108 notes dans la catégorie "PNB"

Bibliothèques de Paris : le NetFlix du livre fête ses deux ans

ParisDeux ans déjà pour la Bibliothèque numérique de Paris ouverte à l'automne 2015, un véritable "NetFlix du livre" pour tous les parisiens. Cela sans trop de communication il faut bien le dire. Vous imaginez le battage médiatique si Amazon disposait d'un tel service? Et bien non, cela se passe dans les bibliothèques. Plus de 11.000 titres disponibles, des nouveautés, des livres de fond, d'excellentes sélections faites par des bibliothécaires. 4 titres gratuits en prêt à choisir chaque mois. Un bon complément à ceux qui achètent des livres en librairie, une réelle alternative à ceux qui n'achètent rien et qui piratent abondamment. Au premier trimestre 2017, on décomptait 4.000 usagers qui ont procédé à 16.000 prêts. 25% de grands lecteurs avec une moyenne d'âge de 49 ans. 40% des lecteurs ne lisent que des livres numériques. Nous attendons avec impatience les résultats de cette année. Parisiens lecteurs de livres numériques, si vous n'êtes pas déjà abonnés, profitez des vacances pour vous rendre en bibliothèques chercher un code. C'est par ici.


Françoise Nyssen : le prêt numérique en bibliothèques

NyssenLa Ministre de la Culture, Françoise Nyssen, a profité de la Foire de Frankfurt pour faire part de son opposition à une exception pour un droit de prêt numérique en bibliothèques: «Il ne faut pas systématiquement demander des exceptions, qui contiennent derrière l'idée d'affaiblir le droit d'auteur. Cela, il n'en est pas question» a assuré Françoise Nyssen. Les conditions actuelles des modèles de prêt de livres numériques en bibliothèques reposent sur la notion de prêt avec une période de disponibilité limitée dans le temps. Si les négociations avec les éditeurs restent vives sur les prix, les accès simultanés et les durées des licences qu'il convient de réguler, la notion de prêt reste la priorité de la ministre sans nouvelle exception (via Actualitte).

PS: à titre d'indication, le modèle choisi chez Actes-Sud pour le prêt de livres numériques en bibliothèques:

  • prix multiplié par 1,5 par rapport à l'édition imprimée grand format (mais pas de rectification par rapport au passage en poche)
  • 30 prêts
  • 10 accès en simultanés
  • licence de 7 ans

Le prêt de livres numériques en bibliothèques : un nouveau site

PnbLe prêt de livres numériques en bibliothèques se développe au fil des années à travers le dispositif PNB. Ce sont désormais plus de 2000 bibliothèques avec une quinzaine de réseaux départementaux et des grandes métropoles (Paris, Rennes, Grenoble, Montpellier, Strasbourg, etc) qui proposent des titres en prêt à leurs abonnés. Les informations étaient jusqu'ici éparpillées et difficiles à trouver. Un nouveau site permet désormais de proposer ces informations et de suivre l'actualité de ce dispositif, c'est par ici. 


Bibliothèques : évaluation du dispositif PNB (Prêt Numérique en Bibliothèque)

PnbLe Ministère de la Culture et de la Communication a profité de Livre Paris pour publier une deuxième évaluation de l’activité de prêt de livres numériques des bibliothèques publiques ayant acquis des licences proposées par les éditeurs sur le portail PNB (Prêt numérique en bibliothèque). Cette évaluation a été élaborée en collaboration avec Dilicom, opérateur du portail PNB, avec les données qu’il collecte.

Chiffres-clefs :
• 117 bibliothèques et 48 librairies sont raccordées à PNB ;
• 134 683 titres sont proposés aux collectivités ;
• 210 555 prêts ont été réalisés entre janvier et décembre 2016.

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Ces quelques slides ont été donnés à LivreParis par Dilicom et la Bibliothèque Numérique de Paris. Attention, comme indiqué sur ceux-ci les quatre derniers concernent Paris.

Voir le rapport complet sur le site du Ministère de la Culture. Le document pour archives ici

J'ajouterais l'excellent relevé mensuel que tient Bibook à Grenoble depuis septembre 2014, voir sur le site.

Vous retrouverez sur cette carte les bibliothèques et les réseaux de bibliothèques qui sont rentrés dans le dispositif.

 


Bibliothèques : TEA va distribuer les titres Hachette pour PNB dans le format interopérable LCP

TeahachettePremiers signes encourageants pour une DRM moins contraignante à gérer pour les lecteurs de livres numériques en bibliothèque. La société Tea et le groupe Hachette annoncent aujourd'hui par communiqué de presse un partenariat pour déployer la solution interopérable LCP dans le cadre du prêt numérique via PNB (Prêt Numérique en Bibliothèque) et intègre, de ce fait, le catalogue Hachette Livre dans son activité de distributeur numérique pour les bibliothèques.

TEA va permettre à tout libraire le souhaitant, de s’approvisionner auprès de sa plate-forme pour la vente du catalogue numérique d’Hachette Livre disponible dans PNB (Prêt Numérique en Bibliothèque). Les commandes des livres numériques ainsi vendues passeront par Dilicom via le dispositif PNB et TEA fournira à la bibliothèque les fichiers aussi bien sous DRM Adobe que sous la protection Readium LCP (Licensed Content Protection), format que va pousser officiellement l’EDRLab dans les prochaines semaines.
 
TEA renforce ainsi sa position d’acteur majeur de Prêt Numérique aux Bibliothèques en France: déjà fournisseur d’un service permettant aux libraires de vendre le catalogue PNB complet, et alors qu’elle présente le 10 mars à l’EPUB Summit de Bruxelles la première (et seule) liseuse à encre électronique compatible avec le format Readium LCP déployé pour PNB, TEA prend une place de choix comme distributeur de livres numériques pour les bibliothèques.

Une annonce importante qui aura sans doute des échos en Europe. LCP avance. Si l'année 2017 pouvait être l'année de l'abandon de la DRM Adobe, ce serait une grande avancée pour tout ceux qui souhaitent accéder à des offres d'achats et de prêts indépendantes, alternatives aux majors anglo-saxonnes.


Bibliothèques : Réseau Carel communique les conditions dans PNB

PnbA l'heure d'un large déploiement (voir la carte GoogleMap) du prêt de livres numériques en bibliothèques, les bibliothècaires les attendaient de pied ferme. Réseau Carel, en charge des négociations des conditions dans PNB (Prêt Numérique en Bibliothèque) avec les éditeurs, communique aujourd'hui un document complet de l'avancement de celles-ci. Madrigal, Editis, Hachette, etc. Tous les groupes sont détaillés sur les conditions qu'ils proposent. Durée des licences, nombre et simultanéité des prêts, prix. Même si les négociations ont avancées dans le bon sens pour les établissements publics depuis deux ans, deux points principaux de vigilence restent au centre des négociations. Les prix élevés qui grêvent les budgets des bibliothèques en empêchant une offre aussi large que possible, et surtout l'absence ou la trop faible simultanéité des prêts pour les nouveautés, un non-sens dans un environnement dématérialisé. Des files d'attentes artificielles qui découragent les utilisateurs qui ne comprennent pas. Immatériel, Iznéo, La Martinière en bons élèves. Madrigal, Actes-Sud, Fenixx et Albin Michel (négociations en cours) peuvent mieux faire. Difficultés pour l'instant avec Hachette et dans une moindre mesure avec Editis pour lesquels Réseau Carel déconseille l'achat à ses membres.

  • Réseau Carel déconseille à ses membres l'acquisition des nouveautés du groupe Hachette, du fait à la fois de l'absence de simultanéiété dans le prêt et des prix trop élévés des nouveautés.
  • Réseau Carel déconseille à ses membres l'acquisition des nouveautés du groupe Editis du fait des prix trop élevés et d'une simultanéité trop restreinte.

J'ai contacté Réseau Carel qui m'a précisé que les discussions étaient en cours avec Hachette et Editis, notamment sur la question de la simultanéité et du prix très élevé des nouveautés. Editis et Hachette restent très ouverts aux échanges selon Réseau Carel qui reste optimiste sur les chances de faire évoluer ces deux offres. Tous les détails ici.

Archive

Rappelons que Réseau Carel a publié un document expliquant le fonctionnement complet de PNB pour ceux qui ne le connaissent pas bien. Le document s'intitule "Le PNB tel qu'on le parle". A découvrir ici.


Québec : la ville développe le prêt numérique en bibliothèque

Quebec La Ville de Québec donne un sérieux coup de pouce au prêt de livres numériques en bibliothèque. En effet, elle va accorder une aide de 300.000$ à l’entreprise De Marque afin de tester la nouvelle génération du système de prêt actuellement utilisé dans les bibliothèques de la ville. Cette subvention va permettre de développer la plate-forme pretnumerique.ca, déjà largement déployée dans les établissements, avec un modèle de prêt qui a été repris en France depuis à travers le dispositif PNB. Le prêt de livres numériques rencontre un grand succès au Québec, revoir ici.

Les trois grandes innovations seront les suivantes:

  • Une application mobile de lecture numérique simplifiée, comportant un accès privilégié aux catalogues et aux prêts de la bibliothèque publique, disponible dans les environnements iOS et Android;
  • Une solution novatrice de gestion des droits numériques;
  • Une solution de lecture à travers un navigateur web.

(via QuébecHebdo).


Bibliothèques : Réseau Carel sur le droit de prêt numérique

CarelAprès l'ABF qui s'était exprimé au début du mois, c'est aujourd'hui RéseauCarel qui revient sur la récente décision de la Cour de justice de l'Union Europénne sur le principe d'un droit de prêt numérique en bibliothéque. "L’existence d’une situation légale garantissant avec certitude le droit de prêt numérique et la diversité des modèles que, comme l’ABF, Réseau Carel appelle donc de ses vœux, ne pourrait que renforcer les bibliothèques dans leurs revendications". C'est sans doute du côté de la complémentarité entre des offres simultanées pour des livres récents et des offres "one copy-one user" pour des livres de fond plus anciens qu'il faudrait désormais travailler. Je reproduis ce communiqué dans sa totalité:

Réseau Carel se réjouit de la reconnaissance d’un droit de prêt numérique, souhaite qu’il soit rendu clairement applicable et que la diversité des modèles soit prise en compte.

Suite à la décision de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), à l’instar d’Eblida et de l’Association des bibliothécaires de France (ABF), Réseau Carel se réjouit de la reconnaissance par une haute instance juridique d’un droit de prêt numérique garantissant sur le principe un droit pour les bibliothèques d’acquérir et prêter tous les titres numériques disponibles. Cet arrêt reconnaît aussi aux auteurs le droit de recevoir une juste rétribution dans le processus, ce que Réseau Carel salue également.

Cela rejoint le combat que Réseau Carel a soutenu, avec l’IABD (signataire du London manifesto) et avec Eblida (promoteur de la campagne «The right to e-read»), deux associations dont Réseau Carel est membre.

Dans cet arrêt, seul est toutefois visé le modèle «one copy – one user» (ce qui revient à dire sans simultanéité de prêts d’un même exemplaire, comme pour le livre papier donc). L’offre la plus large de livres numériques aux bibliothèques en francophonie européenne (France, Belgique, Suisse), à savoir PNB, ne se situe donc pas dans le champ de cette décision.

Toutefois, comme le souligne également l’ABF, cela permet d’imaginer que le dispositif technique développé dans PNB puisse être exploité pour la mise en place d’un modèle one copy – one user «plancher».

Cette offre pourrait donc être proposée à côté du modèle PNB existant, à savoir le modèle à simultanéité de prêts, plus intéressant pour les bibliothèques. En effet, il permet de réduire les files d’attente et d’optimiser le réassort en «collant» à la demande des usagers.

Réseau Carel, qui outre PNB présente sur son site et évalue un large éventail d’autres offres de livres numériques, souhaite également, dans ce nouveau domaine ouvert, que d’autres modèles que ces offres existantes puissent être testés.

Mais la décision de la CJUE est-elle concrètement applicable en France?

Selon Eblida, il n’y aurait pas besoin d’amender la directive actuelle (directive européenne de 2006) car l’arrêt interprète la directive telle qu’elle est rédigée actuellement. Mais il y a une condition à l’applicabilité, c’est que la directive ait bien été transposée dans le droit français, ce qui n’est pas établi clairement à ce stade[i].

Il serait donc sans doute plus prudent pour les bibliothèques voulant se lancer dans une offre «one copy – one user» d’attendre la nouvelle directive européenne (un projet est en cours à la commission européenne), en espérant qu’elle entérine bien le jugement de la CJUE et qu’elle soit ensuite transposée dans le droit français. La question de l’accès à distance pour le prêt numérique devrait y être abordée également car l’arrêt ne se positionne pas sur cette question essentielle pour le livre numérique.

Il y a néanmoins une autre piste qui pourrait permettre d’aller plus vite: le législateur français pourrait donner rapidement un cadre juridique au prêt de livres numériques et à son organisation. Tout comme l’ABF, Réseau Carel souhaite la mise en place d’un tel cadre en France, et qui ne bride pas le développement d’autres modèles que le one copy – one user.

Lorsque le cadre juridique sera clairement en place, le système PNB qui a fait la preuve de son efficience technique depuis deux ans et demi pourrait donc être utilisé sans que trop d’aménagements soient nécessaires.

Si cela ne devait pas se faire au sein de PNB, il faudrait surmonter, pour les bibliothèques souhaitant se lancer dans une offre de livres numériques sur le modèle one copy – one user, un certain nombre d’obstacles techniques liés notamment au contrôle d’une durée limitée d’accès au livre téléchargé par le lecteur (mise en place d’une DRM chronodégradable).

Il y a par ailleurs une autre forme de mise à disposition de livres numériques aux lecteurs des bibliothèques qui tient au prêt de liseuses (ou de tablettes). Cette pratique  est intéressante pour sensibiliser mais vise essentiellement des publics non initiés et non la grande proportion des usagers qui souhaitent emprunter des titres sur leur outil de lecture personnel. Elle est par ailleurs entourée de la même incertitude juridique sur l’applicabilité et pose pas mal de questions techniques également.

Le modèle à simultanéité pouvant se maintenir en parallèle dans le futur, Réseau Carel continue son action auprès des groupes éditoriaux afin d’obtenir des avancées sur trois axes.

Réseau Carel réclame pour les bibliothèques une plus large couverture du catalogue proposé dans PNB par rapport au catalogue grand public que les environ 52% actuels[ii]. Ce taux, bien qu’en progression, reste insuffisant par rapport à ce que les bibliothèques sont en droit d’attendre en vertu de la première des douze recommandations signées par les représentants de tous les acteurs de la chaîne du livre fin 2014.

Réseau Carel revendique également auprès de certains groupes éditoriaux présents dans PNB des conditions plus favorables pour les bibliothèques (simultanéité significative, tarifs des nouveautés raisonnables).

Réseau Carel encourage enfin l’enrichissement du modèle avec une différenciation nouveautés/longue traîne. Plusieurs groupes ont déjà suivi cette recommandation mais il reste du chemin à parcourir.

L’état d’avancement de ces négociations est repris en détail sur notre site, dans le texte «Où en est PNB fin 2016 ?».

L’existence d’une situation légale garantissant avec certitude le droit de prêt numérique et la diversité des modèles que, comme l’ABF, Réseau Carel appelle donc de ses vœux, ne pourrait que renforcer les bibliothèques dans leurs revendications.

[i] Une analyse juridique qui inclura une réponse à cette question ainsi qu’à celle de l’accès à distance (évoquée plus loin dans le texte) a été sollicitée.
[ii] Pourcentage obtenu par mesures directes dans les catalogues concernés, en faisant abstraction des titres en langues étrangères et des doublons liés aux titres présents en plusieurs formats numériques; ce chiffre monte à environ 70% lorsqu’on ne tient compte que des éditeurs présents dans PNB. 


PNB (Prêt Numérique en Bibliothèque) : la position du SNE

SneSuite au récent communiqué de l'ABF (Association des bibliothécaires de France) demandant l'application en France du rendu de la Cour de Justice de l’Union européenne en matière de mise à disposition des livres numériques pour les bibliothèques, le SNE (Syndicat National de l'Edition) a souhaité réaffimer sa position par rapport au prêt de livres numériques en bibliothèques publiques et donner des éléments chiffrés pour l'année 2016:

LE PRET DE LIVRES NUMÉRIQUES EN BIBLIOTHÈQUES PUBLIQUES - la position du Syndicat national de l'édition

La publication de commentaires erronés sur l’arrêt de la Cour de Justice de l’Union Européenne du 10 novembre 2016 concernant le prêt de livres numériques en bibliothèque incite le Syndicat national de l’édition (SNE) à faire un point chiffré sur le dispositif «Prêt numérique en bibliothèque» (PNB).

Avec un catalogue de 130.000 titres, incluant ouvrages de fonds et nouveautés, et désormais accessible dans 2.000 bibliothèques, PNB répond d’ores et déjà aux attentes et pratiques des usagers.

130.000 titres au catalogue et 2.000 bibliothèques utilisatrices

• Acquises auprès des libraires par les 101 réseaux de bibliothèques ayant déjà adopté PNB, les licences de prêts pour les livres numériques rendent accessibles au public les ouvrages dans 2.000 bibliothèques.

890 éditeurs ont déjà rendu disponible 65% de leur catalogue numérique dans PNB.

Ces 130.000 titres disponibles représentent plus de la moitié de l’offre numérique grand public. Et ce catalogue augmente chaque mois.

• Ce choix est 9 fois plus vaste que celui des 15.000 fichiers acquis par les bibliothèques via PNB en 2016. C’est un fait: l’offre PNB actuelle dépasse largement la demande.

Des offres de prêts innovantes et diversifiées

• Mené sous l’impulsion du ministère de la Culture et en concertation avec les bibliothèques, les ayants droit et les libraires, PNB propose plusieurs modèles commerciaux.

• Dispositif innovant commercialement et techniquement, PNB tire avantage de la dématérialisation des livres, en rendant notamment possibles, selon les modèles commerciaux:

l’accès sécurisé aux livres numériques à distance, 7/7 jours et 24/24 heures;

— la lecture des livres sur les appareils de lecture personnels des usagers: liseuses, tablettes, smartphones et ordinateurs; 

— des modalités de prêts souples et adaptables en fonction des éditeurs, ainsi que le retour anticipé d’un titre ou à l’inverse le renouvellement du prêt.

Déjà 200.000 prêts effectifs en 2016

• Ce système a déjà été adopté par de nombreux usagers, comme l’atteste le nombre significatif des 200.000 prêts atteints en 2016 via les portails des bibliothèques.

• Confortées par ce succès qui témoigne de l’importance de la promotion de la lecture numérique pour les établissements et les collectivités, les éditeurs développent le nombre de titres disponibles dans PNB. Le nombre de titres a augmenté de 450% en un an et continue de croitre au fur et à mesure que les équipes éditoriales, techniques et commerciales s’organisent dans les maisons.

• La croissance des crédits d’acquisition, l’équipement des établissements et la formation des bibliothécaires et des usagers seront à l’avenir les principaux leviers pour le développement de cette activité.

Une rémunération juste et pérenne des ayants droits

• Cessionnaires des droits d’exploitation numériques des œuvres, les éditeurs confèrent dans un cadre contractuel des licences d’utilisation parfaitement adaptées aux conditions de mise en œuvre du prêt numérique. Cette voie est la seule à même de garantir une juste et durable rémunération des auteurs, évitant un recours à d’hypothétiques compensations financières liées à la mise en œuvre d’une nouvelle exception.

• Les ayants droit sont rémunérés à la première souscription au titre sur la base du prix de la licence octroyée, et à chaque renouvellement de cette licence. Le prix de celle-ci peut différer du prix public, prenant ainsi en compte les diverses possibilités de prêts proposées aux bibliothèques et rémunérant en conséquence les ayants droit.

Des investissements technologiques au service d'une expérience de lecture de qualité, y compris pour les personnes en situation de handicap

• Les éditeurs investissent pour améliorer continuellement l’expérience des lecteurs numériques. Ainsi, la mesure technique open-source de protection Readium LCP (Licensed Content Protection) qui rend possible la consultation de livre limitée dans le temps – c’est-à-dire le prêt numérique – sans dégrader l’expérience de l’usager, ni exposer ses données d’usage à un acteur tiers, sera déployée simultanément sur le marché grand public et dans les bibliothèques dès le printemps 2017.

• LCP est également lisible sur les appareils de lecture des personnes malvoyantes ou aveugles. De plus, conscients du fait que l’adaptation des ouvrages par des structures spécialisées peut parfois engendrer des délais longs d’accès aux livres, les éditeurs de littérature générale basculent leurs catalogues en format ePUB 3, nativement accessible.

Ainsi, en France, éditeurs, auteurs, libraires, bibliothécaires et prestataires techniques ont mis en œuvre un dispositif souple, efficace et inclusif, qui va bien au-delà de ce qu’envisage la récente décision de la CJUE.

Il est des combats plus profitables à la médiation culturelle, à la promotion de la lecture et à la diffusion des œuvres que celui visant à obtenir une exception qui ne correspond à aucun besoin réel. Toute exception non justifiée met à mal le droit d’auteur et l’équilibre économique de la filière du livre; affaiblir ainsi le marché du livre réduirait nos chances de remplir les bibliothèques du futur.

La création d’une nouvelle exception pour le prêt numérique en bibliothèques a été écartée à juste titre du projet de directive sur le droit d’auteur actuellement en discussion au parlement et au conseil européens. La performance indiscutable de PNB en France illustre la pertinence de cette décision.

Le communiqué ici.

J'en profite pour redonner le lien de la cartographie des bibliothèques et réseaux de bibliothèques entrés dans le dispositif PNB. Vous le trouverez dorénavant sur la page du blog, en haut dans la colonne de gauche. N'hésitez pas à me faire part des bibliothèques manquantes.


Bibliothèques : l'ABF appelle au droit de prêt pour le livre numérique

AbfL'ABF (Association des bibliothécaires de France) a publié aujourd'hui un communiqué demandant l'application en France du rendu de la Cour de Justice de l’Union européenne en matière de mise à disposition des livres numériques pour les bibliothèques (à revoir ici). 

L'ABF souligne que la décision est immédiatement applicable, sans nécessité de modifier la loi française sur le droit de prêt. Mais c’est à présent au niveau européen que l’effort doit être porté pour obtenir une modification de la directive sur le droit de prêt de 1992 et consacrer des modèles plus favorables à la diversité des usages numériques. En conséquence, l’ABF demande :

  • l’application immédiate de la décision de la CJUE concernant la mise à disposition des livres au format numérique [selon les règles du droit de prêt classique, à savoir une offre exhaustive et la règle «Une Copie – Un Utilisateur» (One Copy – One User) pérenne];
  • l'entrée des représentants des auteurs à la gouvernance de PNB;
  • l’ouverture d’une réflexion concertée au niveau européen et international, aux côtés de l’IFLA et d’EBLIDA, pour la modification de la directive sur le droit de prêt.

Voir le communiqué complet ici. Cela supposerait une évolution des modalités de prêt actuellement dans l'offre PNB (Prêt numérique en bibliothèque) qui repose pour la très grande majorité des éditeurs sur la simultanéité des offres et la durée limitée des licences. Pour être conforme au rendu de la CJU, une offre "basique" sans simultanéité et pérenne, sur le modèle actuel de celle que propose le groupe Hachette, devrait pouvoir être jointe aux offres actuelles. Reste évidemment à définir les prix et les modalités de gestion du prêt numérique par ailleurs réclamées par l'ABF. Paradoxalement, ce sont ces offres sans simultanéité qui sont les plus décriées par les bibliothécaires, surtout pour des nouveautés très demandées par les abonnés. Une offre calquée sur le prêt du livre imprimé qui représente un certain non-sens dans un environnement numérique.

D'autre part je relève:" Aujourd’hui seuls 18,5% des titres proposés par les éditeurs en numérique sont disponibles via PNB." Complètement faux, 123.866 titres disponibles dans PNB sur 235.737 titres disponibles dans l'offre commerciale des librairies (relevé LesLibraires.fr de ce jour), soit 52%.

PS: Dans ce communiqué, L'ABF cite le réseau Carel: "Comme le souligne l’association Réseau CAREL, les bibliothèques n’ont actuellement pas assez de poids dans les négociations contractuelles avec les éditeurs pour faire évoluer significativement le modèle." Bien au contraire, le réseau Carel a pu faire évoluer très significativement les conditions de PNB depuis trois ans avec les éditeurs. J'ai d'ailleurs vu sur twitter que le Réseau Carel avait demandé le retrait de propos qui ne sont pas du tout les siens.


Bibliothèques : les offres de prêts de livres numériques s'accèlèrent

ToscaLa société Tosca Consultants publie son enquête 2017 sur le marché des logiciels pour les bibliothèques. Du côté des gestionnaires de prêt de livres numériques apparus dans la foulée du projet Prêt Numérique en Bibliothèque (PNB), ce sont désormais 27 fournisseurs différents qui les proposent aux établissements, avec 46 formules différentes (13 fournisseurs de plus en un an). Voir la liste complète au 1er janvier 2017, tous les détails sur le site de ToscaConsultants. Liste complète


Bibliothèques : les offres de prêts de livres numériques sur Google Map

PnbPlusieurs d'entre vous me l'avez demandé, j'ai décidé en ce début d'année de reprendre en service et d'actualiser ma carte Google des offres de prêts de livres numériques en bibliothèques sous PNB (Prêt numérique en bibliothèques). Près de 70.000 consultations de cette carte, cela mérite qu'elle soit tenue à jour. Je souhaite indiquer des offres qui sont effectivement en service pour les abonnés. De nouvelles offres du côté de Cholet, Dole, Strasbourg, etc. N'hésitez-pas à me faire part des manques, je compte sur vous ! -MAJ 27/01/17-

PS: j'ai modifié en couleur jaune pour mieux les identifier les réseaux départementaux et les grandes métropoles.


Réseau Carel : un point sur le dispositif PNB pour les bibliothèques

PnbUn rapport d'étape très intéressant de Réseau Carel sur l'avancement du dispositif PNB (Prêt Numérique en Bibliothèques). Depuis juin dernier, les éditeurs déjà engagés dans PNB revoient leurs conditions et critères de prêt. Ce mouvement est dû à la fin de la période de test qui autorise les éditeurs à revoir leurs conditions en fonction de l’expérience accumulée pendant un peu plus d’un an. Je retiens particulièrement de ce rapport:

Globalement, les éditeurs ont assoupli les conditions sur les titres de leurs fonds mais en parallèle durci leurs conditions sur les nouveautés par rapport à celles de la période de test.  Certains ont certes gommé des critères aberrants (une durée de prêt de 1 an dans le cas d’un groupe, impraticable) mais ils ont en général augmenté le prix par jeton (le seul qui fasse référence, la hausse pouvant atteindre 30%). Ils ont réduit, parfois drastiquement, le nombre de prêts simultanés (certains sont passés de 20 à 5) au risque de faire perdre à PNB sa spécificité. De dures réalités. La plupart se sont toutefois alignés sur une durée de licence (période de validité des droits pour un titre) entre 6 et 10 ans, une augmentation très fortement demandée par Réseau Carel.

Voici, pour affiner, un petit bilan des principaux résultats obtenus jusqu’à présent par Réseau Carel suite aux discussions avec les groupes d’éditeurs :

  • un passage de tous à une durée de prêt de 59 jours (au départ certains groupes limitaient à 21 jours !) ;
  • un passage de tous à une durée de licence de min. 5 ans (au départ certains groupes proposaient 3 ans voire même 1 an !) ;
  • des lots de jetons majoritairement autour de 30 (les plus petits lots permettent aux petites bibliothèques de ne pas prendre trop de risque en acquérant un titre de la longue traîne alors que les grands réseaux peuvent eux acquérir plusieurs lots de ce titre si elles le souhaitent) ;
  • une rétractation de deux groupes lorsqu'ils ont voulu monter significativement les prix des nouveautés au printemps 2016 (et n'ont finalement augmenté que marginalement) ;
  • une rétractation face au projet d’un groupe de passer ses BD à 5 prêts simultanés (simultanéité in fine fixée à 10)  ;
  • une différenciation nouveautés/fonds proposée aujourd’hui par plusieurs groupes (au départ aucun groupe ne distinguait, sauf Madrigall, alors que nous recommandions une amélioration des conditions pour la longue traîne, plus difficile à vendre pour les éditeurs et dont la mise en exergue fait partie aussi des missions des bibliothèques) ;
  • l'uniformisation des conditions au sein de chaque groupe (Editis était loin de cela avant qu'on les rencontre et le leur recommande ; chaque groupe ayant des conditions différentes des autres une hétérogénéité intra-groupe s’ajoutant à celle entre groupes aurait encore ajouté à la difficulté de lisibilité du catalogue) ;
  • une augmentation significative pour certains éditeurs du nombre de titres versés au catalogue PNB par rapport aux titres proposés aux particuliers (même si une des douze recommandations précise qu’il ne devrait pas y avoir d’écart restant).

Réseau Carel regrette également le blocage du côté du groupe Hachette et appelle même à un boycott pur et simple du côté des établissements.

Une seule offre se différencie radicalement des autres, celle du groupe Hachette. Il y a peu de perspective de la voir évoluer étant donné qu’elle est fixée par ce groupe pour le monde entier. C’est la seule qui ignore totalement la simultanéité. Elle prétend compenser par la cession de droits sans limite de durée: c’est un avantage qui est sans doute en partie trompeur car après 8 à 10 ans les livres ont souvent «fini» leur vie (romans ou documentaires), même si les bibliothèques portent aussi la longue traîne auprès de leurs publics.

Cette offre se caractérise aussi par un prix très élevé la première année: 45€ environ, soit trois fois le prix d’un livre numérique grand public. Si ce livre est acquis au 10ème mois de la nouvelle année, cela fait cher les deux mois restants. En effet, le prix après un an ou après la parution du poche se rapproche alors des conditions de leurs confrères car après un an le prix passe à 1,5 fois le prix public et lors du passage en poche le prix est calculé sur base du prix public du poche cette fois (ce qui fait deux décotes, dans un ordre qui peut changer). Réseau Carel déconseille  l’achat de nouveautés pour les éditeurs d’Hachette tant ces conditions semblent difficilement acceptables pour les bibliothèques. En revanche, il s’agit d’un modèle pérenne plutôt intéressant par rapport à la longue traîne, pour laquelle la simultanéité n’apparaît pas aussi importante.

Réseau Carel pointe toujours sur le rôle de Dilicom, le manque de visibilité du système, le manque de pouvoir des bibliothèques en l'absence d'un droit de prêt numérique et le non-respect des 12 recommandations du Ministère de la Culture. Voir l'ensemble du communiqué "Où en est PNB fin 2016?" sur Réseau Carel.


PNB : le projet est-il remis en cause en France ?

PnbBeaucoup d'effervescence cette semaine autour de la décision de la Cour de Justice Européenne concernant le prêt du livre numérique en bibliothèque. Dans un arrêt du 10 novembre 2016, la Cour de justice de l’Union européenne a estimé que le prêt de livre numérique, bien que non prévu par la directive relative au droit de location et de prêt, est soumis au même régime que son équivalent papier.

1) L’article 1er, paragraphe 1, l’article 2, paragraphe 1, sous b), et l’article 6, paragraphe 1, de la directive 2006/115/CE du Parlement européen et du Conseil, du 12 décembre 2006, relative au droit de location et de prêt et à certains droits voisins du droit d’auteur dans le domaine de la propriété intellectuelle, doivent être interprétés en ce sens que la notion de «prêt», au sens de ces dispositions, couvre le prêt d’une copie de livre sous forme numérique, lorsque ce prêt est effectué en plaçant cette copie sur le serveur d’une bibliothèque publique et en permettant à un utilisateur de reproduire ladite copie par téléchargement sur son propre ordinateur, étant entendu qu’une seule copie peut être téléchargée pendant la période de prêt et que, après l’expiration de cette période, la copie téléchargée par cet utilisateur n’est plus utilisable par celui-ci.
2) Le droit de l’Union, et notamment l’article 6 de la directive 2006/115, doit être interprété en ce sens qu’il ne s’oppose pas à ce qu’un État membre soumette l’application de l’article 6, paragraphe 1, de la directive 2006/115 à la condition que la copie de livre sous forme numérique mise à disposition par la bibliothèque publique ait été mise en circulation par une première vente ou un premier autre transfert de propriété de cette copie dans l’Union européenne par le titulaire du droit de distribution au public ou avec son consentement, au sens de l’article 4, paragraphe 2, de la directive 2001/29/CE du Parlement européen et du Conseil, du 22 mai 2001, sur l’harmonisation de certains aspects du droit d’auteur et des droits voisins dans la société de l’information.
3) L’article 6, paragraphe 1, de la directive 2006/115 doit être interprété en ce sens qu’il s’oppose à ce que la dérogation pour le prêt public qu’il prévoit s’applique à la mise à disposition par une bibliothèque publique d’une copie de livre sous forme numérique dans le cas où cette copie a été obtenue à partir d’une source illégale.

Voir l'analyse complète sur Legalis. C'est donc les principes "ONE COPY-ONE USER", chronodégradabilité du prêt et interdiction de la copie illégale qui sont réaffirmés par l'autorité européenne. Le projet PNB (Prêt Numérique en Bibliothèque) ne semble nullement remis en cause dans ses principes. Il s'agirait de faire évoluer des offres du type de celles du groupe Hachette (un prêt à la fois, par exemple ici), vers un cadre législatif du droit de prêt assimilable au livre imprimé. Rien n'interdit en l'état d'autres offres qui font entrer la simultanéité, qui est au fondement même du projet PNB. Rappelons que les offres en un prêt à la fois sont très largement critiquées par les bibliothèques, créant des files d'attentes insupportables sur les livres récents pour les usagers qui ne le comprennent pas dans un univers numérique affranchi des contraintes de l'imprimé. Tout cela demandera sans doute trois années au meilleur des cas de travail juridique pour installer une loi sur le sujet. On voit bien mal les bibliothèques s'organiser sur un dispositif "autonome" qui ne convient pas à leurs publics. D'ici là je pense que le projet PNB sera très largement installé,  le prêt "1 à la fois" d'un autre monde et loin derrière nous...

PS: l'absurdité du "1 prêt à la fois" avec le dernier Harry Potter, proposé 52 fois, en 1 prêt à la fois avec une licence de deux ans. Non sens, digne d'Ubu. 2 ans, c'est 24 mois. Même si quelques lecteurs le rendent en avance, une moitié des prêts sera de toute façon perdu avec la file d'attente. Pour le 25ème lecteur, il l'aura au mieux à l'automne 2018. Le 30ème l'attendra sans doute à jamais...

A propos de PNB, lire l'article de Laurent Soual sur le site de l'Enssib.


Prêt numérique en bibliothèque : un réseau de plus de 2000 bibliothèques

PnbCommuniqué de Dilicom aujourd'hui : "Deux années ont passé depuis la phase pilote de PNB démarrée en septembre 2014. Le réseau s’est agrandi : il y a quelques jours, nous avons enregistré l’arrivée de la centième bibliothèque : la Médiathèque départementale de la Drôme. Au total, en comptant toutes les bibliothèques liées à un réseau, ce sont les usagers de plus de 2000 bibliothèques qui ont désormais accès au prêt numérique en bibliothèque, en France, en Belgique et en Suisse via le dispositif PNB. Le réseau continue son développement puisqu’il devrait comptabiliser plus de 120 bibliothèques et dépasser les 200.000 demandes de prêt à la fin de l’année." La cartographie des bibliothèques est ici.


La Bibliothèque Numérique de Paris : premier anniversaire

ParisPremière anniversaire de la Bibliothèque Numérique de Paris. Un an après son ouverture, elle propose désormais près de 7700 titres avec des nouveautés toutes les semaines. D'excellentes sélections et thématiques, on voit que ce sont des bibliothécaires qui sont derrière les manettes. Vous pouvez emprunter jusqu'à quatre titres par mois dont trois simultanément. En ces temps de livres numériques chers, un passage obligé pour les gros lecteurs numériques. C'est par ici. Si vous êtes abonné, ravi d'avoir vos commentaires.


PNB : cartographie des bibliothèques en production

PnbLe prêt numérique en bibliothèques se développe doucement mais sûrement en France avec de nouveaux établissements chaque mois. Dilicom, l'opérateur du dispositif PNB, vient de mettre à jour sa liste des établissements et des réseaux. Près d'une centaine à ce jour. Il vient également d'ouvrir une carte GoogleMaps. J'avais démarré une carte de mon côté depuis décembre 2014, le relais est pris. C'est par ici.

PS: la carte de Dilicom n'ayant malheureusement guère de visibilié, sans liens, j'ai décidé de remettre à jour la Google Map que j'avais démarré. Bien référencée sur Google, plus de 70.000 visites, elle est disponible ici.  MAJ/ 28/01/17.


Bibook à Grenoble : 1700 lecteurs, 30 livres empruntés chaque jour

BibookPetit coup d'œil sur les statistiques de la plateforme Bibook à Grenoble qui fête le deuxième anniversaire de son service de prêt de livres numériques en bibliothèques. Elle propose aujourd'hui un catalogue de 1125 titres.

  • 1700 lecteurs inscrits
  • 18000 prêts au total
  • En moyenne, 30 livres numériques sont empruntés chaque jour

A retrouver toutes les statistiques mensuelles ici. L'eBOD (eBook On Demand) fonctionne bien à Grenoble !


PNB : le cap des 100.000 titres est atteint

PnbUn cap symbolique a été atteint en cette rentrée puisque le catalogue des titres disponibles dans le dispositf PNB (Prêt numérique en bibliothèque) vient de dépasser les 100.000 titres au format ePub. 100.190 très exactement selon le décompte sur Feedbooks. L'objectif est clairement que l'offre numérique proposée aux bibliothèques soit rapidement identique à l'offre commerciale.


Prêt numérique en bibliothèques : la solution BibliOnDemand

Logo-final-bibliondemand_color_Le prêt de livres numériques en bibliothèques se développe lentement mais sûrement depuis un an dans le cadre du dispositif PNB. Beaucoup de nouvelles villes devraient l'intégrer d'ici la fin de l'année. A découvrir l'entretien de Olivier Walbecq, Directeur Général d’Archimed pour l'activité "Bibliothèques et centres de documentation". Archimed est l'une des sociétés les plus actives dans le domaine avec la solution BibliOnDemand. C'est sur le site de l'Enssib.

PS: à signaler aujourd'hui le retour de la Bibliothèque départementale des Côtes d’Armor qui est entrée dans le dispositif depuis septembre 2015.


Bret Easton Ellis : relire l'oeuvre entière

EllisDouce reprise du blog. Beaucoup de lectures, j'ai profité de ces mois d'été pour relire l'œuvre complète de Bret Easton Ellis. J'avais lu beaucoup de ses livres à leur sorties respectives au fil des années. Je lorgnais sur les deux tomes Bouquins parus chez Robert Laffont en février dernier, les versions numériques sont apparues depuis, mais bien chères. Merci aux bibliothécaires de la ville de Paris de les avoir choisis sur le portail de la bibliothèque numérique de Paris, j'ai emprunté la série en deux fois avant de partir. 2200 pages, un bon kilo de gagné dans la valise. Passionnant de relire tout d'un seul trait sur sa petite liseuse. Même s'il est souvent un peu difficile au début de rentrer dans le style de l'auteur (surtout ses deux premiers livres qui comportent de réelles faiblesses de jeunesse), les lire à la suite montre une réelle cohérence de l'œuvre entière. Après tout ce qui a été écrit dans la surenchère, les outrances, la détestation, on mesure que l'auteur a été mal jugé et mal compris. Trente ans après l'arrivée d'Easton Ellis sur la scène littéraire, c'est sans aucun doute un monument de la littérature américaine. American Psycho, Glamorama et surtout Lunar Park sont inoubliables. Je vous conseille absolument. Pour les versions numériques, on aurait souhaité des bonus joints, dossier de presse, critiques ou analyses de qualité. Surtout pour une œuvre qui n'en manque pas durant toutes ces années. Les ponts avec la presse ne se font jamais, c'est bien dommage. Il serait aussi intéressant de proposer un pack complet de la série avec un prix réduit. Tous les titres proposés sans DRM (bravo Robert Laffont), à partager sans modération dans un cercle privé.


PNB : les bibliothèques universitaires ouvrent la porte

PnbLe prêt numérique en bibliothèque se développe en France au travers du dispositif PNB (Prêt numérique en bibliothèque). Une soixantaine de villes et de réseaux sont dans la boucle pour l'instant en France, en Belgique et en Suisse. Voir la carte ici. Les bibliothèques universitaires pourraient entrer dans le dispositif cette année. Le consortium Couperin, réseau associatif de négociation et d'expertise de la documentation électronique en bibliothèque, signalait depuis 2014 que le PNB ne répondait pas aux besoins des bibliothèques universitaires. Aujourd'hui Couperin juge que "les conditions pour une expérimentation du dispositif PNB dans les bibliothèques universitaires sont réunies". Une période d'expérimentation du Prêt numérique en bibliothèque (PNB) dans l'enseignement supérieur est "désormais nécessaire, la stabilité du dispositif étant acquise", selon un communiqué envoyé par le consortium au magazine Livres-Hebdo.

"Depuis 2014 et un premier communiqué soulignant les lacunes du dipositif, Couperin a rencontré à plusieurs reprises les éditeurs et les représentants de Dilicom, l'opérateur de PNB", indique Sébastien Respingue-Perrin, responsable de la cellule ebooks du consortium Couperin et directeur adjoint de la bibliothèque universitaire d'Evry. "Ces échanges ont permis d'en clarifier les contours et de comprendre les attentes des différents acteurs", ajoute-t-il, précisant que le PNB proposait désormais plus de 100.000 titres de livres numériques des plus grandes maisons d'édition françaises, et qu'il serait "souhaitable" que les bibliothèques universitaires l'expérimentent maintenant. "Une meilleure communication (journée d'études associant Dilicom, interventions, rapport du réseau Carel) autour du projet a permis d'en préciser les contours techniques et le rôle de chaque acteur". Par ailleurs, précise le communiqué, les rencontres avec les acteurs concernés (libraires, éditeurs) ont été l'occasion "de prendre connaissance des attentes réciproques, d'exposer les environnements techniques de chacun et les développements à mettre en place".

Lire le billet sur Livres-Hebdo. De nombreux catalogues d'éditeurs universitaires sont entrés dans le périmètre de PNB depuis un an. Au même titre que l'édition imprimée, son objectif est bien de concentrer pour les bibliothèques l'ensemble de l'offre commerciale disponible en France. PNB couvrirait actuellement 63% de l'offre grand public.


Bruxelles : le prêt numérique en bibliothèque décolle

Lirtuel-logoDes premiers retours de fréquentation du prêt numérique en bibliothèque du côté de nos amis belges. Il y a un peu plus d'un an en mars 2015, la Fédération Wallonie-Bruxelles et ses partenaires, les bibliothèques centrales des provinces et de la Ville de Bruxelles, lançaient un service numérique nommé Lirtuel. Ce service a été développé dans le cadre du projet français PNB, projet pour lequel la Fédération Wallonie-Bruxelles faisait partie des 6 réseaux pionniers et qui fut justement l’objet d’une récente journée d’étude à Levallois organisée par l’association Réseau Carel.

Des premiers chiffres qui montrent un réel décollage du service auprès des abonnés des bibliothèques belges. Le catalogue est de 1300 titres aujourd’hui et devrait atteindre 4000 titres pour la fin de l’année. Un budget annuel de 50.000€ pour l'instant. Beaucoup de sélections y sont représentés avec un accent particulier qui a été mis sur les ouvrages de fiction pour adultes et récemment sur les bandes dessinées de l’école franco-belge.

Le fonctionnement en consortium de bibliothèques avec un budget commun et un accès au même catalogue pour tous les usagers des bibliothèques publiques belges (même les petites communes) est un point intéressant. Une dynamique qu'il serait intéressant de projeter en France, sans doute au niveau départemental.

A lire le billet complet sur Lettres numériques. Merci à Alexandre pour le graphique mis à jour. A mi-juin ce sont 2755 lecteurs belges qui sont inscrits au service avec des retours d'usages très positifs.

Bruxelles

PS: à signaler également du côté de Grenoble, la plate-forme Bibook qui continue d'attirer 50 nouveaux lecteurs par mois, le cap des 1500 inscrits a été franchis, celui des 1000 prêts par mois atteint en mai. Voir ici.


Bibliothèques : la collection Que sais-je? entre dans PNB

QuesaisjeDepuis le début de l'année la collection Que sais-je? a rejoint l'offre de prêt de livres numériques pour les bibliothèques (PNB) de manière significative. Plus de 150 titres disponibles, prix à 8,49€ pour les établissements, 20 prêts, 20 en simultanés, sans limite de durée. C'est sur une telle collection que le modèle de l'accès à un bouquet pourrait venir dans PNB. Intéressant de croiser avec la nouvelle stratégie des PUF du côté de l'impression à la demande. A suivre...

PS: à signaler que près de six cent titres anciens en Que sais-je sont disponibles dans l'offre Relire avec Fenixx.