307 notes dans la catégorie "Etats-Unis"

Etats-Unis : l'éducation inspire Amazon

InspireOn a beaucoup parlé il y a quelques mois de l'accord entre Amazon et Canopé, le réseau de création et d'accompagnement pédagogiques sous la tutelle de l'Education Nationale. Ils sont tous dans les starting-blocks les Apple, Google, Microsoft, peut-être demain Facebook. L'enjeu de l'éducation institutionnelle est considérable pour les GAFA anglo-saxonnes. Amazon annonce aujourd'hui aux Etats-Unis la sortie d'un programme Inspire en version béta. Il s'agit d'une plate-forme gratuite pour les enseignants, pour rechercher, découvrir et échanger des ressources éducatives. Amazon collabore d'ores et déjà avec le département de l'éducation américain sur ce programme (via NewYorkTimes). Nul doute qu'Amazon prépare activement son arrivée demain sur de nouveaux supports de lecture en couleur. Au début de l'année, Amazon annonçait le développement d'une équipe en Chine autour de la production du procédé Liquavista. Contenus, contenants, les choses s'activent, 2017? 2018? Le compte à rebours semble bien lancé...


Etats-Unis : les prix des ebook à la baisse depuis six mois

PriceLa recherche du juste prix. Un billet très intéressant sur le site GoodeReader qui donne des relevés de prix aux Etats-Unis. Les éditeurs des majors américaines auraient revu leur stratégie de hausse des prix, qui a sans doute conduit à des ventes de livres numériques qui stagnent voire même reculent aux Etats-Unis. Le constat est sans appel, le prix est l'élément prépondérant pour les lecteurs. Depuis six mois, ces relevés traduisent des baisses de prix au-delà de 15% pour les nouveautés, entre 10 et 15% pour les titres de fond. Nous verrons en fin d'année si les ventes repartent...


James Patterson lance la collection Bookshots

Bookshots"Moins de 150 pages, moins de 3 dollars, impossible à lâcher". C'est le slogan de la nouvelle collection de thrillers Bookshots de James Patterson, chez Little Brown la filiale américaine d'Hachette. Son objectif, amener à la lecture des jeunes qui reculent pour l'instant devant des paginations et des prix plus importants. Deux premiers titres (Cross Kill et Zoo) sont parus, une dizaine d'autres suivront d'ici la fin de l'année. Les versions imprimées sont vendues 4,99$, les versions numériques suivent à 3,49$. Intéressant de voir un auteur reconnu comme James Patterson rechercher de nouveaux formats de lecture. Il a invité d'autres auteurs à le rejoindre. A savoir si cette expérience sera suivie par ses éditeurs français. Le "format court" dont on parle beaucoup depuis quelques années, Patterson pourrait bien le populariser. Une nouvelle révolution en marche? Comme il le dit lui-même, "quand on les trouvera dans toutes les pharmacies". A suivre... (via NewYorkPost).


Etats-Unis : le rapport Nielsen pour 2015

NielsenL'institut Nielsen a publié la semaine dernière un rapport sur la situation de l'industrie du livre aux Etats-Unis. On retrouvera les indicatifs déjà très largement relevés depuis le début de l'année. Un recul du livre numérique sur le marché global (les hauses de prix importantes sont passées par là), la montée en puissance de la lecture sur smartphone. La part des grands groupes américains s'érode peu à peu au profit de l'auto-publication et de l'édition indépendante. Le rapport complet est ici.

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Etats-Unis : les tablettes sortent peu à peu des écoles

SchoolLes ordinateurs remplacent peu à peu les tablettes dans les écoles américaines. Les Chromebook de Google ont le vent en poupe (voir ZDNet). Autre situation côté Apple, le remplacement des tablettes iPad. On se rappelle de la décision retentissante en Californie à l'automne dernier. Mais ce n'est pas un cas isolé. L'Etat du Maine sort les tablettes: "L'état du Maine a interrogé les principaux concernés avant de faire ce choix et une enquête a été menée auprès des enseignants et des élèves du secondaire (collèges et lycées). Les résultats ont été sans appel: non seulement 88,5% des professeurs préfèrent les ordinateurs portables, mais l’iPad n’a pas plus la cote auprès des élèves. Ils sont aussi 74% à préférer l’ordinateur à la tablette. Pourquoi un tel désaveu? Pour les professeurs, la réponse est simple: les iPad ne sont pas assez efficaces sur le plan pédagogique et les élèves les utilisent surtout pour jouer. L’un des enseignants a précisé dans le cadre de l’enquête qu’il était pratiquement impossible d’utiliser les tablettes pour taper du texte. Un autre qu’il ne s’agit que d’un jouet, et l’un d’entre eux va jusqu’à parler de désastre. Mais même les collégiens et lycéens n’en veulent plus et l’un d’eux reconnaît que les jeux que l’on peut y installer sont trop addictifs". Un retour d'expérience dont on devrait peut-être tenir compte en France... (via IGeneration).


Etats-Unis : ComiXology en NetFlix de la bande dessinée

ComixologyC'est parti, ComiXology lance aux Etats-Unis une offre d'abonnement illimité de bande dessinée en streaming à 5,99$/mois. Le premier mois est offert. Un catalogue très important d'éditeurs et d'auteurs indépendants mais les géants américains DC et Marvel sont absents. Les auteurs et éditeurs concernés n'ont même pas été prévenus aux Etats-Unis. Beaucoup d'inquiétudes sur les revenus, on s'en doute. Pour rappel ComiXology est dans le giron d'Amazon depuis avril 2014. Est-ce que l'offre en France suivra? Il faudra pour cela s'entendre avec les éditeurs sur les conditions de rémunération, loi sur le prix unique oblige (via CNet).


Etats-Unis : les auteurs définitivement déboutés face à Google Books

UsaImmense déception pour les associations d'auteurs aux Etats-Unis qui ont été débouté aujourd'hui par la Cour Suprême face au projet Google Books. Ce dernier recours du syndicat américain des auteurs (Authors Guild) faisait appel d'une précédente décision de justice, lorsque des écrivains avaient assigné Google en justice, estimant que la numérisation d'ouvrages sans leur consentement enfreignait leurs droits d'auteur. La justice américaine avait déjà donné raison à Google dans un précédent arrêt daté de 2013. C'est la fin d'une bataille judiciaire qui aura duré près de dix ans. Google valide ainsi son chantier de numérisation industrielle des fonds prêtés par les bibliothèques ; le fameux "Fair Use" -usage équitable- est confirmé une nouvelle fois, auteurs circulez... (via Livres-Hebdo).


Overdrive : 500 nouveaux éditeurs à son catalogue

OverDriveOverdrive, le géant américain de l'offre de livres numériques aux bibliothèques, a profité de l'ouverture de la Foire de Londres pour annoncer des accords avec 500 nouveaux éditeurs internationaux. OverDrive est présent avec des catalogues de 5000 éditeurs dans 50 langues, des partenariats dans 59 pays. En Europe, c'est un accord avec le groupe espagnol Planeta qui retient particulièrement l'attention (via DigitalBookWorld).


ShortEdition séduit les américains avec un premier café à San Francisco

Short-EditionUne belle annonce pour les petits français de ShortEdition. Vous vous rappelez, le concept de "distributeur d'histoires courtes", un petit rouleau de papier imprimé avec des textes plus ou moins longs à lire selon votre temps d'attente dans de nombreux établissements. Ils viennent en effet de séduire les américains avec le Café Zoetrope de Coppola, très en vogue à San Francisco. Lire l'interview que leur consacre Publishingperspectives.


Overdrive arrive en Allemagne

OverdriveOverdrive, le géant américain des offres de prêts numériques en bibliothèques, arrive en Europe, dans un premier temps par l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse avec trois premières bibliothèques. Overdrive, c'est 34.000 établissements partenaires à travers le monde anglo-saxon, plus de 90% du marché américain, c'est dire. Il y a un an, Rakuten mettrait la main sur Overdrive avec un crédo "une entreprise de partage de l'économie en tant que partage de livres", revoir le billet ici et le dossier consacré par l'Enssib en 2014 (via GoodeReader).


Apple : la Cour suprême confirme le cartel des ebooks

Apple"Amazon s'est planté. Il a payé le prix fort pour certains livres et s'est mis à les vendre moins cher, à 9,99$. Les éditeurs détestaient cette pratique: ils se disent que cela ruinent leurs chances de vendre leurs éditions reliées à 28$. Donc, avant l'entrée en scène d'Apple, certains éditeurs avaient déjà commencer à retirer leurs livres d'Amazon. Alors nous leur avons dit de fixer leurs propres prix et de nous donner 30%. Oui, le consommateur paierait un peu plus, mais c'est ce qu'ils voulaient de toute façon. Mais on leur a aussi demandé des garanties: si n'importe qui d'autres vendait le même livre moins cher, on était en droit de s'aligner. Alors ils sont allés chez Amazon et ont exigé le même contrat, sinon ils ne faisaient plus affaire avec eux. Apple n'était pas le premier sur le marché. Etant donné la situation, le mieux pour nous était d'agir vite et de trouver le bon levier pour rafler la mise".

Ainsi s'exprimait Steve Jobs, le PDG d'Apple, dans sa biographie en 2011 (p.569 de la version française). Le "bon levier pour rafler la mise" était bien un cartel et vient aujourd'hui d'être définitivement jugé par La Cour suprême des Etats-Unis qui n'a pas retenu la demande de pourvoi formulée par Apple dans le procès intenté en 2012 à propos du prix des livres numériques. Apple n'a plus aucun recours dans le procès intenté par le ministère américain de la justice, qui avait accusé le constructeur informatique d'avoir fomenté une entente sur le prix des livres numériques aux Etats-Unis, lors du lancement de l'iPad en janvier 2010. Apple devra bien régler 400M€ aux acheteurs de livres numériques identifiés sur la période concernée et éligibles dans le cadre d'une action collective. Il faut aussi y ajouter 50M€ de frais d'avocats. Fin du feuilleton donc pour Apple avec des groupes d'éditions américains qui étaient déjà passé à la caisse depuis longtemps (via Livres-Hebdo).


Accessibilité : une coopération accrue entre la NFB et Amazon

NfbLa NFB, la Fédération Nationale des Aveugles aux Etats-Unis, a annoncé la semaine dernière une coopération accrue avec Amazon (via PRNewswire). Pour comprendre les enjeux de cette annonce, j'ai demandé à Luc Maumet, responsable de la Médiathèque Valentin Haüy et spécialiste des problématiques d'accessibilité, de nous donner son sentiment. Je l'en remercie.

"Le 2 mars 2016 la National Federation for the Blind annonçait une «nouvelle collaboration» avec Amazon pour offrir aux étudiants aveugles et malvoyants des services comparables à ceux des valides. La pression juridique mise, de longues dates, par la NFB sur Amazon porte ses fruits. Le géant du livre numérique se retrouve contraint de faire quelques concessions (comme commencer par accepter la discussion…). Étant donné les piètres états de service de cette firme en matière d'accessibilité c'est une très bonne nouvelle !  

On peut aussi se réjouir, car le travail de lobbying des aveugles américains bénéficiera au monde entier. On se souvient que si les produits Apple offrent aujourd’hui un excellent niveau d'accessibilité c'est parce que les juristes de la NFB avaient su trouver, en leur temps, des arguments à même de convaincre la firme à la pomme.

Mais on attendra de voir les avancées réelles avant de crier victoire. Les premières actions juridiques de la NFB contre des universités qui proposaient aux étudiants d’utiliser le reader d’Amazon Kindle Dx, solution de lecture à la très mauvaise accessibilité, datent de… 2009. La route de l’accessibilité est ici bien longue et la mauvaise volonté d’Amazon suffisamment évidente pour que l’on reste prudent."

A suivre attentivement donc...


Les liseuses : elles sont encore là pour longtemps

EreaderTiens, les liseuses sont encore là pour longtemps. On me serine la chanson de leur disparition programmée depuis la sortie de l'iPhone en 2007, puis iPad, iPadMini, maintenant à propos des smartphones et phablets. J'en aurais entendu sur le sujet. Certains les voyaient au placard depuis des années, je ne donnerais plus les noms, ils ont mangé leurs chapeaux depuis longtemps maintenant. Pendant ce temps-là Amazon et Kobo déroulent. Que serait le marché du livre numérique sans elles? Bien insignifiant tant les liseuses captent les vrais lecteurs. A découvrir donc une étude réalisée par le cabinet e-Marketer qui donne des prévisions sur le marché des liseuses (ereaders) et des tablettes aux Etats-Unis entre 2016 et 2020. Des liseuses qui devraient encore séduire 28% des américains en 2020. Tout dépend évidemment des évolutions à venir, on pense aux batteries solaires les rendant complètement autonomes, les performances en terme de rapidité, de contraste, la disparition complète du flash noir, des grands formats à annoter, toujours plus proches du support imprimé. La couleur sans doute un jour. Avec ce qui fait leur force, la lecture avec une lumière incidente sans rétro-éclairage. Rendez-vous dans 4 ans, nous les aurons dans les mains...

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(via GoodeReader).

PS: je joins cette photo de septembre 2006, on aura tout compris...

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Amazon préparerait un marché de l'ebook d'occasion

Used-ebooksDécidément, une "occasion" de plus pour court-circuiter les éditeurs. C'est le cas de le dire. Amazon préparerait une solution pour permettre à ses clients de revendre leurs ebooks en occasion. Une place de marché supplémentaire qui viendrait en parallèle au Kindle Store. Avec bien entendu une prise de commission au passage. Pas de problème, Amazon sait faire. C'est ce que révèle cette semaine le site GoodeReader qui ne cite cependant pas sa source. On voit bien Amazon commencer à tester le service sur le marché de l'auto-publication et des éditeurs indépendants aux Etats-Unis. Même s'il semble prévu que les éditeurs soient commissionnés sur les ventes, voilà qui ne va pas mettre du baume sur les relations entre Hachette et Amazon. Ebooks d'occasion en "bon état", ebooks d'occasion en "état neuf", on connait déjà la chanson. A suivre...


Etats-Unis : l'ebook cher a moins la côte

AAP-flag-330L'Association des éditeurs américains (AAP) a publié cette semaine ses résultats pour les neuf premiers mois de 2015. Ils confirment une tendance observée en fin d'année dernière. Sur un marché global en baisse de 2%, le marché de l'ebook est en baisse de 11%. Même si ces chiffres ne sont pas représentatifs de l'ensemble du marché, ils sont significatifs de la bataille engagée l'année dernière par les éditeurs avec Amazon sur la politique des prix. Un Amazon qui justement ne communique aucun de ses propres chiffres de ventes qui pourraient éclaircir un tant soit peu la situation réelle de l'ebook américain. Les prix des livres numériques au consommateur ont fortement augmentés depuis un an aux Etats-Unis. L'élément prix est capital, l'ebook devient moins attractif au profit du format poche/ broché en progression de 13,3%. Voir le diagramme ci-dessous sur la répartition des formats. A signaler un format audio qui ne cesse régulièrement de progresser (+37,7% en 2015). Le communiqué de l'AAP à retrouver ici.

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Etats-Unis : une année 2015 en repli pour les ebooks

AapL'Association des éditeurs américains (A.A.P.) vient de publier son rapport de fin d'année, chiffres jusqu'à fin août. Elle indique que sur un marché américain global en baisse de 1,1% par rapport à la même période en 2014, les ventes de livres numériques ont eux diminués de 11%.
Plusieurs explications avancées notamment qu'il n'y a pas eu de gros succès d'édition aux Etats-Unis cette année comme
Hunger Games ou Cinquante nuances de Grey dans les années précédentes. Des best-sellers qui sont très prisés au format numérique. Les ventes de livres cartonnés (hardbacks) sont eux-mêmes en repli de 7,7%. Attention aussi dans ces chiffres, ils ne tiennent aucunement compte de l'auto-publication qui rencontre un grand succès outre-Atlantique (via GalleyCat).

Amazon : une tablette Kindle 8 pouces Reader's Edition

Fire-hd8-reader-amazon-tabletteLes tablettes Kindle Fire d'Amazon (6, 7 et 10 pouces) n'ont guère connu un grand succès sur le marché bien encombré des tablettes depuis quelques années. Encore moins le smartphone Fire Phone, un désastre, le pire de la marque, sorti du jeu il y a quelques mois seulement. Des tablettes portes d'entrée vers les contenus jeux et vidéos (pour les enfants notamment), elles sont à la peine avec des prix désormais largement bradés. On en vient d'ailleurs à se demander qui achètent encore des tablettes... Amazon revient en cette fin d'année avec un produit de niche, en l'occurrence une nouvelle tablette 8 pouces FireHD8 Reader's Edition pour séduire une clientèle qui n'auraient pas déjà été captées par les lumières de ses liseuses best-sellers. L'argument marketing de cette tablette est l'ajout d'une technologie Blue Shade qui modifie les teintes et la luminosité en fonction de la lumière ambiante. C’est surtout la lumière bleue, jugée nocive pour un repos constructeur et efficace, qui sera réduite en usage le soir avant le sommeil. La baisse de la luminosité et l'ajout d'un fond ivoire ou sépia sont bien souvent déjà utilisés par les amateurs de tablettes. L'autonomie et le manque de confort de la lecture en mobilité en lumière du jour en extérieur restent évidemment entiers. Cette tablette est également packagée avec une offre Kindle Unlimited et une couverture en simili-cuir. Prix à 249$ (c'est quand même deux fois le prix d'une liseuse Kindle Paperwhite) sur le marché américain seulement, voir ici. A titre de comparaison l'iPad Mini 2 d'Apple est vendu à partir de 269$, une tablette bien plus performante que celle d'Amazon. Sans parler des grands smartphones d'Apple qui marchent très fort. Est-ce que cette tablette mordra sur les ventes des liseuses Kindle qui portent le store Kindle d'Amazon? A suivre...


Amazon : des nouveaux Kindle bientôt

KindleAmazon devrait annoncer dans les semaines à venir des changements dans sa gamme de liseuses avec sans doute une nouvelle version de son modèle haut-de-gamme Kindle Voyage (via GoodeReader). Alors que certains parlent d'une désaffection des américains pour les liseuses, Amazon semble bien renouveler sa confiance envers des supports qui l'ont porté en leader incontesté du marché, puisqu'il représenterait selon des derniers chiffres transmis par AuthorEarnings près des 3/4 des ventes aux Etats-Unis. Où en serait Amazon sans ses Kindle?

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Etats-Unis : les liseuses sont-elles réellement en panne ?

Pew_research_center-599x325L'institut américain PewResearch a donné cette semaine un certain de nombre de graphiques sur l'adoption des différents appareils électroniques aux Etats-Unis. Il pointe notamment sur la baisse des liseuses au sein des foyers américains depuis le début de l'année. Je reste bien sceptique quand je vois dans le même temps que selon eux les tablettes progressent alors que la tendance observée au niveau mondiale est à la baisse. L'effondrement des ventes d'iPad est réelle (-20% en un an, voir ZDNet aujourd'hui). D'autre part Amazon a désormais trois modèles dont deux renouvelés depuis un an à son catalogue, Barnes and Noble vient tout juste de ressortir un nouveau modèle. Ces deux libraires ajoutés à Kobo (nouveautés également), ce sont 85% du marché que couvrent ces acteurs avec des liseuses. Des signes évidents que leurs clients restent fidèles à ces appareils.


Barnes and Noble : un nouveau Nook Glowlight Plus

NookIl était attendu depuis plusieurs mois, le voilà enfin sur le marché américain. La chaine des librairies Barnes and Noble vient en effet de dévoiler son nouveau Nook Glowlight Plus sur le site. Cela faisait deux ans que le Nook n'avait pas eu de nouveautés, notamment avec les écrans de dernière génération chez eInk. Ce nouveau modèle 6 pouces possède donc un écran en eInk Carta avec une résolution optimale (1430x1080, 300 dpi). De plus il est étanche avec une certification IP67 comme le Kobo Aura H2O. 4 GB de mémoire interne. Un prix très agressif à 129,99$ avec des spécificités équivalentes au Kindle d'Amazon, l'étanchéité en plus. CNet en propose déjà une présentation. The Nook is back!


Etats-Unis : les ventes d'ebooks en recul depuis le début de l'année

AAP_NewLogoAprès un palier l'année dernière, de nouveaux chiffres publiés par l'AAP, le syndicat des éditeurs américains, font état d'une baisse des ventes de livres numériques de l'ordre de 10%, associé à une reprise des ventes de livres imprimés. Voir le comparatif avec les mêmes mois 2014 et 2015. De janvier à mai 2015, les ventes d'ebooks sur le marché "trade" (grand public), la principale catégorie de livres selon la classification américaine (qui exclut essentiellement les livres scolaires et les publications universitaires), ont baissé de 10,1%, à 610M€. Dans le même temps, les ventes de livres imprimés n'ont reculé que de 2,3%, à 1,88Md€. Les chiffres publiés par l'AAP correspondent au chiffre d'affaires des éditeurs (vente directe, via des sites, aux libraires) et pas au total des ventes de détail.

L'AAP s'appuie sur les données mensuelles communiquées par environ 1200 éditeurs aux États-Unis (les données annuelles s'appuient sur un échantillon plus important). On rappelera que l'explosion des ventes d'ebooks aux États-Unis s'est produite entre 2009 et 2012. Sur la seule année 2012, elles ont progressé de 41%, toujours selon l'AAP. De 1% du chiffre d'affaires des éditeurs sur le segment trade, les ebooks ont vu leur part passer à 22,8% l'an dernier.

Le New York Times y voit déjà l'amorce d'une défection pour le livre numérique de la part du lecteur américain. Attention, deux éléments dont il faut tenir compte. D'abord des prix des livres numériques qui ont fortement augmenté depuis un an aux Etats-Unis, les rendant moins attractifs, ensuite l'absence totale de prise en compte dans ces chiffres du phénomène de l'auto-publication en plein boom de l'autre côté de l'Atlantique. A lire le billet sur Fortune (via LaPresse).

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Libération : «Alors que Deezer rentre en bourse, le "Netflix du livre" ferme»

LibérationConversation à bâtons rompus avec Frédérique Roussel la journaliste de Libération ce midi. Nous avons parlé de Oyster, défunt "Netflix du livre". C'est déjà en ligne sur la page de Libération. Et vous, comment percevez-vous ces modèles d'abonnement pour le livre? Ravi d'en débattre avec vous.


Etats-Unis : Oyster, un "Netflix du livre" en moins

OysterL'offre d'abonnement de livres numériques Oyster va s'arrêter dans quelques mois aux Etats-Unis. Le temps de rembourser les abonnés. Pas de rachat, fermeture pure et simple. Un "modèle de demain" qui ne passera pas l'année. L'annonce a été faite hier. Créé en 2013, Oyster avait lancé le modèle de l'offre d'abonnement illimité, repris depuis par Amazon avec son offre Kindle Unlimited. L'équipe de Oyster devrait rapidement rejoindre les bureaux de Google pour certainement faire évoluer l'offre de livres dans Google Play. La fermeture de Oyster intervient deux mois après celle d'Entitle, un autre service d'abonnement. Il ne reste plus désormais que Scribd face à Amazon sur ce type d'offre aux Etats-Unis (via TheVerge). A lire également l'excellent billet sur LeMonde. A réécouter les propos de Arnaud Nourry (PDG d'Hachette) sur France Inter en mars dernier: "Une formule qui ne va pas prospérer, je m'en réjouis".