119 notes dans la catégorie "Angleterre"

Hachette : l'importance du numérique de plus en plus forte

HachetteHachette a communiqué ses chiffres hier. Lagardère Publishing (Hachette Livre) affiche pour le premier trimestre 2014 un chiffre d'affaires de 393 millions d'euros, en baisse de 6,3% en données brutes et de 5,3% à données comparables (hors effets de change). L'après "Fifty Shades" est bien là. Le livre numérique représente désormais 13,4% du chiffre d'affaires du groupe d'édition (34% du chiffre d'affaires du "trade" aux Etats-Unis, 40% au Royaume-Uni), contre 12,4% au premier trimestre 2013. Un contexte dans lequel Amazon pèse de plus en plus, avec des tensions exacerbées. En revanche, toujours pas de données sur le seul marché français (via Livres-Hebdo).


Sony avec Kobo en Europe et en Australie

Sony_readerAprès les Etats-Unis en février dernier, Sony vient d'annoncer le basculement de sa boutique SonyStore vers celle de Kobo en Angleterre, Allemagne, Autriche et Australie à compter du 16 juin prochain. Les mises à jours seront faites sur les appareils. Les clients qui auront achetés des livres chez Sony retrouveront l'intégralité de leurs bibliothèques chez Kobo. Pas d'implication en France, Sony n'ayant jamais développé sa boutique de livres numériques avec les catalogues des éditeurs. Une décision sans surprise qui devrait être le prélude à une collaboration plus étroite entre Sony et Kobo dans les mois qui viennent (via TheBookSeller).


Amazon Kindle : 79% du marché britannique

AmazonukLa situation monopolistique toujours plus grande de la part d'Amazon sur les marchés du livre numérique, avec des chiffres donnés dans un récent rapport communiqué lors de la Foire du Livre de Londres. Au Royaume-Uni, Amazon représenterait 79% du marché, 67% aux États-Unis, 43% en Allemagne et 40% en France. Au Royaume-Uni toujours, le livre numérique représenterait un quart des ventes du marché du livre. Les livres auto-publiés, 20% du secteur en volume et 12% en valeur.
Amazon vend des livres numériques au Royaume-Uni moins cher que dans d'autres pays. En septembre 2013, le prix moyen sur le top 10 d'Amazon était de 3,15€, par rapport à 5,05€ en France, 6,88€ en Espagne, 6,99€ en Italie et 7,14€ en Allemagne.
Le modèle favori serait la liseuse Kindle d'Amazon utilisée par 47,6% des lecteurs, suivie de près par l'iPad d'Apple avec 43,6% (via TheBookSeller).


Royaume-Uni : un vent se lève enfin

EnglandNon, ce n'était pas un poisson d'avril. C'est vrai que l'annonce qui a été faite cette semaine par le Royaume-Uni et effective au 1er juin prochain, est une avancée très importante pour les lecteurs à disposer librement des livres numériques qu'ils achètent. Formats propriétaires, limitation de copies, interdiction de copies de sauvegarde, bibliothèques verrouillées, livres perdus, appareils inutilisables, la liste est longue des restrictions qui touchent tout ceux qui achètent des livres numériques et jouent pleinement la carte de l'offre légale. "Dégoûtés d'être honnête", combien de fois les commentaires reviennent sur le sujet. Des restrictions qui nous sont toutes imposées par des acteurs anglo-saxons -luxembourgeois devrais-je ajouter-. On se rappelle du débat porté, malheureusement sans lendemain, par la députée Isabelle Attard à l'Assemblée Nationale en novembre dernier. C'est un signal fort que la défiance arrive enfin par le Royaume-Uni. Il est temps que l'Europe s'empare enfin de ces sujets qui touchent à nos libertés. De quoi avoir envie de prendre la nationalité britannique au 1er juin! Le document à traduire fissa pour nos politiques français pour s'en inspirer est ici.


Le Royaume-Uni légalise la copie personnelle à usage privé

IpoUne décision importante au Royaume-Uni. Une mise à jour du droit d'auteur va conduire à partir du 1er juin prochain à lever les interdictions qui sont faites pour les particuliers à disposer librement des contenus culturels qu'ils achètent, CD, DVD, mais aussi ebooks (livres numériques). Selon la loi actuelle, il est en effet interdit de réaliser des CD/ DVD de sauvegarde, de reformater un livre numérique pour le transférer sur un autre appareil. En vertu des nouvelles dispositions sur le droit d'auteur, chacun pourra librement transférer des contenus achetés sur les supports de son choix pour un usage personnel. Il restera bien entendu interdit de faire des copies pour les amis et la famille. En ligne de mire côté livre numérique, bien évidemment, le format propriétaire d'Amazon. Chaque britannique devrait pouvoir librement reformater les livres qui'il aura acheté sur Amazon, pour utiliser un autre appareil supportant le format ePub ou PDF. L'usage d'un logiciel libre comme Calibre pour le livre numérique, y compris l'extension pour supprimer les DRM (qui empêchent de fait le reformatage), deviendrait complètement légal au Royaume-Uni. Exit aussi les limitations à six appareils imposées par la DRM Adobe, désormais des limitations sans fondements. La page sur le site officiel de l'IPO (Intellectual Property Office) est ici et le document explicatif. Une décision qui devrait accélérer la réflexion sur l'abandon des DRM en Europe. J'espère que la France prendra au bond cette avancée, que nous ne soyons pas moins avancés que nos voisins anglais sur ces questions importantes pour le libre usage personnel de nos contenus numériques (via ArsTechnica).


Lagardère/ Hachette : pas de chiffres pour le numérique en France

LagardereLe groupe Lagardère/Hachette a publié ses résultats 2013 par voie de communiqué de presse, confortant les résultats du troisième trismestre de l'année dernière. Pléthores de chiffres sur les marchés anglo-saxons. Par contre comme d'habitude, les chiffres du numérique pour le marché français ne sont pas donnés, c'est bien dommage que le premier acteur bloque ainsi la compréhension de notre propre marché:

"Le livre numérique représente 10,4% du chiffre d’affaires de la branche Lagardère Publishing en 2013 (contre 7,8% en 2012). La transition numérique demeure pour l’instant cantonnée essentiellement aux marchés anglo-saxons. Aux États-Unis, dans un marché en stabilisation, le chiffre d’affaires numérique de Lagardère Publishing affiche une solide croissance (+33%) grâce au nombre élevé de best-sellers publiés et représente désormais 30% des ventes Trade contre 24% en 2012. Au Royaume-Uni, où le marché est toujours en progression, le chiffre d’affaires des ebooks croît de 42% et représente 27% des ventes Adult trade contre 20% en 2012.

Aux Etats-Unis, le livre numérique représente 27% du chiffre d'affaire du trade au 4ème trimestre 2013 contre 23% au 4ème trimestre 2012. Au Royaume-Uni (où l'ebook avait décollé deux ans après les Etats-Unis) le chiffre d'affaire du numérique poursuit égalements sa croissance (22% du CA Adults trade contre 19% l'année précédente). Au quatrième trimestre 2013, le numérique représente ainsi 9,6% du total des ventes de Lagardere Publishing contre 8,4% l'année précédente."


Lagardère/ Hachette : près de 10% des ventes en numérique

LagardèreLe groupe Lagardère Publishing/ Hachette a communiqué aujourd'hui ses résultats trimestriels, confirmant les chiffres impressionnants du numérique sur les marchés anglo-saxons. Le livre numérique poursuit sa forte progression et représente au troisième trimestre 27% du marché Trade aux États-Unis (contre 20% au troisième trimestre 2012), 30% du marché Adult trade au Royaume-Uni (contre 20% au troisième trimestre 2012). Le numérique représente désormais 9,4% du total des ventes de la branche Lagardère Publishing (contre 6,4% au troisième trimestre 2012). Il n'a pas été donné de chiffres pour le marché français.


WH Smith : tout n'est pas bon dans le cochon

WhsmithEmoi autour des publications pornographiques en numérique depuis quelques jours avec des thèmes comme l’inceste, le viol, la bestialité, la pédophilie, le sadomasochisme etc. L’affaire se passe en Grande-Bretagne avec une enquête de la BBC, Kobo plus spécialement dans le collimateur, tancé de faire le ménage chez lui et chez son libraire affilié WH Smith. Ce dernier a même fermé boutique pour faire le tri avec un message aux internautes. C'est la rançon, à force de prendre tout et n'importe quoi pour afficher des catalogues toujours plus importants. Montre aussi que le libraire n'a plus du tout la main sur ce qu'il vend avec un modèle comme Kobo, déléguant complètement les clés du magasin, les rayons, la caisse et le sourire de la vendeuse.

Whsmith


Amazon Kindle pour 79% des ebooks britanniques

AmazonOn savait déjà le monopole très important exercé par Amazon sur le marché du livre numérique au Royaume-Uni. Une récente étude de Kantar Media pour le compte d'Ofcom sur les usages des contenus numériques confirme de manière inquiétante cette tendance. L'enquête réalisée entre mars et mai 2013 a révélé que 79% des personnes interrogées ont utilisé la plateforme d'Amazon sur les trois derniers mois pour télécharger des livres numériques, très loin devant Apple (9%) et le moteur de Google (8%). Kobo et la chaine WHSmith ne représenteraient qu'un modeste 5%. Autre tendance, si l'on rajoute les différentes sources de téléchargements illégales, on arrive à plus de 10% des personnes interrogées. L'étude complète est à retrouver ici (via TheBookSeller)

Ebooks uk


Le Nook Touch with Glowlight sous les 100$

Nook-simple-touch-glowUn modèle de liseuse/ livre électronique avec l'éclairage intégré à moins de 100$? Nous avions déjà le Tolino en Allemagne. C'est aussi chose faite du côté de Barnes and Noble avec son Nook Touch with Glowlight qui est désormais proposé à 99$ aux Etats-Unis et même à 69£ au Royaume-Uni pour une période limitée (soit près de 80€); il grille ainsi la politesse à Amazon et Kobo avec des modèles vendus près de 20% plus cher. Quand cela vient de l'un des meilleurs modèles sur le marché (revoir mon test), la pression est d'autant plus vive. Franchement, au prix d'un Kindle sans tactile, pas photo. La rentrée va incontestablement être chaude sur les prix avec des modèles largement subventionnés par tous les acteurs (via TechCrunch).


Nook : succès dans les librairies Blackwell

NookblackNous en avions déjà eu l'écho le mois dernier, confirmation en début de semaine que le Nook Simple Touch de Barnes and Noble rencontre un grand succès au Royaume-Uni, cette fois-ci du côté des librairies Blackwell. Proposé au prix imbattable de 29£, le Nook attire par son prix mais aussi par sa qualité.

Matthew Cashmore, directeur du numérique chez Blackwell, revient sur l'impact de la nouvelle tarification du Nook Simple Touch sur les ventes: «Nous ne pouvons pas assurer les stocks de Nook. C'est un grand succès auprès de nos clients - principalement parce que c'est en fait un excellent eReader. Le Nook n'a pas eu la même pénétration du marché que d'autres eReaders parce qu'il était à la fois nouveau sur le marché et pas suffisamment mis en valeur en magasins. La baisse des prix et la vente via de nombreux détaillants ont essentiellement porté le Nook sur l'ensemble du marché. Ce n'est pas seulement la baisse de prix, c'est aussi de mettre autant d'eReaders dans les mains de lecteurs que possible, afin que les gens puissent voir ce qu'est un bon eReader. Le succès de cette opération a été démontrée et continuent à se traduite par de fortes ventes. Les ventes de livres numériques ont bien sûr explosé; quand vous mettez ce nombre d'eReaders dans tant de mains il n'est guère surprenant que les ventes de contenus augmentent de façon exponentielle. Dire que le Nook est en croissance au Royaume-Uni est un euphémisme. Blackwell a choisi le Nook parce que c'était le meilleur eReader; nous restons avec le Nook parce que c'est un superbe succès commercial et qu'il continue". Une stratégie que l'on doit regarder attentivement chez Amazon et Kobo (via Forbes).


Kobo Mini : 29,99£ chez WH Smith

Fullpromo_kobomini2999Kobo très agressif au Royaume-Uni. A signaler que le Kobo Mini est proposé au prix imbattable de 29,99£ (soit 35€) sur le site et dans les magasins WHSmith. Inutile de vous dire que c'est une excellente affaire si vous vous rendez de l'autre côté de la Manche dans les semaines qui viennent. Ramenez-en plusieurs dans vos bagages, vous ferez des heureux autour de vous. Est-ce le signe d'une prochaine remise de cette ampleur chez nous dans les Fnac? A suivre...


Nook: succès des baisses de prix au Royaume-Uni

Nook-ereader-29Gros succès des Nooks à prix soldés au Royaume-Uni. Le Nook Touch en rupture partout, le Nook Touch with Glowlight est à 69£ sur le site et chez les différents revendeurs. Preuve s'il en était besoin que les baisses de prix intéressent de nouvelles couches de population encore hésitantes, pourvu que les modèles soient de qualité. De quoi sans doute redonner des idées à des projets low-cost subventionnés que l'on pensait enterrés. Pas de désaffection, nos amis britanniques continuent à s'équiper en livres électroniques malgré la marée des tablettes, déjà 12% d'entre eux (8 millions) selon un récent billet et c'est sans doute pas fini (via GoodeReader).


Royaume-Uni: 12% des ventes en numérique

KindleL'Association des éditeurs britanniques (The Publishers Association) a communiqué hier des chiffres sur les ventes de livres numériques qui ont augmentés en 2012 de 134%, atteignant 216 M£. Les ventes physiques et numériques totales ont augmenté de 4%, pour atteindre 1.330M£. Les formats numériques (ebooks, englobant les téléchargements de livres audio et abonnements en ligne) représenteraient 12% de la valeur totale des ventes de livres en 2012. C'était 8% en 2011 et 5% en 2010. Un marché britannique, faut-il le rappeler, très largement dominé par Amazon qui règne en maître depuis son arrivée fin 2009, avec des prix cassés sur les best-sellers (via TheDailyMail).


Nook: tous les modèles à bons prix en Angleterre

Nooksimpletouchreader1-150x150Tous les Nook bradés sur le site britannique et chez les revendeurs. Le Nook Touch à 29£ (soit 35€), le Nook Touch with Glowlight à 69£ (soit 80€). Ne pas hésiter à vous les procurer si vous avez des contacts là-bas ou si vous profitez des vacances. Deux excellents modèles sur lesquels vous pourrez acheter au format ePub chez tous les libraires en France. Les deux tablettes, cauchemars de B&N, sont elles aussi bradées. Les derniers feux du Nook en Europe, j'en ai bien peur. Bien triste tant le Nook avait été innovant dans le secteur depuis tant d'années. Y a t-il seulement un repreneur intéressé par la filiale NookMedia? (via TheDigitalReader).


Tor: un an d'édition sans-DRM

Tor-UK-logoL'éditeur de science-fiction et de fantasy britannique Tor avait décidé il y a un an de supprimer les DRM sur les titres de son catalogue, au profit d'un marquage numérique (watermark). Une décision unique en son genre, tant le marché anglo-saxon est dominé à la fois par Amazon qui ignore le "sans-DRM" de son modèle de distribution et des éditeurs américains toujours ancrés sur leurs positions de protection. Un an après c'est l'heure d'un premier bilan. Rappeler déjà que cette décision avait eu un formidable écho du côté de leurs auteurs. Certains avaient même parlé de "victoire pour les consommateurs, d'un jour mémorable dans l'histoire de l'édition". 
"Nous avons discuté avant avec nos auteurs en allant les recontrer pour considérer avec eux très attentivement les deux préoccupations majeures pour tout éditeur lors du retrait des DRM: la protection du droit d'auteur et de la territorialité des ventes. La protection des droits de nos auteurs sera toujours une préoccupation majeure pour nous et nous avons des contrôles anti-piratage très stricts en place. Mais les titres protégés avec une DRM sont soumis comme les autres à la piraterie, et nous croyons que la grande majorité des lecteurs sont aussi contre le piratage et comprennent l'impact du piratage sur la capacité des auteurs à tirer un revenu de leur travail créatif. Depuis près d'un an, nous n'avons vu aucune augmentation perceptible de la piraterie sur l'un de nos titres, bien qu'ils soient sans DRM."
"Cette décision a eu un énorme effet positif pour nous. Cela a aidé à établir Tor au  Royaume-Uni comme une maison d'édition à l'écoute de ses lecteurs et de ses auteurs quand ils nous approchent avec un souci mutuel d'ouverture. Nous avons acquis une quantité incroyable de soutiens et de témoignages au travers de notre communauté à travers le monde. Et un an après, nous sommes toujours heureux de constater que nous avons pris cette bonne décision du marquage et continuons à publier tous les titres de Tor au Royaume-Uni sans DRM."

Le billet complet à lire sur le blog de Tor.


Royaume-Uni: 12% des britanniques ont des liseuses

KindleLe cabinet Deloitte UK révèle que 8 millions de britanniques disposent désormais de livres électroniques/ liseuses en un peu plus de trois ans. Rappelons que le Kindle d'Amazon est arrivé chez eux fin 2009, d'autres acteurs comme Kobo, Nook, Bookeen et Sony venus à la suite. C'est plus de 12% de la population totale au Royaume-Uni, un tiers des ménages britanniques (plus forte proportion parmi les 45-54 ans). Un chiffre qui montre l'impact de ces liseuses que l'on disait mort-nées en Europe face aux tablettes. L'étude complète de Deloitte est ici (via TheIndependant).


Angleterre: le livre numérique devient un indice de consommation

FlagSigne de l'adoption très forte du livre numérique au Royaume-Uni, l'Office National des Statistiques a décidé de le faire entrer dans le panier des produits de références. C'est le Guardian qui relaie l'information. Des chiffres publiés en janvier dernier par Nielsen et Kantar Worldpanel, ont ainsi montré que les livres numériques représentaient 13 à 14% des ventes de livres au Royaume-Uni en 2012. Des chiffres en volume, qui correspondent en valeur à 7% donné par TheBookSeller. En France, nous n'en sommes clairement pas encore à envisager son entrée dans l'indice de consommation de l'INSEE. 2016, 2020? (via 01Net).


UK: 100.000 signatures pour la campagne anti-Amazon

LibrVous vous rappelez sans doute de la pétition qui a circulé au Royaume-Uni à l'initiative d'un couple de libraires indépendants, contre l'inégalité des taxes. Près de 4 mois après, le cap des 100.000 signatures a été franchi, de quoi interpeller les politiques. Une belle mobilisation qui devrait servir de modèle en France!


Lagardère/Hachette: 23% aux Etats-Unis, 15% en Angleterre, 2% en France

LagardèreLe groupe Lagardère a publié ce matin ses chiffres 2012. Sur des résultats en demi-teinte, le livre numérique poursuit sa progression de manière insolente. La présence de Lagardère/Hachette sur le marché anglo-saxon est très importante, où l'on observe également une décélération du numérique avec seulement 15% en plus sur l'année (croissance toujours à deux chiffre tout de même).

"Pour Lagardère Publishing, l’année a été marquée par la poursuite de la croissance du livre numérique, qui atteint désormais 7,7% du chiffre d’affaires. Un ralentissement marqué de cette progression est néanmoins observé aux États-Unis (+15% par rapport à 2011), tandis que le Royaume-Uni bénéficie toujours d’une croissance soutenue (x2). Le numérique représente ainsi, à fin décembre 2012, dans ces deux pays respectivement 23% et 15% du chiffre d’affaires (21% du chiffre d’affaires "Adult trade" au Royaume-Uni). En France, comme sur les autres marchés de Lagardère Publishing, le livre numérique reste inférieur à 2% des ventes. L'évolution du chiffre d'affaires au Royaume-Uni est en légère baisse (-1,9%), du fait de la forte croissance des activités numériques, qui génèrent un chiffre d'affaires moindre (sans impact négatif sur les marges). Le chiffre d'affaires aux Etats-Unis recule de -5,7% en raison pour partie de l'effet négatif sur les ventes de la croissance du numérique."

Le communiqué complet est ici.


Le livre: le n°1 sur internet à Noël

Amazon-square-big-textOn nous l'avait annoncé en novembre, cela semble s'être confirmé, le livre aurait "gagné la bataille de Noël". Dans un secteur du e-commerce qui représente désormais 8% de la consommation avec 45 milliards d'euros (+19% de hausse sur un an), le livre aurait été l'achat le plus plébiscité sur internet par 39% des internautes, selon les chiffres donnés par la Fevad en fin de semaine dernière. La librairie en première ligne donc, avec une captation par un acteur américain qui ne joue pas avec les mêmes cartes, rappelons-le. Cela bouge en Europe, des libraires britanniques avaient lancé un appel au boycott d'Amazon en décembre: "We pay our taxes and so should Amazon!". Notre couple de libraires de Coventry a recueilli plus de 87.000 signatures et provoqué une réelle prise de conscience de l'opinion britannique, en ouvrant très largement un débat éthique dans la sphère publique. Lors de l'annonce des chiffres à la Fevad, Sylvia Pinel, notre propre ministre du Commerce, s'est déclaré décidé à revoir la fiscalité du numérique. 

Produits


Feedbooks: maintenant en cinq langues

FeedbooksSaluer en ce début d'année nos amis de Feedbooks qui ouvrent les librairies espagnole et italienne. Les librairies anglaise et allemande depuis longtemps maintenant. Partout les éditeurs leur font confiance en leur ouvrant leurs catalogues et leurs métadonnées. Rappeler la situation paradoxale qu'ils ne disposent toujours pas de l'offre Hachette en France. Quand même un comble pour un site français présent sur le marché international depuis tant d'années. 2013 puisse t-elle voir la situation enfin évoluer. Bonne année à toute l'équipe de Feedbooks!

PS: dix bonnes raisons pour acheter chez Feedbooks.


John Lewis: succès des livres électroniques

JohnlewisUne première tendance qui nous vient de Grande-Bretagne. La chaine de magasins John Lewis a communiqué aujourd'hui une augmentation des ventes de livres électroniques de 45% pendant la période des fêtes, par rapport à la même période l'année dernière. Ils proposent une gamme étendue de modèles. Des chiffres similaires pour la Fnac et Kobo en France? (via TheBookSeller).


Amazon: la grogne passe la Manche

AmazonLivres Hebdo relaie la résistance aujourd'hui: "En France, des libraires indépendants et des enseignes commencent à se mobiliser contre les pratiques d’Amazon, alors que l’opinion britannique s’indigne du régime fiscal du géant de la vente en ligne. Dans son numéro d'aujourd'hui, Livres Hebdo publie les tribunes de Frédéric et Jean-Pierre Delbert, de la librairie Martin-Delbert à Agen, et du Syndicat des distributeurs de loisirs culturels (SDLC), qui entendent sensibiliser les lecteurs et les citoyens contre les pratiques d’Amazon, au moment où, en Grande-Bretagne, l’opinion s’indigne des pratiques du géant de la vente en ligne." Rappelons que les libraires britanniques qui avaient lancé la pétition ont obtenus plus de 30.000 signatures en quelques semaines.