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15 janvier 2010

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Voici les sites qui parlent de Où va l'argent? :

Commentaires

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F

pour publie.net, à compléter :

l'immatériel-fr prend 10% pour la commission

les libraires ou autres re-distributeurs en aval ont aussi commission

ne pas oublier les 19,6 TVA, et les 9,6% Agessa prélevés sur la part auteur

précisions non de détail, parce que c'est très audacieux de la part de l'immatériel-fr, se contenter d'une si faible commission, alors que plate-forme a demandé énorme développement

mais surtout pour un pb juridique: dans ce modèle, chaque fois qu'on élargit le cercle avec nouveau distributeur, l'auteur va toucher plus en absolu, mais sur une recette diminuée des commissions intermédiaires (un peu comme le livre de poche à 5,5% de droits)

or le droit français implique que le contrat auteur spécifie % sur le prix de vente et non sur la recette

pour nous c'est un obstacle considérable (enfin non, puisqu'on l'assume, on attendra que le droit évolue vers nous) - mais ça me surprend énormément, dans la quantité de billets qu'on voit passer sur le "prix unique numérique", que cette question ne soit jamais évoquée

Aldus

merci françois pour ta franchise habituelle, je me posais la question aussi est-ce que les auteurs touchent par contrat 50% du prix de vente HT ou 50% des recettes?

Xavier Cazin

Comme le dis François, immatériel prend 10 à 15% en tant que distributeur, plus les 3% en cas de DRM, et 20% à 25% en tant que revendeur, comme les autres libraires en ligne vers lesquels on distribue.

En revanche, 26% de distribution, ça me paraît vraiment beaucoup, sauf si on s'occupe aussi de diffusion (une colonne à ajouter ?)

Tu pourrais aussi ajouter une colonne "Frais bancaires". En moyenne 5%, à prendre sur la marge du libraire...

Et une ligne pour Google Editions aussi, en tant que distributeur et en tant que revendeur ; je crois qu'ils ont donné leurs chiffres non ?

Je continue par ailleurs à penser que c'est une erreur de considérer Amazon et Apple comme des distributeurs. Ce sont des revendeurs, qui profitent simplement de leur poids pour imposer aux éditeurs des remises extravagantes, de même que les opérateurs téléphoniques. Un distributeur, c'est un relais, qui permet à d'autres sociétés de vendre au lecteur final.

Aldus

Merci Xavier, mais je crois que l'on ne peut pas multiplier les colonnes non plus, masse salariale, loyers, frais de publicité, etc. Les charges concernent chacun des acteurs. Je vais regarder du côté de Google en effet. On parle beaucoup de plateforme unique avec la nécessité des développements EDI. Comment voit-tu son rôle par rapport à ta propre activité de distributeur?

Aldus

Pour la question de savoir si Apple, Amazon sont à prendre en compte comme des distributeurs ou des libraires, je pense que le plus simple est de se demander s'il y a d'autres acteurs entre eux et l'éditeur. En l'occurrence non, ils peuvent-être considérés comme des distributeurs exclusifs. A moins que nous arrivions à imposer un modèle inédit (en France) à Amazon ou à Apple, ce dont je doute fort...

Aldus

Je viens de corriger le chiffre d'Amazon à la lumière de ce que propose Google aux éditeurs. Comme j'ai tendance à penser que Google prend pour l'instant une marge plus réduite que celle d'Amazon...

Xavier Cazin

Je réponds à la question de la plate-forme EDI. Comme pour le papier, j'attends qu'elle soit capable de répondre à une commande pour n'importe quel EAN de la part de n'importe quel revendeur, par une url permettant d'accéder à l'œuvre qui se cache derrière le produit (qui peut-être beaucoup plus complexe qu'un simple fichier).

Pour obtenir cette url, la plate-forme devra être capable de valider la requête et de trouver à quel distributeur la faire suivre, et de quelle façon. Ensuite bien sûr renvoyer l'url ainsi récupérée, pour que le libraire puisse la communiquer à son client.

En tant que distributeur, j'attends donc de cette plate-forme EDI qu'elle me fasse suivre un maximum de demandes émanant de tous les libraires qui n'ont pas envie de faire comme Lekti ou Dialogues, c'est-à-dire payer un(e) informaticien(ne) pour qu'il(elle) branche leur base et leur panier à notre plate-forme via notre API.

Christophe D.

Juste pour écrire que je trouve ce tableau très intéressant. Permet de lister à la fois les divers canaux de distribution et de mieux comprendre le fonctionnement interne, les rapports entres les divers acteurs. Merci.

Aldus

Vous avez déjà chercher à externaliser ce service chez Immatériel? Vous parlez de libraires, n'est-ce pas là l'une des briques du futur portail de la librairie?

Xavier Cazin

@Aldus le problème n'est pas tant de réaliser cette plate-forme techniquement que d'avoir un poids suffisant pour que les fournisseurs de logiciels de gestion de librairie trouvent pertinent d'adapter leurs messages de commandes aux nouveaux protocoles. J'ai cru comprendre qu'il serait un peu question de ça lundi à la journée de l'ALIRE.

D'autre part, quand ce hub verra le jour, il sera j'imagine utilisé par tous les libraires, que les commandes aient été passées par le Portail ou non.

F

merci, Xavier, de cette explicitation - et à Hervé de l'avoir provoquée! ce n'est pas seulement des questions de sous, mais la naissance d'une forme neuve...

Aldus

merci christophe, plus efficace que certains schémas sur la nouvelle chaîne du livre!

Pascale

Bonjour Hervé, je reste intriguée par certains points de cet intéressant tableau. En effet, les modèles Amazon/Google signifieraient que ces acteurs, assimilés "distributeurs", se substituent aux plateformes des distributeurs que sont aujourd'hui e-Plateforme, Eden et Numilog (et demain ...) : est-ce le cas ? Ou s'agit-il d'acteurs distincts, Amazon / Google s'assimilant plutôt, comme le dit X. Cazin ?

Aldus

Les plateformes actuelles sont intermédiaires entre éditeurs et libraires. je vais essayer d'expliciter un peu plus mon tableau en effet. C'est bien le problème de savoir si nous arriverons à imposer à Amazon/Google/Apple de venir chercher dans une plateforme unique française. Pour l'instant les éditeurs américains confient leurs fichiers à Amazon qui les traite de manière spécifique (format spécifique amazon, pose de la drm amazon, premiers chapitres, offres spécifiques, etc). Idem Apple qui va pas chercher chez Universal, Warner et consorts à chaque fois que l'on fait une transation sur iTunes! L'enjeu est aussi de délivrer un livre en moins d'une minute en mode connecté, dans un univers sécurisé, avec une authentification et un paiement "one clic". Je vois mal Amazon/Apple changer ce qui fait leur succès en la matière!

bruno

a tout hasard, pour les ignorants comme moi qui cherchent a comprendre l'evolution du secteur, il serait interessant de rajouter au tableau une ligne sur la ventilation dans le cas d'un livre classique papier. En effet cela permet de mieux apprehender les enjeux financiers de cette evo/revolution et l'impact sur ses acteurs

Aldus

Merci, vous avez tout à fait raison, je vais rajouter cela.

Tanguy Ortolo

Je ne comprends pas la distinction entre plate-forme et librairie. Quand j'achète un livre, j'ai l'impression qu'il n'y a que trois acteurs : l'auteur, l'éditeur et le libraire (et pas le vendeur de DRM puisque je n'en achète pas). Qui est la plate-forme et où intervient-elle ?

Aldus

Billet qui a plus de 18 mois maintenant, la distinction se fait de manière plus floue maintenant sur le rôle réel du distributeur alors que les éditeurs peuvent contracter directement avec les leaders du marché Amazon, Fnac/Kobo, Apple. Cette notion de "distributeur numérique" va t-elle encore être de mise dans quelques temps quand les éditeurs transmettront directement leurs fichiers comme ils le font avec leurs imprimeurs? On peut se poser la question. Nouveau billet d'ici la fin de l'année, promis!

felix

Le texte de l'auteur fait sa première valeur, ce que l'on trouve en plus bas prix, ce sont donc d'abord les libres de droits, et leur retranscription à partir de google books ou gallica, peut justifier un petit prix. Mais depuis longtemps, les traducteurs ou les "annotateurs" de livres avaient tourné les droits en ajoutant leur touche et en créant de nouveaux droits. Mais peut on le reprocher (traducteurs du latin, ... ceci depuis l'antiquité) donc le problème c'est qui prend en charge quoi, exemple la pub paye google, l'état via budget ou subvention la BNF ... donc le modèle commercial emporte le futur de l'édition numérique comme les éditeurs se battaient, je prends l'exemple de Quo Vadis et de ses traductions.
Et le modèle du wikisource?
Je viens de consulter votre dossier du Motif, dommage que la version epub ne soit pas interactive, pas de lien (sauf 1 note) pas d'index, est il si difficile de les ajouter? Y a t'il un outil (logiciel autre que lecteur adobe) ou moteur d'un format de tablette qui permette de le faire, cela est-il envisagé? Je prends l'exemple de votre étude mais en fait ce serait bougrement un avantage comme le surlignage et l'annotation sur tout type de texte, une annotation avec des liens hypertexte serait géniale, et un vrai apport en place des versions papier. Et je me pose toujours la question qu'elle est la meilleure tablette? merci pour toutes les infos de votre site.

felix

Petit complément, ce qui n'est pas négligeable dans le livre papier c'est son coût d'impression et son poids. La dématérialisation devrait se retrouver directement dans le prix, cout de matière et de travail, cout de transport et stockage (editeur, distributeur, libraire) en envoi (cout postal, emballage d'ailleurs presque compris chez amazon)
On trouve d'ailleurs dans les recherches de livres (voir addall.com) des "print on demand" de plus en plus présents ce qui pour moi est scandaleux, et à des prix élevés ne correspondant qu'à des copies papier, mais n'est-ce pas le futur modèle de la distribution en librairie de version papier des livres numériques?.

felix

Dans le coût pour l'éditeur, avant il y avait la typographie, et la correction, dans un article récent de que choisir (repris par le monde), on voit ce qu'il en est de la correction, et la typo avec l'informatique n'est plus ce qu'elle coûtait, d'autant que je pense que plus beaucoup d'auteurs sont incapables de donner un texte déjà numérisé. En leur temps les grands auteurs faisaient déjà taper leus textes à la machine, bien sûr il fallait encore les typographier. Au moins on gagnera que ces livres ne seront pas imprimés en Chine. Mais les liseuses elles si, et les ordi base de données des Google et autre Amazon et Apple sont peut-être hébergés en Inde, dans ce cas nous avons une édition de retard.

Aldus

@Felix Merci pour vos commentaires. Mon étude pour Le Motif déjà ancienne, ce tableau dans le billet bientôt deux ans aussi. Pour les coûts, même si les structurations xml sont maintenant bien intégrées chez les éditeurs et leurs partenaires, le travail sur les textes reste entier. Ne pas tomber dans les clichés non plus. Les préparations/ corrections sont encore faites chez les éditeurs dignes de ce nom.
Oui, l'impression à la demande va peu à peu remplacer les espaces de stockage chez les distributeurs, une tendance irréversible.
Pour votre recherche tablette, iPad, Samsung, Asus, après c'est l'aventure! :-)

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