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26 notes en mai 2016

Europe : les articles scientifiques en libre accès en 2020

Open_accessLe Conseil compétitivité, qui s’est tenu à Bruxelles le 27 mai dernier, a débouché sur des avancées importantes en matière de libre accès à la science — publications scientifiques et données de la recherche. En 2020, tous les articles scientifiques seront librement accessibles en Europe et la nouvelle réglementation européenne devra désormais, conformément au principe d’innovation, tenir compte de son impact sur cette dernière. Les États membres entendent ainsi optimiser la réutilisation des résultats de la recherche financée par des fonds publics et publics-privés. Le communiqué de presse est ici.


La Souris Grise : des tablettes dans les bibliothèques ?

TablettesDes tablettes dans les bibliothèques ? La Souris Grise organise à Paris le 13 juin prochain de 9h à 13h au Labo de l'Edition une matinée sur le sujet. Au programme pratiques et éthiques d’acquisition de ressources applicatives, témoignages et retours d’expérience dans plusieurs établissements. Tous les détails sur le site.


Back Office : une nouvelle revue de design graphique

BackofficeUn très bon projet à soutenir. Back Office, une nouvelle revue de design graphique et de pratiques numériques. Elle vise à constituer un espace de réflexion unique en langue française et un vecteur de visibilité à l’international pour la communauté francophone. Riche d’environ 176 pages et vendue au prix de 24€, la revue abordera chaque année une nouvelle thématique. A l'initiative de deux designers et d'un chercheur, ils ont lancé un campagne de financement participatif sur Kickstarter il y a quelques semaines. Tous les détails sont ici.
Les revues sur le sujet sont trop rares et celle-ci se veut d'un niveau universitaire. N'hésitez pas à les soutenir. Merci à Antoine de me l'avoir signalé.


Tablette ou liseuse : l'une ou l'autre pour lire des livres ?

TabletteliseuseVous hésitez entre tablette et liseuse pour lire de vrais livres dans leurs versions numériques? A lire absolument cet excellent petit billet du côté de LettresNumériques. Les bonnes questions à se poser. Merci à Vincianne pour les sympathiques renvois sur mes pages.

PS: à relire, je répondais à la question en donnant des pistes en 2011 déjà. Rien de changer sous la lumière du jour...


Amazon éditeur ? C'est désormais parti...

AmazonpublishingLes premiers livres arrivent enfin en France. Annoncé l’an dernier et présent au dernier Salon du Livre de Paris en mars, le département d'édition d’Amazon (Amazon Publishing) a publié quatre premiers titres d’auteurs français. Un cinquième est prévu pour l’été. Ces ouvrages labellisés Amazon Publishing sont vendus à 9,99€ dans leur version imprimée et 5,99€ en version numérique. Ils sont aussi versés automatiquement dans l'offre d'abonnement Kindle Unlimited (via Livres-Hebdo).

Répérés dans la vaste offre d'auto-édition d'Amazon, ils comportent la mention suivante: "Nouvelle édition : cette édition de ... , publiée le ..., comprend des révisions éditoriales." Les premiers titres sont les suivants:

  • "Les Loges du mal" de Enzo Bartoli
  • "Le Sourire du clair de lune" de Julien Aranda
  • "La Simplicité des nuages" de Julien Aranda
  • "Klimax" de Lionel Clamy

Plusieurs éditeurs français se font la spécialité de surveiller les succès d'auto-édition du Kindle pour proposer des contrats d'édition à leurs auteurs pour les versions imprimées. Amazon va être en mesure désormais de leur proposer lui-même un contrat d'édition dont les conditions ne sont pas connues pour l'instant, notamment sur les droits de préférence pour des livres ultérieurs. Est-ce que ces livres deviendront des best-sellers de l'édition française ? A suivre...


Etats-Unis : les tablettes sortent peu à peu des écoles

SchoolLes ordinateurs remplacent peu à peu les tablettes dans les écoles américaines. Les Chromebook de Google ont le vent en poupe (voir ZDNet). Autre situation côté Apple, le remplacement des tablettes iPad. On se rappelle de la décision retentissante en Californie à l'automne dernier. Mais ce n'est pas un cas isolé. L'Etat du Maine sort les tablettes: "L'état du Maine a interrogé les principaux concernés avant de faire ce choix et une enquête a été menée auprès des enseignants et des élèves du secondaire (collèges et lycées). Les résultats ont été sans appel: non seulement 88,5% des professeurs préfèrent les ordinateurs portables, mais l’iPad n’a pas plus la cote auprès des élèves. Ils sont aussi 74% à préférer l’ordinateur à la tablette. Pourquoi un tel désaveu? Pour les professeurs, la réponse est simple: les iPad ne sont pas assez efficaces sur le plan pédagogique et les élèves les utilisent surtout pour jouer. L’un des enseignants a précisé dans le cadre de l’enquête qu’il était pratiquement impossible d’utiliser les tablettes pour taper du texte. Un autre qu’il ne s’agit que d’un jouet, et l’un d’entre eux va jusqu’à parler de désastre. Mais même les collégiens et lycéens n’en veulent plus et l’un d’eux reconnaît que les jeux que l’on peut y installer sont trop addictifs". Un retour d'expérience dont on devrait peut-être tenir compte en France... (via IGeneration).


Europe : fin du geoblocking en vue, sauf pour le livre numérique

CommissionLa Commission Européenne a présenté aujourd'hui un certain nombre de mesures pour mettre un terme au geoblocking qui empêche n'importe quel citoyen européen d'accéder à des biens et services proposés dans d'autres pays que le sien. Une situation discriminatoire pour le consommateur dans le cadre d'un marché unique (via RTENews). Le livre numérique n'entre pour l'instant pas dans les biens et services concernés comme l'a confirmé le syndicat européen des éditeurs (FEE). Son président, Pierre Dutilleul, a déclaré: «Le marché du livre numérique est en devenir dans de nombreux Etats européens et les investissements consentis par tous les acteurs pour servir la plus vaste audience possible, sont considérables. Cependant, au vu de la taille encore limitée de ce marché et pour respecter des législations nationales qui garantissent et promeuvent la diversité culturelle, inclure les livres numériques dans le règlement sans avoir pris la mesure de l’impact, aurait un effet défavorable sur le marché lui-même. Avec cette clause de révision, la FEE et ses membres vont travailler avec les services de la Commission pour trouver le juste équilibre respectant l’écosystème du livre.» Lire le communiqué du SNE ici.


Bibliothèques : baromètre 2016 de l’accessibilité numérique

RfDans le prolongement de l’étude 2014 visant à évaluer le niveau de prise en compte du RGAA par les portails de bibliothèque du territoire national, le Service du livre et de la lecture (SLL–Ministère de la culture et de la communication/ Direction générale des Médias et des Industries culturelles) a souhaité reconduire le baromètre de l’accessibilité numérique en lecture publique. La version 2016 est en ligne, tous les détails sur le site de l'Enssib.


Etats-Unis : ComiXology en NetFlix de la bande dessinée

ComixologyC'est parti, ComiXology lance aux Etats-Unis une offre d'abonnement illimité de bande dessinée en streaming à 5,99$/mois. Le premier mois est offert. Un catalogue très important d'éditeurs et d'auteurs indépendants mais les géants américains DC et Marvel sont absents. Les auteurs et éditeurs concernés n'ont même pas été prévenus aux Etats-Unis. Beaucoup d'inquiétudes sur les revenus, on s'en doute. Pour rappel ComiXology est dans le giron d'Amazon depuis avril 2014. Est-ce que l'offre en France suivra? Il faudra pour cela s'entendre avec les éditeurs sur les conditions de rémunération, loi sur le prix unique oblige (via CNet).


E Ink : première vidéo du procédé ACeP

E-ink_logoDes photos et une première vidéo en direct du SID 2016 pour présenter les panneaux en ACeP (Advanced Color Epaper), le nouveau procédé d'encre électronique couleur annoncé par E Ink hier. La qualité est bluffante avec des couleurs contrastées. Une présentation en lumière du jour s'impose. Reste le passage en production, c'est jusqu'ici ce qui a posé problème depuis de nombreuses années pour beaucoup de technologies concurrentes. E Ink est bien placé avec le succès de son procédé noir et blanc. Ce SID 2016 pourrait bien rester dans les annales.

PS: d'après le site GoodeReader, la technologie ACeP ne sera pas prête pour une production de masse pour les ereaders (liseuses) avant 2018. D'ici là  E Ink va se concentrer sur l'affichage et la signalétique.

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E Ink présente un papier électronique couleur avancé (ACeP)

DisplayweekUne nouvelle importante aujourd'hui. La société E Ink, le principal innovateur de la technologie de l'encre électronique dans le monde, a profité du DisplayWeek SID 2016 de San Francisco pour annoncer aujourd'hui par communiqué de presse une percée technologique majeure avec un papier électronique couleur avancé (ACeP-Advanced Color E-Paper) :

«L'ACeP est un plein écran couleur de haute qualité en lumière réflexive (sans rétro-éclairage). Pour la première fois, un affichage électrophorétique (EPD) peut produire une couleur à chaque pixel sans l'utilisation d'un réseau de filtres de couleur (CFA). ACeP établit une nouvelle norme pour les couleurs vives et réfléchissantes réalisable avec EPD. L'application cible initiale pour ACeP sera pour la signalisation numérique.

ACeP réalise une gamme de couleurs complète, qui comprend les huit couleurs primaires, en utilisant seulement des pigments colorés. L'affichage utilise une seule couche de fluide électrophorétique, qui est commandé à l'aide des tensions compatibles avec les panneaux arrière TFT commerciaux. Le fluide peut être incorporé dans chaque microcapsule ou des structures Microcup®. La richesse des couleurs est réalisé en ayant tous les pigments de couleur dans chaque élément d'image (pixel) plutôt que les couleurs côte à côte en pixels obtenus avec un CFA. Ceci élimine l'atténuation de la lumière, qui peut être très importante. Comme l'actuel ePaper de E Ink, ACeP maintient la très faible puissance énergétique nécessaire et la lisibilité du papier électronique dans toutes les conditions d'éclairage.

«Au fond, E Ink est une entreprise de matériaux et de technologie», a déclaré Frank Ko, président de E Ink Holdings. «Il est de ce noyau qui fournit l'énergie et la fondation pour le flux de produits en cours de développement à base d'encre électronique. Nous nous attendons avec ACeP à devenir le socle sur lequel une autre génération de produits d'affichage EPD peuvent être développés".

Dans l'élaboration de l'ACeP, les chercheurs ont résolu le problème très complexe de la façon d'obtenir la couleur de réflexion à chaque pixel dans une structure commercialement viable. D'autres approches ont utilisé l'empilement des structures de fond de panneaux qui sont complexes, difficiles à fabriquer et coûteuses. L'approche de E Ink utilise un seul fond de panneau. De nombreux matériaux et des inventions de forme d'onde sont nécessaires pour commander indépendamment la position des nombreux pigments de couleur.

«L'équipe technique a été convaincu de ce qui était réalisable», a déclaré Michael McCreary, CTO E Ink Corporation. «L'équipe R&D globale de E Ink a une profonde compréhension et l'expérience des affichages électrophorétiques. Au cours des années de travail acharné pour appliquer cette expérience à la couleur, les percées nécessaires pour atteindre ce jalon étaient nombreuses et fréquentes. Nous sommes très fiers de l'accomplissement et le dévouement de l'équipe à cette tâche.»

Plusieurs panneaux au format 20 pouces affichants une résolution de 1600 x 2500 en 150 ppi ont été construits. ACeP sera exposé sur le stand E Ink (#521) lors de la conférence au Moscone Center du mardi 24 mai au jeudi 26 mai 2016.»

Le communiqué sur Business Wire est ici. Cette traduction est sans doute imparfaite, merci pour vos commentaires. Lire aussi le billet sur Mashable.

A signaler que E Ink a reçu au début du mois de mai un prix prestigieux aux Etats-Unis, celui du National Inventors Hall Of Fame pour la contribution du procédé de l'encre électronique, développé par ses trois représentants Jonathan Albert, Barrett Comiskey et Joseph Jacobson. Voir sur le site.

Une première image du procédé ACeP. Nous devrions en savoir plus bientôt, sans doute des vidéos de présentation...

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Royaume-Uni : Waterstone's rejoint Kobo

WaterstoneQuelques mois seulement après avoir quitté Amazon, la chaine de librairies britannique Waterstone's a annoncé qu'elle clôturait sa librairie numérique en propre pour rejoindre Kobo. Ultime péripétie d'une stratégie désastreuse, Waterstone's aurait pu jouer la carte Kobo depuis bien longtemps comme la Fnac en France. Le marché du livre numérique britannique traduit bien le vaste fiasco face à Amazon avec des acteurs incapables de s'organiser valablement. Espérons que cette nouvelle alliance redonnera un peu d'espoir à des éditeurs anglais bien inquiets. Il y a un an déjà, la situation n'a sans doute fait que s'empirer... (via TheBookSeller).


Kobo Touch 2.0 : test complet

100_0852Avec un peu de retard, je vous propose un test complet du nouveau modèle d'entrée de gamme chez Kobo, le Kobo Touch 2.0. Sorti à l'automne dernier, il vient remplacer la liseuse la plus vendue à ce jour chez Kobo, la Kobo Touch. Un modèle bien connu chez nous depuis quatre ans puisque c'est celui qui avait accompagné l'arrivée de Kobo en France avec le partenariat avec la Fnac à l'automne 2011, l'année de l'arrivée du Kindle d'Amazon et du démarrage du marché français (revoir mon test ici). La Fnac doit beaucoup à ce Kobo Touch qui l'avait propulsée avec succès sur le marché du format numérique. Même si Kobo a ouvert sa distribution vers d'autres enseignes, le rapport reste étroit avec la Fnac, Kobo souvent assimilé à la "liseuse de la Fnac". Toujours proposée au fil des années, il était désormais temps de renouveller cette liseuse d'entrée de gamme avec une version 2.0. C'est chose faite. Disponible depuis l'automne donc, elle est vendu à la Fnac au prix de 89,90€ et chez d'autres distributeurs, pas d'exclusivité désormais. Le Kobo Touch 2.0 s'inscrit dans une gamme complète des Kobo. Avec les Kobo Glo HD et Kobo Aura H2O, c'est aujourd'hui trois modèles qui sont proposés en France avec des prix allant de 89,90€ à 179,99€. Je rappelle mes deux tests réalisés sur ses deux grands frères, Kobo Glo HD et Kobo Aura H2O.

Le Kobo Touch était un excellent modèle, sans doute le meilleur modèle d'entrée de gamme sur la place à la fois pour la qualité des matériaux, sa robustesse et l'évolution du software au fil des années. Le challenge était élevé de le remplacer pour continuer à séduire beaucoup de primo lecteurs qui ne recherchent pas forcément trop de fonctionnalités mais plus le petit prix pour démarrer la lecture numérique. Mais le prix n'est pas le seul argument comme nous allons le voir. Ce Kobo Touch 2.0 est proposé en un seul coloris noir, voir les spécifications sur le site de Kobo. Le Kobo Touch 2.0 est-il le digne successeur du Kobo Touch? C'est parti pour un tour complet du modèle:

Prise en main: Côté packaging, pas grand chose à dire. Une traditionnelle boite cloche de qualité, bien résistante. A l'intérieur, un cordon usb, un mode d'emploi très bien fait. Première prise en main du Kobo extrêmement agréable alliant à la fois compacité, légèreté (185g). Un modèle 6 pouces avec un aspect pratique indéniable dans les poches ou le sac à main.

Côté design c'est très réussi. C'est exactement le même que celui du Kobo Glo HD qui avait été revu à l'époque. Un modèle tout en rondeurs (aucuns angles vifs), des côtés juste suffisamment larges pour la taille des pouces, une excellente prise en main. Légèreté, Kobo n'a pas fait le choix de la finesse à tout prix comme d'autres, mais cela n'a aucune conséquence à mon sens, quelques millimètres de plus ou de moins. Le choix de plastiques mat, qui ne sont pas sensibles aux traces de doigts, est excellent. Même si ce ne sont pas des plastiques de qualité supérieure (comme sur l'ancien Kobo Touch, peut-être un peu moins robuste à l'usage), ce n'est pas très génant. Au dos on ne retrouve pas sur ce modèle la matière plastique grainelée et caoutchoutée très réussie du Kobo Glo HD. C'est un peu dommage, un peu mesquin pour l'économie de prix. Un plastique grainé seul mais sans effet caoutchouc. J'apprécie également la grande discrétion du logo Kobo en bas. Au dos un grand logo Kobo discret également et l'apparition d'un logo Rakuten en bas. Rakuten impose peu à peu sa marque.

Petit détail aussi, même remarque que sur les Kobo Aura H2O et Kobo Glo HD, l'écran est entouré d'un très léger bord plastique brillant qui attire les reflets surtout en lumière artificielle; dommage de ne pas avoir opté pour un plastique mat. Avec l'absence de la matière au dos, c'est bien les seuls bémols de l'appareil s'il faut en trouver. Côté connectique, minimaliste. Un bouton marche/ arrêt en alu sur le dessus. Pas de surépaisseur, fonctionne à la pression très bien avec le doigt. En bas sur le tranche, juste l'emplacement du cordon usb et un petit trou pour le reset. Pas d'emplacement pour une carte micro SD. Pour maintenir un prix compétitif, Kobo a sacrifié cet aspect. Personnellement je ne trouve pas cela très grave tant la mémoire embarquée de 4Go permet déjà de disposer de plusieurs milliers de livres. Pour les autres, on utilisera aisément un cloud personnel.

Comme pour les autres modèles, Kobo en finit désormais avec la dalle bord à bord qu'il avait adopté pour le Kobo Aura. Une très bonne chose je trouve que ce retour à une dalle classique sans surépaisseur apporte la meilleure lisibilité possible. Les mêmes choix chez Amazon pour ses Kindle Paperwhite et Voyage ou pour PocketBook pour ses Touch Lux 3 et Sense. Personnellement, je préfère. Ne pas céder au "marketing tablette" mais à celui du confort sans reflets et à la qualité de la lisibilité.

Si le Kobo Glo HD embarque un écran en eInk Carta (le meilleur de la technologie chez eInk), ce mdèle Kobo Touch 2.0 dispose lui d'un écran en eInk Pearl de dernière fabrication. Entrée de gamme oblige du côté du prix, c'est le cas chez tous les fabricants. Malgré cela, le contraste de la série est excellent. Vraiment rien à redire, avec des noirs puissants et un fond d'écran très clair. Vous verrez en bas de l'article la comparaison entre ce Kobo Touch 2.0 et le grand Kobo Aura H2O (écran eInk Carta), la différence est toute relative, qui plus est quand vous ne les avez pas l'un à côté de l'autre. Réussite donc. Jusqu'à 6 pages sans flash noir, c'est absolument impeccable. Comme d'habitude on peut regretter que Kobo n'aille toujours pas au-delà de ces 6 pages dans les réglages, personnellement 10/15 pages me semble un pré-requis chez les fabricants aujourd'hui. Pas d'éclairage intégré sur ce modèle basique mais un excellent écran. L'appréciation générale est excellente.

Navigation: Comme pour le Kobo Glo HD, je reprend les éléments puisqu'ils se révèlent identiques. Allumage très rapide, 15/20 secondes à partir du mode éteint, 2 secondes seulement à partir du mode veille que l'on privilégiera bien entendu au quotidien. On passe du mode éteint/ veille avec un temps prolongé avec le bouton en haut. Page d'accueil classique désormais sur tous les modèles Kobo avec tout un tas de briques. On retrouve la même navigation que sur les autres modèles, les mises à jours se font très régulièrement. Livre ouvert, derniers livres téléchargés, bibliothèques, recommandations avec l'accès à la librairie par le wifi. Toutes les dernières actions disponibles en un seul coup d'oeil. Kobo met aussi en valeur les statistiques "Reading Life". Ceux ou celles qui les utilisent beaucoup seront contents de les retrouver. Pour les autres qui n'en ont pas grand chose à faire comme moi, c'est une déception de les voir toujours ainsi encombrer la page d'accueil mais on peut les enlever, paramétrage dans les menus.

Comme pour les autres modèles Kobo, on retrouvera la navigation générale bien connue au fil des mises à jours. Les nouveaux venus chez Kobo se familiariseront très vite. On accède rapidement à sa bibliothèque avec un défilement sous forme de barre en bas. Très pratique. Affichage possible sous forme de listes également. A signaler aussi que l'on peut créer ses propres étagères de livres en choisissant ses propres thèmes. Pour la navigation, un mode tactile très efficace, une très bonne rapidité des pages avec un processeur puissant de 1 Ghz désormais classique. J'ai été surpris par l'excellente réactivité. 4 Go de mémoire, de quoi voir venir même sans l'ajout de la carte micro SD. Pour le défilement des pages comme tous les Kobo, on peut frotter la surface légèrement mais aussi simplement toucher le bord droit ou gauche, un détail mais très agréable à l'utilisation. Si on touche le milieu de la page, on accède directement à des propositions de réglages. Navigation dans le livre (table des matières, annotations, recherche, définition et traduction), avancement rapide dans les pages, changement des polices et paramètres. Une déception toujours chez Kobo c'est l'absence du réglage de la grosseur des caractères sur un mode pinch and zoom très pratique avec les doigts comme chez PocketBook, dommage, seul bémol.

Toutes les annotations/ surlignages que vous aurez pu faire seront sauvegardées. Attention, pas d'utilisation possible de stylet. Un dictionnaire Larousse est intégré quand vous laissez votre doigt sur un mot sélectionné. Il y a aussi des dictionnaires de traduction intégrés, à sélectionner au choix. Changement de polices maintenant. Dix polices au total ont été embarquées, les meilleures restant Amasis, Caecilia et Malabar, mais il est aussi possible d'en télécharger d'autres dans un dossier fonts à créer très facilement. Taille des polices, interlignage, marge et justification se règlent avec des barres de défilement, bien pensées. Vous pouvez revenir à tout moment sur le document par défaut qu'aura choisi l'éditeur. Dans les paramètres avancés, on peut régler le rafraichissement des pages de 1 à 6 pages pour éviter le flash noir, ce que je vous conseille absolument de faire à 6 pages pour l'oublier. Dommage de ne pas proposer plus, je l'ai dit plus haut. Un effort Kobo. Pour les polices embarquées, la gestion des césures est assurée. Beaucoup de soin toujours sur la gestion de la typographie, marges, interlignage, fonctions avancées pour contrôler la graisse du caractère avec une prévisualisation. Elle reste néanmoins quelquefois toujours imparfaite, beaucoup de livres achetés étant bloqués dans les choix de marges, d'interlignage. A signaler également l'excellent Pocket pour récupérer des flux d'articles, un très bon complément avec le web.

Un mot sur la lecture de PDF qui reste un aspect très relatif sur des liseuses au format 6 pouces, des modèles fondamentalement orientés pour lire du format ePub. Une navigation bien faite au doigt avec un repère visuel de la zone de l'écran concerné. La réactivité est bonne même avec des documents aux poids importants. Pour les PDF, le pinch and zoom fonctionne avec efficacité, on se ballade dans le texte facilement. De vos documents word vous ferez des documents PDF avant de les importer, bien pratique. Si vous avez même une bonne vue, la lecture plein écran sera possible. Par contre le mode "reflowable" n'est toujours pas au niveau atteint par Sony à l'époque. Kobo ne semble pas se concentrer sur cet aspect. Une gestion PDF acceptable mais sans en faire plus, pas très grave à mon sens sur du 6 pouces, un peu plus dommage au-delà.

En résumé sur l'ergonomie générale, ce Kobo Touch 2.0 se révèle d'une navigation et d'une qualité de lecture remarquable, pas grand chose pour le prendre en défaut. L'univers du sofware Kobo est un vrai atout, ce modèle comme les autres, et il s'améliore régulièrement.

Accès wifi: Evidemment, le Kobo Touch 2.0, comme les autres modèles de la gamme Kobo, tire toute sa facilité d'utilisation avec la librairie numérique de Kobo/ Fnac. Une fois que vous aurez paramétré votre accès wifi, vous disposez du catalogue très étendu avec une interface assez réduite dans les choix mais relativement efficace pour trouver des livres. Vous pouvez aussi facilement accéder à des débuts de livres à télécharger. On regrettera sur cette librairie gérée par Kobo l'absence de livres sans DRM avec un seul tatouage numérique proposés par beaucoup d'éditeurs. Bien dommage, on aura tendance à s'orienter chez d'autres libraires. Autre fonction intéressante si vous souhaitez partager vos lectures, c'est une fonction sociale Reading Life qui vous permet de synchroniser votre compte Facebook. En ce qui concerne le navigateur web, il existe bien, il est bien planqué dans les suppléments. Comme d'habitude sur les liseuses, une fonction relativement accessoire. Il vous permettra de récupérer des flux rss, des livres gratuits mais pas de gérer un achat de manière satisfaisante. Si vous voulez acheter ailleurs qu'à la Fnac ou sur Kobo, il faudra le faire depuis l'ordinateur par les dossiers. L'accès à des clouds type Dropbox se fait parfaitement bien, je vous invite à essayer pour gérer votre bibliothèque. Pas grand chose à dire côté autonomie, 1 à 2 mois (utilisation intense du wifi ou pas) sur le papier ne change pas grand chose sur le fond tant les liseuses sont des monstres d'autonomie par rapport à nos autres ustensiles électroniques quotidiens.

Je voudrais signaler également un aspect important à tenir compte si vous ne voulez pas forcément acheter des livres à la Fnac ou sur le store de Kobo. En effet, Kobo apporte aux fichiers des éditeurs un traitement particulier. La mise en page des ePubs qui ne passent pas par Kobo n'est pas optimisé pour les liseuses de la marque. En plus de l'absence de titres courants en tête de page (le blanc est du coup un peu réduit), le blanc de pied n'est jamais constant d'une page à l'autre au fil de la lecture. C'est particulièrement inconfortable, cela se ballade constamment. Vous verrez deux photos de pages en bas du billet. Ce sera le cas aussi pour des livres numériques que vous pourrez emprunter en bibliothèque. C'est une réserve qui est valable pour tous les modèles Kobo. C'est vraiment dommage.

Verdict: Au final, le Kobo Touch 2.0 se révèle à la hauteur des attentes, un digne successeur du Kobo Touch. Design et matières réussies (dommage pour le dos en grip), légèreté, un bel écran eInk Pearl, rapidité, qualité du software, une excellente petite liseuse que vous adopterez rapidement et pour longtemps. De belles et nombreuses heures de lectures en perspective. Le rapport qualité/prix me semble quand même un peu en deçà avec un prix de 89,90€ que je juge un peu cher. Le juste prix par rapport au Kobo Glo HD, qui dispose de fonctionnalités supplémentaires, à 129,90€ me semblerait plutôt devoir être à 79,90€. Cela d'autant plus que Kobo pratiquement régulièrement des promotions sur le Kobo Glo HD dans les enseignes (couverture offerte). Du coup, je vous conseille le Kobo Glo HD bien évidemment. Je soupçonne Kobo de volontairement vous inciter à acheter le modèle au-dessus. Malgré cela, je considère ce Kobo Touch 2.0 comme le meilleur choix du marché à ce niveau de prix (à la réserve de vous fournir chez Kobo/ Fnac), surtout si vous n'êtes pas du tout intéressé par l'éclairage intégré. C'est un modèle absolument idéal pour démarrer à petit prix. Comme d'habitude, je vous invite à aller le prendre en main en magasin. Bonnes lectures !

Les plus:

  • écran eInk Pearl de belle qualité, belle définition et contraste
  • excellent design et finition générale, prise en main parfaite
  • qualités des plastiques, légèreté, discrétion des logos
  • bonne ergonomie de la navigation, réglages complets, tactile très efficace
  • processeur très rapide
  • flash noir débrayable, 6 pages seulement, dommage
  • polices nombreuses, gestion des césures
  • ajout de polices possible
  • dictionnaire Larousse et dictionnaires de traductions intégrés
  • fonctions annotations, lecture sociale Reading Life, Pocket
  • librairie associée avec catalogue Kobo/ Fnac très étendu
  • accès possibles à des clouds type Dropbox ou Hubic
  • mises à jours logiciel fréquentes

Les moins:

  • petit bord plastique brillant qui entoure l'écran
  • pas de revêtement grip au dos
  • pas de grossissement pinch and zoom
  • pas de possibilités d'annotations avec stylet
  • gestion moyenne du PDF
  • pas d'audio, text-to-speech
  • pas d'emplacement carte micro SD
  • prix un peu élevé pour l'entrée de gamme
  • réserve sur la lecture de fichiers ePub hors environnement Kobo/ Fnac

Je remercie l'équipe de Kobo France de m'avoir permis ce test.

Comme d'habitude, vous pourrez retrouver l'ensemble de mes tests ici, ainsi que sur la page Pinterest. Ceci est mon 45ème test sur le blog. N'hésitez pas à cliquer sur les illustrations ci-dessous pour vous rendre compte.

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Livre numérique : les cinq bons plans

BonsplansPuisque la mode est aux soi-disants bons plans par çi, aux soi-disants bons plans par là, voici quelques conseils avant l'été si vous voulez vous essayer à la lecture numérique :

  • 1/ Lire au format ePub. Ne succombez pas à des modèles propriétaires où vous ne disposerez jamais de vos livres numériques librement, mais un seul droit d'accès. Le format universel du livre numérique est le format ePub, ne l'oubliez pas avant d'acheter vos différents matériels.
  • 2/ Trouver des livres du domaine public de qualité. On trouve à boire et à manger sur le web du côté du gratuit. Sachez repérer des offres de qualité, des livres numérisés et corrigés avec soin. Attention aux aigrefins qui vous proposent des offres payantes récupérées gratuitement sur le web. Gardez vos euros pour autre chose.
  • 3/ Acheter chez des libraires indépendants. Beaucoup de vos libraires de proximité ont des offres de livres numériques. A l'heure où la librairie indépendante montre un regain d'intérêt de la part des lecteurs, c'est les soutenir que d'acheter vos livres numériques chez eux. Allez en parler avec vos libraires. C'est aussi chez les libraires indépendants que l'on trouve tous les livres sans DRM (avec un simple tatouage) proposés par les éditeurs qui défendent ce modèle. Vous pourrez lire et partager vos lectures dans un cadre privé en toute liberté, bien loin de ce que proposent les géants anglo-saxons.
  • 4/ Constituer-Echanger vos propres bibliothèques. Au fil des semaines, des mois, constituer vos propres collections et bibliothèques comme vous le faites sur les étagères pour vos livres imprimés. Clés usb, disques durs, clouds personnels, sortez là-aussi des environnements propriétaires qui ne respectent pas la confidentialité de vos lectures. Dans la mesure du possible, privilégez les offres sans DRM (avec un simple tatouage). Echanger vos livres en toute liberté, en toute confiance avec vos proches.
  • 5/ Emprunter des livres dans une bibliothèque. Jusqu'à 4 livres par mois depuis chez vous avec un code d'accès. Il y a encore peu de bibliothèques qui proposent des livres numériques (une cinquantaine seulement) mais les offres s'accélèrent. Si vous habitez en province, profitez d'un voyage pour vous inscrire à celle de Paris. Entrez dans n'importe quelle bibliothèque de la Ville de Paris, vous serez conseillé.

Vive la lecture numérique en toute liberté !


Darty brade les Kindle d'Amazon

Darty"Le rapprochement avec Darty est défensif". Alexandre Bompard, le patron de la Fnac, le réaffirme dans les colonnes du Monde aujourd'hui. Défense contre Amazon bien sûr... Pas de Kindle Oasis, les Kindle Paperwhite sont bradés à plus de 20% en ce moment sur le site de Darty, alors qu'il n'y a pas de promotion sur le site français d'Amazon. Pas sûr que les Kindle iront jusqu'à l'été chez Darty. Amazon devra sans doute trouver une autre vitrine physique en France.


Kindle Oasis : un test sur GoodeReader

OasisA signaler un test complet du nouveau Kindle Oasis sur le site canadien GoodeReader. Un modèle avec sa couverture qui est vendu très cher. A ce niveau de prix, je retiens aussi une gestion mal maitrisée de la batterie avec l'éclairage intégré, ce qui est quand même un comble. A l'arrivée une note de 7,5/10 seulement. On est bien loin de la note du Paperwhite de 9/10 obtenu il y a quelques années.


Bibliothèques : les Editions Albin Michel entrent dans PNB

AlbinmichelBonne nouvelle pour les bibliothèques. Les Editions Albin Michel entrent pleinement dans le dispositif PNB (Prêt Numérique en Bibliothèque). Face à la situation de blocage qui empêche toute diffusion des catalogues du groupe Hachette avec des conditions de ventes qui ne conviennent pas aux établissements, Albin Michel a décidé de faire cavalier seul par rapport à son distributeur. Depuis début mai, c'est plus de 4500 titres qui sont désormais disponibles pour les bibliothèques avec des prix dans la moyenne des autres éditeurs et une limite de prêt fixée à 60 exemplaires (voir ici). C'est un tournant important, Hachette se retrouve désormais bien seul face à un consensus partagé par l'ensemble des autres éditeurs.

PS: d'après Feedbooks, pas de simultanéité non plus sur la licence proposée par Albin Michel. Un point bien évidemment très important pour les nouveautés en bibliothèques.


Bookeen Café : Polar et Thriller

BookeenA signaler nos amis de Bookeen qui organisent un nouveau Bookeen Café sur le thème du Polar et Thriller. Deux genres qui explosent en numérique. C'est le 16 juin prochain à Paris. 4 auteurs seront invités pour la circonstance: Dominique Sylvain, Dominique Maisons, Frédéric Andrei et Alexis Ragougneau. Et peut-être plus! Attention, inscrivez-vous vite, les places risquent de manquer... 


12-21 : la collection Fleuve Noir Anticipation en numérique

AnticipationUne nouvelle qui réjouira les amateurs. Les Editions 12-21 démarre une offre au format numérique de la célèbre collection de science-fiction "Fleuve Noir Anticipation". Une collection mythique pour les passionnés du genre qui s'est contruite entre 1951 et 1997 avec plus de 2000 titres. Même si certains de ces ouvrages ont été repris chez d'autres éditeurs, il reste une quantité de livres indisponibles depuis très longtemps. 4 premiers ebook sont proposés chez 12-21, la marque sous laquelle Univers Poche, l'une des maisons du groupe Editis, publie les versions numériques de ses titres. A signaler que beaucoup sont également dans l'offre FeniXX de la base Relire.


FeniXX : les éditions Le Tout sur le Tout

Logo tout sur toutNouvelles pépites repérées dans le catalogue Fenixx des indisponibles, les premiers titres des Editions Le Tout sur le Tout, disparues depuis longtemps déjà. Un éditeur qui dans les années 80 avaient relancé Henri Calet, Raymond Guérin, Paul Gadenne et beaucoup d'autres. Lire ce billet sur Lekti. Six premiers titres sont déjà disponibles, ils revivent à nouveau.


INA : un catalogue numérique via Eden Livres

InaA signaler l'INA (Institut National de l'Audiovisuel) qui démarre un catalogue numérique de ses publications (les versions imprimées à retrouver sur Inathèque). La distribution numérique est confiée à EdenLivres. Les titres proposés seront sans DRM, avec un seul marquage. Ce n'est pas le premier organisme institutionnel puisque le catalogue de la Bibliothèque Nationale de France ou celui des indisponibles Relire sont eux aussi en distribution EdenLivres.


Applications de lecture : Mantano devient Bookari

BookariLes applications de lecture indépendantes sur smartphones et tablettes sont finalement peu nombreuses. Cocorico, deux des acteurs sont français, Aldiko et Mantano. Ce dernier a décidé de relooker son offre avec une marque plus visible et dynamique sous le label Bookari. Disponible gratuitement à la fois dans les environnements IOS d'Apple et Android. Les offres payantes à petits prix sont adaptés pour des lecteurs exigeants avec des fonctionnalitées et des espaces de stockage étendus. Le site Actualitte proposait il y a quelques mois une interview de Jean-Marie Geffroy, le fondateur de Mantano.


Cultura : les liseuses PocketBook à l'honneur

PocketbookLa fête des mères approche, un moment toujours privilégié pour les offres de promotions. Joli feu d'artifice de liseuses de la marque PocketBook sur le site de Cultura avec de très nombreux modèles à bons prix. Elles sont toutes proposées avec l'environnement de la librairie développée par Tea. Très sympa de voir revenir une série de PocketBook Sense avec la couverture Kenzo. A 129,99€ livrée en magasin, une excellente affaire, j'affectionne particulièrement ce modèle vous le savez. Elle n'a pas pris une ride, un beau cadeau.


Allemagne : retour sur cinq ans du marché de l'ebook

Drapeau-allemagneLe marché du livre numérique allemand a 5 ans, le Kindle d'Amazon arrivé au printemps 2011, le véritable démarrage comme dans tous les autres pays. Ce sera à l'automne prochain en France. Pour l'occasion, le magazine allemand BuchReport consacre une vaste étude à l'ebook allemand. Des extraits sont donnés sur le site ici. Un tiers des acheteurs de livres allemands (33%) auraient une liseuse (tablette 58%, smartphone 78%). Dans le secteur de la littérature générale, le marché de l'ebook représenterait 4,4% des ventes avec des secteurs bien devant comme le polar/thriller (32%), la fantasy (11,7%) et la romance/ érotique (8,7%). On souhaiterait une même étude en France à l'automne. Les marchés allemands et français sont très similaires à la fois au niveau de l'adoption qu'au niveau de la politique des éditeurs avec des prix élevés, l'Allemagne toujours légèrement devant, les six mois d'avance liés à l'arrivée du Kindle. La seule grande différence entre nos deux pays c'est la fédération de grands acteurs indépendants du livre autour de Deutsche Telekom et de son Tolino. Une politique qui semble efficace jusqu'ici outre-Rhin face à Amazon.

Genres


Le Sénat amende la territorialité du livre numérique

SenatAmis francophones ou français à l'étranger, réjouissez-vous. Le Sénat vient d'adopter un amendement à la loi n° 2011-590 du 26 mai 2011 relative au prix du livre numérique, qui est ainsi modifié :

1° Sont ajoutés les mots : « ou hors de France » ;

2° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Les professionnels commercialisant des livres numériques ne peuvent ni exiger de leurs acheteurs qu’ils règlent avec une carte bancaire française, ni limiter la possibilité d’achat aux clients dont l’adresse IP est située en France. »

Cela afin de permettre l'achat de livres numériques où que vous soyez.

La plupart des éditeurs diffusant des livres numériques refusent les achats passés depuis une adresse IP géolocalisée à l’étranger ou ne permettent le paiement qu’avec une carte bancaire française, empêchant de facto les francophones et Français établis à l’étranger d’acquérir des œuvres littéraires françaises sur support numérique.

Alors que la numérisation des œuvres constitue une formidable opportunité de diffusion de notre patrimoine culturel hors de nos frontières, ces freins commerciaux pénalisent non seulement les consommateurs français à l’étranger, mais aussi notre commerce extérieur et la francophonie.

De plus, le cadre légal actuel nous place en porte-à-faux avec la directive européenne 2006/123/CE, dont l’article 20 interdit les « discriminations fondées sur la nationalité ou le lieu de résidence » au sein du marché intérieur européen.

Permettre aux acheteurs situés à l’étranger d’acheter des livres numériques sur les plateformes françaises est une nécessité, tant sur le plan économique que culturel.

Bravo aux sénateurs, notamment Mme Garriaud-Maylam qui l'a annoncé sur twitter. A suivre si l'adoption se fera du côté des députés... Si vous êtes loin de France, twittez comme Christophe, je relaierais en bas du billet.         

Senat

Suisse