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7 notes en octobre 2006

Des détails sur l'Iliad

Certains d'entre vous m'ont demandé les dimensions précises du livre électronique, voici donc: Downloadiliad01_2

  • Dimensions : 15,5 x 21,7 cm et 16 mm d'épaisseur
  • Taille de l'écran : 12,2 x 16,3 cm
  • Poids : 390 g.
  • En ce qui concerne la durée de la batterie, je n'ai pas chronométré exactement mais il semble bien que la durée annoncée par Irex de 10 heures soit un peu optimiste. A mon avis, cela tourne entre 7 et 8 heures pour une lecture suivie. J'ai aussi remarqué que l'utilisation du stylet était particulièrement gourmande en énergie. Lors de la dernière mise à jour logicielle, Irex annonce une amélioration de la gestion de l'alimentation de l'ordre de 10%. A vérifier. Je vous promet de regarder la pendule et de prendre note. Quelques informations également sur des contenus, toujours aussi timides. Rien sur Numilog. J'ai essayé de télécharger quelques titres sans succès. Blocage avec des DRM. Son directeur m'a gentiment répondu que j'étais en avance sur le marché et les accords industriels. Et le marché, il va démarrer quand? Je ne comprends pas bien pour les deux titres en question, demander l'autorisation à qui, à Flaubert, à Zola? Rien sur Mobipocket avec un format propriétaire que ne lit pas l'Iliad. En revanche, un site anglo-saxon, Manybooks.net propose déjà un format spécifique pour l'Iliad en PDF. 723 titres en français libres de droits. La mise en page et la typographie sont approximatives mais l'effort est à saluer en ce que qui concerne la liste impressionnante de formats à disposition, certainement tout ce qui existe sur la planète numérique! Un vrai florilège. Ces histoires de formats, de DRM (Digital Rights Management, pour faire simple tous les vérous qui bloque partout), cela va rapidement lasser l'utilisateur, comme pour la musique, c'est clair. Je lisais un article ce soir à propos du succès du site eMusic qui propose de la musique sans aucune DRM. David Packman, le P-DG d'eMusic explique: "Les mélomanes européens qui recherchent de la musique numérique leur permettant de découvrir des nouveautés et sans les handicaper avec des DRM ont enfin trouvé une maison. Vendre deux millions de titres en Europe en l’espace de deux mois dénote pour ce type de service une demande universelle de compatibilité et de tarification adaptée". A l'heure où le livre va emboîter le pas à la musique et la vidéo, c'est certainement à méditer...


    Le Monde des Livres, mieux en papier !

    Un bémol ce soir, je voulais revenir sur mon dernier post en reprenant la lecture d'un journal en grand format comme Le Monde. Cela tombait bien, Le Monde des Livres en PDF disponible sans DRM d'aucune 100_2858sorte sur le site. Merci à eux, c'est bien le seul journal disponible que je peux tester actuellement. Comme j'achète la version papier le jeudi soir, je me sens assez à l'aise pour un test en condition réelle. Est-ce que la lecture avec le zoom allait se révéler satisfaisante? Avec ma gymnastique stylet-cerveau d'hier matin, j'avoue que j'avais un petit doute. Et bien, au bout de dix minutes de lecture, ce soir, je dois bien dire que ce n'est pas convaincant du tout. La structuration du journal et l'utilisation du zoom se révèle rapidement une certaine prise de tête. Tout d'abord, on sait pas très bien comment gérer la lecture des colonnes. Autant la maquette d'un quotidien est100_2860100_2861 100_2862adaptée pour une lecture au format (une pensée à Stanley Morison qui a structuré le Times, sacré boulot qui a bien tenu la route) autant elle ne l'est pas du tout sur le livre électronique avec la fonction zoom. Agrandies, deux colonnes occupent l'ensemble de la surface du papier électronique mais on est loin d'avoir le bas des articles évidemment, du coup, il faut constamment naviguer le stylet de haut en bas. Autre chose, en trois colonnes, on est100_2864 tenté de100_2866100_2867 passer en horizontal sur le livre électronique. Pas plus probant, on élimine d'autant les parties basses des textes. Bref pour des articles très courts, c'est bien. Mais pour d'autres sur plusieurs colonnes qui occupent la demi-page du quotidien, cela devient très vite fastidieux. On fait ça pour un article, pour deux, puis après on décroche complètement. Visiblement aussi, les PDF sont extrèmements lourds d'où des temps de latance importants quand on sollicite le stylet pour des agrandissements et des changements de sens successifs, ça100_2874100_2875 pédale, ça pédale. Une chose me semble-t-il a ressortir de tout cela. Des structurations en HTML appropriées s'imposent, c'est une évidence. Les PDF, à oublier. On ne peut en aucun cas partir du quotidien actuel pour exploiter quelque chose. Tout est à repenser en fonction du nouveau format. Le stylet ne doit avoir qu'un rôle accessoire pour pointer ce que l'on désire et éventuellement faire des petits ajustements, en aucun cas, il ne doit avoir un rôle aussi important. Il parasite considérablement la lecture continue des textes. On se paume constamment pour rattraper ses phrases. Encore une histoire d'hémisphères cérébraux sans doute, pour l'instant je vais garder les miens en l'état, ils me rendent bien service et je vais patienter un peu. J'attends avec impatience les articles structurés des Echos pour le début d'année, à confirmer bien sûr. Messieurs du Monde, du Figaro, vous-y réfléchissez aussi? Il y a bien chez vous des petits Stanley Morison en herbe! La typographie à redécouvrir, quel beau projet! Je ne voudrais pas terminer ce panorama sans parler du journal Libération (et de son imprimeur) qui vit des heures très difficiles en ceImprimerie_lib moment. Puisse Libé continuer à vivre jusqu'à le voir un jour disponible sur l'Iliad ou d'autres supports. C'est très étrange, cette actualité immédiate, entre des modèles qui se téléscopent dans la presse: journaux, gratuits, internet, nouveaux supports. Ah oui, j'oubliais une dernière petite chose. Dans ma lecture, j'ai complètement zappé les pubs, sans aucun état d'âme d'ailleurs. Mais au fait, c'est peut-être bien un sacré problème de plus, non?


    Irex avance sur le PDF, bravo !

    Nouvelle mise à jour du logiciel lundi dernier. Je surveille attentivement car ça bouge chez Irex. Les petits gars se reposent pas sur leurs lauriers. Voilà, on branche le cable internet sur le livre électronique. La100_2842_1 100_2843100_2844_1connection sur le site d'Irex se fait automatiquement, la mise à jour dure cinq minutes. Rien à faire de plus. Plus simple, on peut pas. Mode d'emploi toujours en anglais, tiens le chinois, en plus du japonais et du coréen. Les modes d'emploi en français, en allemand, en espagnol, en italien, c'est pour quand? Pour le premier livre électronique européen, c'est quand même un comble.

    Au fait, un doute m'envahit, est-ce que je suis toujours le seul français? Sorte de100_2845_1100_2849 100_2850Robinson Crusoé, recherche désespérement un Vendredi pour échanger... Si ça vient pas, j'ai plus qu'à me mettre aux langues asiatiques. Bon, regardons ça. Plusieurs fonctionnalités en plus, une recherche de fichiers, un verouillage qui peut se faire, mais surtout la perle, et oui, une amélioration de la gestion des PDF. On peut zoomer, ils l'ont fait!!


    Je me dépêche de charger l'édition de 20 minutes du jour. La plus lisible, pour100_2851100_2852 l'instant compte tenu de son format, j'en avais parlé. Avec le stylet, on sélectionne la zone que l'on veut zoomer en cliquant dessus. Zoom à 200%, on plonge dans l'article. On modifie très facilement la lecture verticale en horizontale. Ensuite en glissant le stylet sur le papier (j'allais dire l'écran, enfin, je sais plus, il va falloir trouver un nouveau mot), on navigue dans l'article. Un petit exercice assez déconcertant au début, on y va intuitivement. On début, on se trompe, on glisse dans le mauvais sens, mais cela 100_2854100_2855_2 vient vite. Le truc, c'est qu'il faut pointer un endroit et l'emmener là où vous voulez qu'il soit. Une petite gymnastique cérébrale, le matin, ça fait pas de mal !Il y a quelques années, on s'est bien mis au mulot avec Jacquot, rappelez-vous. Les zooms montent rapidement, la sensibilité est bonne. Vous m'excuserez pour la qualité des photos (en plus de la gymnastique cérébrale, ça fait beaucoup), c'est pas parfait, mais on se rend compte. On revient à la page entière, on choisit un autre article en bas à droite, sur deux colonnes celui-là. Lecture parfaite, bien sûr. Les caractères sont impeccables. J'ai essayé aussi des zooms sur des livres et des thèses. Moins concluant, le zoom à 200% est trop important, 150% suffirait, du coup la page disparait sur les bords. Encore un effort, Irex... En tout cas chapeau, si ça continue comme ça, à Noël, tout sera parfait ! Et si le Père Noël était néérlandais?


    Le Cybook, le grand frère

    Merci à Julien de me permettre cette rencontre avec le Cybook, le grand frère de l'Iliad, un européen comme lui, né en 2001, cela semble une éternité... L'aventure du Cybook (c'est ici), je vais pas vous la100_2833100_2820 refaire, un drôle de bins au Salon du Livre à l'époque! Papy Gutenberg, rayé des tablettes, rappelez-vous! Heureusement que les podcasts n'existaient pas à l'époque, on se régalerait sur YouTube! Un peu émouvant de les avoir côte à côte. Déjà posés sur la table, on mesure tout de suite extérieurement les différences. L'un avec sa couverture en cuir et son fermoir, la taille est respectable, un in-quarto, bien épais, relativement lourd (plus d'un kilo), "Le Livre", un peu missel de messe, un bon100_2835 raccourci des Saintes Ecritures finalement. L'autre, petite tablette, un calepin, plus léger (390g), bien moins épais, format in-8 carré (pour les puristes), plus de couverture, on a sacrément désacralisé, c'est clair... Le livre électronique est devenu laïque!

    Allumage, c'est parti. Le Livre devient ordinateur! Star Trek chez Erasme, Luther sous environnement Windows. L'écran couleur rétro-éclairé à cristaux liquides, ça 100_2827100_2822100_2826éclaire la nuit, pleins les mirettes. Le papier électronique à droite, lui, passerait presque inaperçu. Oui, il est bien allumé. Il a besoin d'une lumière incidente comme un vrai livre. On rapproche une lampe. La définition et le contraste des caractères sont bien meilleurs.

    L'écran du Cybook, un vrai miroir, en lumière du jour, c'est pire, l'un des gros reproches pour100_2830_1100_2834_1 la lecture. Il faut rester dans la nuit en quelque sorte.

    Autre reproche, c'est l'orientation des yeux par rapport au support, dès que vous décalez légèrement le Cybook, il devient illisible.

     


    Sur l'Iliad, la lisibilté reste100_2837 100_2839très bonne comme sur une feuille de papier. Bon, n'en jetons plus. Rien à redire. Cruyff plus fort que Platoche! L'avancée technologique du papier électronique est flagrante. Le petit frère batave ne copie plus l'ordinateur, il s'en est libéré définitivement. Ce rapport à la lumière est fondamental selon moi, on en prend ici pleinement conscience.

    Lumière, lumière, quand tu nous tiens...


    Imprimante à vendre !

    C'est ce que je me disais, hier, en lisant plusieurs rapports et thèses sur l'Iliad. J'ai acheté une imprimante-laser d'occasion au printemps! La lecture sur l'ordinateur, c'est quand même pas la panacée... Pages internet, articles courts, blogs, ok. Pourtant dès que l'on souhaite avoir une lecture suivie assez consistante, problème. La lecture sur100_2816100_2818 AcrobatReader, je sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, 100_2815 je vais pas au-delà d'une trentaine de pages, et encore, après je décroche. Alors, j'imprime... Mais c'est vrai que quand vous avez un rapport de plusieurs centaines de pages, vous hésitez franchement à lancer l'impression. Le prix des cartouches, du papier, des reliures n'en parlons pas. Sans parler des arbres de la planète... Tout cela finit à plus ou moins long terme dans la corbeille, là, à côté. Bref, vous laissez bien sagement les documents épais dans un coin de votre disque dur en vous disant que vous les lirez plus tard, autant dire jamais. L'Iliad devrait ravir le milieu universitaire, bientôt des livres électroniques dans les bibliothèques avec du wifi à gogo. Autre100_2819 exemple, je reçois un article de mon ami Olivier qui travaille aux Echos. Premier réflexe, je sors la copie papier. Bon sang, je pouvais le lire sur le livre électronique; j'essaye, résultat parfait. J'ai gâché une feuille de papier. Mon réflexe pour la planète...
    Moi, je vous dis, d'ici à ce que Canon, Epson et HP nous annoncent la sortie prochaine de leurs propres livres électroniques!


    L'Iliade sur Iliad...

    Je poursuis mes recherches de livres. Je voulais revenir un peu plus en détail sur les réductions en format PDF; plusieurs d'entre vous ont réagit lors de mes premiers posts. A tout seigneur tout honneur, je recherche aujourd'hui sur le site de la Bibliothèque Nationale, Gallica. J'avais trouvé rapidement dimanche des titres de Jules Verne. Je continue avec l'Iliade de notre bon Homère. Dans une100_2764100_2765 édition que je connais bien, un modèle de typographie et d'équilibre, la traduction de Leconte de Lisle édité passage Choiseul chez Alphonse Lemerre vers 1860. On transfère rapidement sur l'Iliad en trente secondes, les 470 pages sont avalées, hop. Maintenant, pour vous donnez parfaitement une idée de la réduction, c'est simple, vous tapez 77% de réduction sur l'ordinateur en version Acrobat, vous avez exactement la taille de la page lisible sur l'Iliad. A cette taille, la lecture est bien meilleure sur l'Iliad, les caractères sont beaucoup plus précis100_2769100_2770, équivalent papier, floutés sur l'écran de l'ordinateur. C'est petit, c'est sûr, les colonnes d'un quotidien en quelque sorte; mais c'est quand même très lisible. Il faut absolument que Irex propose le grossissement intégré avec le PDF, on aura un résultat proche de la perfection. La lumière est pas fameuse ce soir dans le bureau, je vous donne à la fois en lumière du soir et sous la lumière d'un petit hallogène de bureau, vous jugerez. "Chante, Déesse..."


    Avec l'Iliad au Musée Jules Verne

    Pas très beau ce week-end, averses et éclaircies qui se succèdent. Pas de plage, tant pis, mais plutôt une visite au Musée Jules Verne de Nantes avec l'Iliad sous le bras. Je recherche rapidement sur Gallica deux romans du grand Jules, le Tour du Monde en 80 jours dans la grande édition Hetzel de 1873, et aussi Robur le Conquérant dans la petite bibliothèque Hetzel (dépôt légal n°5826 en 1886). Le génie100_2763100_2762 d'Hetzel de décliner les formats pour l'accès au plus grand nombre. Me voilà parti, 100_2759 sur la butte St-Anne qui domine la ville de Nantes et son ile en face. Magnifique musée plein d'objets et de documents d'époque qui retracent l'aventure de Jules Verne et de son éditeur Hetzel, uu autre Jules. Une visite très vivante et des commentaires passionnés avec une charmante bibliothécaire. Des jeux de piste pour les enfants, c'est une très bonne idée. Jules Verne serait fier de tout ça! La lecture des romans sur l'Iliad est100_2747 100_2745possible bien sûr (un peu comme des notes dans la Pléïade...); les caractères sont très réduits, les PDF ne sont pas adaptés et pas de grossissement. Plus que le résultat pour l'intant, c'est bien une réflexion sur l'avenir du livre électronique et des nouvelles possibilités qu'il procure. Savez-vous, par exemple, que la Ville de Nantes est propriétaire de l'ensemble des manuscrits originaux de Jules Verne (à deux exceptions près), soit 15000 feuillets, oui vous avez bien lu! Pour les consulter, bien sûr, des autorisations à n'en plus finir. Que tout un chacun, un jour100_2736100_2737100_2738 proche, puisse consulter, dans le monde entier, ces documents inestimables. Quid d'autres manuscrits récemment acquis, je pense à celui du Voyage au bout de la Nuit de Céline (par la Bibliothèque nationale de France), celui du Lys dans la Vallée de Balzac (par le Conseil régional100_2750_1100_2758_1 d'Indre-et-Loire). Cette question de la numérisation qui est dans toutes les conversations, peut-être trouver un judicieux compromis entre le "tout numériser" et le "quoi numériser".

    L'Iliad auprès de tout ces livres prestigieux, aux reliures richement décorées mais aussi au mileu de ces millions d'exemplaires en éditions bon marché, diffusés dans toutes les langues dans le monde entier depuis plus d'un siècle. Les livres de Jules Verne ont-ils été dans l'espace? Je me demande100_2743_1 ce que nos deux Jules penseraient du livre électronique et de ce nouveau moyen de diffusion des textes. Mais je suis certain qu'ils auraient des idées! La bibliothécaire nous signale d'ailleurs un petit ouvrage de Jules Verne moins connu (dont j'ai malheureusement oublié le nom, bon sang) dans lequel il imagine un traitement instantané de l'information via le téléphone, incroyable prémonition en 1880, qui préfigure à la fois CNN mais aussi les blogs et les podcasts via internet et le protocole IP. C'est sidérant. Je vous repréciserais le titre de ce roman à redécouvrir. Si je le trouve sur Iliad!! Je vous joint quelques photos complémentaires de ce musée à ne rater sous aucun prétexte.

    Vraiment un excellent moment avec mon livre électronique sous le bras, en attendant des textes adaptés, merci d'avance mesdames et messieurs de la Bibliothèque nationale et de l'European Library...

    Dernier détail, le dernier portrait en gros-plan est l'oeuvre de mon ami Hubert de Lartigue, portrait saisissant de réalisme que 100_2757n'auraient pas renié 100_2742_2d'illustres peintres académiques du 100_2755_1XIXème siècle comme Gérôme, Luminais, Vernet ou Delacroix.

    Je te salue Ô Grand Jules!