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Mes pratiques de livres numériques : Sigil

Sigil8ème et dernier billet sur mes pratiques de livres numériques. Complément indispensable à Calibre, c'est un autre logiciel libre, Sigil.

C'est bien entendu un outil un peu plus "expert"; il vous permettra à la fois de fabriquer de manière complète vos propres fichiers au format ePub mais aussi de modifier des livres existants chez les éditeurs et dans l'offre gratuite. Ils sont bien souvent à revoir, c'est en tout cas mon sentiment. La liste est longue, tout est possible. Modification de couverture, suppression de polices embarquées, rectification des alinéas, des tirets longs, des espaces, des métadonnées, etc. C'est toujours un peu frustrant à la lecture d'être confronté à des éléments qui ne satisfont pas complètement. Là encore, vous avez la main. Pourquoi ne pas les rectifier rapidement? Sigil est très complémentaire de Calibre, vous le verrez à l'usage. Le logiciel vous permettra aussi de vous affranchir complètement de logiciels de mise en page qui polluent incontestablement la qualité de vos fichiers ePub. Vous trouverez aisément des tutoriels, je vous conseille le plus complet ici. Il est un peu ancien, une toute nouvelle mouture de Sigil (version 1.2) a été mis en ligne au début du printemps, mais la gestion reste globalement la même. Sigil sera un vrai devoir de vacances mais il en vaut vraiment la peine croyez-moi!

Voilà, c'était le dernier billet autour de mes pratiques de livres numériques, en récapitulant: pCloud, ReadEra, Vivlio, les libraires indépendants, la Bibliothèque numérique de Paris, NosLivres, Calibre et Sigil. Un beau petit choix, tous à retrouver sur le tag. Vous voilà prêts pour un été de lectures, j'attends évidemment vos commentaires.

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Mes pratiques de livres numériques : Calibre

Calibre7ème billet aujourd'hui sur mes pratiques de livres numériques. Nous avons le cloud, l'application de lecture, la liseuse, les librairies et les bibliothèques, abordons maintenant des outils qui sont absolument indispensables.

Comment parler de livres numériques sans parler du logiciel Calibre? Il faudrait ériger une statue à son créateur Kovid Goyal qui maintient à jour le développement de ce logiciel libre depuis de très nombreuses années. Plus de 14 ans, un vrai sacerdoce... Véritable couteau suisse pour tout amateur de livres numériques, Calibre vous permet de gérer votre bibliothèque (une fonctionnalité que je n'utilise pas pour ma part, préférant un simple classement par dossiers), mais il va bien au-delà. C'est l'outil indispensable de conversion dans tous les formats possibles - conversion aussi dans leur propre format pour les améliorer à votre liseuse et les alléger en poids-. Je plébiscite aussi les nombreuses extensions disponibles pour compiler des fichiers ePub, enlever la DRM Adobe ou d'autres à la volée (interdiction de partager les fichiers hors d'un cercle privé bien sûr), etc. Je vous conseille l'excellent site TutoCalibre, pour retrouver beaucoup d'astuces.

Bref, si vous êtes amateur de livres numériques ou en passe de le devenir, ne pas utiliser Calibre me semble absolument impensable!

Tous mes billets à retrouver sur le tag. La semaine prochaine, le huitième et dernier billet. Vous serez ainsi paré pour l'été!


Mes pratiques de livres numériques : NosLivres

NoslivresPoursuivons aujourd'hui du côté des bibliothèques numériques, avec un site mutualisé indispensable pour tous les francophones: NosLivres. Assez confidentiel, il regroupe en fait ce qui se fait de mieux en terme de livres libres de droits, classiques, tous gratuits sous licences libres. Sous cette interface rudimentaire (très 1.0 il faut bien le dire), se cache en fait un moteur de recherche qui vous permet de fouiller à travers les catalogues des 14 meilleurs sites gratuits francophones. Pas moins de 15.000 références au total.

Complément indispensable de l'offre commerciale des éditeurs, ces livres sont nos biens communs, c'est important de les partager, de leur donner la plus grande visibilité possible. Je me désole que les bibliothèques de prêt ne s'emparent pas de ces livres qui peuvent être librement réutilisés avec une simple mention, avec de nouvelles couvertures, des textes complémentaires, etc. Tous ces sites sont d'une grande qualité au niveau des numérisations proposées, une grande rigueur avec plusieurs relectures réalisées par des passionnés à travers l'espace francophone. Vous avez un fil RSS bien pratique pour connaître les nouveautés. Bref, indispensable pour vos prochaines lectures cet été !

C'était le 6ème, tous mes billets sont à retrouver avec ce tag.

PS: en complément, il manque à NosLivres les sites Bibebook, Opoto, EBalzac et la Littérature jeunesse libre.


Mes pratiques de livres numériques : la Bibliothèque numérique de Paris

BibContinuons sur mes pratiques avec aujourd'hui un focus particulier sur la Bibliothèque numérique de Paris. Une bibliothèque indispensable, la période de confinement aura montré tout l'intérêt d'une telle bibliothèque pour s'approvisionner en lectures. Parmi les 64 bibliothèques de prêt de la capitale, c'était la seule à rester ouverte. Les chiffres de prêt ont bien évidemment explosés. Elle s'installe peu à peu dans le paysage parisien. Près de 20.000 titres disponibles aujourd'hui, c'est la 56ème en terme de nombre de titres, à 25.000 sans doute bientôt elle deviendrait la 45ème. Quand on sait que les fonds des autres se sont constitués durant des dizaines et des dizaines d'années...

Pour le lecteur, avec des livres qui restent chers à l'achat, c'est très intéressant de pouvoir se procurer des livres en prêt. À condition bien sûr d'un choix suffisant sans frustration. C'est tout l'intérêt de proposer une offre mutualisée à l'échelle d'un département. La masse critique pivot est à mon avis de 10/15.000 titres. Si on veut une offre suffisante avec une grande variété de secteurs, c'est un minimum pour que les lecteurs s'y retrouvent. En deçà, on bricole malheureusement. Rappelons pour mémoire qu'une grande librairie de province, par exemple, propose un stock entre 80.000 et 110.000 titres selon la période de l'année.

Je ne suis pas parisien, je m'étais inscrit dans une bibliothèque de Paris il y a quelques années. Avec le numéro, vous vous inscrivez ensuite en ligne. Il faut renouveler l'inscription annuellement, toujours in-situ, c'est la seule contrainte. 4 livres par mois (c'est même 6 pendant la période que nous avons traversé), une période de 6 semaines pour la durée de prêt. Passage obligé avec la DRM Adobe comme dans les librairies. En espérant que nous ayons rapidement un accès moins contraignant. À signaler aussi et c'est très important, la qualité des sélections proposées; on sent bien que ce sont des bibliothécaires qui sont aux manettes. Des souhaits? Plus de classiques du domaine public, numérisés en biens communs et plus de fonds Relire des indisponibles dans l'offre commerciale. Mission d'une bonne bibliothèque, non?

Vous l'aurez compris, un rendez-vous indispensable pour moi. Chaque français devrait pouvoir disposer d'une telle bibliothèque dans le département où il se trouve. À Paris, comme dans le Cantal ou la Mayenne... Les expériences en cours au Québec comme en Belgique en sont une preuve supplémentaire. En attendant de mobiliser vos politiques locaux, vous savez ce qu'il vous reste à faire lors d'une prochaine visite à Paris...

Retrouvez tous mes billets sur le tag.


Mes pratiques de livres numériques : les libraires indépendants

LibindJe continue mes petits billets autour de mes pratiques de livres numériques. Après le cloud, l'application de lecture sur smartphone et la liseuse, parlons aujourd'hui des librairies.

Comme je le mentionnais dans mon précédent billet, pas d'achat chez des enseignes où les fichiers ne m'appartiennent pas. Un seul accès payé bien cher, c'est non. J'achète un fichier ePub (ou PDF) pour qu'il entre dans ma bibliothèque, le lire maintenant, peut-être dans quelques semaines ou quelques mois, le prêter dans la mesure du possible à un proche. Y revenir dans quelques années, qui sait. Et cela, sans préjuger de ce que seront mes dispositifs de lecture. Des pratiques qui sont exactement celles de tous les livres imprimés.

Privilégier le tatouage plutôt que la DRM Adobe. Beaucoup d'éditeurs jouent le jeu pour leurs lecteurs, malheureusement pas les principaux ce qui donnerait plus de poids à l'initiative. Beaucoup de libraires indépendants proposent une offre de livres numériques. Si vous fréquentez leurs librairies pour découvrir de nouveaux livres (leurs tables comme leurs sites), pourquoi ne pas leur acheter des livres numériques? Privilégier l'achat local plutôt que les GAFAM, vous saurez où va votre argent. Si votre libraire ne dispose pas lui-même d'une offre, il appartient sans doute à un réseau mutualisé souvent lié à l'achat de livres imprimés en ligne, pourquoi donc ne pas lui demander et les soutenir. Il faut rappeler que les prix sont identiques partout, même sur les promotions fixées par l'éditeur, c'est la loi. Même si vous les perdez, vous pourrez retrouver vos livres des années après, l'historique des comptes et des accès est maintenu.

La seule petite contrainte sera d'acheter sur votre ordinateur puis de transférer votre livre sur votre liseuse. Pas grand chose, convenez-en. N'oublions pas la protection des données, garantie par les libraires, c'est un élément important dans leurs chartes. Rien de tout cela chez les GAFAM bien évidemment, une raison de plus pour les dégager. Personnellement j'ai toujours acheté chez des libraires indépendants comme dans des réseaux mutualisés. Ma bibliothèque personnelle est hébergée sur un cloud personnel avec une sauvegarde annuelle chez moi, cela ne me dérange pas.

L'avenir est au commerce local, les livres numériques suivent la règle. La complémentarité entre livre imprimé et livre numérique est là pour très longtemps. Toujours plus de livres et de librairies près de chez soi, nous nous en porterons bien mieux!

Prochain billet sur les bibliothèques numériques, vous pourrez retrouver tous les billets sur le tag. N'hésitez à me faire part de vos commentaires.


Mes pratiques de livres numériques : les liseuses Vivlio

LogoAprès le cloud et l'application de lecture, la liseuse aujourd'hui. Je les ai suivies toutes depuis les tout-débuts, 55 tests complets depuis 2006 que vous retrouverez sur le blog. Mon dernier podium il y a près de deux ans est ici.

Les liseuses sont aujourd'hui des dispositifs de lecture qui ont fait leurs preuves. Certains les croyaient enterrées avec l'apparition des smartphones/ tablettes, c'est très loin d'être le cas. Quel acteur majeur peut se passer de liseuses? Que serait le développement de la lecture numérique sans liseuses? Lire confortablement sans lumière rétro-éclairée, sans connexion, elles sont incontournables en mobilité comme chez soi. Pour les aficionados de lectures au long cours, des indispensables machines à lire...

Alors, laquelle pour moi? Fuir les modèles dans lesquels vous n'êtes jamais propriétaires de vos fichiers. Je ne les citerais pas ici mais vous voyez de qui je parle. Vous payez chers des simples accès. Si vous vous désabonner, vous perdez tout, c'est écrit en tout petit dans les conditions d'utilisation. Fuir les acteurs GAFAM donc. J'avais beaucoup suivi Kobo il y a quelques années. Et puis le rachat par Rakuten, déjà que je n'étais pas grand client de la Fnac. La qualité des modèles s'est un peu délité du côté des plastiques, les derniers modèles grands formats sont bien chers. J'ai aussi beaucoup suivi Bookeen, un acteur français indépendant. C'est un très bon choix mais pas celui qui me convainc le plus dans l'ergonomie générale. Manque aussi une liseuse grand format.

Mon choix s'oriente véritablement vers les liseuses Vivlio, je les avais d'ailleurs portées en tête il y a deux ans, les choses n'ont pas changé. La marque Vivlio a remplacé Tea. La fabrication assurée par la société PocketBook, le software de la librairie préparé par les français de chez Vivlio, basée à Lyon. Quel modèle? Assurément le grand modèle InkPad 3 en 7.8 pouces, à moins de 200€. Pour quelques dizaines d'euros en plus, je vous conseille absolument d'investir pour ce modèle, vous ne le regretterez pas par rapport aux centaines d'heures à venir, vous verrez. Preuve de leur succès, cette semaine Vivlio a annoncé un partenariat avec un vaste réseau de librairies en Belgique. Espérons que bien d'autres libraires indépendants suivent en France. Achetons français et local !

Allez, bonne liseuse, la semaine prochaine, nous parlerons libraires et librairies...

PS: vous pourrez retrouver l'ensemble de mes billets avec le tag.


Mes pratiques de livres numériques : l'application de lecture ReadEra

ReaderaAprès le cloud la semaine dernière pour héberger ma bibliothèque de livres numériques, quelle application de lecture pour lire mes ePubs sur smartphone ?

Lecteur sur smartphone Android uniquement et encore très modérément tant je suis inconditionnel de liseuses, vous le savez bien. C'est un complément seulement de temps en temps. J'ai longtemps utilisé Aldiko, puis PocketBook et EreaderPrestigio. A chaque fois quelques détails qui n'allaient pas, surtout du côté des publicités, de réglages qui n'étaient pas mémorisés et qu'il fallait à chaque fois reparamétrer, sans parler bien sûr de l'inévitable publicité... Et puis j'ai découvert tout à fait par hasard en fin d'année dernière ReadEra, une application gratuite bien complète et sans publicité, très sympa. On peut lire dans leur avertissement: "Nous partageons votre irritation pour les bannières plein écran et les publicités intrusives, c'est pourquoi nous avons crée une application que vous pouvez utiliser sans risque d'infarctus à cause des intrusions non désirées". Même longueur d'onde en somme...

Depuis je l'ai complètement adopté. Des réglages bien complets, choix de polices (j'aime beaucoup Merriweather). En plus des ePub, vous lirez tous les formats. Dans les fonctionnalités premium, juste quelques détails en plus, tant elle est bien complète dans sa version gratuite. Il s'agit plus de soutenir le projet qu'autre chose. A signaler qu'il n'y a pas de gestion de la DRM Adobe, pas grave pour moi, aucun livre avec cette verrue dans ma bibliothèque, je la dégage systématiquement. Voilà pour ReadEra, c'est par ici, absolument à découvrir, vous verrez.

PS: si vous souhaitez utiliser la DRM Adobe, le meilleur choix possible reste l'application Aldiko.


Mes pratiques de livres numériques : le cloud pCloud

PcloudUn long silence que je romps peu à peu. Pour faire un petit point sur mes habitudes liées au livre numérique, je vous proposerais dans les semaines à venir quelques billets pour vous dire où j'en suis de mes pratiques. Je ne prétend pas avoir la science infuse mais au fil des années j'ai pu découvrir ici et là pas mal de choses. Avec bientôt 14 années de pratique du livre numérique au compteur (bientôt 12 de fichiers ePub, c'était le "Silence de Mahomet" ici, rien n'a changé...), je suis devenu un très grand lecteur au format numérique. C'est plus de 80% de mes lectures désormais, l'imprimé est occasionnel. C'est bien sûr la littérature populaire, polars, fantastique, science-fiction, mais aussi des romans "blancs", des essais, de grands classiques "pléiadisés" comme La Recherche de Proust, Don Quichotte, et tant d'autres. Et bien sûr mes chantiers autour de l'Odyssée d'Homère et ses 22 traductions, l'Odyssée de Kazantzaki récemment, l'Iliade en cours... Je veux juste vous faire partager ce qui me convient, cela vous sera peut-être utile.

Il va sans dire que j'ai toujours recherché des solutions libres et sûres, les moins intrusives possibles, aussi bien dans les dispositifs de lecture que dans les logiciels utilisés. L'argument de la simplicité dans les usages, s'il était possiblement recevable dans les premières années (il fallait faire un effort), ne l'est plus du tout aujourd'hui en 2020. Ceux qui vous disent le contraire sont intéressés à vous le dire, point. Nous disposons de beaucoup d'éléments pour prendre le contrôle et choisir en toute connaissance de cause.

Commençons par le stockage cloud, l'hébergement de sa bibliothèque et son accès est un élément important, surtout si vous êtes lecteur sur smartphone/tablette. Comme nos lectures réelles, elle en dit bien évidemment beaucoup sur nous. Je refuse qu'un acteur scrute mes lectures pour son propre usage ou donne ces informations à des tiers. Ma bibliothèque numérique commence à être bien étoffée au fil des années, je ne vous dirais pas le nombre de volumes mais c'est beaucoup. Je ne pratique aucune diffusion de ces fichiers hormis dans un cadre restreint de "très proches", un usage familial et personnel qui pourrait tout à fait s'assimiler à une pratique avec des livres imprimés, sans plus, les aspects géographiques en moins.

J'ai utilisé Hubic après Dropbox (je crois que c'était début 2015) pour retrouver une solution réellement au clair avec l'utilisation des données personnelles. Et puis j'ai découvert il y a trois ans pCloud, une solution basée en Suisse, gratuite et fiable. Tout ce que j'avais lu sur pCloud à l'époque notamment en matière de sécurité m'avait convaincu. Etant résolument contre le cloud en général pour mes données qui sont sauvegardées sur des solutions externes, une solution de 10Go me suffit bien amplement pour une gestion pratique de ma bibliothèque en mobilité. Les fichiers ePub ne sont pas bien lourds, beaucoup de fichiers notamment PDF lourds n'y sont pas. Si chaque individu se limitait à 10Go voire un petit peu plus (à faible coût) et luttait contre une infobésité de conneries, la planète ne s'en porterait sans doute pas plus mal.

Je n'avais pas supprimé Hubic au début, ayant pris le relais avec pCloud. Au fil du temps, je n'ai eu aucun problème avec pCloud, très pratique avec les applications. Depuis deux ans j'ai complètement déserté Hubic, pCloud me convient parfaitement. Accès des fichiers rapides sur les smartphones et tablettes, synchronisation parfaite avec l'ordinateur, ergonomie bien faite. Un classement simple en dossiers, par rubrique éditoriale puis par éditeurs. Mes livres imprimés sont d'ailleurs classés pareils chez moi. Je ne pratique pas une gestion de ma bibliothèque via une solution dédiée comme Calibre, je n'ai jamais vraiment trouvé l'utilité. Un classement simple en sous-dossiers qui résiste au temps, je ne me vois pas en changer. Voilà pour pCloud, la semaine prochaine l'application de lecture.

N'hésitez pas à me laisser vos commentaires.


Etats-Unis : le livre numérique marque toujours le pas

LogoSur un marché global orienté à la hausse (+5,5%), le livre numérique marque toujours le pas aux Etats-Unis, le slogan est connu. Les derniers chiffres publiés par le syndicat des éditeurs pour le premier quadrimestre 2018 cet été le confirment. Lire le billet ici. En cause, les prix qui ont été relevés depuis deux/trois ans, l'effet est mécanique. Attention, l'autopublication est bien entendu complètement absente. Le livre audio est toujours en forte augmentation. Il m'a paru intéressant de donner un schéma de répartition des différents formats, à partir des revenus générés.

Marketus


Bibliothèques : la parole de Bertrand Calenge

CalengeBertrand Calenge, bibliothécaire de renom, théoricien et praticien des bibliothèques est disparu en 2016. C'était une grande figure de la génération de bibliothécaires qui a mis en œuvre la transformation des bibliothèques de lecture publique. A lire un nouveau livre "Calenge par Bertrand, parcours de lecture dans le Carnet d'un bibliothécaire. Du blog au book" aux Presses de l'Enssib. "Un collectif de bibliothécaires fait revivre cet auteur, en proposant un parcours de lecture à travers son blog Carnet de notes. Ces parcours thématiques et transversaux recontextualisent les billets selon les principaux sujets traités par l’auteur – collections, médiation, évaluation, métier, numérique, etc. – autant dire toutes les questions vives des bibliothèques. Ce livre expérimente une mise en book du blog d’un professionnel, pour nous inviter, comme l'écrit Martine Poulain dans sa préface, «à penser, échanger, proposer»".

Un bien bel hommage avec une importance particulière donnée au contexte numérique en bibliothèque. A retrouver cet ouvrage disponible gratuitement sur le site des Presses de l'Enssib.


Edition : une année 2017 qui marque le pas

Edition2017_SNEUne année 2017 difficile pour l'édition. Entre le boom du scolaire passé, un calendrier électoral traditionnellement néfaste pour les ventes de livres, c'est le retour à une réalité morose qui se confirme. Le chiffre d’affaires des éditeurs a connu un recul de -1,61% par rapport à 2016, passant de 2 837 millions à 2 792 millions d’euros. 

Les secteurs qui ont le vent en poupe. Toujours les très belles performances de la bande dessinée (+13%) et de la littérature générale (+2,7%) qui donnait des signes d'inquiétude l'année précédente. En revanche le secteur jeunesse toujours porteur marque très nettement le pas (-6,6%).

Dans un tel contexte le marché de l’édition numérique, dynamisé par la croissance de l’édition professionnelle et universitaire, poursuit sa progression (+9,8%). Il représente désormais 7,6% du chiffre d’affaires des ventes de livres des éditeurs. Il dépasse la barre symbolique des 200 M. d'euros.

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Voir les chiffres complets sur le site du SNE.

Pour archives les deux documents, Téléchargement SNE2017 complet et Téléchargement SNE2017 sommaire

 


Library Genesis : la bibliothèque universelle

LibgenDe très nombreux amateurs numérisent leurs bibliothèques dans le monde entier. Un travail de fourmi qui n'est pas fait par les éditeurs et les ayants-droits. Et cela dans de très nombreuses langues. Une bibliothèque numérique virtuelle unique pour les retrouver? C'est Library Genesis, à découvrir dans la catégorie Fiction, c'est par ici. Indispensable bien sûr, en toute discrétion...

PS: Library Genesis a été créé en mars 2008, vous trouverez une bibliographie récente qui la concerne à cette adresse.


La Découverte : L'Edition à l'ère numérique

EditionladecouverteA signaler aux Editions La Découverte, la sortie dans leur collection Repères de "L"Edition à l'ère numérique" de Benoit Epron et Marcello Vitali-Rosati. Cet ouvrage propose un état des lieux de l’impact effectif des mutations technologiques sur l’édition, à partir de trois fonctions principales des instances éditoriales:  la production des contenus, leur circulation et leur légitimation.
Il combine une approche académique de compréhension des modèles, une observation empirique des pratiques et usages et une analyse des logiques stratégiques déployées dans ce secteur. Petit prix et sans DRM pour la version numérique.


Livre numérique : 250 éditeurs français sans DRM

DrmChiffre symbolique atteint dans mon relevé des éditeurs qui ne pratiquent pas une politique de DRM pour leur catalogue de livres numériques. Quand la plate-forme de vente le permet bien sûr. Huit formes de DRM sont actuellement en usage contrôlées respectivement par Adobe, Apple, Amazon, Google, Kobo, Microsoft, MTO (Marin Trust Management Organization) et la fondation Readium (format LCP "Lightweight Content Protection"). Sans doute Facebook demain...

Face à cela c'est plus de 250 éditeurs qui proposent leurs livres sans contraintes pour leurs lecteurs avec un simple marquage, à l'instar de beaucoup de pays d'Europe du Nord plus vertueux envers leurs lecteurs. Vendre des livres sans DRM c'est aussi respecter la confidentialité des données de lecture. Une fois le livre acheté, vous ne serez pas surveillé, traqué dans des statistiques de lectures dont les conditions d'exploitation sont bien opaques il faut bien le dire. La liste complète des éditeurs sans DRM est ici.

A cette occasion je vous propose un nuage de mots en forme d'arbre, un clin d'oeil à l'imprimé, un beau symbole de liberté. De ActuSF à Zulma, Mardaga en point médian. Merci à eux tous! A partager sans modération!

Drm


Québec : livre et intelligence artificielle

AlqTom Lebrun, juriste en droit du numérique, était l'invité fin mars de l'ALQ (Association des libraires du Québec) sur le thème "Tirer parti de l'intelligence artificielle - perspective pour le livre et la lecture". Il travaille sur l'autonomie esthétique et légale des œuvres générées par l'intelligence artificielle. Une très intéressante intervention que je vous invite à regarder. 


Etats-Unis : le marché du livre numérique repasse sous la barre des 20%

PwUne annonce importante qui confirme la tendance observée depuis plusieurs années. Les effets des prix publics plus élevés sont bien là. Les ventes de livres numériques seraient repassé sous la barre symbolique des 20% du marché anglo-saxon. Elles ont en effet diminué de 10% en 2017 par rapport à 2016, selon les chiffres publiés par PubTrack Digital, qui fait partie du groupe de livres NPD. Ce service, qui suit les ventes d'environ 450 éditeurs, a déclaré que les ventes de livres numériques unitaires ont atteint 162 millions l'année dernière, contre 180 millions en 2016. Des chiffres qui ignorent cependant toujours le phénomène de l'auto-édition qui se développent très fortement.

"NPD a rapporté que, combinant les ventes imprimées de son service BookScan avec les ventes numériques de PubTrack, les livres numériques représentaient désormais 19% du total des unités (imprimées et numériques) l'année dernière, contre 21% en 2016.

La fiction pour adultes est restée la catégorie de livres numériques la plus populaire - 44% des ventes dans la catégorie étaient au format numérique - mais les ventes de livres numériques dans le segment ont chuté de 14% par rapport à 2016, pour atteindre 108 millions d'unités.

Les e-books occupent une part beaucoup plus faible du marché des non-fiction pour adultes, 12%, mais les ventes dans le segment ont augmenté de 3% l'année dernière, à 38 millions d'unités, a rapporté NPD.

La plus forte baisse des ventes de livres numériques l'an dernier a été enregistrée dans la catégorie des enfants, où les ventes ont chuté de 22%. Chez les enfants, le format numérique ne représentait que 5% de toutes les ventes l'année dernière. Les ventes de livres numériques ont diminué de 8% dans la catégorie des jeunes adultes, tombant à 4 millions d'unités vendues. Le format représentait 18% de toutes les ventes de jeunes adultes l'année dernière.

Toutes les grandes maisons de commerce, y compris les Big Five, déclarent des ventes à PubTrack. Le service, cependant, ne suit pas les ventes de livres numériques des auteurs indépendants d'Amazon. Dans sa lettre aux actionnaires plus tôt ce mois-ci, le PDG d'Amazon Jeff Bezos a déclaré que plus de 1.000 auteurs utilisant la plate-forme KDP d'Amazon avaient des redevances de plus de 100.000$. Un porte-parole de l'entreprise a déclaré que les ventes de livres numériques au sein de l'entreprise ont continué de croître à l'échelle mondiale grâce aux points de vente traditionnels et aux services d'abonnement, en particulier Kindle Unlimited" (via Publishers Weekly).

Selon le site Authorearnings, Pubtrack ignore 2/3 des ventes de livres numériques... Ce serait donc une baisse pour les seuls éditeurs traditionnels (AAP publishers) et largement compensée par la montée en charge du selfpublishing. A lire


Typographie : les polices indispensables pour les liseuses

FaustinaSi vous aimez la lecture numérique et la typographie, indispensable blog que Poliseuse pour choisir des polices pour sa liseuse. Un travail passionnant et passionné... Stéphane a proposé il y a quelques semaines un billet de mise à jour avec les polices qu'il juge indispensables. Parmi ses polices favorites classées en 5 étoiles Faustina, Manuale rejoignent Alegreya, Andada, Bitter, EbGaramond, Merriweather, NoticiaText, Vollkorn. A titre personnel j'ajouterais Caecilia, CharisSIL, Literata, Plantin, PT Serif et Veleka. Soit 15 polices indispensables pour nos liseuses...


Institut Français : un portail Futur livre pour les créations innovantes

FuturlivreDepuis des années il manquait un portail de référence pour découvrir toutes les initiatives autour des livres enrichis au sens large, qu'elles viennent d'éditeurs, de studios, voire même de créateurs et d'artistes indépendants. Le constat en avait été fait régulièrement que ce soit au Festival de la BD d'Angoulême qu'au Salon du Livre de jeunesse de Montreuil qui pouvaient donner un seul compte-rendu de la variété des oeuvres dans l'instant. Des créations originales et innovantes, avec pour certaines des modèles de diffusion difficile à trouver, hors du cadre des plate-formes de distribution traditionnelles. Expérience intéractive, jeu vidéo, réalité augmentée, bande dessinée numérique, le champ est large et méritait une visibilité plus grande.

C'est l’Institut français, un établissement public chargé de l’action culturelle extérieure de la France, qui a ouvert depuis quelques semaines un portail FuturLivre avec cette objectif de mise en valeur, qui plus est à l'échelle internationale:

Sous l’égide du ministère de l’Europe et des affaires étrangères et du ministère de la culture, la mission de l'Institut français est de promouvoir la culture française à l’international et de favoriser le dialogue avec les cultures étrangères.

Son action s’inscrit au croisement de la création artistique, des échanges intellectuels, de l’innovation culturelle et sociale, et de la coopération linguistique. Il soutient à travers le monde la promotion de la langue française, la circulation des œuvres, des artistes et des idées dans tous les domaines de la création (cinéma, arts visuels, spectacles vivants, numérique, littérature, philosophie…) et favorise ainsi la diffusion et la valorisation des talents français.

L’Institut français contribue activement à la diplomatie d’influence de la France. Ses projets et programmes prennent en compte les contextes locaux et reposent sur une capacité unique de déploiement à travers le vaste réseau des services culturels des ambassades et consulats, des Instituts français et des Alliances françaises présents sur les cinq continents.

Le numérique est une priorité stratégique de l’Institut français et du réseau culturel: il est à la fois un vecteur de diffusion de la culture, un sujet culturel à part entière et un nouvel outil de création. Depuis plusieurs années, à l’intersection de ces trois dimensions, les professionnels français créent, inventent et déploient des savoir-faire inédits dont l’innovation, la créativité et la singularité sont reconnues dans le monde entier.

Les panoramas de l’innovation culturelle, dont Futur Livre constitue le deuxième opus après culturevr.fr, se donnent pour objectif de présenter au sein d’un site unique, multilingue et contributif, un état des lieux sur un secteur de la création numérique.
Ils se donnent pour missions, à la fois de favoriser, par la présentation des œuvres et des auteurs, la promotion des réalisations françaises; mais aussi de constituer un site de référence pour les professionnels.

L’Institut français souhaite accompagner l’ensemble des secteurs de l’innovation culturelle dans leur structuration, leur valorisation à l’international et leur existence dans un écosystème mondial. Il réalisera prochainement deux nouveaux panoramas, l’un dédié à La Webcréation et l’autre au Jeu vidéo culturel.

A découvrir déjà une quinzaine d'oeuvres, mais aussi des rencontres sous forme d'interviews et des focus sur des créateurs. A suivre de près dans vos onglets...


Bibliothèques : le rapport Orsenna

BibliothequePour porter l'ambition d'Emmanuel Macron envers les bibliothèques dans sa campagne présidentielle et sensibiliser les acteurs au rôle fondamental de celles-ci dans notre société, la Ministre de la Culture Françoise Nyssen avait confié l'été dernier à Erik Orsenna une mission d’ambassadeur de la lecture. Publication la semaine dernière de ce "rapport Orsenna" consacré aux bibliothèques. Si le thème de l'ouverture des bibliothèques est le plus largement relayé, le numérique en général et le livre numérique en particulier font l'objet d'une bonne place. Un rapport qui ouvre des pistes mais qui ne donne aucune indication sur les financements. Et après? A retrouver sur le site du gouvernement. Une journée professionnelle, qu’organise la ministre de la Culture le 9 avril prochain, devrait permettre de mettre en œuvre les préconisations d’Erik Orsenna "pour transformer les bibliothèques en maisons de service public culturel de proximité, au service de la culture, de l’éducation, de l’inclusion numérique, de la lutte contre les inégalités et de l’égalité des territoires".

Livres-Hebdo donne une synthèse des réactions à ce rapport, à lire ici.

Pour archives le rapport Téléchargement 20182002 Rapport Voyage au pays des bibliothèques

A écouter l'intervention d'Erik Orsenna sur FranceInter.


Editis : un streaming pour le livre qui ne semble pas tabou

LisezLe groupe Editis (2ème français) pourrait-il ouvrir les vannes du streaming pour le livre? C'est en tout cas la question qui se pose à l'écoute des propos de Pierre Conte (PDG d'Editis) dans l'interview qu'il donnait cette semaine sur BFMBusiness. "Contrairement à ce que d'autres disent, je pense que le livre digital va monter, on ne parle là que de ventes à l'unité. On n'a pas évoqué les sujets de streaming qui d'une manière ou d'une autre vont arriver à moyen terme. Je ne vois pas pourquoi nous serions la seule industrie de contenus qui n'emploierait pas le streaming". Des propos qui tranchent avec ceux d'Arnaud Nourry (PDG d'Hachette) qui a toujours affiché une franche opposition sur le sujet allant même jusqu'à dire qu'il n'y aurait pas de streaming tant qu'il serait à la tête d'Hachette. Rappelons qu'Editis appartient au groupe espagnol Planeta qui a lui-même lancé en Espagne il y a quelques années Nubico une large offre de streaming de livres. Alors, un modèle de ce type pour le groupe Editis dans les années qui viennent, avec déjà un portail généraliste Lisez lancé cette semaine qui préparerait le terrain? Pour l'instant sur Lisez les extraits de livres sont proposés via Calaméo et les ventes au titre redirigées vers les libraires à choisir. Un bémol important cependant à prendre en compte. Planeta est tellement important sur le marché espagnol qu'il peut se lancer seul sur une offre crédible de ce type. C'est quand même loin d'être le cas en France avec une concurrence bien plus importante face à Editis en littérature générale. Même si les offres de streaming permettent aux autres secteurs culturels un net redémarrage depuis quelques années, la situation est très différente pour le livre où le support physique imprimé résiste bien. On l'a vu cette semaine avec la présentation GfK. Nous aurons peut-être des indices supplémentaires au prochain Salon du Livre. A suivre donc...


GfK France : le livre marque le pas en 2017

LogogfkLors de son traditionnel rendez-vous annuel sur le marché des contenus culturels (musique, vidéo, jeu vidéo et livre), l'institut GfK a donné quelques éléments intéressants sur le marché du livre numérique en 2017.

On s'y attendait. Sur un marché global "entertainment" à +2,5% en 2017 à 8,37 milliards d'euros (retour au chiffre de 2009), le marché du livre serait le seul marché en léger recul en 2017 (-1,2%), sous la barre symbolique des 4 milliards d'euros. Sur 10 ans, ce serait un recul de plus de 3%. Une année 2017 qui avait bien mal commencé avec un premier semestre désastreux (-4,8% à fin juin), le dernier trimestre aura été heureusement bien meilleur pour limiter la casse. Le marché du jeu vidéo continue son incroyable progression. A ce rythme il pourrait bien rattraper voire dépasser celui du livre dans six ans.

Courbe
Sur ce marché du livre atone, le livre numérique continue de progresser avec un chiffre de +9% par rapport à 2016 (97,5 millions d'euros). Preuve s'il en était une nouvelle fois que "l'un ne tue pas l'autre", les possesseurs de liseuses achètent en moyenne 14 livres par an dont 8 livres numériques, ce sont les plus gros consommateurs de livres. Quand on cessera de penser le numérique comme un épouvantail mais comme une opportunité avec de vrais relais de croissance...

Comme d'habitude, il faudra attendre les chiffres officiels de 2017 qui seront fournis par le SNE en juillet prochain.