lévi]

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Julian Fellowes : Passé imparfait

Fellowes"Venez profiter de cette belle invitation à la saison des débutantes que nous offre Julian Fellowes dans son nouveau roman "Passé Imparfait" et savourer une plongée au cœur du milieu aristocratique anglais des années 60, véritable privilège en ces années où la haute société anglaise est totalement impénétrable.
Pour y entrer, un seul moyen, descendre d'une famille noble. Si ce n'est pas votre cas, ne désespérez pas, Damian Baxter, l'un des héros de ce livre réussit l'exploit d'y entrer sans même montrer patte blanche. L'histoire de cette intégration donnera lieu au récit d'un déclin, à la perte des valeurs figées qui faisaient l'identité et le caractère de l'aristocratie anglaise et au triomphe de la modernité.
Julian Fellowes décrit tout cela avec soin, force précision et beaucoup d'humour alors qu'il a lui-même fait partie de cet univers mondain."

[Passé imparfait de Julian Fellowes chez Sonatine]

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Victoria Hislop : Une dernière danse

Hislop"Deux amies londoniennes Sonia et Maggy décident de partir faire un stage de danse Salsa à Grenade. Sonia s’essaiera également au Flamenco.
Dans leur périple, Sonia fera la connaissance de Miguel, propriétaire du bar El Baril. Dans ce bar d’anciennes affiches et photos attirent l’attention de Sonia, et Miguel va prendre le temps d’expliquer l’histoire des personnages sur ces photos prises avant la sombre période de la guerre civile. Une belle histoire de famille rythmée par les danses espagnoles que les personnages nous font aimer avec passion. Un café à coté de l'Alhambra sert de décor à un secret de famille bien gardé où l'atmosphère fraternelle s'oppose aux violence du monde, en particulier au régime de Franco pendant la guerre civile espagnole.
Bouleversant, comme tous les livres de cette jeune maison d'édition!"

[Une dernière danse de Victoria Hislop chez LesEscales]

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Mark SaFranko : Putain d'Olivia

Safranko"L'histoire peut se résumer ainsi: c'est une histoire d'amour qui débute par un coup de foudre, une relation où l'on baise autant qu'il est possible et qui se termine mal.
Donc Max Zajack et la belle Olivia sont très amoureux. Max se dit et se veut écrivain, ce qui l'autorise à ne rien glander, sauf quand il fait l'amour avec Olivia, pour saisir l'inspiration si elle se pointe. Comme il faut bien manger et se loger, il travaille parfois. Il fait un concert dans un rade miteux, il a un job de correcteur dans un vague magazine, rien de bien glorieux. Puis Olivia, qui aime l'argent, commence à cumuler les absences.
Max est un loser, un type qui se rêve un grand destin. Certes, il lit beaucoup, du John Fante, du Bukowski, Henry Miller, mais il écrit peu. Son angoisse et ses doutes vont dégrader peu à peu la relation fusionnelle qu'il entretient avec Olivia, jusqu'à ce qu'elle devienne une torture quotidienne, une suite de mesquineries.
Marc Safranko livre une autofiction comme on en a déjà lu. Mais avec un style soigné, voire raffiné, un vrai sens de la formule, un propos désabusé, un humour désinvolte, un ton mélancolique, c'est un roman qu'il ne faut pas manquer."

[Putain d'Olivia de Marc SaFranko chez 13ème Note]

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Jean-Paul Didierlaurent : Le Liseur du 6h27

Liseur"Roman d'amour! J'ai découvert avec ce livre que j'aimais les romans d'amour… Amour du livre, amour de l'écriture, de la lecture, de la prose comme de la poésie.
Le narrateur, «liseur du 6h27», prend toujours le même RER, le matin à la même heure, pour se rendre à son travail, il monte toujours dans la même rame, s'assied sur le même strapontin, celui de droite en montant. Ce n'est pas par obsession, c'est par nécessité de marquer le temps, l'espace, comme on corne la page d'un livre pour se souvenir où l'on a arrêté sa lecture.
Et tous les jours de la semaine, dans le RER, il lit une page, à voix haute, une page d'un livre, feuille volante, feuille volée, au hasard, roman, essai, pratique (ce qui n'aurait pas été pour déplaire à Louis Calaferte, l'auteur de Septentrion, de La mécanique des femmes, lui qui incitait à lire tout et n'importe quoi, mais à lire).
C'est un livre simple, d'écriture simple, qui vous procure un réel bien-être et ouvre, une fois refermé, tout un champ de réflexion. C'est un peu comme quand on jardine, on remue la terre pour l'aérer, elle foisonne; là, pareil.
Et la lecture s'y niche jusque dans les latrines d'un hypermarché, sur les murs de faïence blanche, immaculée comme la page blanche sur laquelle s'écrit une histoire, une fissure qui à elle seule dit l'Histoire, parce que apparue à un temps donné historique, mesurée à un autre et vécue et relatée par «un ancien». C'est un roman plein d'humour quand bien même il est tragique. C'est de «la littérature à l'estomac» à vous couper les jambes!
Je n'en dis rien d'autre, à vous de lire…"

[Le Liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent chez Le Diable Vauvert]

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Zadie Smith : Ceux du Nord Ouest

Smith"Zadie Smith nous livre ici le portrait de quatre personnages, quatre êtres humains ayant grandi dans les quartiers malfamés de Londres et pour qui misère est synonyme de vie. Alors qu'ils se sont côtoyés puis désirés, qu'ils ont connu les mêmes misères, qu'ils ont souffert les mêmes violences, Nathalie, Nathan, Félix et Leah ont atteint ce stade où les destinées après s'être unies, s'opposent. Aujourd'hui chacun a dépassé la quarantaine, certains ont réussi socialement, d'autres sont toujours plongés dans les affres du quotidien. Et pour eux, la prospérité de leurs x-compagnons de route est difficile a accepté. Nathalie fait partie de ses personnages qui ont réussi. Devenue une avocate de renom, elle a souffert toute sa vie de sa condition, être une femme dotée de grandes capacités intellectuelles, car dans son quartier, la réussite n'est pas envisageable. Pire, elle est perçue comme une trahison, un mépris des origines...
«Ceux du Nord Ouest» est un texte tout aussi «cosmopolite» que le quartier qu'il décrit. Il est à la fois roman d'apprentissage, roman social, roman psychologique et défenseur de la cause féminine."

[Ceux du Nord Ouest de Zadie Smith chez Gallimard]

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Aline Kiner : La Vie sur le fil

Kiner"Quand l'ombre devient lumière...
C'est la sensation perçue à la fin de la lecture du deuxième premier roman d'Aline Kiner. Deuxième car il fait suite au super "Le jeu du pendu" qui nous entrainait dans une intrigue policière en plein cœur d'un village de Lorraine. Premier car "La vie sur le fil" ne nous emmène pas sur une enquête mais plutôt sur une quête où Eva redonne corps à des êtres disparus depuis des millénaires. Où Gabriel effectue un reportage, en tant que photographe, dans la vallée des morts en Égypte. Où Marc tente une nouvelle vie dans la Drome après le décès de sa mère. Autour d'eux, bien d'autres personnages tous aussi importants, touchants, apparaissent comme les pièces d'un puzzle où aucune pièce ne manque à ce roman, surtout pas celle de la vie!
Roman riche, foisonnant, à lire absolument!!"

[La Vie sur le fil de Aline Kiner chez Liana Lévi]

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Joseph Boyden : Dans le grand cercle du monde

Boyden"Ce roman est une fresque de l'époque comme je n'en avais jamais lue. J'ai beaucoup appris sur les coutumes indiennes, certaines m'ont fascinée au point que j'en ai parlé avec mes proches. Ce fut le cas du Festin des morts, qui avait lieu environ tous les douze ans, quand les indiens devaient changer de village après l'épuisement des ressources environnantes. Les Hurons déterraient alors leurs morts et nettoyaient avec soin les os, les mettaient dans des petits sacs afin de pouvoir les enterrer près de leur nouveau village. Le jésuite, lui, s'étonne que les indiens ne lèvent jamais la main sur leurs enfants et décident que ce sera une pratique à changer dès qu'ils seront convertis. La rencontre entre les blancs et les indiens correspond bien sûr au moment où les indiens découvrent les armes, Oiseau lui-même va posséder sa toute première arme, mais aussi au moment où ils succombent aux épidémies apportées par les blancs. Joseph Boyden nous montre que même si les blancs étaient repartis chez eux, cela n'aurait sans doute pas suffi; les iroquois et les Hurons étant à l'époque engagés dans une guerre qui aurait décimé l'une des deux tribus. L'absence d'angélisme et de manichéisme est l'un des grandes qualités de ce roman. L'auteur utilise un peu d'humour, notamment quand les indiens découvrent l'écriture qu'ils prennent pour un tour de magie, et heureusement car évidemment, on ne peut pas dire qu'il y ait beaucoup d'espoir.

Je suis persuadée de retrouver très bientôt des extraits de ce roman dans les manuels d'anglais et dans les textes de bac. Les personnages sont attachants, quelque soit le camp choisi, à l'exception des iroquois, toujours représentés comme de vrais sauvages (j'attend d'ailleurs avec impatience un roman qui se place du point de vue iroquois). J'aurais juste aimer un tout petit peu d'émotion."

[Dans le grand cercle du monde de Joseph Boyden chez Albin Michel]

Posté par Valérie
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Hervé Le Corre : Après la guerre

Hervelecorre"Bordeaux dans les années cinquante. Une ville qui porte encore les stigmates de la Seconde Guerre mondiale et où rôde l’inquiétante silhouette du commissaire Darlac, un flic pourri qui a fait son beurre pendant l’Occupation et n’a pas hésité à collaborer avec les nazis. Pourtant, déjà, un nouveau conflit qui ne dit pas son nom a commencé: de jeunes appelés partent pour l’Algérie. Daniel sait que c’est le sort qui l’attend. Il a perdu ses parents dans les camps et est devenu apprenti mécanicien. Un jour, un inconnu vient faire réparer sa moto au garage où il travaille. L’homme ne se trouve pas à Bordeaux par hasard. Sa présence va déclencher une onde de choc mortelle dans toute la ville. Pendant ce temps, d’autres crimes sont commis en Algérie…

L'auteur nous livre une oeuvre forte qui présente une humanité complexe et attachante. Il est difficile de s'arracher à la lecture de ce roman..."

[Après la guerre de Hervé Le Corre chez Rivages]

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Jean Echenoz : Caprice de la reine

échenoz"Merci Monsieur Echenoz! Merci de nous offrir ces quelques textes parus à diverses occasions, et dire que nous aurions pu les manquer! Voici sept délicieuses situations tout en détails et sensation, où Jean Echenoz nous dévoile une pensée en chemin aussi drôle qu'érudite. A chaque chapitre, et en quelques pages, l'auteur plante les bandrilles d'un nouveau drame et nous laisse le sourire aux lèvres, complice de son plaisir d'écrire. Dans le chapitre qui donne son titre à l'ouvrage, Caprice de la reine, Jean Echenoz décrit le paysage qui l'entoure, jusqu'aux fourmis qui l'assaillent. Puis c'est Hérodote que nous relisons sous la plume de l'auteur de Courir, pour une description de Babylone aussi subjective que partielle. On se délecte enfin du récit de l'Histoire des ponts avec Gluck, héros (malheureux) passionné de génie civil. Quant aux escapades de l'auteur vers le Bourget qui closent l'ouvrage, elles sont criantes de vérité, d'humanité également. C'est un immense plaisir de redécouvrir Jean Echenoz, quel beau livre!"

[Caprice de la reine de Jean Echenoz chez Minuit]

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Jean-Christophe Rufin : Le Collier rouge

Rufin"En plein cœur de l'été 1919, le soldat Morlac est en prison où il attend la visite de Hughes Lantier du Grez, juge militaire, qui va devoir évaluer et rendre son verdict sur les faits qui sont reprochés à ce jeune héros brillamment décoré de la guerre.
Dans la torpeur et la chaleur de l'été, que les aboiements incessants d'un chien viennent troubler, l'affrontement entre les deux hommes va avoir lieu, sous le regard de Dujeux, le gardien de prison. Que reproche-t-on à Morlac? Pourquoi de tels agissements? Les séquelles qu'il porte de la guerre justifient-elles ses actes? Et pourquoi a-t-il renoncé à tout contact avec Valentine la mère de son fils? C'est donc dans une véritable partie de cache-cache avec le prisonnier que le juge devra comprendre et démêler les motivations qui ont poussé Morlac à un tel geste.
Ce beau roman, qui restitue parfaitement l'atmosphère d'après-guerre, se lit avec beaucoup de plaisir et d'empathie pour les protagonistes. Jean Christophe Rufin signe là un livre que tous les publics pourront apprécier."

[Le Collier rouge de Jean-Christophe Rufin chez Gallimard]

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Lola Lafon : La Petite communiste qui ne souriait jamais

Lolalafon"Comment rendre vivant et passionnant un livre sur la gymnastique féminine, tel est le pari pris par Lola Lafon dans son nouveau livre "La Petite communiste qui ne souriait jamais". Retraçant le parcours emblématique de Nadia Comaneci, prodigue juvénile qui a révolutionné le monde de la gymnastique entre 1976 et 1980 avec des prouesses spectaculaires, Lola Lafon nous livre bien plus qu'une simple biographie. Avec beaucoup de tendresse, et un travail de recherche bien documenté, elle retrace le parcours de cette petite fille de 7 ans arrachée à sa famille et entraînée pour devenir une athlète hors du commun. Mais bien plus qu'une athlète, elle devient une icône, adulée par son peuple et un formidable outil de propagande pour le régime communiste roumain. Otage d'un système, Nadia repousse toujours plus loin ses limites en faisant preuve d'un sang froid phénoménal, en s'imposant des performances de plus en plus dures. En nous détaillant avec précision ses séances d'entraînement, son régime alimentaire, Lola Lafon nous décrit comment le régime communiste roumain conditionne Nadia en machine à remporter des victoires. Mais pas seulement. Otage d'un système Nadia est aussi otage de son corps qui grandit, sa croissance la déstabilise, la renvoi à l'adolescence qu'elle devient et la futur femme qu'elle deviendra. A travers le portrait de cette petite fille, Lola Lafon nous livre une belle réflexion sur le travail du corps, l’appréhension de l'espace, la beauté des performances, les enjeux des compétitions, sur la soif du spectateur toujours plus avide de prouesses. De la Roumanie de Ceaușescu, de ce pays «pas si gris et triste» il reste Nadia, enfant prodigue à la trempe exceptionnelle. Un beau portrait."

A signaler que ce livre a obtenu hier le Prix de la Closerie des Lilas 2014.

[La Petite communiste qui ne souriait jamais de Lola Lafon chez Actes-Sud]

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Edward Conlon : Rouge sur rouge

Conlon"New York, novembre, la pluie, et une Mexicaine pendue à un arbre. Deux inspecteurs du NYPD sont rapidement sur site: Nick Meehan, récemment transféré, et son coéquipier, Esposito, un flic-né qui marche à l’instinct et a du mal à suivre toutes les règles. Au point que les Affaires internes ont chargé Meehan de le surveiller. Mais entre l’inspecteur taiseux et le flic flamboyant, le partenariat qui avait commencé par une forme de trahison se transforme peu à peu en une amitié improbable et complexe sur fond de suicides sordides, de viols en série et de règlements de comptes entre gangs, bref tout ce qui fait la joyeuse routine du NYPD. Loin des millionnaires de Manhattan et de leurs vols d’argenterie, dans les quartiers pauvres, là où personne n’est important jusqu’à ce qu’il tue quelqu’un ou se fasse tuer. Là où il n’y a pas de projecteurs, mais pas de radars non plus. Polar d’intrigue dont la trame matoise semble suivre la fausse contingence du quotidien, Rouge sur rouge est surtout un puissant roman d’introspection. Avec un art de la nuance et un souci du détail qu’il a sans doute gardés de ses années passées au sein de la Force, Conlon décortique la mécanique du binôme, cet attelage à l’équilibre hautement instable constitutif de la police américaine. Tout à la fois chronique d’un New York où ne s’aventurent guère les touristes et phénoménologie de l’esprit policier, Rouge sur rouge élargit à l’extrême le champ de conscience du polar."

[Rouge sur rouge de Edward Conlon chez Actes-Sud]

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Selva Almada : Après l'orage

Almada"Un premier roman tout en tension et très cinématographique. J'ai tout de suite pensé au "Facteur sonne toujours deux fois", le roman de James M Cain et à "La nuit du chasseur", le film avec Robert Mitchum dans le rôle du prêcheur fanatique et sanguinaire. Pourtant ce n'est pas un roman noir ni même un western. Unité de lieu, de temps et d'intrigue, c'est plutôt de la tragédie antique que ce court roman pourrait tenir si la violence n'y était pas tenue à l'écart... ou pour la suite. Après l'orage. Juste après."

[Après l'orage de Selva Almada chez Métailié]

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Emmanuel Grand : Terminus Belz

Terminusbelz"Un polar à gros coefficient! Obligé de brouiller les pistes pour échapper à la mafia qui le poursuit, Marko Voronine trouve refuge sur Belz, petite île en Bretagne au large de Lorient. Le climat est rude et "l'île des fous", comme la surnomme les locaux, agitée par de curieuses légendes. Les pêcheurs perçoivent d'un mauvais oeil cet étranger venu leur "prendre" du travail dèjà difficile à trouver pour chacun d'eux. Aussi, quand adviennent plusieurs événements morbides, Marko se retrouve inexorablement désigné comme le coupable idéal. Mais qu'en est-il? Est-ce l'Ankou, l'ange de la mort comme l'appellent les habitants de l'île? un tueur parmi les habitants? Ce polar mêle avec brio huis clos inquiétant et course poursuite haletante. Une grande réussite!!!"

[Terminus Belz de Emmanuel Grand chez Liana Levi]

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Claro : Les Souffrances du jeune ver de terre

Claro"Frédéric Léger, trente-cinq ans, ne se remet pas du départ de la femme de sa vie. Entre deux gueules de bois et autant de crises d’angoisse, il loue ses services de correcteur aux éditions de la Convivialité Transactionnelle Interprenariale, maison spécialisée dans des ouvrages prônant le libéralisme le plus décomplexé. Une nuit, il se retrouve suivi, puis passé à tabac, par deux types patibulaires venus récupérer un jeu d’épreuves qui lui a été confié pour relecture. Tout à sa dépression, notre homme ne sait plus ce qu’il en a fait et risque rien moins que sa peau…
Jouant des codes du roman policier mais plus encore des mots, qu’il manie en artificier, Claro offre avec Les Souffrances du jeune ver de terre un vrai polar politique dévoyé par une exubérance stylistique désopilante. La morale rappellera qu’aucun écrit n’est parfaitement innocent, et qu’un stylo manié avec esprit est bien plus percutant qu’une arme tenue par un imbécile."

[Les Souffrances du jeune ver de terre de Claro chez Actes-Sud]

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Diane Brasseur : Les Fidélités

Fidelités"Quelques jours avant les fêtes de Noël, un homme de 54 ans décide de faire un point sur sa situation. Depuis un an, il mène une double vie: Quand il travaille à Paris, il vit chez Alix, sa maîtresse, de 20 ans sa cadette. Mais le week-end, il retrouve avec plaisir sa femme et sa fille à Marseille. C'est un homme heureux dans ses deux ménages, qui ne sait plus qui il trompe vraiment. Il n'est pas antipathique et alors que nous devrions le détester, nous découvrons un homme sensible, définitivement amoureux et romantique...
Un livre qui pose la question sur l'amour et les fidélités."

[Les Fidélités de Diane Brasseur chez Allary Editions]

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J. Robert Lennon : Mailman

Mailman"ATTENTION! Mailman lit votre courrier.
Ne le brusquez pas, laissez-le faire, et entrez dans l'univers furieusement grinçant de ce facteur frappadingue. De la Floride au Kazakhstan, ce looser magnifique vous sera aussi attachant qu'il est inadapté.
Digne successeur de la "Conjuration des imbéciles", Mailman est un chef-d'oeuvre génialement timbré!"

[Mailman de J. Robert Lennon chez Monsieur Tousssaint Louverture]

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PS: joint une chronique chez BookAlicious


Alan Bennett : La Dame à la camionette

Bennett"Drôle et dramatique. Avec son accord et pour échapper à une nouvelle mise en fourrière, Miss Shepherd a posé sa camionnette dans le jardin d'Alan Bennett. Elle y restera vingt ans, jusqu'au décès de la vieille dame. Alan Bennett fait le récit de cette curieuse cohabitation en alternant humour, détachement, ironie, agacement, affection et même amitié. L'histoire est tout à la fois drôle et dramatique. Drôle du fait de l'excentricité de la vieille dame, de ses caprices, de ses lubies, de ses humeurs, de ses pudeurs. Dramatique parce que l'embourgeoisement du quartier a eu raison du stationnement de la camionnette dans la rue, parce que Miss Shepherd vit dans ce qu'il faut bien appeler un "logement indigne", parce que son exclusion a duré jusqu'à sa mort, parce qu'on ne saura pas qui elle était vraiment... Et on s'inclinera devant la patiente générosité d'Alan Bennett."

["La Dame à la camionette" d'Alan Bennett chez Buchet-Chastel.]

Coup de coeur de Jean. Posté par Jean T. (Librairie Le Pain des Rêves)
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Alexis Ragougneau : La Madone de Notre-Dame

Madone[Les succès de librairies portent bien leurs noms. Premier coup de coeur de libraires repéré sur le site LesLibraires.fr, le premier polar d'Alexis Ragougneau "La Madone de Notre-Dame" dans la collection Chemins Nocturnes, chez Viviane Hamy.]

"Notre-Dame de Paris, 16 août, au lendemain de l'assomption de la vierge Marie, une jeune fille «vêtue de blanc et belle comme le jour» est retrouvée assassinée dans le sanctuaire de la vierge au cœur de la cathédrale.
Branle-bas de combat! Il faut faire vite pour éviter le scandale et empêcher les 50.000 visiteurs quotidiens de trouver porte close.

Une enquête menée de front par le commandant Landard de la brigade criminelle, le lieutenant Gombrowicz (qui éteint sa gitane dans le bénitier) la jeune procureur Claire Kauffmann «Mignonne, froide comme une lame et raide comme la justice» et bientôt rejoint par le Père Kern qui effectue comme chaque été les remplacements à Notre Dame...

Une enquête rondement menée, en une semaine, comme l'intitulé des chapitres le mentionne: Lundi, Mardi... Une écriture efficace, des expressions et des dialogues percutants... Il y a du Audiard dans ces personnages de seconde zone aux allures de second rôle.

Autant dire qu'on ne s'ennuie pas une minute."

Posté par Olivier H. (Librairie Le Neuf)
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