Un blog pour suivre l'actualité de la lecture numérique. A la découverte des nouveaux readers, lecteurs, liseuses, tablettes et autres "livres électroniques".
Avec un clin d'oeil à Alde Manuce, éditeur-imprimeur à Venise. Il y a 500 ans, il lançait le livre au format de poche...
Si la vente du Kindle à prix coutant (sinon moins) est une quasi-certitude, le KindleFire n'est pas en reste. C'est ce que l'on peut lire ce soir sur le site de Gizmodo:
"Selon les estimations des experts, Amazon perdrait 50 dollars à chaque vente de sa tablette.
Le cabinet a estimé que la conception d’une tablette équivaudrait à 250$ or la tablette est vendue à 199$. Le calcul est vite fait, la firme sera déficitaire de 51$ sur chaque appareil. Amazon estime rentabiliser ses coûts grâce aux ventes de contenus numériques. En effet, c’est tout un écosystème qui s’est mis en place autour de la tablette (les livres, les films, la musique, les applications, les services Cloud et autres biens de consommation). La démarche est certes censée, mais pas sans risques.
Par ailleurs, le cabinet Piper Jaffray, bien qu’extrêmement sérieux ne peut que supputer quant aux coûts de fabrication. Quelques dollars feront toute la différence."
On peut se poser la question en France où la loi interdit à une société de vendre à perte. Peut-être que les autorités de la concurrence devrait se pencher sur le problème.
Vertigineux, je me demande si un pareil dispositif de dumping a jamais été déployé dans l'histoire, à une pareille échelle, 15 millions d'appareils au total...
PS: l'action Barnes and Noble a chuté de 12% dans la journée. Un expert de Citi Investment Research a déclaré: "Nous nous attendions à une agressivité sur les prix, mais pas AUSSI agressive". Intéressant de revoir la courbe du prix du Kindle, Amazon est pratiquement en phase à cinq mois près sur le prix du Kindle, assez impressionant!
PS: petit complément avec cet article et une nouvelle analyse qui "tabletterait" sur une ristourne de 10$ seulement sur chaque tablette vendue.
Petite indiscrétion sur le site du magazine Challenge hier:
"Xavier Garambois, le patron d'Amazon France rencontre, les 4 et 5 octobre prochain, quelques journalistes qui devraient enfin pouvoir toucher – et peut-être même manipuler – la fameuse Fire, sans se brûler. Ils devraient aussi connaître à ce moment là, les dates de lancement du produit sur Amazon.fr. Et bien sûr, sans prendre de grands risques, je peux vous annoncer qu'il y aura des Kindle Touch et Kindle Fire sous les sapins français à Noël."
Premières demonstrations habituelles, celle de CNet aujourd'hui sur le Kindle de base à 79$ et même une première ouverture de boite! Plusieurs détails, la publicité n'est pas intrusive (seulement sur les pages de veille), la modération du flash noir (très bonne nouvelle) et l'absence de clavier qui n'a pas l'air si gênante que cela pour un modèle low-cost! Bon, objectif d'Amazon à 8 millions d'exemplaires d'ici la fin de l'année pour ce modèle "Tequila", un chèque de 632$ millions de dollars à l'arrivée qui devrait tout juste couvrir les frais de fabrication pour ce Kindle "basique" vendu sans doute pas loin du prix coûtant, selon les échos que j'ai avec des fabricants. Disponible à l'envoi dans 177 pays dans le monde avec 40bucks de plus! Le débarquement serait à refaire qu'il serait dans l'équipement de base du militaire américain! Ce Kindle part de loin, trois mois d'ici la fin de l'année, c'est parti...
Confirmation, seul le Kindle de base (sans tactile) au prix de 109$ (sans publicité) sera disponible à l'envoi dans 177 pays à travers le monde depuis le site Amazon.com. Avec frais d'envoi et taxes, faites vos petits calculs de prix. La France est bien entendu dans la liste. Pour une hypothétique vente depuis le site français, il faudra attendre mi-octobre pour en savoir plus. Le suspense continue... (via Teleread).
PS: urgent d'attendre donc à ceux qui s'emballent, il y en aura pour tout le monde, 8 millions, vous pensez!
Le Motif (Observatoire du Livre en Ile de France) vient de mettre en ligne son rapport d'activité. Bonne idée, il est présenté sous forme d'un "polar noir, très noir et 100% fiction", en pdf et en ePub, qui dit mieux! Celui du SNE, c'est pour quand? Amitiés à toute l'équipe!
Belle initiative que celle du Groupe Fleurus (jeunesse, pratique, religieux) qui ouvre une nouvelle proposition sur son site, celle d'acquerir la version numérique couplée avec la version imprimée pour 1€ de plus! C'est en constituant votre panier que l'option vous est proposée. On rappelera que ce type d'offre reste tout à fait conforme à l'esprit de la loi sur le prix unique, il s'agit d'une offre complémentaire bien identifiée; reste bien entendu, que l'ensemble des librairies soient en mesure de la proposer en magasin. Une première du genre en France, j'espère que d'autres éditeurs vont suivre tant elle me parait très intéressante pour les consommateurs qui apprécient la complémentarité, on l'a vu dans le domaine des guides de tourisme notamment. Le secteur pratique me semble très intéressant mais aussi la littérature générale (essais, même roman). La version numérique, c'est bien mais les deux imprimé/numérique au juste prix, c'est encore mieux! Bravo à Fleurus, j'espère que la proposition va pouvoir être déployé en librairie rapidement. Et si acheter le numérique "en plus" chez son libraire de quartier, cela devenait bien plus intéressant? (via Actualitte).
Le site Qoqa remet le couvert avec la NookColor proposée à 199€ (+10€ de port), c'est jusqu'à lundi. Une excellente petite tablette à un prix abordable, qui a connu un grand succès aux Etats-Unis. Si vous ne voulez pas attendre Kindle Fire. Attention, il vous faudra vous empresser de la "rooter" sur Android tant elle est très "orientée" vers l'environnement du libraire américain. Si cela n'est pas génant pour la NookTouch, cela est insupportable pour surfer le web et accéder à des applications.
J'entendais une réflexion similaire du côté de chez Benoit Drouillat en début de semaine. Je ne sais pas pour vous mais moi, Le Monde, Le Figaro, LePost, Yahoo, même Presse-Citron, dingue, les marchands du temple partout, le web devient complètement, mais alors complètement indigeste. Pas une semaine sans que je ne reçoive ce type de proposition pour Aldus: "Nous développons une nouvelle solution de monétisation de contenu pour vous aider à rentabiliser votre site".
Les Editions Dédicaces au Québec lancent leur lecteur numérique. Communiqué de presse ici. “Entrez dans l’ère moderne, soyez mobile”. La révolution en marche... Voir le billet Livres-Hebdo.
Première étape européenne, le Kobo Touch débarque en Angleterre chez WHSmith. Prix à 169,99£ soit 195,00€! Oups! Ils ont regardé la conférence Amazon d'hier chez Kobo? (via Teleread).
Saluer l'entrée ce soir dans notre Club des Lecteurs Numériques de 5 blogs supplémentaires, 15 au total, et 10 chroniqueurs que nous hébergeons avec plaisir tant leur enthousiasme à échanger sur les livres et leurs pratiques "numériques" est communicatif! J'ai ajouté dans ma colonne de gauche sous Wikio le lien vers le club, une certaine fierté d'en être!
Un excellent article sur les difficultés de la librairie indépendante aujourd'hui dans le quotidien La Croix. Le numérique pourrait servir d'accélérateur à des maux structurels plus profonds, surproduction, marges insuffisantes, système de l'office, des "forcés", etc. Bref, remettre tout sur la table:
"Certains éditeurs montrent leur envie de bouger les choses. Ainsi, Laurent Beccaria, fondateur des éditions Les Arènes, a engagé une discussion avec ses pairs indépendants: «Les flux sont devenus trop lourds à gérer. Il faudrait redonner aux libraires l’entière maîtrise des achats et augmenter leurs remises à au moins 40%, deux points sur lesquels les groupes n’ont aucun intérêt: ils préfèrent gérer la réduction du nombre de points de vente en douceur et investir sur le numérique. Le mouvement doit venir des éditeurs indépendants, qui pèsent 15 à 20% du CA des libraires eux aussi indépendants. On peut aussi imaginer une plateforme collaborative pour les libraires, ou des formations prises en charge par les éditeurs.»"
Beaucoup de réflexions qui font écho au libraire en colère. Il faudrait maintenant "tous" les libraires en colère pour peser.
Excellent billet très complet sur le KindleFire chez l'ami Blogeee qui pointe justement sur l'ambiguité de la bête, portail ou tablette. Tout est en effet conditionné aux serveurs d'Amazon. La logique à terme donne des cauchemars. On attend Richard Stallman. Pierre va jusqu'à évoquer le retour d'un Minitel, c'est dire.
PS: certains parlent même de "Disruptive Innovation", diable!
Freescale a mis en ligne une vidéo très convaincante sur les performances de ses processeurs, qui équipent une grande quantité des livres électroniques sur le marché (Amazon, Barnes and Noble, Kobo, iRiver, etc.). Les frontières de la vidéo avec de l'eInk sont techniquement repoussées maintenant. Les processeurs en développement équiperont indiféremment livres électroniques et tablettes. Pas d'utilisation convaincante pour l'instant avec le noir et blanc, mais tout cela est bien prêt pour le papier électronique couleur de demain. Là encore, on ira bien plus vite!
Dans le déferlement de vidéos commerciales, seulement trois que j'ai retenu. Pour les présentations, je patiente un peu pour vous proposer le meilleur! Quand aux supputations en France, pas la peine de s'exciter, on attendra tranquillement le 18 octobre, trois semaines, c'est pas si long!
Avec ce nouveau modèle KindleTouch, Amazon complète un standard. Ces lecteurs entrent dans leur maturité aujourd'hui. Plus de boutons ou le moins possible, se focaliser sur l'essentiel, lire. Philippe Starck était dans le vrai sous les rires dans la salle du Web3, il y a quatre ans. Ils sont déjà adoptés par 12% des américains, combien demain avec des prix qui ont baissé entre 40 et 50% en un an seulement? 30, 40% de la population? 44% c'est le nombre d'américains qui disposent d'un lecteur MP3. Mathématiquement, simple, ils deviennent accessibles à des publics qui lisent une dizaine de livres par an, voire encore moins. Tous les lecteurs deviennent concernés. Quand on est lecteur de livres aujourd'hui, peut-on rester insensible à ces petits lecteurs pratiques, mobiles, de la taille d'un livre de poche, qui nous accompagnent au quotidien, pour accéder facilement à des livres numériques moins chers? Depuis quelques années, j'ai été frappé par la baisse continue de l'âge des publics concernés. Il va être intéressant d'observer maintenant leurs adoptions par les jeunes générations. Découvrir la lecture à quinze ans aujourd'hui...
Nouvelle chronique de Thierry ce soir qui vient également alimenter notre club.
"L'Homme à la carabine" de Patrick Pécherot, édition epub aux Editions Gallimard.
«Ceci est mon testament. Moi, Soudy, condamné à mort par les représentants de la vindicte sociale dénommée justice..."
André Soudy, 21 ans, sera guillotiné le 21 avril 1913. Sur la planche à bascule, le cou dans la lunette, ses derniers mots seront: "Il fait froid, au revoir." Dans son testament, il va léguer ses pinces-monseigneur au ministre de la Guerre, ses hémisphères cérébraux à la faculté de médecine, son crâne en exhibition au profit des soupes communistes et son autographe à l'anarchie. André Soudy? Ce nom ne vous dit rien? Rien de plus normal après tout. André Soudy, c'est juste un petit, tout petit petit second rôle dans la célèbre et légendaire Bande à Bonnot.
Presqu'un figurant. C'est le plus jeune, le tuberculeux. Pas même un second couteau. Il n'a jamais tué personne! C'est l'enfance piétinée, mal élevée, comme une mauvaise herbe qui pousse entre les pavés des banlieues de Paris, un voleur de boîtes de sardines. Condamné à 20 ans pour vol de bicyclette, c'est le "J'suis un pas de chance" qui écope tout le temps... à raison et très souvent à tort! C'est le sentimental aux yeux doux qui tombe aussitôt amoureux de la première chanteuse de rue qui passe. C'est "l'homme à la carabine" qui pose, forcément, devant le photographe des services de la Préfecture de Police comme sur la couverture en noir et blanc du livre de Patrick Pécherot. Les livres de Pécherot sentent-chantent fort Arsène Lupin, les Brigades du Tigre, Nestor Burma, les tranchées du chemin des Dames ("Tranchecaille" polar primé en 2008), les années folles ("Les brouillards de la Butte" polar également récompensé en 2002), le Paris occupé et collabo ("Boulevard des Branques"), la guerre d'Espagne ("Belleville-Barcelone"). Cette époque là, qui couvre une quarantaine d'années, de 1910 à 1950, Pécherot nous y transporte littéralement comme par enchantement, avec enchantement! Ici, dans son dernier livre "L'homme à la carabine" paru en janvier 2011, le voyage dans le temps fonctionne à merveille. Le lecteur est aspiré-inspiré dans le Paris des anarchistes illégalistes. Les "en-dehors", les "hors des lois. Dans le pavillon fleuri de Romainville, la "crème" et la mauvaise graine des libertaires (du chien-dent comme disait De Gaulle de Dany le Rouge) en tout genre est en transit, sur terre... pas au ciel. Ici, René Valet le poète, Raymond Caillemin dit Raymond la science, Victor Serge (l'auteur des "Mémoires d'un révolutionnaire") et sa compagne Rirette, Jules Bonnot et... le tendre camarade André Soudy. Ici, ça jardine, ça cuisine, ça écrit, ça discute, ça trafique la fausse monnaie, ça refait le monde, ça fuit la police,ça fomente pour que "crève le vieux monde". Tous ont à peine vingt ans. "Ils ont tout ramassé des beignes et des pavés. Ils ont gueulé si fort qu'ils peuvent gueuler encore. Ils ont le cœur devant et leurs rêves au mitan. Et puis l'âme toute rongée par des foutues idées." chante Léo Ferré. Leurs devises... et encore quand ils en ont une? "Nous ne voulons être ni exploiteurs, ni exploités!", "La propriété, c'est le vol!" (bon là c'est du Proudhon) ou bien "Reprenons ce que la société nous vole !" Ca passe et ça casse. Souvent ça casse! Tous se savent voués à la guillotine. Beaucoup finiront au bagne. Perpét'. D'autres réussiront à s'évader comme l’intrépide Barbe, une fille "pieds nickelés" de la bande. Imaginez la cocasse scène: «Pour sa comparution devant le juge, ils l'ont confiée à un vieux sergent de ville, rhumatisant et à moitié sourd. Tout juste assez vivant pour garder une idiote. Barbe n'était pas assise depuis cinq minutes sur le banc du couloir qu'elle se lève d'un bond, retrousse ses jupes et prend ses jambes à son coup. Le flic n'a rien pu faire que se tenir les reins, son sifflet à la bouche? Avant qu'il souffle dedans, Barbe avait filé." Il faudra 500 hommes armés, rien que ça, pour venir à bout de Bonnot. Le "tout Paris" se précipite pour assister au spectacle de l'assaut final. Imaginez le tableau: "On déboule de Paris. Taxi pour les beaux messieurs et les élégantes, décolletés pigeonnants, froufrous et crinolines, blazers sportsman, poils de chameau. A Vincennes, les tacots vendent la balade deux francs cinquante. Du champ de courses au champ d'honneur. On embarque le whippet et le chihuahua. On accourt, en bande, en trombe, aux premières loges." Victor Serge sera condamné à 5 ans de prison avant de rejoindre la Russie en révolution et côtoyer Lénine et Trosky. Il sera le premier à désapprouver les abus de la dictature du prolétariat. Pécherot, par un savant collage littéraire d'extraits de lettres, d'articles de journaux, de rapports de Police, de dialogues romancés, de photos nous prend en mains et nous promène dans ce Paris d' Eugène Sue, ce Paris de Léo Malet. Avec courts chapitres et nombreux flash-back, Pécherot esquisse, crayonne le portrait d'un enfant perdu dans la tourmente des idées révolutionnaires... perdu d'avance. "Je suis comme un papier tue-mouches où le malheur viendrait se coller." écrit Soudy. Avec générosité, poésie, l'auteur, né en 1953 à Courbevoie (comme Arletty!) journaliste et scénariste de BD sait émouvoir son lecteur avec des décors et le langage de l'époque bien plantés, bien parlés.
"Je suis de ceux qui goûtent fort les bandits, non que j'aime à les rencontrer sur mon chemin; mais malgré moi, l'énergie de ces hommes en lutte contre la société tout entière m'arrache une admiration dont j'ai honte."» (Prosper Mérimée) Longtemps, longtemps, après que vous ayez fermé ce livre, vous chanterez encore l'histoire des bandits tragiques...fils de Mandrin! "Compagnons de misère Allez dire à ma mère Qu'elle ne m'reverra plus J'suis un enfant, vous m'entendez, Qu'elle ne m'reverra plus J'suis un enfant perdu." C'est la triste complainte de Soudy...
T.C.
Lu dans le cadre du Club des Lecteurs Numériques sur un Cybook Opus de chez Bookeen.
On attendait de pied ferme Amazon aujourd'hui et bien, on n'est pas déçu. Une journée "historique", j'ai envie de dire, et qui risque bien de peser durablement sur le marché. Les observateurs disaient deux Kindle et une tablette, c'est quatre modèles finalement qui nous sont proposés par Amazon, une gamme complète qui va de 79$ à 149$. Avant de détailler les livres électroniques, un invariant important sur lesquel on attendait Amazon. Pas d'adoption du format ePub, standard du marché. Amazon continue résolument avec son format propriétaire. Tant que ça marche, comme on dit. Et le poids des éditeurs européens sur ce terrain, rien du tout, cela en dit long sur le rapport de force en cours. Voyons en détails l'ensemble de ces nouveaux livres électroniques:
Grosse, grosse surprise. Celui que personne n'attendait. On voyait un modèle eInk d'entrée de gamme à 99$, en fait Amazon prend tout le monde à contre-pied et met la barre à 79$; même si pour ce prix-là vous devrez accepter de la publicité, un coup très rude pour la concurrence. C'est le Kindle tout court. Avec un tel prix, c'est clair qu'Amazon va attirer une clientèle bien plus large, celle qui tourne autour d'une dizaine de livres par an. Le design du Kindle3 bien loin maintenant avec l'abandon des touches, reste juste quelques boutons pour assurer la navigation. Design plus fin, allégé, écran eInk Pearl 6 pouces, mémoire 2Go, pas de tactile, abandon de la fonction text-to-speech, par contre il reste bien wifi pour accéder en 30 secondes aux livres du KindleStore. Amazon se positionne face à l'ensemble des livres électroniques d'entrée de gamme asiatiques avec l'avantage considérable de sa bibliothèque en accès wifi, ce qui n'est pas rien.
Deuxième étage de la fusée, un modèle KindleTouch qui était beaucoup attendu pour concurrencer le Nook et le Kobo, un livre électronique de dernière génération avec la même technologie tactile Neonode utilisé sur les autres modèles leaders du marché. Abandon des boutons donc, avec des caractéristiques habituelles, écran toujours eInk Pearl 6 pouces, mémoire portéé à 4Go. Prix tout à fait symbolique à 99$ que l'on attendait, Amazon frappe fort, c'est bien moins cher que la concurrence, même si la publicité vous sera délivré là-aussi en prime. A signaler que ce modèle sera également proposé, KindleTouch3G, en version 3G au prix de 149$. Pas agressif du tout sur cette version Amazon. La 3G est relativement boudée par les clients, Amazon n'insiste pas trop, en s'affranchissant peu à peu du rôle des opérateurs. Un point important aussi à observer sur le marché à venir, ce poids des opérateurs.
Une chose importante donc sur laquelle Jeff Bezos ne s'est pas trop appesanti dans sa présentation, c'est que sur ces trois modèles, ils vous faudra rajouter 30$ pour le Kindle et 40$ pour les modèles Touch si vous voulez vous affranchir de la publicité. La dime publicitaire. Amazon a déjà tâter ce terrain-là depuis un an, ses clients prêts dans leur grande majorité à accepter ce petit sacrifice sur l'autel du prix bas. On peut faire confiance à Amazon pour connaître son client.
Dernière étage et pas des moindres car il risque de peser sur le marché des tablettes dans sa globalité, c'est bien entendu la petite tablette KindleFire 7 pouces à l'affichage LCD couleur, qui entre en concurrence directe avec le NookColor de Barnes and Noble et plus largement avec toutes les tablettes sur le marché et le monstre iPad. Un argument de poids pour Amazon avec ce prix de 199$, un prix que l'on retrouve sur certains modèles du marché mais à un niveau tellement dégradé qu'Amazon ne va pas jouer dans la même cour. Le store d'Amazon va être large en jeux, en films. Autre chose, cette tablette embarque bien Android 2.3 mais dans une version tellement modifiée/verrouillé que l'on a du mal à parler encore d'Androïd. Amazon a sûrement fait ce qu'il faut pour que l'on reste chez lui, il a tant à vous proposer.
Tous ces modèles seront disponibles aux Etats-Unis à partir du 21 novembre, les pré-commandes comme d'habitude ouvertes, premier commandé/premier servi, il n'y en aura peut-être pas pour tout le monde à Noël, Amazon sait y faire sur le sujet avec un peu de bluff, il y a eu des précédents! Pour la France, il faudra attendre le 18 octobre prochain pour en savoir plus, si Arnaud Nourry ne s'est pas trompé dans son agenda.
Je vous fais l'impasse des vidéos promotionnelles, vous les trouverez. Je reviendrais plus en détails dans les prochaines semaines sur les offres d'abonnements et de service dans le nuage, des arguments de poids aussi qui vont compter. On retrouvera aussi beaucoup de détails chez eBouquin et ActudeseBooks qui font toujours du bon boulot.
PS: une petite chose encore, les anciens modèles Kindle3 restent au catalogue d'Amazon, respectivement nommés Kindle Keyboard (99$), Kindle Keyboard3G (139$) et Kindle DX (379$), ce qui portent la gamme à 7 modèles!
Le Club des lecteurs numériques vous fait part de son activité de septembre! Notre amie Delphine rentrée d'Inde, elle vient de mettre en ligne déjà une dizaine de critiques de livres sur le blog. Un beau panorama, des livres connus, d'autres plus confidentiels, d'autres en versions numériques exclusivement. De quoi vous donnez envie de découvrir des livres à notre suite! Merci à tous les membres et bonnes lectures... numériques!
PS: petit clin d'oeil au Souffle Numérique qui a brossé avec humour un petit tableau du club!
Presque quatre ans après le lancement du Kindle, Amazon risque bien de frapper fort à nouveau. Amusant de lire à l'époque qu'il nous mettait déjà le feu! Si vous voulez suivre la grand-messe Amazon à partir de 16h (heure française), les sujets ne manqueront pas entre Kindle4 et tablette Kindle Fire, caractéristiques, prix, date de disponibilités, offres d'abonnement, etc., tout sera en français sur le Journal du Kindle, bravo pour l'initiative.
La concurrence impitoyable. Nouveaux prix très compétitifs des deux modèles Cybook Opus (119,99€) et Orizon (139,99€) du côté de chez Bookeen. J'ai réactualisé ma liste des lecteurs actuellement disponibles. Octobre va voir encore bien des changements!
A signaler une petite présentation du iRiver Story HD sur eBouquin. La qualité de l'écran haute-définition au rendez-vous. Moins bonne surprise avec la confirmation qu'il est bien "enfermé" dans un écosystème Google qui ne présente que peu d'intérêt actuellement. Dommage que Google ait imposé ce choix au fabricant.
Je vous ai parlé du JetbookColor d'Ectaco, premier livre électronique 9,7 pouces commercialisé avec de l'affichage couleur eInk. Une première vidéo aujourd'hui. Il y a quelques annés le noir et blanc a démarré comme cela (Sony Librié, avril 2004). C'est aujourd'hui 30 millions de dalles produites qui équipent tous les leaders du marché, 12 millions pour Amazon seul en cette fin d'année. La couleur va suivre. Première surprise, ce premier modèle sera déjà proposé aux Etats-Unis en fin d'année aux alentours de 350$, c'est 30$ de moins que le grand livre électronique Kindle DX d'Amazon, deux fois moins cher que son équivalent noir et blanc il y a cinq ans, preuve de l'accélération du processus de production. Le noir aura servi la couleur. Il sera de plus équipé de wifi et tactile avec stylet (similaire Wacom) (via TheDigitalReader).
Dans la série des vidéos proposées par eInk, une très belle présentation des enjeux des supports réflexifs couleur. La révolution du papier électronique en cours...
Des échanges intéressants avec Bernard Strainchamps de Bibliosurf aujourd'hui à propos de Google Panda, des propos qui alertent particulièrement tant Bibliosurf incarne un travail de libraire de demain, actif sur le web:
"Mon impression, c'est que Google a déclassé toutes les librairies. C'est un pari qui est doublement gagnant pour Google:
La première page ne propose que des accès non commerciaux.
Les e-commerces sont obligés d'acheter des mots clés pour exister."
Les libraires de demain, ils existent comment sur le web de demain?
Message clair en substance à la profession, via un communiqué Livres-Hebdo: "C’est la meilleure façon de défendre le droit d’auteur face au piratage et de préserver la place centrale du livre dans notre culture. Cet accord va permettre à Flammarion de défendre nos auteurs, d’accompagner de nouvelles manières d’accéder aux livres, de contribuer à la diffusion de la littérature, des idées et de la langue au-delà même des frontières. A terme, ces choix ne pourront être que bénéfiques à l’ensemble des acteurs de la chaîne du livre".
C'est en ces termes que Teresa Cremisi a annoncé l'entrée de Flammarion dans les plateformes américaines (via LaTribune).
PS: relais international sur TheBookSeller, Amazon n'a plus besoin d'attaché de presse. Je propose que Frédéric Mitterrand fasse demain en conseil des ministres, un appel vibrant pour remercier l'Amérique.
Un beau tapis rouge pour Amazon. C'est la réflexion que je me faisais en relisant le billet de l'accord Hachette/Fnac/Sony, il y a tout juste trois ans. Entre nos plateformes, nos offres et nos réductions de prix misérables, nos lois, notre tva, nos contrats aux libraires, nos embuches aux fabricants de lecteurs, nos politiques publiques, la volonté de quelques-uns à vouloir à tout prix reculer l'échéance. Allez, ouste, notre patrimoine numérique dans le nuage d'Amazon. On aurait voulu dérouler un tapis rouge à Amazon que l'on n'aurait pas rêver d'un scénario aussi idéal. Je vois bien une plaque dans le hall d'Amazon à Seattle: "A l'édition française, Amazon reconnaissant".
Flammarion a annoncé aujourd'hui son entrée dans la plateforme iBooks d'Apple et le KindleStore d'Amazon, premier signal, Gallimard et La Martinière devraient suivre. Les fichiers en route conjointement pour la Californie et Seattle. Le groupe Editis dans la foulée lui aussi, sans aucun doute. Confirmation qu'Amazon et Apple seront mis dans des conditions identiques de ventes le mois prochain (via Actualitte).
Intéressante journée la semaine prochaine (mardi 4 octobre) à la bibliothèque de Viroflay dans les Yvelines. L'occasion d'un retour sur les expérimentations depuis plus d'un an et les nouveaux modèles d'offres numériques en bibliothèques qui s'esquissent. J'aurais le plaisir de participer à cette journée professionnelle (via LeMotif).
"70% des commandes émises sur Bibliosurf ont à l’origine une requête sur Google. Cela montre la dépendance de la librairie à ce moteur de recherche. Même si il y a une fidélisation de la clientèle avec une caractéristique plutôt encourageante qui est la fidélisation des gros acheteurs, les perspectives pour les mois prochains sont mauvaises car à la baisse."
A lire les interrogations de Bernard Strainchamps. Il serait intéressant d'avoir le sentiment d'autres librairies sur le sujet.
Et si le Kindle était proposé à 99$ au mois d'octobre? 99€ en Europe? C'est la rumeur insistante et la question qui revient sur le blog IreaderReview. En fait, il y aurait bien deux nouvelles versions du Kindle avec un prix low-cost. A ce niveau, pas la peine de mégoter, low-cost c'est bien 99$. Kindle à 99$, KindleTouch à 129$? Lire le billet d'AppleInsider qui donne des chiffres de production. Sincèrement, le feu va venir aussi de là!
PS: vous aurez sans doute noté la mention Eink&LGD sur la tablette 7 pouces. A confirmer dans quelques jours...
Voilà, c'est fait, on sait désormais le nom de la fameuse tablette d'Amazon, ce sera Kindle Fire. La présentation aura lieu mercredi. Le scoop est venu de Techcrunch toujours dans les bons coups high-tech. Kindle et Kindle Fire, Amazon va continuer à enflammer le marché sur les deux tableaux (via IreaderReview).
Un grand plaisir de découvrir enfin en France ce lecteur Asus Eee Reader DR-900, annoncé depuis bien longtemps, vendu depuis le début de l'année en Allemagne et aux Pays-Bas; mais qui restait tout à fait confidentiel chez nous, avant que le site HighTechPlanet n'ait la bonne idée de le proposer en France au prix de 299,95€.
Déballage classique, boite très résistante, le lecteur, le cable usb, les bonnes surprises avec une couverture de qualité qui est jointe et un chargeur secteur qui permet de le brancher directement sur la prise en évitant l'ordinateur.
Ce qui frappe d'emblée c'est ce grand écran 9,7 pouces SiPix, tactile, capacitif, qui permet un confort de lecture qu'apprécieront beaucoup d'entre vous. C'est l'atout majeur de ce type de lecteur, la possibilité d'accéder à des formats A4, lire des formats de pages plus grands, plus proches de livres imprimés grand format. Pour certains, cela change tout et je les comprends parfaitement.
J'aime beaucoup le désign, relativement fin, les formes arrondies. La finition est impeccable, des plastiques de très bonne qualité avec un revêtement soft-touch très agréable, des grandes touches souples que l'on identifient très rapidement, suffisamment résistantes à l'utilisation. Asus a vraiment soigné l'ensemble, compliments. La prise en main est excellente, pas trop lourd, on peut lire longtemps de manière très agréable.
Asus a voulu un lecteur tactile, ce choix est malheureusement daté. L'année dernière, le choix du tactile hors-Sony était conditionné avec l'utilisation de la technologie SiPix, qui n'est pas aussi satisfaisante en terme d'affichage que l'eInk. Un fond plus gris, amplifié quand l'éclairage ambiant est faible, dans le train par exemple, où l'on obtient un gris qui tend vers le vert. On retrouve ce choix sur des lecteurs comme ceux de la Fnac, France-Loisirs, Bookeen, tous sortis l'année dernière à la même époque et qui ont dû succomber à la tyrannie du tactile. L'idéal est d'avoir une lumière ambiante de bonne intensité. Depuis un an, les fabricants ont progressivement optés pour des modèles tactiles avec de l'eInk. Sur l'Asus donc, tactile capacitif avec l'utilisation du doigt ou de la pointe de l'ongle. Pas de possibilité d'utiliser un stylet ou un crayon de papier. Pour lire en tournant les pages, surligner des passages, pas de soucis. Pour la prise de notes, l'annotation de documents, le croquis, écrire/dessiner avec le doigt n'étant pas la panacée, le résultat est beaucoup moins satisfaisant que sur des modèles comme le Pocketbook 902 qui utilisent une dalle Wacom avec un stylet (voir mon test). D'autre part, je trouve la dalle de l'Asus assez brillante, ce qui n'arrange rien avec des réflections intempestives chez soi, dommage.
Les temps de latence sont corrects, j'apprécie beaucoup le "Veuillez patienter" qui s'affiche, un petit détail mais qui évite de s'exciter pour rien. En ce qui concerne les réglages, une page complète permet de sélectionner la taille des polices, l'interlignage, etc. Malheureusement, pas de possibilité de changer les polices, on regrette que des logiciels aussi performants que FBReader, par exemple, ne soient pas implémentés sur ce lecteur.
Beaucoup de formats supportés, l'intérêt est bien sûr dans le format PDF avec une gestion de qualité, des zooms nombreux.
Le navigateur web, naturellement limité par la technologie d'encre électronique, permettra quand même d'aller sur internet, de faire des recherches, lire ses mails, etc. On peut confortablement lire les dernières news. Un lecteur de flux RSS est proposé, preuve que la lecture d'informations a été prise en compte de manière basique.
Prise audio casque, un emplacement pour carte SD. La lecture par synthèse vocale, un système qui convertit en temps réel l'écrit en voix, est proposé avec l'appareil. Anglais, pas de souci. Par contre, j'ai essayé le français, sincèrement à oublier. PocketBook bien plus performant dans le domaine.
Pour la couverture, j'aurais personnellement préféré un étui de protection dans lequel glisser le lecteur. Comme d'habitude, ce type de protection se révèle embarrassante quand on lit.
Sincèrement, je suis resté un peu sur ma faim. Rétrospectivement, je crois le choix de Pocketbook, l'année dernière, plus judicieux avec tactile/wacom sur ce genre de lecteur. J'échange bien volontiers le tactile au doigt contre l'utilisation d'un stylet pour de l'écriture. Aujourd'hui, on mettrait à plat que l'on prendrait un tactile eInk. Frustration donc avec un lecteur qui a bien un an de retard en France, une situation assez incompréhensible de la part d'Asus qui a beaucoup trop tardé dans la commercialisation en Europe. Je trouve que ce lecteur est en deçà des modèles PocketBook 902/903 sortis en fin d'année dernière.
Je ne voudrais pas paraître trop négatif, je sais que beaucoup se satisfont amplement de la technologie Sipix. Je suis peut-être un peu orienté, lisant principalement depuis de nombreuses années sur des lecteurs eInk.
Ce lecteur Asus est un excellent lecteur, un très bon choix, qui apportera beaucoup de confort à des lecteurs avides de lectures en format A4 et qui apprécieront la qualité de finition. J'attends avec impatience ce qu'Asus va nous proposer pour sa prochaine génération de lecteurs. Sincèrement, un tel lecteur avec de l'eInk!
Les plus:
design et finition du lecteur très réussi, plastiques mats de qualité
revêtement soft-touch
grand écran de qualité, SiPix, moins bon cependant que la technologie eInk
housse de bonne qualité fournie dans la boite
temps de latences bons, connection wifi efficace
navigation agréable dans les fonctionnalités
nombreux dictionnaires disponibles, ceux qui pratiquent plusieurs langues apprécieront
un chargeur secteur
prix relativement attractif
Les moins:
écran SiPix, affichage plus gris que eInk
absence de bibliothèques connectées
dalle un peu brillante
text to speech en français médiocre
pas de possibilités d'écrire, de dessiner avec un stylet
question des évolutions logicielles très floue sur ce modèle
Les caractéristiques complètes:
Ecran epaper tactile capacitif SiPix 9 pouces avec 16 niveaux de gris,
Navigateur web dédié, fonctionnant aussi en mode paysage,
Batterie amovible,
Fonctionnalités supplémentaires : lecteur de flux RSS, dictionnaire, synthèse vocale, prise de notes, lecteur MP3.
La boutique de vente en France est ici. Je remercie particulièrement HighTechPlanet de m'avoir permis un test de longue durée. Vous trouverez ici le mode d'emploi complet en français. J'ai ajouté une vidéo qu'ils ont mis en ligne au début du mois.
Prise en main du nouveau livre électronique Sony PRS-T1 lors de la présentation de la semaine dernière. Merci à eBouquin pour ses premières impressions. Rien de trop nouveau sous le soleil, un modèle porté par le marketing. Beaucoup regretteront l'alu pour le plastique, peut-être regarder sur le marché de l'occasion avec les modèles précédents 350 et 650. Trois bonnes nouvelles: la gestion de la bibliothèque, les différentes polices que l'on peut choisir et l'accès wifi. Sony s'est enfin penché sur ce qu'attendait les lecteurs. Reste un gros point noir pour moi, c'est le cas de le dire, c'est le flash noir qui ne peut pas être limité ou désactivé, un élément important qui revient souvent dans beaucoup de vos commentaires. C'est sûr que l'on peut s'y faire, on se fait à tout, mais le limiter est vraiment une très bonne chose. La grande majorité des acteurs du marché se sont penchés sur ce problème avec succès. Dommage pour ce nouveau modèle chez Sony qui a décidément l'art et la manière de décliner des versions qui ne sont jamais abouties complètement. Une petite brêche pour la concurrence, vous me direz! A découvrir plus en détails sur Aldus bientôt. Sur mon podium de la fin d'année?
PS: à signaler qu'il est déjà disponible en pré-commande sur le site de SonyFrance.
Deux premiers romans en français sur le site 24symbols qui vous propose de lire gratuitement sous réserve d'accepter de la publicité. Fiche bibliographique à droite, "Read" c'est parti. A tester sur iPad ou autres tablettes. Annonces Google à gauche et à droite pour l'instant en attendant la suite, bonne lecture.
PS: pardon, vous aurez droit aussi à Groupon, chic alors...
Dessiner sur du papier électronique, des artistes commencent à s'approprier ces nouveaux supports. Aujourd'hui, Nora Boudjemaï qui a présenté ses travaux à la Galerie Caroline Vachet lors de la 11ème Biennale de Lyon dans le cadre du projet Galarno (via Bruno Rives).
Toujours triste de voir un projet éditorial s'arrêter. Après Leezam au début de l'année, c'est le cas de Mangako, éditeur de mangas numériques, aujourd'hui:
"L’aventure de Mangako prend fin. Avec l’automne et des regrets.Mais nous ne renions rien de notre ambition initiale.Devenir un éditeur numérique, résolument et exclusivement numérique. Rechercher de nouveaux créateurs, expérimenter de nouveaux modes d’expression, inventer de nouveaux dispositifs de lecture, s’inscrire dans de nouveaux usages nomades, offrir un divertissement inédit, expérimenter de nouveaux supports, gagner de nouveaux lecteurs, c’est ainsi que nous concevons notre métier d’éditeur. Nous avons fait un choix d’exigence, un choix de création. Pour nous l'édition numérique ne peut se résumer à un simple problème de numérisation. Il y a d’autres enjeux, d’autres promesses.Riches de notre expérience et de nos savoir-faire, nous faisons le choix de rebondir vers de nouvelles aventures, numériques évidemment."
Trois vidéos commerciales de la société eInk, leader sur le marché du papier électronique. On retiendra particulièrement la troisième qui pointe sur les propriétés énergétiques (via eInkInfo).
Intéressant retour d'un libraire qui vend "Après le livre" de François Bon, à la fois la version numérique publié chez Publienet et la version imprimée qui parait aux Editions du Seuil:
ebook: marge diffuseur - commission epagine = 20%, soit marge brut de 0,70 €
papier: marge 30%, 5% offert, frais de livraison payé par le client; soit marge brut 3.90 € après paiement du carton.
Constat sans apple (pardon sans appel, je vous jure que j'ai fais la faute en frappant), sur ce titre particulier, un libraire gagne 5,57 fois plus sur le livre imprimé que sur la version numérique.
Merci à Bernard Strainchamps (Bibliosurf) pour nous avoir donné ces chiffres.
La Bibliothèque du Québec, 1340 titres à ce jour, des classiques du domaine public avec des parutions tous les mois, tous proposés gratuitement dans tous les formats. Des livres relus et corrigés, un vrai travail éditorial de qualité. Vous qui allez peut-être acheter dans les mois qui viennent un nouveau lecteur, faites-en votre bibliothèque de départ pour trouver des livres. Sans vous faire entourlouper pour quelques euros ailleurs! Un travail bénévole formidable. Vous pouvez aussi regarder du côté de Ebooksgratuits, les deux sites travaillent en partenariat. Les deux bibliothèques références en français!
Petit témoignage de Magalie qui a craqué pour un NookTouch aux States:
"J'ai eu la chance de partir en Californie à la fin du mois d'août, ce voyage a été une réussite et je reviens plus énergique que jamais. J'ai pensé à vous sur place en faisant l'heureuse acquisition du dernier Nook. Après quelques semaines de lecture sur cette petite merveille, je suis conquise. J'ai pu constater aux États-Unis à quel point la liseuse électronique est répandue, dans l'avion, le bus, le métro, tout le monde sort de sa poche Nook, Kindle ou Sony Reader. Plus étonnant encore, toutes les générations et types de lecteurs semblent touchés. Et les prix des tablettes sont dérisoires là-bas... J'ai ramené le dernier Nook dans mes valises pour une centaine d'euros. Je reviens donc en Europe avec la ferme intention de répandre la bonne parole sur cette nouvelle habitude de lecture en format numérique, j'espère que les éditeurs vont se lancer plus sérieusement aussi sur le marché. Un fichier ePub bien construit permet vraiment une lecture améliorée et très agréable sans pour autant remplacer le livre mais en offrant un moyen de diffusion complémentaire. Bref, conquise alors que j'ai un amour du livre papier incommensurable!".
A signaler du côté du blog ePagine un petit baromètre de la rentrée numérique en ce 25 septembre, à mi-chemin j'ai envie de dire. 237 titres recensés chez 44 éditeurs (sortis depuis le 18 août), dans ce total 25 environ qui sont issus d'éditeurs proposant seulement une offre numérique. Et les moins chers ne sont pas forcément chez qui l'on croit! Bravo à Christophe pour le classement par prix et drm qui donne une vue synthétique très intéressante. Mon pari des 250 titres est en vue!
Deux éditeurs indépendants qui vont sans doute proposer une offre numérique dans les semaines qui viennent, c'est Actes-Sud et Odile Jacob. Deux éditeurs indépendants qui peuvent jouer un rôle crucial dans le rythme de l'abandon des DRM en France. Deux éditeurs indépendants qui doivent tant à la librairie indépendante, je souhaite qu'ils y repensent très fort au moment où ils vont faire leur choix.
Plusieurs d'entre vous avaient pointé en effet sur la faiblesse de la liste que j'avais donné cette semaine concernant l'offre numérique disponible, avec l'amalgame fait entre offres/articles et fichiers eux-mêmes. J'ai rectifié le billet avec une nouvelle liste que m'a fourni Eric Falconnier de la Librairie Dialogues, je l'en remercie. C'est à ma connaissance la liste la plus exhaustive actuellement. Vous lirez en conclusion, on peut avancer le pourcentage d'un tiers de l'offre disponible comme étant désormais sans DRM, ce qui est une avancée très importante en quelques mois.
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