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3 notes en janvier 2024

Je remballe ma bibliothèque

BibCertes, il ne s'agit pas de la bibliothèque d'Umberto Eco ou de celle d'Alberto Manguel. Regardez aussi celle d'Alain de Benoist, récemment une vidéo en ligne.

La mienne est bien plus modeste, je me soigne. Mais c'est quand même 51 caisses à vins (achetés à la Vinothèque de Bordeaux lors de mes années d'étudiant, je n'avais pas les moyens d'acheter les nectars qui allaient avec), 18 cartons, 27 sacs pour les grands formats : je remballe ma bibliothèque. Depuis dix ans, j'aurais bien divisé par deux la quantité, mais il en reste...

Il y a quelques années je m'étais fixé une règle : pour un livre nouvellement acquis, cinq doivent sortir. Je n'y suis pas trop arrivé, mais bon, la lutte continue. C'est dans ces moments de déménagement que l'on mesure le poids des livres, sans parler des bibliothèques en chêne qui vont avec, bien sûr.

Il va sans dire que mes plusieurs dizaines de milliers de livres numériques hébergés sur un cloud en Suisse feront le voyage insensiblement, la copie sur un petit disque dur. Et cela, c'est une vraie satisfaction.


Un retour à X-Twitter, hélas...

LogoSincèrement, grosse déception. Deux mois après l'ouverture d'un compte BlueSky et mon abandon de X-Twitter, le constat est malheureusement accablant. Il est impossible de mener un exercice de veille probant sur BlueSky, comme cela l'était d'ailleurs sur Mastodon que j'avais essayé il y a un an. L'absence de la plupart des médias d'information et des relais, tant francophones qu'étrangers, dans nos métiers du livre ne permet pas de mener une veille satisfaisante. Il faut bien se rendre à l'évidence.

La petite demi-heure que j'y consacre quotidiennement est très frustrante, la comparaison avec X-Twitter est sans commune mesure. Je pensais à une accélération à la fin de l'année, elle ne vient pas et je ne vois aucun signe en ce sens. Le sentiment de perdre son temps. Alors, pourquoi continuer? Ce serait renoncer à une veille elle-même, à abandonner une communauté aussi bien en amont qu'en aval, ce que je n'ai pas envie. Je sais que par bien des aspects X-Twitter est infréquentable, mais il n'y a pas d'alternative crédible pour moi pour l'instant. J'ai bien pesé le pour et contre, je reprend donc en ce début d'année ma présence sur X-Twitter.


Albert Camus : 64ème anniversaire de sa mort

CamusOn aura beaucoup parlé d'Albert Camus depuis quelques mois avec un essai racoleur "Oublier Camus" d'Olivier Gloag. L'oublier, enterrer son œuvre ? Avant de l'oublier, encore faudrait-il le lire. J'ai eu ce sentiment-là dans beaucoup d'interventions que j'ai pu lire ou écouter, ici et là.

64ème anniversaire de la mort d'Albert Camus aujourd'hui. C'est en effet le 4 janvier 1960 qu'il se tuait dans un accident de voiture. Plus que 7 ans pour qu'il entre enfin dans le domaine public. L'année suivante ce sera au tour de Louis-Ferdinand Céline. Comment ne pas regretter la politique des Éditions Gallimard de ne pas proposer son œuvre complète au format numérique pour lire tout Camus. Pléiade comme Quarto interdits de numérique, vous devrez acheter tous les livres séparément à prix élevés. J'ai regardé, tenez-vous bien, il faut débourser 308,14€ pour lire l'intégralité de Camus au format numérique. Sidération, on marche sur la tête. On se demande bien pourquoi Gallimard n'a pas au moins ouvert la compilation du Quarto au format numérique. Nous sommes combien à nous retrouver devant cette situation pour lire tout Camus? Hélas, toujours la même rengaine, combattre efficacement le piratage et ne pas proposer d'offre crédible. C'est encore plus triste pour un auteur universel comme Camus.

Ma carte de la Bibliothèque Numérique de Paris pas encore renouvelée, certains à prendre de ce côté-là, je vais bien évidemment aller regarder aussi du côté du Québec. En 2015, Camus était entré dans le domaine public là-bas; depuis les règles ont changé, alignement sur la France. Mais les livres circulent dans toute la francophonie du web, je vais bien trouver. Lire Camus en ce début d'année et ne pas l'oublier, n'en déplaise à quelques plumitifs en mal de publicité.

PS: Dans le même ordre d'idée, il y a quelques mois Grasset publiait les œuvres complètes de Raymond Radiguet, à l'occasion du centenaire de sa mort; le format numérique disponible lui aussi. Attendre les centenaires...