2. La transition numérique à l'aune de Nikos Kazantzaki

ZorbaCommencer le voyage en compagnie de Nikos Kazantzaki, c'est le faire avec son livre le plus célèbre, Alexis Zorba bien sûr. D'abord je vous déconseille le film-navet hollywoodien qui l'a rendu si populaire. Alexis Zorba c'est un livre absolument formidable, je l'avais lu à 20 ans, je l'ai relu à 40, je l'ai relu encore le week-end dernier avec le même plaisir. Dans ces billets il ne sera pas question de vous donner des critiques sur les livres eux-mêmes, un exercice que je laisse à bien meilleur que moi. Bien entendu si je vous donne envie de relire Kazantzaki ce sera un plus évidemment. Au travers des livres de Kazantzaki je compte mettre en lumière les pratiques de lectures aujourd'hui, ce que le numérique a changé (ou pas) depuis dix ans.

Mettre en lumière un auteur, c'est d'abord un choix éditorial, faut-il le rappeler. Depuis la Renaissance (pour ne remonter que jusque-là) rien n'a changer ou très peu à la marge. Dix ans d'auto-publication n'ont rien bouleversé à cette donne, elle est là surtout pour repérer de temps en temps des auteurs avant-coureurs, pour le champ de l'édition traditionnelle. Les lecteurs l'ont bien compris. Saluer au passage le regretté André Schiffrin, décédé en 2013, anniversaire il y a quelques jours. Lire Kazantzaki aujourd'hui c'est saluer le magnifique travail qu'ont entrepris les Éditions Cambourakis, à partir de 2015, pour le rééditer. Un chantier important avec des traductions inédites ou révisées, dix livres à ce jour. Les livres sont repris au fur et à mesure au format de poche dans la collection Babel chez Actes-Sud (cinq actuellement), nous y reviendrons. Grand format, passage en poche ensuite, schéma classique. Pas de format numérique, c'est bien dommage. Il y a toujours quelques réfractaires au numérique chez les éditeurs, Cambourakis en font partie... Pourquoi ce refus? Celui par conviction de l'ayant-droit, de l'éditeur? Cela ne semble pas le cas de l'ayant-droit puisque les livres de Kazantzaki en grec, en anglais, en espagnol, en italien, en allemand, en japonais même, sont proposés au format numérique. Refus de l'éditeur d'origine, Plon? Peut-on ignorer aujourd'hui la frange des lecteurs, même réduite, qui sont intéressés par le format numérique. Partir en Crête à la manière de Jacques Lacarrière avec les livres dans le sac à dos? Peut-être mais convenez que c'est plus pratique. Sans parler bien sûr de tous les lecteurs de l'espace francophone qui ont du mal à se procurer les versions imprimées, des universitaires et chercheurs qui travaillent sur Kazantzaki, qui souhaitent bénéficier des avantages de la recherche dans les versions numérisées.

Deux ans, cinq ans encore cette résistance? Depuis dix ans des écrivains importants (ou leurs ayants-droits) qui refusaient le format numérique comme par exemple Garcia-Marquez, Kundera pour ne citer que ces deux-là, sont finalement revenu sur leurs positions. Je pense qu'un écrivain comme Nikos Kazantzaki, avec toute son œuvre résolument tournée vers l'universel, aurait salué la diffusion de ses propres textes de la manière la plus large possible. Le format numérique va dans ce sens; c'est assez incompréhensible pour moi aujourd'hui mais passons.

Le hasard a fait que j'ai trouvé dans une boite d'un bouquiniste l'été dernier pour quelques euros cet Alexis Zorba, qui a inauguré chez Cambourakis la série. Un exemplaire un peu défraichi, les mors passés, le dos un peu fendu en bas mais propre à l'intérieur. Il était évident que je n'allais pas le laisser passer. Ah, cette fameuse sérendipité, cet anglicisme qui désigne la capacité, l'aptitude à faire par hasard une découverte inattendue et à en saisir l'utilité (scientifique, pratique). Pratique qui accompagne les avatars du livre depuis des millénaires sans doute, que ce soit sur les ânes, les carrioles du colportage ou les chameaux des voyageurs itinérants, puis les échoppes et les tapis des libraires ensuite... En ce XXIème siècle, la pratique continue, c'est même la caractéristique essentielle de la librairie, vous le savez. Vous rentrez avec une idée en tête, au bout de quelques minutes, vous dénichez des livres dont vous n'aviez pas même soupçonné l'existence... Sur le web la pratique est moins évidente. Le moteur de recherche vous dirige, adieu la sérendipidité, il vous faudra le concours d'un conseil critique ou plus insidieusement d'un robot pour arriver à un nouveau livre.

Vingt-cinq ans d'internet et nos plus belles trouvailles restent sans doute dans les découvertes faites par hasard dans les librairies physiques. C'est en tout cas mon cas. Neuf ou d'occasion, pourquoi le faire venir à vous, vous l'avez dans les mains. La future loi sur le port va d'ailleurs réglementer un tarif minimum qui va encadrer le dumping qui existe encore chez certains. En plus pour des livres défraîchis très peu chers, le prix du port représente souvent plus que la valeur affichée du livre. Rajouter encore que ce n'est pas bon pour la planète, bref oublions... Alors oui vous me direz, les industrieux Momox, Recyclivre et autres qui faussent le marché avec des prix toujours parmi les plus bas, le port bientôt les rappellera à l'ordre avec la prochaine loi. Il en faut un peu d'ordre, c'est pas plus mal pour tout le monde, les plus petits compris. Et puis, quelle sérendipidité chez eux? Amusez-vous à faire défiler leurs rayons virtuels, c'est d'un ennui... Je pense que les libraires doivent s'emparer du livre d'occasion, en mode raisonné et choisi bien sûr. C'est un débat depuis longtemps dans la profession, peut-être va t-il vraiment évoluer avec la nouvelle génération de libraires, qui sait.

Lecture très agréable que ce livre, la préface et la traduction révisée de René Bouchet est excellente. Édition soignée, rabats de couverture, papier de qualité, belle typo. Dix années de lectures numériques ne m'ont pas détourné de l'imprimé, vous pensez bien. Alors oui, le livre imprimé en grand format est moins pratique en mobilité entre le poids et la crainte de l'abimer. Bien sûr, l'exemplaire ne sera pas du plus bel effet dans ma bibliothèque, défraîchi comme il est, mais je le passerais plus volontiers autour de moi.

Bref, continuez à fouiller les boîtes dans l'espace urbain et celles des librairies d'occasion, les brocantes, les solderies, passez les livres autour de vous même défraîchis, cela durera encore des millénaires sans doute, et le numérique n'y fera rien. Peut-être même que ce dernier évoluera encore dans les échanges entre particuliers pour des livres en troc ou pour quelques menus euros, à suivre...


1. La transition numérique à l'aune de Nikos Kazantzaki

KazanDix années de format numérique en cette année 2021 qui s'achève... C'est sans doute le moment de faire un point d'étape. Basculement, transition, effet de mode, coup marketing, il a été raconté beaucoup de bêtises pendant ces dix années, cela n'est pas la peine d'y revenir, laissons dans les limbes. C'est évidemment dans le temps long que se mesurent les frottements entre l'imprimé et le numérique. Nous étions convaincus de cela pour les plus lucides d'entre nous, nous étions évidemment dans le vrai.

Pour terminer cette année, j'ai souhaité mettre en évidence mes propres pratiques de lectures, elles ont beaucoup changé depuis dix ans c'est certain. Les livres imprimés neufs et d'occasions se trouvent désormais sur les tables et à portée de clics, disponibles, pas disponibles ; le format numérique reste quant à lui d'un accès plus discutable et confidentiel, nous y reviendrons. Plutôt que de gloser sans fin sur le sujet (certains se risquent à l'exercice), je me suis dit qu'il était peut-être plus intéressant de prendre un exemple très concret. Relire toute l'œuvre d'un écrivain dans les semaines qui viennent (allez je me donne deux mois), cela nous permettra de balayer bien des aspects sur nos pratiques de lectures en cette fin d'année 2021.

J'ai choisi Nikos Kazantzaki (1883-1957), cet immense écrivain dont la célébrité après sa mort (alors qu'il méritait le prix Nobel haut la main), n'a tenu qu'à un objet de folklore hollywoodien. Si vous voulez trois raisons de relire Kazantzaki, Hubert Prolongeau nous les donne ici. Cela tombait bien, au-delà de mon envie personnelle, les livres de Kazantzaki vont nous permettre d'aborder pas mal de choses, vous verrez...

Pour lire Kazantzaki dans notre langue, c'est déjà il faut bien le dire un immense scandale. Passer votre chemin, pas de Pléiade, pas de Quarto, pas de Bouquins, pas d'Omnibus... Mort en 1957, il faudra sans doute attendre son entrée dans le domaine public en 2028 pour voir quelque chose, comme pour George Orwell par exemple. Il était l'un des phares de la célèbre collection Feux Croisés chez Plon, l'éditeur n'a plus jugé bon de le maintenir dans son catalogue.

C'est parti pour un grand voyage dans Kazantzaki. Je publierais, au fil de mes lectures, mes réflexions sur mes pratiques de lecteur, sans nul doute elles feront échos aux vôtres si vous me lisez.


Sigil : incontournable pour vos ePub

SigilA signaler un focus particulier à propos du logiciel libre Sigil, c'est sur le Carnet de la Fabrique du numérique. Je ne dirais jamais assez tout le bien que je pense de Sigil que j'utilise depuis de très nombreuses années pour fabriquer ou seulement corriger des livres numériques. Je ne passe plus depuis des années par aucun traitement de texte dans des étapes préparatoires, pour formater des textes pour mes liseuses et mes applications Android. Sigil avait bien failli disparaître il y a quelques années, il est plus vivant que jamais aujourd'hui avec une communauté active, avec de nouvelles versions régulières. Rappeler, comme l'écrit très justement Emmanuelle Lescouet, "qu'il est tout à fait possible de construire un ePub simple sans connaissances aucunes en programmation, même s’il faudra alors se limiter à des objets assez simples". Sigil, absolument incontournable pour vos ePub.


Réseau Carel 2021 : Comment acquérir des ressources numériques en bibliothèques ?

Logo-reseau-carelLa journée Réseau Carel 2021 Comment acquérir des ressources numériques ? s'est déroulée le 12 octobre dernier à la Médiathèque Marguerite-Duras de Paris. Les supports de la présentation ont été mis en ligne. Plusieurs portails ont présenté leurs résultats, La Boite numérique en Calvados, Limédia en Lorraine, La Bibliothèque Numérique de Paris et les collectivités en Isère. A retrouver sur le site de Réseau Carel.


Webinaire : les progrès numériques au service des DYS

Evénements-Moyen-1Un webinaire intéressant la semaine prochaine autour des lecteurs dyslexiques. Sophie Hamon, responsable accessibilité chez MOBiDYS, s’entretiendra avec Patricia Godin (orthophoniste) et Laetitia Branciard (chercheuse, spécialiste de l’accessibilité numérique, présidente de la commission en charge de l’exception handicap au droit d’auteur, vice-présidente de la FFDYS…) sur l’intérêt du numérique associé aux outils des orthophonistes pour soutenir les publics DYS. N'hésitez pas à relayer autour de vous. C'est par ici.


Kobo Elipsa : test complet

Elipsa3Reprise de mes tests aujourd'hui avec un très beau modèle de liseuse sorti au début de l'été chez Kobo. La liseuse haut de gamme de la marque désormais chez Kobo, qui compte pas moins de 5 modèles. Les liseuses Nia et Clara HD en 6 pouces, la Libra 2 en 7 pouces qui sort en octobre, la Sage en 8 pouces (elle aussi dans quelques semaines en remplacement de la Forma) et cette Elipsa en 10,3 pouces.

En fait, plus qu'une liseuse, c'est un pack entier qui est proposé par Kobo contenant la liseuse, une couverture de protection et un stylet. Un prix de 399,99€ pour ce coffret. Un partenariat toujours avec la Fnac qui assure une visibilité très importante à la marque en France. Le détail sur le site de Kobo.

Depuis quelques années les modèles en papier électronique EInk se sont développés avec des possibilités d'annotations. Kobo, l'un des leaders du marché désormais depuis une dizaine d'année, se devait de proposer quelque chose pour les fidèles de la marque autant que pour une nouvelle clientèle avec une utilisation professionnelle ou semi-professionnelle. Prix élevé donc pour cette liseuse mais justifié semble-t-il par le format, le stylet et la couverture, à condition bien sûr que le résultat soit à la hauteur des attentes.

C'est parti pour un test complet: 

Prise en main: un très beau packaging, un coffret magnifique, beaucoup de soin, on appréciera vraiment pour un cadeau par exemple; à l'intérieur du coffret, la liseuse, la couverture, le stylet et le traditionnel câble usb pour recharger, standard désormais classique avec un mode d'emploi. Il manquerait peut-être le petit adaptateur secteur, mais bon. Première sensation, cette Kobo Elipsa est vraiment fine et relativement légère pour ce format, 383g sur la balance, 7,6mm d'épaisseur. Bien entendu avec la couverture, le poids est bien plus conséquent mais on ne saurait imaginer une liseuse de tel format sans une protection au niveau. Une couverture coque de très belle qualité avec un revêtement plastique agréable de couleur bleu clair; bonne surprise la face avant peu se déclipser très facilement avec des bords aimantés pour être moins lourde en condition de lecture. A l'utilisation le poids n'est vraiment pas un handicap, on peut aussi poser la liseuse sur une table avec des rainures pour la réhausser à l'arrière, c'est malin.

Les finitions sont parfaites, on a vraiment le sentiment d'une liseuse de qualité premium. Seuls boutons en bas à droite dans l'épaisseur, le bouton marche-arrêt (en surépaisseur ce qui est appréciable) et l'emplacement pour le câble usb. Pas de boutons sur la face avant, tout se fait par le tactile. Un bord élargi sur le coté pour la prise en main (rotation possible pour les gauchers), le logo Kobo discret. Belle idée également, l'emplacement du stylet en haut de la liseuse sur le bord de la couverture. Magnétisme, clipsé, pas de risque de le perdre et pas de surépaisseur extérieure. Bref, j'ai eu beau cherché partout sur toutes les coutures, tout est parfait, bravo à l'équipe de Kobo qui a planché sur le design et les matières.

Allumage maintenant, avec un écran 10,3 pouces eInk Carta 1200 avec une résolution de 1.404 x 1.872 et 227 ppp. Un magnifique écran, un contraste et une définition excellente. Des dimensions de 193 x 227,5 x 7,6 mm. Un format équivalent au A5 papier, c'est à dire la moitié du format A4. Les pionniers des liseuses se rappelleront que l'on a désiré en tel écran grand format pendant des années et des années. Vous savez comme je suis sensible à la qualité de l'écran. C'est ce qui se fait de mieux en terme de contraste et de définition. Cette Kobo Elipsa est irréprochable, le meilleur standard actuel sans doute. On peut désormais aller sans problème dans des caractères plus fins avec un contraste sans égal.

Coté processeur, il affiche 1,8 GHz à quatre cœurs. De quoi apporter de la rapidité notamment pour des fichiers lourds. Coté stockage 32 Go, suffisant pour ce que j'ai pu tester pendant ces quelques semaines, en sachant que l'accès Dropbox permet de soulager une bibliothèque d'archives trop étendue, je vais y revenir. A signaler qu'il n'y a pas d'étanchéité sur ce modèle.

Lumière intégrée avec le dispositif ComfortLight: une fonctionnalité désormais plébiscitée par beaucoup d'entre vous. J'ai toujours tendance à la relativiser parce que j'utilise toujours ma lampe de chevet au quotidien le soir et la lumière du jour en mobilité. L'éclairage intégré est excellent, les zones d'ombres sont derrière nous désormais. J'aime beaucoup aussi le réglage de l'intensité de la lumière avec le doigt à l'écran sur le côté gauche, idéal. A signaler que la lumière est neutre, sans réglage possible, plus bleue ou plus chaude, comme sur d'autres modèles de la marque. Peut-être un bémol pour certains d'entre vous qui y sont habitués.

Navigation: Les fidèles de chez Kobo s'y retrouveront, "accueil" avec les derniers livres ou documents en cours, "mes livres" avec la bibliothèque embarquée, "mes carnets" avec les espaces d'annotations j'y reviendrais, la librairie KoboStore accessible avec le wifi, ainsi que pas mal de jeux divers embarqués pour les amateurs.

Fluidité dans la navigation avec le processeur puissant, je n'ai vu aucun problème particulier pendant ces semaines sauf une bizarrerie. Le pinch and zoom pour agrandir les caractères avec les doigts ne fonctionnait pas pour le format ePub sur mon modèle, obliger de passer par le menu pour grossir les caractères. J'ai signalé ce problème à Kobo sans avoir de réponse pour l'instant, à vérifier de plus près. Par contre il marchait très bien pour les autres formats.

Coté format justement, c'est 15 formats de fichiers qui sont pris en charge nativement (EPUB, EPUB3, FlePub, PDF, MOBI, JPEG, GIF, PNG, BMP, TIFF, TXT, HTML, RTF, CBZ, CBR). J'ajouterais le format WORD, sans problème. Bref tous documents, cela apporte une grande polyvalence à l'utilisation, on se pose pas de questions.

Pour l'ePub, manque le réglage des césures, un peu dommage; à signaler que l'on peut étendre très facilement les polices proposées (seules Amasis, Avenir Next, Caecilia, Georgia, Gill Sans, Kobo Nicket et Malabar sur la liseuse). Toujours les paramètres avancés pour le réglage fin des polices, une spécificité intéressante chez Kobo. Dictionnaire embarqué de qualité, fonctions surligner, ajouter notes et recherches habituelles. Les amateurs d'ePub s'y retrouveront.

Plus que d'autres modèles qui sont délibérément des carnets de notes, cette Kobo Elipsa est une machine à lire et à annoter, puissante et polyvalente pour les gros consommateurs de documents. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire pendant ces dernières semaines, notamment tous ces PDF que l'on met de côté et que l'on ne lit que très rarement de manière exhaustive sur nos écrans rétroéclairés.

Audio: c'est quand même une relative surprise qu'un modèle haut-de-gamme comme cette Kobo Elipsa ne supporte pas le format audio, dommage je trouve, cela aurait mérité un effort supplémentaire, surtout avec le développement actuel des livres audio chez les éditeurs.

Autonomie: un petit mot sur l'autonomie. Une grosse utilisation de la capacité mémoire et du wifi entrainent, comme sur d'autres modèles d'ailleurs, une bonne perte d'autonomie de la liseuse, c'est flagrant. Lors de mes nombreux tests ces dernières semaines, j'ai dû revenir une fois supplémentaire à la prise. Mais je pense qu'une fois les bibliothèques téléchargées dans la mémoire (les couvertures toutes affichées), il n'y aura pas de consommation excessive. Comme d'habitude, je conseille cependant de déconnecter systématiquement le wifi et de ne l'utiliser que si l'on en a besoin au cas par cas.

PDF/ CBR-CNZ/ Word: un grand écran c'est bien évidemment l'ouverture vers la lecture de fichiers de grands formats de pages. J'ai essayé beaucoup de choses, c'est vraiment satisfaisant, jusqu'à des Cahiers de l'Herne en PDF, vous voyez un peu le format. Le A4 réduit de 50% reste très lisible, les bandes-dessinées notamment. Je ne suis pas un grand amateur de bandes-dessinées et je dois bien dire que c'est la première fois que je prend du plaisir à lire des bandes-dessinées sur une liseuse. Le format 10,3 pouces règle le problème de manière définitive, en dessous il faut bien dire que l'on bricolait laborieusement. J'en veux pour preuve que des collections de bandes-dessinées sont proposées imprimées à 50% et restent lisibles, c'est un signe. Le A5 est le format minimum selon moi, on aura même le format presque réel en mode horizontal en deux affichages d'écran.

Stylet et fonctions d'annotations: c'est bien entendu l'apport numéro un de ce modèle. La qualité du stylet proposé est impeccable, très agréable à l'utilisation. La graisse du stylet est suffisante. Avec ces deux boutons gomme et surlignage, il se révèle très complet pour annoter. Attention à la petite pile à placer en haut du stylet à la première utilisation. Elle est fournie dans la boite. Disponibles par lots de 5, les embouts de rechange du Stylet Kobo sont vendus avec un outil pratique permettant d’échanger l’embout usé par le nouveau, en toute simplicité (prix à 9,99€ les 5). Peut-être prévoir d'en commander tout de suite une série pour les grands utilisateurs.

Kobo propose des cahiers d'annotations, l'écriture avec le stylet est très agréable, le contact de la pointe avec l'écran très bon. On regrettera un peu de latence, mais je pense que l'on s'y habituera très bien au bout de quelques semaines d'utilisation. Une reconnaissance de caractère type OCR est proposée, c'est très convaincant pour ma propre écriture. On pourra bien sûr importer des illustrations dans ses notes. La récupération des cahiers vers l'extérieur est très réussie comme le reste. Attention, l'orientation "cahiers d'annotations" s'il est très correct, reste une fonctionnalité secondaire par rapport à d'autres modèles comme la ReMarkable par exemple, qui sont vraiment orientés "gribouillage de cahiers" avec beaucoup plus de fonctionnalités. Une philosophie différente, la Kobo Elipsa est très orientée sur la lecture de documents et annotations/ accès/échanges, sans parler bien sûr du format ePub et de l'accès à la librairie.

Accès Dropbox: Kobo propose en partenariat avec Dropbox un accès cloud gratuit qui vous permettra d'accéder et de sauvegarder très facilement tous vos documents. L'utilisation de ce cloud sur tous vos appareils (smartphones, tablettes, ordinateurs et donc liseuse) est excessivement pratique pour tous vos mouvements de documents, les échanges comme les sauvegardes. Les annotations sont sauvegardées de manière impeccable quand vous rafraichirez votre bibliothèque. Seuls les fichiers ePub avec vos annotations ne seront pas disponibles hors de l'environnement Kobo. En effet Kobo a développé sa propre couche pour ces annotations. Sachez en tenir compte entre aficionados de liseuses de marques diverses. J'ai vraiment beaucoup apprécié cette dimension indispensable à l'utilisation avec Dropbox, bravo.

Librairie intégrée: Rien trop à dire, la librairie Kobo est très complète et pratique pour découvrir et lire de nouveaux livres.

Verdict: En conclusion de ce test, cette Kobo Elipsa se révèle une magnifique liseuse, fine, légère, à la finition remarquable, bien complète et ouverte, avec tous les paramétrages possibles. Vraiment un modèle haut-de-gamme qui tient toutes ses promesses. J'insiste sur la qualité des matériaux, on est vraiment dans la sensation d'un modèle premium. Qualité de l'écran, rapidité avec le processeur, l'espace de stockage est étendu. Vous prendrez beaucoup de plaisir à lire dessus avec son grand écran, généreux et bien contrasté. Le stylet et son utilisation sont très réussis. C'est la polyvalence des formats et l'accès Dropbox qui m'a séduit avant tout. Enfin pouvoir lire des documents grands formats et longs avec un vrai confort de lecture et l'annotation en plus. Sincèrement, je ne vois pas trop où dénicher de défauts à cette liseuse. On regrettera l'audio, je l'ai dit. Le poids avec la couverture ne m'a pas gêné outre-mesure, je l'ai beaucoup trimballé dans le train notamment, sans gêne particulière, aussi bien posé sur la tablette qu'en main sans la partie supérieure de la couverture déclipsée.

Reste le prix élevé bien sûr. A ce prix-là, c'est un budget important pour une liseuse. Mais le pack est complet avec la liseuse à l'écran grand format, le stylet et la couverture de qualité, on en a pour son argent comme on dit. Si bien sûr vous n'annotez pas trop vos documents, à bien considérer sans doute, à moins de se la faire offrir en cadeau. En revanche pour une utilisation professionnelle ou semi-professionnelle (tous formats, annotations, corrections, sauvegardes et échanges avec des tiers), je pense que cette liseuse se révèlera très polyvalente et efficace à l'usage, on aura très vite "rentabilisé" l'investissement. Une machine à lire et à annoter impressionnante.

Les plus:

  • finesse, légèreté, design réussi, qualité du stylet et de la couverture
  • plastiques de qualité, finition parfaite
  • magnifique écran eInk 10,3 pouces (il change tout), haute définition, contraste très réussi
  • large mémoire embarquée de 32Go
  • qualité de l'éclairage en mode neutre, réglage avec le doigt sur l'écran
  • bonne ergonomie et navigation, qualité du tactile
  • fonctions très étendues et réussies pour la lecture
  • reconnaissance de caractères excellente dans les cahiers
  • très grande ouverture, nombre des formats supportés et réglages possibles
  • connexion directe avec Dropbox absolument épatante à l'utilisation
  • réglages très complets, mises à jours fréquentes chez Kobo
  • excellente intégration de la librairie développée par Kobo
  • bon rapport qualité/prix de ce pack, sans doute réservé pour une utilisation professionnelle ou semi professionnelle

Les moins:

  • absence de l'audio
  • pas d'étanchéité
  • pas de réglage de la tonalité orangée pour le soir, seulement neutre
  • pas de mode pinch and zoom pour le format ePub (à vérifier)
  • temps de latence observé sur l'écriture au travers des cahiers, demande un peu de pratique pour ne plus trop y penser
  • quelques polices "efficaces" pour l'ePub manquent toujours, il faudra les ajouter par vous-même
  • prix élevé pour une utilisation qui ne serait pas professionnelle ou semi-professionnelle

Je remercie Kobo pour ce modèle envoyé en test.

Comme d'habitude, vous pourrez retrouver l'ensemble de mes tests ici, ainsi que sur la page Pinterest. Il s'agit de mon 56ème test de liseuses sur le blog, merci pour votre fidélité à me lire. Pour les images ci-dessous, cliquez dessus pour les agrandir.

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Youboox racheté par Nextory

Logo_youbooxAprès Feedbooks il y a un peu plus de deux ans avec DeMarque, c'est un second acteur français du livre numérique qui passe sous pavillon étranger. Youboox vient en effet d'annoncer un rachat par le suédois Nextory. Fondée en 2011, Youboox avait un challenge difficile à relever sur un marché du streaming boudé par les principaux groupes français, Hachette en tête. Les catalogues de nouveautés absents, il fallait se retourner sur la bande-dessinée, la presse, etc.

Dix années de développement, c'est leurs accords avec des opérateurs qui leur a permis de constituer une base de 2,5 millions de lecteurs francophones. Je me souviens de ma rencontre à Odéon avec Hélène Mérillon et Fabien Sauleman au tout début de l'aventure, quand leur projet tenait sur quelques feuilles de papier. Ce rachat par Nextory va sans doute permettre une nouvelle dynamique, surtout à l'international. Que deviendra la marque?

Un marché du streaming qui est toujours bien difficile, tant les éditeurs semblent plus que jamais en défiance par rapport à des modèles monopolistiques, avec bien sûr Amazon qui rode avec son Prime dévastateur...


Kobo : deux nouvelles liseuses Libra 2 et Sage

KoboDeux nouvelles liseuses du côté de chez Kobo. C'est sur les segments de moyenne et de haut de gamme que Kobo se penche cet automne, avec notamment plus de stockage (32GB) et un effort sur les livres-audio, désormais accessibles sur ces deux modèles avec un accès Bluetooth.

La Libra 2 remplace la Libra H2O avec un écran E Ink Carta 1200 HD de 7 pouces, avec une définition de 1.264 x 1.680 pixels (300 ppp). Elle possède un éclairage en façade avec le système ComfortLight PRO pour régler la luminosité et la température de l'affichage. Elle est étanche. La Kobo Libra 2 sera en vente le 19 octobre pour 189,99€.

Le modèle Sage remplace la Forma, Avec un écran de 8 pouces en E Ink Carta 1200 HD de 1.440 x 1.920 pixels (300 ppp), elle est étanche IPX8, avec l'interface Wi-Fi, du port USB Type-C, et du système ComfortLight PRO.
La liseuse est compatible avec le Stylet Kobo (39,99€), ce qui permet d'ajouter des notes manuscrites sur les ePub comme sur les fichiers PDF. La Kobo Sage sera en vente le 19 octobre prochain pour 289,99€.

Tous les détails sur le site de Kobo.


Mobilis, l'accessibilité du livre

AccessIntéressante journée le jeudi 21 octobre prochain à Nantes, autour de l'accessibilité du livre, à l'initiative de Mobilis.

"Qu'est ce que l'accessibilité dans la filière du livre ? Comment se déploie t-elle ? Des échanges, des partages d'expérience et un mini-forum de professionnels pour découvrir des exemples de médiations, d'outils et pratiques et des maisons d'édition qui en ont fait leur spécialité."

Cette journée est gratuite, ouverte à tous sur inscription, le programme complet est ici.


Kobo Elipsa bientôt en test

KoboelipsaAvec le blog qui revient c'est aussi les tests de liseuses qui reviennent. Vous êtes beaucoup à les suivre je sais bien, vos témoignages sont là à chaque fois. Vous savez combien je suis attaché à ces petites liseuses qui ne me quittent pas dans mes lectures, c'est même l'Iliad d'Irex Technology qui a été à l'origine du blog en septembre 2006 avec l'envie de partager mes impressions. Souvenirs souvenirs, revoir ici. J'en profite pour fêter les 15 ans du blog cette semaine, comme le temps passe. Merci à tous et toutes pour votre fidélité à me suivre...

Depuis, 55 tests aussi complets que possible se sont succédé au fil des années avec tous les fabricants, enfin presque tous bien sûr, ma liberté et mes convictions... Vous retrouverez tous ces tests ici avec le tag.

C'est reparti donc. Merci à Kobo d'être venu vers moi la semaine dernière pour me proposer de découvrir leur nouveau modèle Kobo Elipsa sorti cet été. Je viens de le recevoir ce week-end, le test va suivre, le temps de faire le tour complet comme d'habitude. Un modèle particulièrement évolué avec son stylet qui va me demander un peu plus de temps.


Dante : 700ème anniversaire - La Divine Comédie en version numérique, Gustave Doré

DantecvAujourd'hui même 14 septembre, voit le 700ème anniversaire de la mort de Dante en 1321. C'est l'occasion de nombreuses publications chez les éditeurs. Je remet en valeur ce billet paru au printemps dernier sur mon blog personnel.

J'avais démarré il y a deux ans maintenant une numérisation de la Divine Comédie dans la traduction en vers rimés de Louis Ratisbonne parue en 1852 (voir sur Calameo). Une belle version imprimée que j'ai dans ma bibliothèque depuis des années, j'y reviens régulièrement. Au fur et à mesure, L'Enfer, Le Purgatoire et Le Paradis, j'ai décidé d'inclure dans cette version les magnifiques illustrations de Gustave Doré, si inséparables désormais de l'œuvre de Dante, que j'ai récupéré sur le site de Gallica (76 au total dans ce seul Enfer). La traduction a été publié pour la première fois chez Michel Lévy en 1852, les illustrations dans une autre édition chez Hachette à partir de 1861.

Les débats sont toujours aussi vifs aujourd'hui entre le recours à la prose ou aux vers libres/ rimés pour les traductions, c'était déjà le cas au XIXème siècle, vous lirez dans la préface de l'époque. Personnellement, je trouve que la traduction en vers (en plus ici rimés, même si c'est sur un mode un peu différent de la célèbre terza rima de Dante) donne une toute autre dimension à cette œuvre universelle. À sa publication, Lamartine ne s'était d'ailleurs pas trompé pour la saluer.

Assez fier du résultat de cette version, une belle harmonie entre texte et illustrations, j'espère que vous apprécierez. Pour les illustrations j'ai fait au mieux par rapport à ce dont je disposais, que cela soit aussi raisonnable en terme de poids.

Les trois versions ePub sont disponibles en téléchargement. D'ici la fin de l'année j'avancerais sur une version imprimée à la demande.

Merci d'avance pour vos commentaires. Très bonne lecture, Dante éternel...

Téléchargement Dante_Alighieri_La_Divine_comedie_L_Enfer

Téléchargement Dante_Alighieri_La_Divine_comedie_Le_Purgatoire

Téléchargement Dante_Alighieri_La_Divine_comedie_Le_Paradis


Le Carnet de la Fabrique numérique est ouvert

CarnetIntéressante initiative chez nos amis québecois (ils en ont beaucoup, il faut bien le dire), celle de ce nouveau site "Le Carnet de la Fabrique numérique" autour de l'innovation éditoriale en contexte numérique.

Faisant suite aux activités déjà organisées depuis de nombreuses années par l’équipe de Littérature québécoise mobile – pôle Québec, à l’Université Laval (s’inscrivant dans sa spécialisation sur les enjeux numériques de l’édition savante et littéraire et de son effort de veille sur l’innovation et l’expérimentation éditoriale), ce nouveau portail est à suivre.

"Le carnet de la Fabrique du numérique regroupe des articles sur l’innovation éditoriale en contexte numérique, trace le portrait de maisons d’édition audacieuses, offre des lectures d’œuvres littéraires numériques ou hybrides autant que de lectures critiques et met en lumière des outils de création. De trois à quatre textes seront publiés chaque semaine cet automne."

Bref, à tous ceux en quête de créativité et d'innovation. N'hésitez pas à diffuser largement dans vos réseaux : ils sont à la recherche de nouvelles œuvres à mettre en lumière, des éditeurs à présenter, des ressources, etc.
Pour recevoir les nouvelles parutions, vous pouvez vous abonner à cette adresse.


Arsène Lupin : un ebook complet de la série

Lupin-250x175Je reprends quelques billets publiés sur mon défunt blog perso (merci InternetArchive). Depuis le printemps on parle beaucoup d’Arsène Lupin avec la série sur Netflix qui cartonne. La célèbre série de l’écrivain français Maurice Leblanc publiée entre 1907 et 1941 redevient pour cette année un phénomène d’édition. Les éditeurs évidemment s’en sont emparés, c’est bien. Beaucoup moins pour les versions numériques et les propositions indécentes dans les librairies et les bibliothèques. Des amis m’avaient demandé quelle version numérique acheter. Cela a été l’occasion de parler du domaine public, Maurice Leblanc décédé en 1941, tous ses livres sont dans nos biens communs, libre d’accès pour tous. J’ai regardé un peu ce qui était disponible. Le site Ebooks Gratuits avait tout numérisé, corrigé et mis en ligne il y a une quinzaine d’années avec le soin habituel qu’on leur connait. Depuis évidement, de nombreux pseudo-éditeurs se sont empressés de récupérer ces textes pour les mettre en vente sur les plate-formes. Sans relecture supplémentaire ni ajouts, les mises en forme sont faites avec les pieds, vous pensez bien. Avec une série aussi populaire, c’est d’ailleurs l’occasion de lister tous ces aigrefins, ils sont tous là. Allez, gardez-vos petits euros pour autre chose, soyez attentif dans vos recherches.

Au printemps dernier j’ai préparé un fichier ePub complet, les 22 romans d’Arsène Lupin, près de 3800 pages au total. Mes amis sont ravis, je vous le partage volontiers, n’hésitez pas…

C’est aussi l’occasion de parler du domaine public autour de vous. Arsène Lupin est dans nos biens communs. À partager sans modération, bonne lecture !

Fichier:

Téléchargement Leblanc Maurice-Arsene Lupin complet


Project Gutenberg : 50ème anniversaire cet été

PgimageD'abord un grand merci à tous et toutes pour vos nombreux témoignages pour la reprise du blog, via les commentaires, Twitter et même LinkedIn. Le sentiment de vous avoir retrouvé après toutes ces années, très touché.

Premier billet pour cette reprise et particulièrement content que ce soit celui-là. Un été 2021 à marquer sous le signe du 50ème anniversaire du "Project Gutenberg", la première bibliothèque de livres numériques. En effet, c'est en juillet 1971 que l'américain Michael Hart démarre ce projet, en concevant et en faisant circuler sur les premiers réseaux des livres numérisés.

"Le , c'est la Déclaration d'indépendance des États-Unis que Michael Hart laissa en libre accès aux utilisateurs d'Arpanet (ancêtre d'Internet). Il était étudiant à l'University of Illinois (Urbana-Champaign) et avait obtenu un accès à un ordinateur du Materials Research Lab de l'université, à une époque où le temps de calcul était extrêmement onéreux. Peu passionné par le traitement de données, il imagina ce moyen intéressant d'utiliser la machine. On raconte qu'il avait d'abord songé à l'envoyer par courriel à tous les utilisateurs d'Arpanet. Mais on lui fit remarquer qu'il risquait de saturer le système. Il le déposa alors sur un serveur d'Arpanet. Aujourd'hui, le projet Gutenberg donne accès à plus de 60.000 livres libres de droits, qui peuvent être téléchargés gratuitement." (Wikipedia).

Michael Hart est malheureusement décédé il y aura 10 ans dans quelques jours, le 6 septembre 2011. Relire le billet que lui avait consacré Hervé Le Crosnier à l'époque. Même si le débat reste ouvert sur sa paternité réelle du livre numérique, c'est assurément son projet qui aura eu la plus grande influence sur la numérisation et la circulation des livres sur les réseaux. La section des livres en français est ici.

Saluons les milliers de passionnés bénévoles à travers le monde qui prennent de leur temps pour numériser et relire des textes, pour les proposer en biens communs à tous.

La mission de PG n'a jamais changé depuis les débuts : "The mission of Project Gutenberg is simple: To encourage the creation and distribution of eBooks". La tâche reste immense, longue vie Project Gutenberg! Lire le billet sur le site.


Aldus repart...

BannPrès de trois années après l'arrêt du blog en septembre 2018, le blog Aldus va reprendre du service en cette rentrée. Au cours de ces années, j'avais maintenu le blog avec quelques billets de temps en temps. J'avais ouvert un blog perso qui a été saccagé il y a quelques semaines. Désolant d'être attaqué ainsi...

Finalement, la décision est prise, prenons les choses avec philosophie, il devait en être ainsi. Je me rendais bien compte au fil des mois que cela n'avait pas grand sens de maintenir le doublon. Le blog Aldus restait toujours visité régulièrement avec la masse d'archives soigneusement référencées, l'autre ne touchait que très peu de personnes du fait du référencement inexistant. Autre élément qui m'a décidé aussi, le sentiment qu'un blog sur le sujet reste toujours pertinent, pour les étudiants, pour les nouveaux lecteurs, pour la fidélité des anciens bien sûr.

Les années d'ébullition sont derrière nous, le livre numérique s'est installé doucement mais sûrement dans le paysage. À l'heure des rouleaux compresseurs Amazon, Youtube, Facebook et autres qui nous oppressent, le blog reste toujours un espace libre d'expression, indépendant, fidèle à l'esprit du web. J'espère que vous partagez mon sentiment.

Alors, c'est décidé, je rouvre la boutique avec un nouveau design (j'espère que vous apprécierez), fidélité à Typepad qui lui a su me protéger des saccages depuis toutes ces années. Merci pour tous vos témoignages qui m'ont aussi décidé. Ravi de vous retrouver. Je vais reprendre doucement, moins de billets, je vais aller à mon rythme...


Pour continuer la discussion...

HbMerci pour vos passages sur ce blog. Vous êtes toujours plusieurs centaines à venir (ou vous perdre) chaque jour sur mes pages. Je ne tiens plus de billets depuis plusieurs années, sans intention de reprendre.

Je maintiens néanmoins ce blog ; il contient beaucoup d'informations, des tests, des astuces intéressantes si vous vous intéressez au livre numérique. Les tags ont été suivis sur toute la vie du blog, la page d'archives est ici.

Voilà, depuis septembre 2006, c'est le 7887ème et dernier billet, miroir en quelque sorte, il faut savoir tourner la page...

Je reste bien sûr disponible pour toutes vos questions. Je vous invite aussi à me retrouver sur mon blog perso ici. Vous pouvez aussi me retrouver sur mon compte twitter, sur lequel je reste assez actif.

Au plaisir de continuer ensemble...


PocketBook Color arrive cet été

PbUn événement que j'attendais depuis plusieurs années. Bien sûr, nous avions eu déjà au fil des années notre lot de prototypes, mais c'est la toute première fois qu'une marque majeure comme PocketBook commercialise un premier modèle avec la technologie eInk Color Kaleido (voir Gizmodo). Le papier électronique couleur semble enfin sur la bonne voie. Il y a tout juste 5 ans, je rencontrais à Paris le responsable R&D de PocketBook (revoir le billet). Il me parlait de la difficulté du passage en production de la technologie couleur chez eInk; il ne prévoyait pas les premiers modèles en production de masse avant 2020. Nous y sommes, prédiction respectée avec ce modèle qui sort cet été en Europe. D'autant plus incroyable qu'il est proposé au prix de 200/250$. Nous verrons sur le marché européen à la rentrée sans doute, peut-être même un prix à 199€. En France, nous allons être freiné du fait de la distribution interdite de la marque. Il faudra attendre en boutique avec Vivlio dans la boucle, peut-être en fin d'année? Plus sûrement au printemps prochain j'imagine. A découvrir le premier test grandeur nature de ce PocketBook Color au format 6 pouces, premier du genre, chez nos amis de Goodereader. A noter la note exceptionnelle pleine de promesse de 4,75/5. D'ici 5 ans nous aurons des supports A4 souples en couleur, c'est désormais une certitude, à suivre...


L'Odyssée d'Homère : trois livres pour vous donner l'envie

Mendelsohn Relirehomere CovVous hésitez à lire ou relire l'Odyssée d'Homère? J'ai lu depuis trois ans plus d'une vingtaine de fois ce livre dans des traductions différentes, presque toutes d'ailleurs, toujours avec la même passion renouvelée. Mais je comprend parfaitement qu'il peut rebuter au départ nombres de lecteurs. Ah les classiques barbants, souvenirs plus ou moins pénibles du contexte scolaire, un livre de plus de 300 pages écrit il y presque 3000 ans, qu'est-ce qu'il peut bien nous dire aujourd'hui? Il faut faire d'abord table rase et susciter l'envie...

Et si plutôt que des critiques de livres plus ou moins réussies, vous abordiez d'abord tranquillement un autre livre qui vous donne d'abord l'envie de l'Odyssée? Je crois que c'est une expérience qui vaut vraiment la peine d'être tenté vous verrez. Il était paru il y a deux ans avec grand renfort de publicité dans la presse et sur les ondes (les deux se conjuguant le plus souvent aujourd'hui au travers du web), "L'été avec Homère" de Sylvain Tesson. Je dois dire, très peu probant, c'est assez raté, le livre perché, présomptueux comme l'auteur, bourrés de clichés convenus, ne donne envie de rien du tout. C'est d'ailleurs encore une nouvelle fois le résultat de la récente série autour de l'Odyssée toujours par ce même auteur (sans doute bien introduit pour les financements), qui a été diffusé sur Arte, ballade méditerranéenne sur un bateau de luxe; un contexte d'autant plus difficile à supporter quand on sait ce qui se joue actuellement sur cette même Méditerranée. Oublions, mais ce n'est évidemment pas une raison pour oublier l'Odyssée et le texte d'Homère...

Il en va tout autrement de trois livres très réussis que je vous recommande, je vous mets au défi à leur suite de ne pas tenter l'aventure de l'Odyssée d'Homère. Trois chemins très différents, intimiste, documentaire ou marin, mais qui tous les trois convergent vers le texte d'Homère.

Le premier, c'est le formidable livre de Daniel Mendelsohn "Une Odyssée, un père, un fils, une épopée" paru chez Flammarion il y a trois ans, puis J'aiLu ensuite. Vous le trouverez à petit prix en poche comme en numérique. Ce livre jette un pont à travers les siècles dans une relation père/ fils contemporaine à New York avec le texte de l'Odyssée en trame de fond. Une réussite totale, un livre salué à l'époque et qui mérite toujours d'être mis en valeur. Une pile pérenne dans toute bonne librairie selon moi.

Le deuxième est paru assez confidentiellement à l'automne dernier. "L'Iliade et l'Odyssée", relire Homère" de Mathieu Fernandez aux Editions Ellipses. Un livre volumineux qui aurait eu une toute autre résonance chez un éditeur majeur avec le renfort de publicité habituel. Une somme documentaire que ce livre très bien fait au niveau éditorial, qui ouvre plus largement sur Homère avec l'Iliade à parts égales. Les résumés, les contextes historiques, philosophiques, ainsi que tout l'héritage d'Homère dans les arts, etc. Si vous aimez aborder des livres d'abord par l'ensemble de l'environnement et les échos qui sont autour, pour mieux ensuite repérer dans l'œuvre ces traces, alors c'est l'ouvrage idéal qu'il vous faut, vous ne le regretterez pas, vous pourrez même ensuite y revenir à votre gré dans votre lecture d'Homère. Seul bémol, un investissement plus onéreux, pas de version numérique. Pourquoi ne pas l'avoir tout de suite proposer dans une version semi-poche plus accessible? J'espère vraiment qu'une version poche (et numérique) suivra dans quelques années, ce livre en vaut vraiment la peine.

Dernier ouvrage, c'est par la mer donc que vous aborderez les rives de l'Odyssée, c'est celui de Tim Severin "Le Voyage d'Ulysse, sur les traces de l'Odyssée" paru aux Editions Albin Michel il y a une trentaine d'année, réédité au début des années 2000 chez J'aiLu en poche, indisponible aujourd'hui, c'est bien dommage. Il vous faudra fouiller dans l'occasion, vous le trouverez à petit prix. Je vous conseille absolument ce livre. Après Jason et Marco Polo, l'auteur part sur les traces d'Ulysse et retrace le voyage avec son équipage sur la Méditerranée, sur un bateau construit au plus près de ce que l'on sait des bateaux de la Grèce de l'époque et des conditions mêmes de la navigation au gré des vents, des courants et du temps capricieux. On est loin du bateau de luxe de Sylvain Tesson et de son arrêt à Mykonos lors des premières escales par exemple, vous vous en doutez bien. C'est aussi au plus près du texte d'Homère que Tim Severin enquête au plus près au quotidien sur la réalité pratique du fameux périple d'Ulysse, jetant beaucoup de doutes sur les fables donnant des signes d'Ulysse en Sicile, en Sardaigne, en Corse ou même à Gibraltar. L'expérience des migrants d'aujourd'hui et de leurs embarcations de fortune toujours... C'est aussi par ce dernier livre, que la dimension du fantastique transparait de pages en pages au fur et à mesure que l'on s'approche du but du voyage. Un livre passionnant, l'odeur des embruns vous donnera l'envie de découvrir l'Odyssée.

Peut-être même que vous ferez comme moi, l'expérience des trois à la fois... Voilà la petite odyssée que je vous propose cet été, n'hésitez pas à me faire part de vos commentaires. Bonnes lectures en compagnie de l'Odyssée !


Mes pratiques de livres numériques : Sigil

Sigil8ème et dernier billet sur mes pratiques de livres numériques. Complément indispensable à Calibre, c'est un autre logiciel libre, Sigil.

C'est bien entendu un outil un peu plus "expert"; il vous permettra à la fois de fabriquer de manière complète vos propres fichiers au format ePub mais aussi de modifier des livres existants chez les éditeurs et dans l'offre gratuite. Ils sont bien souvent à revoir, c'est en tout cas mon sentiment. La liste est longue, tout est possible. Modification de couverture, suppression de polices embarquées, rectification des alinéas, des tirets longs, des espaces, des métadonnées, etc. C'est toujours un peu frustrant à la lecture d'être confronté à des éléments qui ne satisfont pas complètement. Là encore, vous avez la main. Pourquoi ne pas les rectifier rapidement? Sigil est très complémentaire de Calibre, vous le verrez à l'usage. Le logiciel vous permettra aussi de vous affranchir complètement de logiciels de mise en page qui polluent incontestablement la qualité de vos fichiers ePub. Vous trouverez aisément des tutoriels, je vous conseille le plus complet ici. Il est un peu ancien, une toute nouvelle mouture de Sigil (version 1.2) a été mis en ligne au début du printemps, mais la gestion reste globalement la même. Sigil sera un vrai devoir de vacances mais il en vaut vraiment la peine croyez-moi!

Voilà, c'était le dernier billet autour de mes pratiques de livres numériques, en récapitulant: pCloud, ReadEra, Vivlio, les libraires indépendants, la Bibliothèque numérique de Paris, NosLivres, Calibre et Sigil. Un beau petit choix, tous à retrouver sur le tag. Vous voilà prêts pour un été de lectures, j'attends évidemment vos commentaires.

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Mes pratiques de livres numériques : Calibre

Calibre7ème billet aujourd'hui sur mes pratiques de livres numériques. Nous avons le cloud, l'application de lecture, la liseuse, les librairies et les bibliothèques, abordons maintenant des outils qui sont absolument indispensables.

Comment parler de livres numériques sans parler du logiciel Calibre? Il faudrait ériger une statue à son créateur Kovid Goyal qui maintient à jour le développement de ce logiciel libre depuis de très nombreuses années. Plus de 14 ans, un vrai sacerdoce... Véritable couteau suisse pour tout amateur de livres numériques, Calibre vous permet de gérer votre bibliothèque (une fonctionnalité que je n'utilise pas pour ma part, préférant un simple classement par dossiers), mais il va bien au-delà. C'est l'outil indispensable de conversion dans tous les formats possibles - conversion aussi dans leur propre format pour les améliorer à votre liseuse et les alléger en poids-. Je plébiscite aussi les nombreuses extensions disponibles pour compiler des fichiers ePub, enlever la DRM Adobe ou d'autres à la volée (interdiction de partager les fichiers hors d'un cercle privé bien sûr), etc. Je vous conseille l'excellent site TutoCalibre, pour retrouver beaucoup d'astuces.

Bref, si vous êtes amateur de livres numériques ou en passe de le devenir, ne pas utiliser Calibre me semble absolument impensable!

Tous mes billets à retrouver sur le tag. La semaine prochaine, le huitième et dernier billet. Vous serez ainsi paré pour l'été!


Mes pratiques de livres numériques : NosLivres

NoslivresPoursuivons aujourd'hui du côté des bibliothèques numériques, avec un site mutualisé indispensable pour tous les francophones: NosLivres. Assez confidentiel, il regroupe en fait ce qui se fait de mieux en terme de livres libres de droits, classiques, tous gratuits sous licences libres. Sous cette interface rudimentaire (très 1.0 il faut bien le dire), se cache en fait un moteur de recherche qui vous permet de fouiller à travers les catalogues des 14 meilleurs sites gratuits francophones. Pas moins de 15.000 références au total.

Complément indispensable de l'offre commerciale des éditeurs, ces livres sont nos biens communs, c'est important de les partager, de leur donner la plus grande visibilité possible. Je me désole que les bibliothèques de prêt ne s'emparent pas de ces livres qui peuvent être librement réutilisés avec une simple mention, avec de nouvelles couvertures, des textes complémentaires, etc. Tous ces sites sont d'une grande qualité au niveau des numérisations proposées, une grande rigueur avec plusieurs relectures réalisées par des passionnés à travers l'espace francophone. Vous avez un fil RSS bien pratique pour connaître les nouveautés. Bref, indispensable pour vos prochaines lectures cet été !

C'était le 6ème, tous mes billets sont à retrouver avec ce tag.

PS: en complément, il manque à NosLivres les sites Bibebook, Opoto, EBalzac et la Littérature jeunesse libre.


Mes pratiques de livres numériques : la Bibliothèque numérique de Paris

BibContinuons sur mes pratiques avec aujourd'hui un focus particulier sur la Bibliothèque numérique de Paris. Une bibliothèque indispensable, la période de confinement aura montré tout l'intérêt d'une telle bibliothèque pour s'approvisionner en lectures. Parmi les 64 bibliothèques de prêt de la capitale, c'était la seule à rester ouverte. Les chiffres de prêt ont bien évidemment explosés. Elle s'installe peu à peu dans le paysage parisien. Près de 20.000 titres disponibles aujourd'hui, c'est la 56ème en terme de nombre de titres, à 25.000 sans doute bientôt elle deviendrait la 45ème. Quand on sait que les fonds des autres se sont constitués durant des dizaines et des dizaines d'années...

Pour le lecteur, avec des livres qui restent chers à l'achat, c'est très intéressant de pouvoir se procurer des livres en prêt. À condition bien sûr d'un choix suffisant sans frustration. C'est tout l'intérêt de proposer une offre mutualisée à l'échelle d'un département. La masse critique pivot est à mon avis de 10/15.000 titres. Si on veut une offre suffisante avec une grande variété de secteurs, c'est un minimum pour que les lecteurs s'y retrouvent. En deçà, on bricole malheureusement. Rappelons pour mémoire qu'une grande librairie de province, par exemple, propose un stock entre 80.000 et 110.000 titres selon la période de l'année.

Je ne suis pas parisien, je m'étais inscrit dans une bibliothèque de Paris il y a quelques années. Avec le numéro, vous vous inscrivez ensuite en ligne. Il faut renouveler l'inscription annuellement, toujours in-situ, c'est la seule contrainte. 4 livres par mois (c'est même 6 pendant la période que nous avons traversé), une période de 6 semaines pour la durée de prêt. Passage obligé avec la DRM Adobe comme dans les librairies. En espérant que nous ayons rapidement un accès moins contraignant. À signaler aussi et c'est très important, la qualité des sélections proposées; on sent bien que ce sont des bibliothécaires qui sont aux manettes. Des souhaits? Plus de classiques du domaine public, numérisés en biens communs et plus de fonds Relire des indisponibles dans l'offre commerciale. Mission d'une bonne bibliothèque, non?

Vous l'aurez compris, un rendez-vous indispensable pour moi. Chaque français devrait pouvoir disposer d'une telle bibliothèque dans le département où il se trouve. À Paris, comme dans le Cantal ou la Mayenne... Les expériences en cours au Québec comme en Belgique en sont une preuve supplémentaire. En attendant de mobiliser vos politiques locaux, vous savez ce qu'il vous reste à faire lors d'une prochaine visite à Paris...

Retrouvez tous mes billets sur le tag.


Mes pratiques de livres numériques : les libraires indépendants

LibindJe continue mes petits billets autour de mes pratiques de livres numériques. Après le cloud, l'application de lecture sur smartphone et la liseuse, parlons aujourd'hui des librairies.

Comme je le mentionnais dans mon précédent billet, pas d'achat chez des enseignes où les fichiers ne m'appartiennent pas. Un seul accès payé bien cher, c'est non. J'achète un fichier ePub (ou PDF) pour qu'il entre dans ma bibliothèque, le lire maintenant, peut-être dans quelques semaines ou quelques mois, le prêter dans la mesure du possible à un proche. Y revenir dans quelques années, qui sait. Et cela, sans préjuger de ce que seront mes dispositifs de lecture. Des pratiques qui sont exactement celles de tous les livres imprimés.

Privilégier le tatouage plutôt que la DRM Adobe. Beaucoup d'éditeurs jouent le jeu pour leurs lecteurs, malheureusement pas les principaux ce qui donnerait plus de poids à l'initiative. Beaucoup de libraires indépendants proposent une offre de livres numériques. Si vous fréquentez leurs librairies pour découvrir de nouveaux livres (leurs tables comme leurs sites), pourquoi ne pas leur acheter des livres numériques? Privilégier l'achat local plutôt que les GAFAM, vous saurez où va votre argent. Si votre libraire ne dispose pas lui-même d'une offre, il appartient sans doute à un réseau mutualisé souvent lié à l'achat de livres imprimés en ligne, pourquoi donc ne pas lui demander et les soutenir. Il faut rappeler que les prix sont identiques partout, même sur les promotions fixées par l'éditeur, c'est la loi. Même si vous les perdez, vous pourrez retrouver vos livres des années après, l'historique des comptes et des accès est maintenu.

La seule petite contrainte sera d'acheter sur votre ordinateur puis de transférer votre livre sur votre liseuse. Pas grand chose, convenez-en. N'oublions pas la protection des données, garantie par les libraires, c'est un élément important dans leurs chartes. Rien de tout cela chez les GAFAM bien évidemment, une raison de plus pour les dégager. Personnellement j'ai toujours acheté chez des libraires indépendants comme dans des réseaux mutualisés. Ma bibliothèque personnelle est hébergée sur un cloud personnel avec une sauvegarde annuelle chez moi, cela ne me dérange pas.

L'avenir est au commerce local, les livres numériques suivent la règle. La complémentarité entre livre imprimé et livre numérique est là pour très longtemps. Toujours plus de livres et de librairies près de chez soi, nous nous en porterons bien mieux!

Prochain billet sur les bibliothèques numériques, vous pourrez retrouver tous les billets sur le tag. N'hésitez à me faire part de vos commentaires.


Retour en librairie : 5 coups de coeur chez les éditeurs indépendants (3)

LibUne nouvelle sélection de livres chez les éditeurs indépendants. C'est plus que jamais le moment de les soutenir, maintenant que l'on reparle de best-sellers et déjà de la prochaine rentrée littéraire. Ils seront sûrement sur les tables de vos libraires ou sur certains bons sites avec d'excellentes critiques. Je continuerais ces sélections dans les semaines à venir.

Mes cinq coups de coeur de cette semaine, ils méritent vraiment votre attention:

  • "Disparaître dans la nuit" de Evan Ratliff, traduit par Charles Bonnot (Marchialy) ici.
  • "Hollywood, ville mirage" de Joseph Kessel (Editions du Sonneur) ici.
  • "A la première étoile" de Andrew Meehan, traduit par Elisabeth Peelhaert (Joelle Losfeld) ici.
  • "Blague" de Yannis Palavos, traduit par Michel Volkovitch (Quidam éditeur) ici.
  • "Autant en emporte le vent" de Margaret Mitchell, traduit par Josette Chicheportiche (Gallmeister) ici.

Mes pratiques de livres numériques : les liseuses Vivlio

LogoAprès le cloud et l'application de lecture, la liseuse aujourd'hui. Je les ai suivies toutes depuis les tout-débuts, 55 tests complets depuis 2006 que vous retrouverez sur le blog. Mon dernier podium il y a près de deux ans est ici.

Les liseuses sont aujourd'hui des dispositifs de lecture qui ont fait leurs preuves. Certains les croyaient enterrées avec l'apparition des smartphones/ tablettes, c'est très loin d'être le cas. Quel acteur majeur peut se passer de liseuses? Que serait le développement de la lecture numérique sans liseuses? Lire confortablement sans lumière rétro-éclairée, sans connexion, elles sont incontournables en mobilité comme chez soi. Pour les aficionados de lectures au long cours, des indispensables machines à lire...

Alors, laquelle pour moi? Fuir les modèles dans lesquels vous n'êtes jamais propriétaires de vos fichiers. Je ne les citerais pas ici mais vous voyez de qui je parle. Vous payez chers des simples accès. Si vous vous désabonner, vous perdez tout, c'est écrit en tout petit dans les conditions d'utilisation. Fuir les acteurs GAFAM donc. J'avais beaucoup suivi Kobo il y a quelques années. Et puis le rachat par Rakuten, déjà que je n'étais pas grand client de la Fnac. La qualité des modèles s'est un peu délité du côté des plastiques, les derniers modèles grands formats sont bien chers. J'ai aussi beaucoup suivi Bookeen, un acteur français indépendant. C'est un très bon choix mais pas celui qui me convainc le plus dans l'ergonomie générale. Manque aussi une liseuse grand format.

Mon choix s'oriente véritablement vers les liseuses Vivlio, je les avais d'ailleurs portées en tête il y a deux ans, les choses n'ont pas changé. La marque Vivlio a remplacé Tea. La fabrication assurée par la société PocketBook, le software de la librairie préparé par les français de chez Vivlio, basée à Lyon. Quel modèle? Assurément le grand modèle InkPad 3 en 7.8 pouces, à moins de 200€. Pour quelques dizaines d'euros en plus, je vous conseille absolument d'investir pour ce modèle, vous ne le regretterez pas par rapport aux centaines d'heures à venir, vous verrez. Preuve de leur succès, cette semaine Vivlio a annoncé un partenariat avec un vaste réseau de librairies en Belgique. Espérons que bien d'autres libraires indépendants suivent en France. Achetons français et local !

Allez, bonne liseuse, la semaine prochaine, nous parlerons libraires et librairies...

PS: vous pourrez retrouver l'ensemble de mes billets avec le tag.