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Amazon/ Hachette : 100% des ventes aux auteurs

AmazonDécidément, c'est le nouveau feuilleton de l'été, une vraie saga, celle qui oppose Hachette à Amazon aux Etats-Unis. Une pétition d'auteurs importants (sous contrats Hachette) demandait à Amazon de suspendre les conditions discriminatoires que celui-ci exerçait sur leurs livres. "100% des ventes sur chacun de leur livre numérique vendu" pendant les négociations commerciales. C'est ce qu'Amazon vient d'annoncer hier en espérant que cette mesure sera de nature à calmer les ardeurs. Le seul terrain de l'argent pour des auteurs qui n'ont pas besoin de cela. Une obole du seigneur assez méprisante de la part d'Amazon qui ne résout absolument rien pour les lecteurs et l'accès aux livres. Ne pas penser que les auteurs en fassent la priorité est une faute stratégique à mon sens, comme le rappelle justement le syndicat des auteurs. Le communiqué complet transmis par l'AFP:

Amazon veut reprendre la main dans sa guerre commerciale contre Hachette en proposant de verser aux auteurs publiés par l'éditeur français la totalité des recettes issues des ventes de leurs livres électroniques.

"Amazon vient de nous envoyer une brève proposition commerciale", a indiqué mardi à l'AFP une porte-parole de Hachette Book Group, filiale américaine du groupe Lagardère.

Cette proposition consiste à verser "100% des ventes sur chacun de leur livre électronique vendu" aux écrivains pendant les négociations commerciales en cours entre Amazon et Hachette, selon un courrier envoyé à un petit groupe d'auteurs et à leurs agents par l'un des vice-président d'Amazon David Naggar. Il se propose aussi de suspendre tous les retards de livraison et d'en finir avec les ajustements de prix mis en place pour forcer la main à Hachette.

Cette offre est une amélioration d'une première proposition faite fin mai selon laquelle Amazon voulait créer un fonds d'indemnisation pour les auteurs victimes de ce conflit, offrant d'y participer pour moitié. "Si Hachette est d'accord, tant que durera la négociation, ses auteurs recevraient 100% des ventes de leurs livres électroniques que nous vendons", écrit M. Naggar dans ce courrier mis en ligne sur le site internet spécialisé en nouvelles technologies Gigaom.com.

Comme avec la première, l'éditeur français a décliné poliment cette seconde proposition. "Nous invitons Amazon à retirer les sanctions imposées unilatéralement contre nous", a déclaré à l'AFP la porte-parole de l'éditeur, ajoutant qu'Hachette poursuivra les négociations avec espoir de parvenir à un accord "rapidement". "Nous pensons que le meilleur intérêt des auteurs est un contrat avec Amazon qui contient de véritables bénéfices en termes de marketing et dont les termes permettent à Hachette de continuer à investir dans les écrivains, le marketing et l'innovation", a-t-elle justifié.

La contre-attaque d'Amazon n'a pas tardé. Hachette "fait clairement savoir qu'il veut que ses auteurs restent au milieu de cette négociation parce qu'il espère que ça lui donne un levier dans les négociations", a critiqué auprès de l'AFP le groupe américain. "Il (Hachette) refuse de négocier en dépit du tort causé à ses auteurs", avance le groupe.

La "Authors Guild" -l'association américaine de défense des intérêts des écrivains- a pour sa part rejeté cette proposition. "Cela apparaît comme une solution à court terme qui incite les auteurs à prendre partie contre leurs éditeurs (...) Elle nous laisse au milieu du conflit", a déclaré au New York Times, Roxana Robinson, l'une des membres de l'association.

Depuis plusieurs semaines, le géant américain de la vente en ligne est accusé de faire pression sur Hachette Book Group en pleine négociation d'accords commerciaux en allongeant les délais de livraison des livres ou en empêchant les commandes. Selon la presse américaine, le géant de la vente en ligne souhaite faire davantage de marge notamment sur le livre électronique où il est un des principaux acteurs grâce à sa liseuse Kindle. La semaine dernière, plusieurs grandes plumes américaines et britanniques s'en étaient indignées et avaient sommé Amazon de cesser de prendre "en otages" les livres, les auteurs et les lecteurs.

"Nous sommes fermement convaincus qu'aucun libraire ne devrait ni empêcher, ni gêner la vente de livres, ni même décourager les clients de commander ou de vouloir recevoir les livres qu'ils désirent", s'insurgeaint-ils, se défendant de prendre un quelconque parti dans ce conflit. "Amazon n'a pas le droit d'utiliser un groupe d'auteurs, extérieurs à ce conflit, pour mener des représailles ciblées", dénonçaient-ils encore dans une lettre.

Amazon reconnaît ne pas avoir renouvelé ses stocks de livres-papiers édités par Hachette et ne plus prendre de pré-commandes. Seul un petit pourcentage d'auteurs sont affectés par ce conflit, affirme Amazon, qui évoque une douzaine d'écrivains parmi les milliers d'auteurs publiés sur Kindle. Le géant de l'e-commerce a toujours affirmé que ses pratiques sont monnaie courante dans les négociations commerciales dominées par les rapports de force entre le fournisseur et le distributeur. Amazon fait aussi valoir qu'il a en ligne de mire une baisse du prix des livres électroniques.


Amazon/Hachette : les écrivains s'invitent dans le débat

AmazonhachetteUne soixantaine d'écrivains à succès parmi lesquels Douglas Preston, James Patterson, David Morrell, Stephen King, Paul Auster, Clive Cussler, John Grisham, Anita Shreve, Philip Pullman, etc., s'invitent dans le conflit qui oppose Amazon et Hachette aux Etats-Unis. Scott Turow, président de la "Authors Guild" -l'association américaine de défense des intérêts des écrivains- co-signe cette lettre dont des extraits sont publiés par le WallStreetJournal. "Nous sommes fermement convaincus qu'aucun libraire ne devrait ni empêcher, ni gêner la vente de livres, ni même décourager les clients de commander ou de vouloir recevoir les livres qu'ils désirent", expliquent les écrivains qui se défendent de prendre un quelconque parti dans ce conflit. "Amazon n'a pas le droit d'utiliser un groupe d'auteurs, extérieurs à ce conflit, pour mener des représailles ciblées". Aux lecteurs désormais de juger, la bataille dans l'opinion plus que jamais engagée... (via AFP/LeParisien).


Amazon/Hachette : la tension est sur le numérique

KindleOn pensait que le différend entre Amazon et Hachette portait essentiellement sur les rémunérations du livre imprimé, c'est bien le numérique qui est au coeur des tensions aux Etats-Unis. "Cette discussion porte uniquement sur la tarification des livres numériques" a reconnu Russ Grandinetti, vice-président senior chargé des contenus Kindle d’Amazon, dans une interview au Wall Street Journal. Avec des prix publics des livres numériques aux Etats-Unis qui sont à la baisse, Amazon entend bien intensifier la pression pour obtenir des points de marges supplémentaires (sans doute un alignement avec l'imprimé), n'hésitant pas à prendre en otage les livres imprimés du groupe Hachette (via Livres-Hebdo).


Apple : un livre numérique gratuit, chaque jour cette semaine

Olivier gayImitant Amazon, qui tous les jours affiche une "Offre Eclair" avec un prix promotionnel, Apple propose toute cette semaine sur sa plateforme iBooks un titre gratuit, chaque jour du 23 au 29 juin. Premier titre aujourd'hui avec un polar au Masque "Les Talons hauts rapprochent les filles du ciel" de Olivier Gay. Une offre qui malheureusement n'est pas relayé chez les libraires indépendants, en infraction avec la loi sur le prix unique du livre numérique.


PNB : le nombre de prêts en question

JetonsA la suite de mes différents billets sur le prêt numérique en bibliothèques (notamment PNB), plusieurs échanges avec des bibliothècaires qui intégrent déjà une offre de livres numériques dans leurs établissements. Dans le cadre des négociations actuelles, il m'a paru intéressant de relayer les inquiétudes de l'un d'entre eux:

"Nous n'avons pas beaucoup d’informations supplémentaires sur BiblioAccess de Numilog pour le moment, si ce n'est cette scandaleuse hausse des tarifs qui n’est pas de leur fait.

Si Hachette ne revient pas en arrière, cela risque d’être très compliqué pour Numilog, beaucoup de bibliothèques qui fonctionnaient avec la formule abonnement risquent de ne pas renouveler le contrat.

En ce qui nous concerne, nous allons devoir réduire nos achats, hors de question, à part pour quelques best sellers très attendus, de dépenser près de 50€ pour un ouvrage. C’est regrettable pour la diversité des collections et pour la découverte de nouveaux auteurs.

J’espère l’arrivée prochaine d’une alternative mais PNB ne semble pas être celle-là avec ses prix élevés et son nombre de prêt ridiculement faible.

Tout ça porte un coup rude au développement du livre numérique en bibliothèque alors que la demande du public augmente de plus en plus (près de 30% de prêt en plus chez nous sur les 5 premiers mois de l’année)."

Dans le cadre de PNB le nombre de prêts proposé couramment à 30 unités-jetons provoque en effet bien des inquiétudes dans les établissements. Il n'est pas loin des "26 prêts" imposés par Harper and Collins aux Etats-Unis qui avait soulevé, rappelons-le, un véritable tollé des bibliothèques américaines. Sans doute un élément très important des négociations en cours. A suivre...


Hachette balance les chiffres du numérique

HachettelivreukNouvelle péripétie du bras de fer qui oppose le groupe Hachette Livre et Amazon, Hachette révèle aujourd'hui dans un document destiné à ses investisseurs ses propres chiffres de ventes numériques sur les marchés américains et britanniques. Des chiffres qui confirment sans ambiguités l'importance d'Amazon sur l'ensemble du marché anglo-saxon. Le rapport poursuit: "Les éditeurs sont maintenant aux prises avec des joueurs technologiques géants qui disposent d'un pouvoir de négociation considérable qui va bien au delà d'une logique économique avec des détaillants traditionnels." Hachette Livre prévoit que la pénétration du numérique serait en phase de stabilisation aux Etats-Unis, entre 25-35% et à 35% au Royaume-Uni en 2017. En France, les livres numériques représenteront environ 10-15% du marché toujours à cette date, Hachette en leader. Le document complet d'Hachette Livre est ici.

C'est à mon sens la première fois qu'un groupe d'édition majeur donne ses ventes en principe confidentielles, Amazon interdisant formellement par contrat leurs publications. Ambiance... (via TheBookSeller).

Ventes


Bibliothèques : Hachette change les prix

Hachette_livre_logoLa tension de plus en plus vive du côté des bibliothèques. Livres-Hebdo révèle aujourd'hui que le groupe Hachette Livre vient d’effectuer un changement radical dans son offre commerciale de livres numériques aux bibliothèques. Les maisons d’édition du groupe (Fayard, Grasset, Lattès, Stock, etc.) sont essentielles pour constituer un catalogue cohérent. Cette offre commerciale passe rappelons-le exclusivement par Numilog et va toucher toutes les bibliothèques pionnières: "Depuis le mois de mai, la formule abonnement, permettant l’accès simultané d’un fichier par trois utilisateurs, a été supprimée, tandis que les tarifs ont été fortement augmentés: alors que le prix appliqué aux bibliothèques était jusqu’alors le même que pour les particuliers, il est désormais fixé à trois fois le prix public pour les nouveautés d’un an et moins, et d’une fois et demie le prix public pour les titres de plus d’un an". A mettre bien entendu en relation avec les négociations qui sont en cours du côté de PNB. Les bibliothèques attendent une offre plus accessible et lisible pour constituer des catalogues pérennes (via Livres-Hebdo).

PS: lire la réaction du RéseauCarel, qui "regrette vivement ces modifications brutales et unilatérales, qui contrastent avec les efforts que font par ailleurs les acteurs du livre numérique pour trouver des terrains d'entente, que ce soit au sein du groupe de travail mis en place par le SLL (Service du livre et de la lecture du ministère de la Culture) ou dans le cadre de l'expérimentation PNB".


Hachette : l'importance du numérique de plus en plus forte

HachetteHachette a communiqué ses chiffres hier. Lagardère Publishing (Hachette Livre) affiche pour le premier trimestre 2014 un chiffre d'affaires de 393 millions d'euros, en baisse de 6,3% en données brutes et de 5,3% à données comparables (hors effets de change). L'après "Fifty Shades" est bien là. Le livre numérique représente désormais 13,4% du chiffre d'affaires du groupe d'édition (34% du chiffre d'affaires du "trade" aux Etats-Unis, 40% au Royaume-Uni), contre 12,4% au premier trimestre 2013. Un contexte dans lequel Amazon pèse de plus en plus, avec des tensions exacerbées. En revanche, toujours pas de données sur le seul marché français (via Livres-Hebdo).


Hachette : série "L'Apprenti d'Araluen" en promotion

AraluenA l'occasion de la parution du 12ème volume de la série "L'Apprenti d'Araluen" de John Flanagan chez Hachette/ Livre de Poche, une promotion intéressante sur les premiers volumes de la série: 1,99€ pour les trois premiers, 2,99€ pour les quatre suivants, 4,99€ pour les derniers. Un peu moins de 40€ pour se reconstituer toute la série, moins de 3,50€ en moyenne par titre. Une politique promotionnelle différente de celle des packs qui rencontre un grand succès chez Bragelonne. Alors, pack ou pas pack?


Numilog : BiblioAccess pour les bibliothèques

BiblioaccessA signaler qu'un programme BiblioAccess est déployé en ce moment par Numilog, avec une seule page et un contact. "BiblioAcces est une offre développée par Numilog à destination des professionnels du livre qui souhaitent, chacun dans son rôle mais ensemble, proposer un accès simplifié aux livres numériques." Alors que le projet PNB (Prêt Numérique en Bibliothèque) fait l'objet d'une vaste concertation depuis un an entre les bibliothèques, les éditeurs, les libraires disposants d'une offre numérique (ainsi que leurs agrégateurs), Numilog avance séparément avec l'exclusivité du catalogue Hachette à l'attention des bibliothèques. Nous en saurons peut-être un peu plus au Salon du Livre.

PS: à lire le communiqué de presse ici, ci-dessous une présentation des interfaces proposées aux bibliothèques.


BiblioAccess - livres numériques en bibliothèque par numilog


Lagardère/ Hachette : pas de chiffres pour le numérique en France

LagardereLe groupe Lagardère/Hachette a publié ses résultats 2013 par voie de communiqué de presse, confortant les résultats du troisième trismestre de l'année dernière. Pléthores de chiffres sur les marchés anglo-saxons. Par contre comme d'habitude, les chiffres du numérique pour le marché français ne sont pas donnés, c'est bien dommage que le premier acteur bloque ainsi la compréhension de notre propre marché:

"Le livre numérique représente 10,4% du chiffre d’affaires de la branche Lagardère Publishing en 2013 (contre 7,8% en 2012). La transition numérique demeure pour l’instant cantonnée essentiellement aux marchés anglo-saxons. Aux États-Unis, dans un marché en stabilisation, le chiffre d’affaires numérique de Lagardère Publishing affiche une solide croissance (+33%) grâce au nombre élevé de best-sellers publiés et représente désormais 30% des ventes Trade contre 24% en 2012. Au Royaume-Uni, où le marché est toujours en progression, le chiffre d’affaires des ebooks croît de 42% et représente 27% des ventes Adult trade contre 20% en 2012.

Aux Etats-Unis, le livre numérique représente 27% du chiffre d'affaire du trade au 4ème trimestre 2013 contre 23% au 4ème trimestre 2012. Au Royaume-Uni (où l'ebook avait décollé deux ans après les Etats-Unis) le chiffre d'affaire du numérique poursuit égalements sa croissance (22% du CA Adults trade contre 19% l'année précédente). Au quatrième trimestre 2013, le numérique représente ainsi 9,6% du total des ventes de Lagardere Publishing contre 8,4% l'année précédente."


Donna Tartt en numérique sans DRM

Donna tarttA signaler la sortie du nouveau roman de Donna Tartt "Le Chardonneret" dans la collection Feux Croisés aux Editions Plon. C'est aussi l'occasion de la parution au format numérique de ses deux précédents livres, notamment le célèbre "Le Maître des illusions". Incohérence des prix pour ceux-ci puisqu'ils sont tous les deux disponbles en poche avec un prix deux fois moins cher. En revanche une bonne surprise de voir proposer les trois titres sans DRM avec un marquage numérique seul. Une ouverture certaine chez Little, Brown and Company filiale d'Hachette Group aux Etats-Unis qui possède les droits. Une volonté spécifique de l'auteur qui aura prévalue?


Astérix : pas de potion magique en numérique

AstérixSi les ventes de livres numériques se superposent globalement avec les meilleures ventes imprimées, en revanche les bandes-dessinées peinent à trouver leur public sur les tablettes. Preuve en est du dernier "Astérix chez les Pictes" qui caracole en tête depuis plusieurs semaines en tête des meilleures ventes (près de 45.000 par semaine) et qui pointe péniblement en 127ème position sur la boutique Kindle d'Amazon.


Infraction loi sur le prix unique : après Shining, Nymphéas Noirs

NympheasC'était "Shining" de Stephen King chez Lattès mercredi dernier, c'est aujourd'hui "Nymphéas noirs" de Michel Bussi aux Presses de la Cité, vendu aujourd'hui en promotion sur le site d'Amazon à 3,49€ au lieu de 12,99€, 3,99€ sur Apple, Kobo, Google, Numilog mais dans aucune autre librairie numérique en toute illégalité par rapport à la loi sur le prix unique. En l'espace de quatre jours seulement, deux titres best-sellers chez deux groupes d'édition différents montrent des irrégularités qui donnent un avantage concurrentiel aux plateformes anglo-saxonnes, avec une prime supplémentaire à Amazon. Le message est clair pour le consommateur, allez acheter votre Kindle. Bernard Strainchamps chez Feedbooks évoquait cette situation déplorable de la remontée des métadonnées dans Livres-Hebdo la semaine dernière. Combien de temps cette situation va t-elle durer? Je pose la question.

Défendons le prix unique du livre numérique!

Amaz


Shining de Stephen King en promotion

KingFans de Stephen King et de lecture numérique, à vos marques. Une offre promotionnelle intéressante aujourd'hui, son roman culte "Shining" est à 2,99€ jusqu'à minuit. L'occasion de vérifier si l'offre est disponible dans l'ensemble des librairies numériques, conformément à la loi. Relevé complet ce midi. Hormis les plateformes américaines, l'offre est bien présente aussi chez les libraires des réseaux Chapitre, Dialogues, Numilog et Tea/Decitre. En revanche indisponible à la Fnac (mais bien chez Kobo) et dans le réseau des librairies ePagine malheureusement. Encore du chemin à faire...

HachettePS: si l'on peut m'expliquer pourquoi Amazon est le seul à proposer l'offre à 2,49€ avec une remise supplémentaire et la mention "prix fixé par l'éditeur"...

 

Hachette2PS: 16h45, le prix est rectifié sur Amazon, il ne s'est rien passé...


Lagardère/ Hachette : près de 10% des ventes en numérique

LagardèreLe groupe Lagardère Publishing/ Hachette a communiqué aujourd'hui ses résultats trimestriels, confirmant les chiffres impressionnants du numérique sur les marchés anglo-saxons. Le livre numérique poursuit sa forte progression et représente au troisième trimestre 27% du marché Trade aux États-Unis (contre 20% au troisième trimestre 2012), 30% du marché Adult trade au Royaume-Uni (contre 20% au troisième trimestre 2012). Le numérique représente désormais 9,4% du total des ventes de la branche Lagardère Publishing (contre 6,4% au troisième trimestre 2012). Il n'a pas été donné de chiffres pour le marché français.


Astérix chez les Pictes : version numérique en Gaule?

PictesEvénement de l'édition aujourd'hui, avec un titre qui aura une influence comme d'habitude sur le secteur entier en fin d'année. C'est bien entendu le nouvel "Astérix chez les Pictes", avec un premier tirage de 5 millions d'exemplaires en version imprimée, 15 pays, 23 langues. On surveillera la version numérique sortie ce matin à minuit. Petit tour d'horizon rapide en milieu de journée des boutiques qui la proposent. Apple, Amazon, Google, Fnac/Kobo, Numilog, Iznéo, c'est tout (sans affiliation de ma part). Impossible de trouver d'ailleurs la moindre version PDF que beaucoup rechercheront, il faudra aller autre part, du côté de chez Hadopix. Le village gaulois retranché. Six plateformes qui se partageront le banquet avec trop peu de librairies indépendantes dans la boucle malheureusement (hormis les habituels affiliés Numilog, comme GibertJeune par exemple, avec les seules applications de lecture Numilog). Le petit gaulois, de moins en moins gaulois que cela dans l'univers numérique.

PS: à lire également ce billet qui revient sur la qualité de la version proposée par l'offre légale, assez parlant en effet.

Asteriximage


Hachette : 7 à 8% de la littérature au format numérique

NourryArnaud Nourry, le PDG d'Hachette Livre, évoque la situation d'Amazon dans le paysage éditorial sur le site du Figaro aujourd'hui. On appréciera l'allusion aux perquisitions des services de Bruxelles. Il revient également sur le marché du livre numérique, des chiffres avancés entre 7 et 8% du chiffre d'affaire de la littérature dans le groupe. Il avance même un chiffre de 10 à 15% pour l'année prochaine. Contrairement à l'idée reçue que la France serait "réfractaire" au numérique, confirmation que les pratiques d'achats sont en train d'évoluer en France comme ailleurs en Europe.

Aux États-Unis, le livre numérique représente 25% de l'activité, contre 3% en France. Ce retard est-il dangereux?

Ce n'est pas un danger. Nous avons numérisé 50.000 de nos œuvres, et elles sont disponibles, ce qui a pour effet d'éviter le piratage. Mais les Français sont encore réticents à ­aller vers la lecture numérique, contrairement aux Anglo-Saxons. En France, nous voyons la vague du numérique monter doucement, surtout en littérature, où le numérique représente déjà 7% à 8% des ventes. L'année prochaine nous pourrions atteindre 15%. Alors qu'aux États-Unis le numérique pèse déjà 40% en littérature.

Le numérique est-il plus ou moins rentable que le papier?

C'est compliqué de répondre, car on ne sait pas si un exemplaire numérique a remplacé un exemplaire en grand format, vendu plus cher, ou un en poche, vendu moins cher. En tout cas, dans les pays anglo-saxons où nous sommes, je n'observe pas de dégradation de nos comptes d'exploitation. Le numérique a un effet vertueux. L'édition est la seule industrie culturelle à gagner de l'argent avec le numérique.


Astérix sur Iznéo

AstérixAstérix arrive dans le catalogue Iznéo. Un mois tout juste avant l'arrivée du nouvel Astérix "Astérix chez les Pictes" dans les bacs, Hachette libère tous les albums de son petit personnage fêtiche sur la plateforme Iznéo en achat au titre, location, abonnement. Tous les personnages nés de la plume d'Albert Goscinny (Astérix, Iznogood, Lucky Luke, etc.) sont désormais au complet "numériquement parlant".


Couperin rejette l'offre Numilog

CouperinUne annonce qui tombe décidément mal pour une rentrée sous le signe du développement de l'offre numérique en bibliothèques. Depuis longtemps les retours ne manquaient pas des bibliothèques sur l'inadaption des offres de Numilog, pourtant pionnier dans le domaine. Couperin, le consortium universitaire de publications numériques, vient de rejeter l'offre Numilog qui était négociée depuis 2004, la publication est apparue sur le site ici:

2014: offre rejetée.
L'offre de service s'éloigne trop des attentes de Couperin en terme d'offre de livres électroniques.
Aucun engagement n'a été pris par l'éditeur concernant le développement de fonctionnalités à destination des professionnels malgré des demandes répétées:
- Fourniture de notices Unimarc.
- Fourniture de statistiques Counter.
Couperin émet par ailleurs de fortes réserves quant aux contraintes techniques qui freinent considérablement l'accès et l'utilisation des ressources acquises.
- Aucun accès pérenne aux livres achetés dans le cadre de l'option "achat" (sans abonnement à la plateforme)
- Présence de DRM dans le cadre de l'option "achat".
Dans ces conditions, l'offre de l'éditeur ne peut être validée par le consortium.

Derrière l'offre Numilog, c'est bien entendu toute l'offre du groupe Hachette qui est rejeté ainsi par le consortium. Merci à Daniel Bourrion de la BU d'Angers pour l'information.

PS: MAJ 4 sept. Denis Zwirn, PDG de Numilog, m'a envoyé ce complément d'informations que je publie dans son intégralité:

«Vous rendez public une décision commerciale qui ne concerne en principe que Couperin et Numilog dans le cadre privé de leurs relations d’affaire. J’exerce donc mon droit de réponse afin que votre public soit informé de manière complète.

Le rejet de l’offre de Numilog après 10 ans d’accord avec Couperin n’a pas manqué de nous surprendre puisque près de 40 B.U. et Ecoles utilisent toujours nos services avec satisfaction et reconduisent chaque année leur abonnement. Cela risque de causer un préjudice à ces B.U. et à tous leurs usagers, étudiants, chercheurs et enseignants, à l’heure où les bibliothèques sont en demande permanente de plus de contenus en termes de livres numériques, le catalogue de Numilog étant de très loin le plus important disponible en France pour les bibliothèques: plus de 65.000 titres dans tous les domaines, en particulier dans le secteur universitaire, dont de très nombreux ouvrages et manuels de l’année. Sur le fond, la décision de Couperin, sans négociation ni discussion préalable avec nous, est largement injustifiée.

Les deux premiers sujets sont des questions techniques qui peuvent recevoir un traitement rapide et ne valent sans doute pas, car des substituts existent en attendant, de priver les usagers des B.U. de l'accès à nos livres numériques car cela ne les concerne pas.

- Les notices UNIMARC sont disponibles en version béta, les finalisations pratiques de leur intégration par toutes les bibliothèques sont en cours d’expérimentation, la BM de Rennes les a déjà intégrées. Par ailleurs, sans nier l’importance du format UNIMARC spécifique aux bibliothèques, il est possible depuis de nombreuses années de moissonner toutes nos notices au format OAI, standard mondial dans le secteur des livres numériques et utilisé par plusieurs de nos clients bibliothèques sans difficulté.

- La normalisation COUNTER pour les statistiques est à l’étude, peut faire l’objet d’un planning concerté, et ne justifie pas en elle-même cette interruption des services d’accès. Des statistiques de prêt détaillées en temps réel et exportables sont depuis longtemps disponibles pour nos clients. Je doute que tous les fournisseurs de livres numériques français soient à l’heure actuelle à même de satisfaire cette norme.

Les deux autres sujets sont des questions de fond, qui concernent toute les acteurs de la chaîne du livre, et les usagers, avec sans aucun doute des prises de postures politiques dans un contexte national voir européen qui dépasse Numilog.

- L’usage des DRM est ce qui permet de bâtir des systèmes de prêt basés sur la «chrono-dégradabilité» lorsque les usagers souhaitent pouvoir télécharger les livres numériques, usage de plus en plus demandé. C’est ce que pratiquent tous les fournisseurs de livres numériques aux bibliothèques dans le monde entier. Il est logiquement totalement impossible de se passer de cela pour gérer des prêts numériques et l’immense majorité des bibliothécaires le comprennent et l’acceptent, sans que les inconvénients ne soient significatifs dans leur expérience quotidienne. Vous ne pouvez pas prêter un livre à un usager qui le télécharge en lui demandant "s'il vous plait, n'oubliez pas d'arrêter de le lire dans 15 jours...", ou alors il faut leur vendre ce livre. La présence de DRM est en outre une obligation contractuelle exigée par tous les éditeurs que nous représentons et tout détournement de cela serait simplement illégal. Sans cela pas de catalogue en téléchargement en bibliothèque, ni chez Numilog ni ailleurs, car pas de modèle économique pour cela! Mais nous proposons par ailleurs en complément des accès en streaming, qui ne sont pas munis de DRM car les fichiers ne sont pas téléchargés: les usagers qui sont gênés par les DRM peuvent librement bénéficier de cet usage, qui est le même que celui que les bibliothèques proposent par exemple pour l’accès aux bouquets de revues scientifiques. Le téléchargement avec DRM n’est qu’une option libre, un plus.

- C’est aussi bien sûr en raison de cet usage, techniquement et légalement obligatoire des DRM, que la livraison de fichiers sans DRM pour un usage illimité et non protégé depuis les serveurs des B.U. après interruption souhaitée de nos services n’est pas possible. Mais la propriété des livres et pérennité des achats est bien garantie par contrat: nous permettons aux B.U. qui souhaitent arrêter l’usage de nos services de prêt de télécharger définitivement les livres numériques sur 6 machines, nous pouvons également leur proposer avec l’accord des éditeurs un transfert vers un autre prestataire de site de bibliothèque numérique.

Par ailleurs, nous proposerons prochainement aux libraires de pouvoir commercialiser en direct notre catalogue de livres numériques à leurs bibliothèques clientes habituelles, notamment afin de répondre à des appels d’offre mixte papier/ numérique, et cette décision abrupte de Couperin va à l’encontre des souhaits de ces deux acteurs de la chaine du livre traditionnel de préserver leurs relations et leur rôle dans le monde numérique. Elle ne peut que favoriser la progression, en lieu et place, des modèles de prêt ou de location directes des grands acteurs internationaux, qui menacent le rôle ces deux professions et jouent la désintermédiation, ce dont les usagers se moquent si des accès plus commodes leur sont offerts. Cette décision risque en outre de renforcer les réticences qu’ont parfois certains éditeurs à proposer leur catalogue numérique aux bibliothèques, alors que Numilog travaille à les convaincre depuis 10 ans, en bâtissant de manière pionnière des services de qualité et des modèles économiques équilibrés.

Nous espérons rétablir prochainement un dialogue constructif avec Couperin pour éclairer ces incompréhensions regrettables, en réglant bien sûr les points techniques mineurs et en espérant que le pragmatisme et l’intérêt des B.U. et de leurs usagers prévaudront sur ce qui ressemble, concernant notamment les DRM, à des postures ou à des stratégies politiques ou idéologiques en décalage par rapport aux possibilités de la technique, du droit et aux réalités pratiques du livre numérique.»


Iznéo récupère le catalogue Hachette avec Numilog

Bdcomics NumilogLa nouvelle a été annoncé aujourd'hui sous forme de communiqué de presse. Izneo et Numilog signent un accord réciproque pour la commercialisation de leurs catalogues de BD numériques:

"Numilog, premier diffuseur français de livres numériques, signe un accord avec Izneo, plateforme de distribution de bandes dessinées numériques. Grâce à cet accord, Izneo et Numilog présentent le plus large catalogue de bandes dessinées numériques en français et renforcent ainsi leurs positions respectives sur ce marché.

Les catalogues d’Izneo et de Numilog vont très prochainement se rassembler afin de permettre aux clients des deux acteurs de disposer du catalogue de BD numériques en français le plus complet, en rassemblant de manière exhaustive tous les éditeurs de bandes dessinées leaders de ce marché. Ainsi les catalogues Delcourt, Soleil, Glénat, Pika, Mad Fabrik, Hachette Astérix, Vents d’Ouest, diffusés par Numilog, seront disponibles sur la librairie BDComics by Izneo et Numilog proposera aux lecteurs de ses librairies les catalogues gérés en diffusion par Izneo: Bamboo, Casterman, Dupuis, Dargaud, Futuropolis, les Humanos, Le Lombard, Gallimard BD, Jungle… Parmi les titres phares de ces deux catalogues bientôt réunis: Astérix, Blake et Mortimer, Titeuf, Walking Dead, Starwars, Lanfeust de Troy, XIII, Largo Winch, Les Bidochon, Les Profs, Boule et Bill, Gaston Lagaffe."

On se rappelle de la sortie des éditions Delcourt, Glénat, Soleil (tous distribués par Hachette) du périmètre d'Iznéo début 2012. Un peu plus d'un an après, Iznéo voit revenir ces éditeurs du groupe Hachette pour constituer une offre complète. Avec sans aucun doute une mise à disposition réciproque des fichiers comme pour les plateformes anglo-saxonnes. L'arrivée de la plateforme américaine Comixology en France il y a quelques semaines, n'est sans doute pas étrangère à cet accord.

PS: à signaler également qu'Iznéo et Numilog vont se retrouver en concurrence frontale avec des catalogues identiques sur les offres pour les bibliothèques ici et ici.


Le Livre de Poche: création d'une boutique numérique

EbookpocheAprès le groupe Editis qui avait ouvert sa boutique de livres numériques sous la marque 12-21 (regroupant entre autres les titres de chez Pocket, Fleuve Noir et 10-18), c'est maintenant le groupe Hachette qui, pour le soixantième anniversaire de la création du célèbre Livre de Poche, ouvre aujourd'hui son propre site/boutique de livres numériques avec un onglet Ebook dédié sur le site de la marque. L'annonce avait été faite en début d'année. Contrairement à Editis qui concrétise les ventes directement avec une véritable boutique, Hachette renvoit vers des librairies partenaires, pour l'instant Amazon, Apple, Google, Fnac, Numilog et Decitre dans cet ordre. Les libraires français apprécieront. Invitation est faite aux autres libraires numériques de rentrer dans le programme d'affiliation.


Dan Brown: Inferno en vente demain

BROWN_1Evénement mondial, la version française du nouveau livre de Dan Brown "Inferno" publié chez Lattès parait demain 23 mai; la version numérique disponible dès minuit en principe chez tous les libraires en France au prix de 15,99€ (avec une réduction de 30% exactement par rapport à la version imprimée). La préparation du livre a fait l'objet de méthodes qui relèvent du commando militaire (lire l'article sur l'Express). La société Attributor sans doute mobilisée particulièrement pour un tel ouvrage. Un chiffre de ventes à hauteur d'1,5 million d'exemplaires est espéré par l'éditeur français, même 2% en numérique, cela ferait 30.000. Alors, le nouveau Dan Brown, premier best-seller numérique en France?


Dialogues intègre l'offre Hachette

LogoA signaler l'intégration de l'offre Hachette au catalogue numérique de la Librairie Dialogues à Brest. Une bonne nouvelle qui annonce la prochaine intégration de l'offre complète sur le réseau des librairies LesLibraires.fr. Plusieurs dizaines de librairies indépendantes de plus vont pouvoir bientôt disposer d'un catalogue exhaustif de livres numériques.