Kobo Elipsa bientôt en test

KoboelipsaAvec le blog qui revient c'est aussi les tests de liseuses qui reviennent. Vous êtes beaucoup à les suivre je sais bien, vos témoignages sont là à chaque fois. Vous savez combien je suis attaché à ces petites liseuses qui ne me quittent pas dans mes lectures, c'est même l'Iliad d'Irex Technology qui a été à l'origine du blog en septembre 2006 avec l'envie de partager mes impressions. Souvenirs souvenirs, revoir ici. J'en profite pour fêter les 15 ans du blog cette semaine, comme le temps passe. Merci à tous et toutes pour votre fidélité à me suivre...

Depuis, 55 tests aussi complets que possible se sont succédé au fil des années avec tous les fabricants, enfin presque tous bien sûr, ma liberté et mes convictions... Vous retrouverez tous ces tests ici avec le tag.

C'est reparti donc. Merci à Kobo d'être venu vers moi la semaine dernière pour me proposer de découvrir leur nouveau modèle Kobo Elipsa sorti cet été. Je viens de le recevoir ce week-end, le test va suivre, le temps de faire le tour complet comme d'habitude. Un modèle particulièrement évolué avec son stylet qui va me demander un peu plus de temps.


Dante : 700ème anniversaire - La Divine Comédie en version numérique, Gustave Doré

DantecvAujourd'hui même 14 septembre, voit le 700ème anniversaire de la mort de Dante en 1321. C'est l'occasion de nombreuses publications chez les éditeurs. Je remet en valeur ce billet paru au printemps dernier sur mon blog personnel.

J'avais démarré il y a deux ans maintenant une numérisation de la Divine Comédie dans la traduction en vers rimés de Louis Ratisbonne parue en 1852 (voir sur Calameo). Une belle version imprimée que j'ai dans ma bibliothèque depuis des années, j'y reviens régulièrement. Au fur et à mesure, L'Enfer, Le Purgatoire et Le Paradis, j'ai décidé d'inclure dans cette version les magnifiques illustrations de Gustave Doré, si inséparables désormais de l'œuvre de Dante, que j'ai récupéré sur le site de Gallica (76 au total dans ce seul Enfer). La traduction a été publié pour la première fois chez Michel Lévy en 1852, les illustrations dans une autre édition chez Hachette à partir de 1861.

Les débats sont toujours aussi vifs aujourd'hui entre le recours à la prose ou aux vers libres/ rimés pour les traductions, c'était déjà le cas au XIXème siècle, vous lirez dans la préface de l'époque. Personnellement, je trouve que la traduction en vers (en plus ici rimés, même si c'est sur un mode un peu différent de la célèbre terza rima de Dante) donne une toute autre dimension à cette œuvre universelle. À sa publication, Lamartine ne s'était d'ailleurs pas trompé pour la saluer.

Assez fier du résultat de cette version, une belle harmonie entre texte et illustrations, j'espère que vous apprécierez. Pour les illustrations j'ai fait au mieux par rapport à ce dont je disposais, que cela soit aussi raisonnable en terme de poids.

Les trois versions ePub sont disponibles en téléchargement. D'ici la fin de l'année j'avancerais sur une version imprimée à la demande.

Merci d'avance pour vos commentaires. Très bonne lecture, Dante éternel...

Téléchargement Dante_Alighieri_La_Divine_comedie_L_Enfer

Téléchargement Dante_Alighieri_La_Divine_comedie_Le_Purgatoire

Téléchargement Dante_Alighieri_La_Divine_comedie_Le_Paradis


Le Carnet de la Fabrique numérique est ouvert

CarnetIntéressante initiative chez nos amis québecois (ils en ont beaucoup, il faut bien le dire), celle de ce nouveau site "Le Carnet de la Fabrique numérique" autour de l'innovation éditoriale en contexte numérique.

Faisant suite aux activités déjà organisées depuis de nombreuses années par l’équipe de Littérature québécoise mobile – pôle Québec, à l’Université Laval (s’inscrivant dans sa spécialisation sur les enjeux numériques de l’édition savante et littéraire et de son effort de veille sur l’innovation et l’expérimentation éditoriale), ce nouveau portail est à suivre.

"Le carnet de la Fabrique du numérique regroupe des articles sur l’innovation éditoriale en contexte numérique, trace le portrait de maisons d’édition audacieuses, offre des lectures d’œuvres littéraires numériques ou hybrides autant que de lectures critiques et met en lumière des outils de création. De trois à quatre textes seront publiés chaque semaine cet automne."

Bref, à tous ceux en quête de créativité et d'innovation. N'hésitez pas à diffuser largement dans vos réseaux : ils sont à la recherche de nouvelles œuvres à mettre en lumière, des éditeurs à présenter, des ressources, etc.
Pour recevoir les nouvelles parutions, vous pouvez vous abonner à cette adresse.


Arsène Lupin : un ebook complet de la série

Lupin-250x175Je reprends quelques billets publiés sur mon défunt blog perso (merci InternetArchive). Depuis le printemps on parle beaucoup d’Arsène Lupin avec la série sur Netflix qui cartonne. La célèbre série de l’écrivain français Maurice Leblanc publiée entre 1907 et 1941 redevient pour cette année un phénomène d’édition. Les éditeurs évidemment s’en sont emparés, c’est bien. Beaucoup moins pour les versions numériques et les propositions indécentes dans les librairies et les bibliothèques. Des amis m’avaient demandé quelle version numérique acheter. Cela a été l’occasion de parler du domaine public, Maurice Leblanc décédé en 1941, tous ses livres sont dans nos biens communs, libre d’accès pour tous. J’ai regardé un peu ce qui était disponible. Le site Ebooks Gratuits avait tout numérisé, corrigé et mis en ligne il y a une quinzaine d’années avec le soin habituel qu’on leur connait. Depuis évidement, de nombreux pseudo-éditeurs se sont empressés de récupérer ces textes pour les mettre en vente sur les plate-formes. Sans relecture supplémentaire ni ajouts, les mises en forme sont faites avec les pieds, vous pensez bien. Avec une série aussi populaire, c’est d’ailleurs l’occasion de lister tous ces aigrefins, ils sont tous là. Allez, gardez-vos petits euros pour autre chose, soyez attentif dans vos recherches.

Au printemps dernier j’ai préparé un fichier ePub complet, les 22 romans d’Arsène Lupin, près de 3800 pages au total. Mes amis sont ravis, je vous le partage volontiers, n’hésitez pas…

C’est aussi l’occasion de parler du domaine public autour de vous. Arsène Lupin est dans nos biens communs. À partager sans modération, bonne lecture !

Fichier:

Téléchargement Leblanc Maurice-Arsene Lupin complet


Project Gutenberg : 50ème anniversaire cet été

PgimageD'abord un grand merci à tous et toutes pour vos nombreux témoignages pour la reprise du blog, via les commentaires, Twitter et même LinkedIn. Le sentiment de vous avoir retrouvé après toutes ces années, très touché.

Premier billet pour cette reprise et particulièrement content que ce soit celui-là. Un été 2021 à marquer sous le signe du 50ème anniversaire du "Project Gutenberg", la première bibliothèque de livres numériques. En effet, c'est en juillet 1971 que l'américain Michael Hart démarre ce projet, en concevant et en faisant circuler sur les premiers réseaux des livres numérisés.

"Le , c'est la Déclaration d'indépendance des États-Unis que Michael Hart laissa en libre accès aux utilisateurs d'Arpanet (ancêtre d'Internet). Il était étudiant à l'University of Illinois (Urbana-Champaign) et avait obtenu un accès à un ordinateur du Materials Research Lab de l'université, à une époque où le temps de calcul était extrêmement onéreux. Peu passionné par le traitement de données, il imagina ce moyen intéressant d'utiliser la machine. On raconte qu'il avait d'abord songé à l'envoyer par courriel à tous les utilisateurs d'Arpanet. Mais on lui fit remarquer qu'il risquait de saturer le système. Il le déposa alors sur un serveur d'Arpanet. Aujourd'hui, le projet Gutenberg donne accès à plus de 60.000 livres libres de droits, qui peuvent être téléchargés gratuitement." (Wikipedia).

Michael Hart est malheureusement décédé il y aura 10 ans dans quelques jours, le 6 septembre 2011. Relire le billet que lui avait consacré Hervé Le Crosnier à l'époque. Même si le débat reste ouvert sur sa paternité réelle du livre numérique, c'est assurément son projet qui aura eu la plus grande influence sur la numérisation et la circulation des livres sur les réseaux. La section des livres en français est ici.

Saluons les milliers de passionnés bénévoles à travers le monde qui prennent de leur temps pour numériser et relire des textes, pour les proposer en biens communs à tous.

La mission de PG n'a jamais changé depuis les débuts : "The mission of Project Gutenberg is simple: To encourage the creation and distribution of eBooks". La tâche reste immense, longue vie Project Gutenberg! Lire le billet sur le site.


Aldus repart...

BannPrès de trois années après l'arrêt du blog en septembre 2018, le blog Aldus va reprendre du service en cette rentrée. Au cours de ces années, j'avais maintenu le blog avec quelques billets de temps en temps. J'avais ouvert un blog perso qui a été saccagé il y a quelques semaines. Désolant d'être attaqué ainsi...

Finalement, la décision est prise, prenons les choses avec philosophie, il devait en être ainsi. Je me rendais bien compte au fil des mois que cela n'avait pas grand sens de maintenir le doublon. Le blog Aldus restait toujours visité régulièrement avec la masse d'archives soigneusement référencées, l'autre ne touchait que très peu de personnes du fait du référencement inexistant. Autre élément qui m'a décidé aussi, le sentiment qu'un blog sur le sujet reste toujours pertinent, pour les étudiants, pour les nouveaux lecteurs, pour la fidélité des anciens bien sûr.

Les années d'ébullition sont derrière nous, le livre numérique s'est installé doucement mais sûrement dans le paysage. À l'heure des rouleaux compresseurs Amazon, Youtube, Facebook et autres qui nous oppressent, le blog reste toujours un espace libre d'expression, indépendant, fidèle à l'esprit du web. J'espère que vous partagez mon sentiment.

Alors, c'est décidé, je rouvre la boutique avec un nouveau design (j'espère que vous apprécierez), fidélité à Typepad qui lui a su me protéger des saccages depuis toutes ces années. Merci pour tous vos témoignages qui m'ont aussi décidé. Ravi de vous retrouver. Je vais reprendre doucement, moins de billets, je vais aller à mon rythme...


Pour continuer la discussion...

HbMerci pour vos passages sur ce blog. Vous êtes toujours plusieurs centaines à venir (ou vous perdre) chaque jour sur mes pages. Je ne tiens plus de billets depuis plusieurs années, sans intention de reprendre.

Je maintiens néanmoins ce blog ; il contient beaucoup d'informations, des tests, des astuces intéressantes si vous vous intéressez au livre numérique. Les tags ont été suivis sur toute la vie du blog, la page d'archives est ici.

Voilà, depuis septembre 2006, c'est le 7887ème et dernier billet, miroir en quelque sorte, il faut savoir tourner la page...

Je reste bien sûr disponible pour toutes vos questions. Je vous invite aussi à me retrouver sur mon blog perso ici. Vous pouvez aussi me retrouver sur mon compte twitter, sur lequel je reste assez actif.

Au plaisir de continuer ensemble...


PocketBook Color arrive cet été

PbUn événement que j'attendais depuis plusieurs années. Bien sûr, nous avions eu déjà au fil des années notre lot de prototypes, mais c'est la toute première fois qu'une marque majeure comme PocketBook commercialise un premier modèle avec la technologie eInk Color Kaleido (voir Gizmodo). Le papier électronique couleur semble enfin sur la bonne voie. Il y a tout juste 5 ans, je rencontrais à Paris le responsable R&D de PocketBook (revoir le billet). Il me parlait de la difficulté du passage en production de la technologie couleur chez eInk; il ne prévoyait pas les premiers modèles en production de masse avant 2020. Nous y sommes, prédiction respectée avec ce modèle qui sort cet été en Europe. D'autant plus incroyable qu'il est proposé au prix de 200/250$. Nous verrons sur le marché européen à la rentrée sans doute, peut-être même un prix à 199€. En France, nous allons être freiné du fait de la distribution interdite de la marque. Il faudra attendre en boutique avec Vivlio dans la boucle, peut-être en fin d'année? Plus sûrement au printemps prochain j'imagine. A découvrir le premier test grandeur nature de ce PocketBook Color au format 6 pouces, premier du genre, chez nos amis de Goodereader. A noter la note exceptionnelle pleine de promesse de 4,75/5. D'ici 5 ans nous aurons des supports A4 souples en couleur, c'est désormais une certitude, à suivre...


L'Odyssée d'Homère : trois livres pour vous donner l'envie

Mendelsohn Relirehomere CovVous hésitez à lire ou relire l'Odyssée d'Homère? J'ai lu depuis trois ans plus d'une vingtaine de fois ce livre dans des traductions différentes, presque toutes d'ailleurs, toujours avec la même passion renouvelée. Mais je comprend parfaitement qu'il peut rebuter au départ nombres de lecteurs. Ah les classiques barbants, souvenirs plus ou moins pénibles du contexte scolaire, un livre de plus de 300 pages écrit il y presque 3000 ans, qu'est-ce qu'il peut bien nous dire aujourd'hui? Il faut faire d'abord table rase et susciter l'envie...

Et si plutôt que des critiques de livres plus ou moins réussies, vous abordiez d'abord tranquillement un autre livre qui vous donne d'abord l'envie de l'Odyssée? Je crois que c'est une expérience qui vaut vraiment la peine d'être tenté vous verrez. Il était paru il y a deux ans avec grand renfort de publicité dans la presse et sur les ondes (les deux se conjuguant le plus souvent aujourd'hui au travers du web), "L'été avec Homère" de Sylvain Tesson. Je dois dire, très peu probant, c'est assez raté, le livre perché, présomptueux comme l'auteur, bourrés de clichés convenus, ne donne envie de rien du tout. C'est d'ailleurs encore une nouvelle fois le résultat de la récente série autour de l'Odyssée toujours par ce même auteur (sans doute bien introduit pour les financements), qui a été diffusé sur Arte, ballade méditerranéenne sur un bateau de luxe; un contexte d'autant plus difficile à supporter quand on sait ce qui se joue actuellement sur cette même Méditerranée. Oublions, mais ce n'est évidemment pas une raison pour oublier l'Odyssée et le texte d'Homère...

Il en va tout autrement de trois livres très réussis que je vous recommande, je vous mets au défi à leur suite de ne pas tenter l'aventure de l'Odyssée d'Homère. Trois chemins très différents, intimiste, documentaire ou marin, mais qui tous les trois convergent vers le texte d'Homère.

Le premier, c'est le formidable livre de Daniel Mendelsohn "Une Odyssée, un père, un fils, une épopée" paru chez Flammarion il y a trois ans, puis J'aiLu ensuite. Vous le trouverez à petit prix en poche comme en numérique. Ce livre jette un pont à travers les siècles dans une relation père/ fils contemporaine à New York avec le texte de l'Odyssée en trame de fond. Une réussite totale, un livre salué à l'époque et qui mérite toujours d'être mis en valeur. Une pile pérenne dans toute bonne librairie selon moi.

Le deuxième est paru assez confidentiellement à l'automne dernier. "L'Iliade et l'Odyssée", relire Homère" de Mathieu Fernandez aux Editions Ellipses. Un livre volumineux qui aurait eu une toute autre résonance chez un éditeur majeur avec le renfort de publicité habituel. Une somme documentaire que ce livre très bien fait au niveau éditorial, qui ouvre plus largement sur Homère avec l'Iliade à parts égales. Les résumés, les contextes historiques, philosophiques, ainsi que tout l'héritage d'Homère dans les arts, etc. Si vous aimez aborder des livres d'abord par l'ensemble de l'environnement et les échos qui sont autour, pour mieux ensuite repérer dans l'œuvre ces traces, alors c'est l'ouvrage idéal qu'il vous faut, vous ne le regretterez pas, vous pourrez même ensuite y revenir à votre gré dans votre lecture d'Homère. Seul bémol, un investissement plus onéreux, pas de version numérique. Pourquoi ne pas l'avoir tout de suite proposer dans une version semi-poche plus accessible? J'espère vraiment qu'une version poche (et numérique) suivra dans quelques années, ce livre en vaut vraiment la peine.

Dernier ouvrage, c'est par la mer donc que vous aborderez les rives de l'Odyssée, c'est celui de Tim Severin "Le Voyage d'Ulysse, sur les traces de l'Odyssée" paru aux Editions Albin Michel il y a une trentaine d'année, réédité au début des années 2000 chez J'aiLu en poche, indisponible aujourd'hui, c'est bien dommage. Il vous faudra fouiller dans l'occasion, vous le trouverez à petit prix. Je vous conseille absolument ce livre. Après Jason et Marco Polo, l'auteur part sur les traces d'Ulysse et retrace le voyage avec son équipage sur la Méditerranée, sur un bateau construit au plus près de ce que l'on sait des bateaux de la Grèce de l'époque et des conditions mêmes de la navigation au gré des vents, des courants et du temps capricieux. On est loin du bateau de luxe de Sylvain Tesson et de son arrêt à Mykonos lors des premières escales par exemple, vous vous en doutez bien. C'est aussi au plus près du texte d'Homère que Tim Severin enquête au plus près au quotidien sur la réalité pratique du fameux périple d'Ulysse, jetant beaucoup de doutes sur les fables donnant des signes d'Ulysse en Sicile, en Sardaigne, en Corse ou même à Gibraltar. L'expérience des migrants d'aujourd'hui et de leurs embarcations de fortune toujours... C'est aussi par ce dernier livre, que la dimension du fantastique transparait de pages en pages au fur et à mesure que l'on s'approche du but du voyage. Un livre passionnant, l'odeur des embruns vous donnera l'envie de découvrir l'Odyssée.

Peut-être même que vous ferez comme moi, l'expérience des trois à la fois... Voilà la petite odyssée que je vous propose cet été, n'hésitez pas à me faire part de vos commentaires. Bonnes lectures en compagnie de l'Odyssée !


Mes pratiques de livres numériques : Sigil

Sigil8ème et dernier billet sur mes pratiques de livres numériques. Complément indispensable à Calibre, c'est un autre logiciel libre, Sigil.

C'est bien entendu un outil un peu plus "expert"; il vous permettra à la fois de fabriquer de manière complète vos propres fichiers au format ePub mais aussi de modifier des livres existants chez les éditeurs et dans l'offre gratuite. Ils sont bien souvent à revoir, c'est en tout cas mon sentiment. La liste est longue, tout est possible. Modification de couverture, suppression de polices embarquées, rectification des alinéas, des tirets longs, des espaces, des métadonnées, etc. C'est toujours un peu frustrant à la lecture d'être confronté à des éléments qui ne satisfont pas complètement. Là encore, vous avez la main. Pourquoi ne pas les rectifier rapidement? Sigil est très complémentaire de Calibre, vous le verrez à l'usage. Le logiciel vous permettra aussi de vous affranchir complètement de logiciels de mise en page qui polluent incontestablement la qualité de vos fichiers ePub. Vous trouverez aisément des tutoriels, je vous conseille le plus complet ici. Il est un peu ancien, une toute nouvelle mouture de Sigil (version 1.2) a été mis en ligne au début du printemps, mais la gestion reste globalement la même. Sigil sera un vrai devoir de vacances mais il en vaut vraiment la peine croyez-moi!

Voilà, c'était le dernier billet autour de mes pratiques de livres numériques, en récapitulant: pCloud, ReadEra, Vivlio, les libraires indépendants, la Bibliothèque numérique de Paris, NosLivres, Calibre et Sigil. Un beau petit choix, tous à retrouver sur le tag. Vous voilà prêts pour un été de lectures, j'attends évidemment vos commentaires.

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Mes pratiques de livres numériques : Calibre

Calibre7ème billet aujourd'hui sur mes pratiques de livres numériques. Nous avons le cloud, l'application de lecture, la liseuse, les librairies et les bibliothèques, abordons maintenant des outils qui sont absolument indispensables.

Comment parler de livres numériques sans parler du logiciel Calibre? Il faudrait ériger une statue à son créateur Kovid Goyal qui maintient à jour le développement de ce logiciel libre depuis de très nombreuses années. Plus de 14 ans, un vrai sacerdoce... Véritable couteau suisse pour tout amateur de livres numériques, Calibre vous permet de gérer votre bibliothèque (une fonctionnalité que je n'utilise pas pour ma part, préférant un simple classement par dossiers), mais il va bien au-delà. C'est l'outil indispensable de conversion dans tous les formats possibles - conversion aussi dans leur propre format pour les améliorer à votre liseuse et les alléger en poids-. Je plébiscite aussi les nombreuses extensions disponibles pour compiler des fichiers ePub, enlever la DRM Adobe ou d'autres à la volée (interdiction de partager les fichiers hors d'un cercle privé bien sûr), etc. Je vous conseille l'excellent site TutoCalibre, pour retrouver beaucoup d'astuces.

Bref, si vous êtes amateur de livres numériques ou en passe de le devenir, ne pas utiliser Calibre me semble absolument impensable!

Tous mes billets à retrouver sur le tag. La semaine prochaine, le huitième et dernier billet. Vous serez ainsi paré pour l'été!


Mes pratiques de livres numériques : NosLivres

NoslivresPoursuivons aujourd'hui du côté des bibliothèques numériques, avec un site mutualisé indispensable pour tous les francophones: NosLivres. Assez confidentiel, il regroupe en fait ce qui se fait de mieux en terme de livres libres de droits, classiques, tous gratuits sous licences libres. Sous cette interface rudimentaire (très 1.0 il faut bien le dire), se cache en fait un moteur de recherche qui vous permet de fouiller à travers les catalogues des 14 meilleurs sites gratuits francophones. Pas moins de 15.000 références au total.

Complément indispensable de l'offre commerciale des éditeurs, ces livres sont nos biens communs, c'est important de les partager, de leur donner la plus grande visibilité possible. Je me désole que les bibliothèques de prêt ne s'emparent pas de ces livres qui peuvent être librement réutilisés avec une simple mention, avec de nouvelles couvertures, des textes complémentaires, etc. Tous ces sites sont d'une grande qualité au niveau des numérisations proposées, une grande rigueur avec plusieurs relectures réalisées par des passionnés à travers l'espace francophone. Vous avez un fil RSS bien pratique pour connaître les nouveautés. Bref, indispensable pour vos prochaines lectures cet été !

C'était le 6ème, tous mes billets sont à retrouver avec ce tag.

PS: en complément, il manque à NosLivres les sites Bibebook, Opoto, EBalzac et la Littérature jeunesse libre.


Mes pratiques de livres numériques : la Bibliothèque numérique de Paris

BibContinuons sur mes pratiques avec aujourd'hui un focus particulier sur la Bibliothèque numérique de Paris. Une bibliothèque indispensable, la période de confinement aura montré tout l'intérêt d'une telle bibliothèque pour s'approvisionner en lectures. Parmi les 64 bibliothèques de prêt de la capitale, c'était la seule à rester ouverte. Les chiffres de prêt ont bien évidemment explosés. Elle s'installe peu à peu dans le paysage parisien. Près de 20.000 titres disponibles aujourd'hui, c'est la 56ème en terme de nombre de titres, à 25.000 sans doute bientôt elle deviendrait la 45ème. Quand on sait que les fonds des autres se sont constitués durant des dizaines et des dizaines d'années...

Pour le lecteur, avec des livres qui restent chers à l'achat, c'est très intéressant de pouvoir se procurer des livres en prêt. À condition bien sûr d'un choix suffisant sans frustration. C'est tout l'intérêt de proposer une offre mutualisée à l'échelle d'un département. La masse critique pivot est à mon avis de 10/15.000 titres. Si on veut une offre suffisante avec une grande variété de secteurs, c'est un minimum pour que les lecteurs s'y retrouvent. En deçà, on bricole malheureusement. Rappelons pour mémoire qu'une grande librairie de province, par exemple, propose un stock entre 80.000 et 110.000 titres selon la période de l'année.

Je ne suis pas parisien, je m'étais inscrit dans une bibliothèque de Paris il y a quelques années. Avec le numéro, vous vous inscrivez ensuite en ligne. Il faut renouveler l'inscription annuellement, toujours in-situ, c'est la seule contrainte. 4 livres par mois (c'est même 6 pendant la période que nous avons traversé), une période de 6 semaines pour la durée de prêt. Passage obligé avec la DRM Adobe comme dans les librairies. En espérant que nous ayons rapidement un accès moins contraignant. À signaler aussi et c'est très important, la qualité des sélections proposées; on sent bien que ce sont des bibliothécaires qui sont aux manettes. Des souhaits? Plus de classiques du domaine public, numérisés en biens communs et plus de fonds Relire des indisponibles dans l'offre commerciale. Mission d'une bonne bibliothèque, non?

Vous l'aurez compris, un rendez-vous indispensable pour moi. Chaque français devrait pouvoir disposer d'une telle bibliothèque dans le département où il se trouve. À Paris, comme dans le Cantal ou la Mayenne... Les expériences en cours au Québec comme en Belgique en sont une preuve supplémentaire. En attendant de mobiliser vos politiques locaux, vous savez ce qu'il vous reste à faire lors d'une prochaine visite à Paris...

Retrouvez tous mes billets sur le tag.


Mes pratiques de livres numériques : les libraires indépendants

LibindJe continue mes petits billets autour de mes pratiques de livres numériques. Après le cloud, l'application de lecture sur smartphone et la liseuse, parlons aujourd'hui des librairies.

Comme je le mentionnais dans mon précédent billet, pas d'achat chez des enseignes où les fichiers ne m'appartiennent pas. Un seul accès payé bien cher, c'est non. J'achète un fichier ePub (ou PDF) pour qu'il entre dans ma bibliothèque, le lire maintenant, peut-être dans quelques semaines ou quelques mois, le prêter dans la mesure du possible à un proche. Y revenir dans quelques années, qui sait. Et cela, sans préjuger de ce que seront mes dispositifs de lecture. Des pratiques qui sont exactement celles de tous les livres imprimés.

Privilégier le tatouage plutôt que la DRM Adobe. Beaucoup d'éditeurs jouent le jeu pour leurs lecteurs, malheureusement pas les principaux ce qui donnerait plus de poids à l'initiative. Beaucoup de libraires indépendants proposent une offre de livres numériques. Si vous fréquentez leurs librairies pour découvrir de nouveaux livres (leurs tables comme leurs sites), pourquoi ne pas leur acheter des livres numériques? Privilégier l'achat local plutôt que les GAFAM, vous saurez où va votre argent. Si votre libraire ne dispose pas lui-même d'une offre, il appartient sans doute à un réseau mutualisé souvent lié à l'achat de livres imprimés en ligne, pourquoi donc ne pas lui demander et les soutenir. Il faut rappeler que les prix sont identiques partout, même sur les promotions fixées par l'éditeur, c'est la loi. Même si vous les perdez, vous pourrez retrouver vos livres des années après, l'historique des comptes et des accès est maintenu.

La seule petite contrainte sera d'acheter sur votre ordinateur puis de transférer votre livre sur votre liseuse. Pas grand chose, convenez-en. N'oublions pas la protection des données, garantie par les libraires, c'est un élément important dans leurs chartes. Rien de tout cela chez les GAFAM bien évidemment, une raison de plus pour les dégager. Personnellement j'ai toujours acheté chez des libraires indépendants comme dans des réseaux mutualisés. Ma bibliothèque personnelle est hébergée sur un cloud personnel avec une sauvegarde annuelle chez moi, cela ne me dérange pas.

L'avenir est au commerce local, les livres numériques suivent la règle. La complémentarité entre livre imprimé et livre numérique est là pour très longtemps. Toujours plus de livres et de librairies près de chez soi, nous nous en porterons bien mieux!

Prochain billet sur les bibliothèques numériques, vous pourrez retrouver tous les billets sur le tag. N'hésitez à me faire part de vos commentaires.


Retour en librairie : 5 coups de coeur chez les éditeurs indépendants (3)

LibUne nouvelle sélection de livres chez les éditeurs indépendants. C'est plus que jamais le moment de les soutenir, maintenant que l'on reparle de best-sellers et déjà de la prochaine rentrée littéraire. Ils seront sûrement sur les tables de vos libraires ou sur certains bons sites avec d'excellentes critiques. Je continuerais ces sélections dans les semaines à venir.

Mes cinq coups de coeur de cette semaine, ils méritent vraiment votre attention:

  • "Disparaître dans la nuit" de Evan Ratliff, traduit par Charles Bonnot (Marchialy) ici.
  • "Hollywood, ville mirage" de Joseph Kessel (Editions du Sonneur) ici.
  • "A la première étoile" de Andrew Meehan, traduit par Elisabeth Peelhaert (Joelle Losfeld) ici.
  • "Blague" de Yannis Palavos, traduit par Michel Volkovitch (Quidam éditeur) ici.
  • "Autant en emporte le vent" de Margaret Mitchell, traduit par Josette Chicheportiche (Gallmeister) ici.

Mes pratiques de livres numériques : les liseuses Vivlio

LogoAprès le cloud et l'application de lecture, la liseuse aujourd'hui. Je les ai suivies toutes depuis les tout-débuts, 55 tests complets depuis 2006 que vous retrouverez sur le blog. Mon dernier podium il y a près de deux ans est ici.

Les liseuses sont aujourd'hui des dispositifs de lecture qui ont fait leurs preuves. Certains les croyaient enterrées avec l'apparition des smartphones/ tablettes, c'est très loin d'être le cas. Quel acteur majeur peut se passer de liseuses? Que serait le développement de la lecture numérique sans liseuses? Lire confortablement sans lumière rétro-éclairée, sans connexion, elles sont incontournables en mobilité comme chez soi. Pour les aficionados de lectures au long cours, des indispensables machines à lire...

Alors, laquelle pour moi? Fuir les modèles dans lesquels vous n'êtes jamais propriétaires de vos fichiers. Je ne les citerais pas ici mais vous voyez de qui je parle. Vous payez chers des simples accès. Si vous vous désabonner, vous perdez tout, c'est écrit en tout petit dans les conditions d'utilisation. Fuir les acteurs GAFAM donc. J'avais beaucoup suivi Kobo il y a quelques années. Et puis le rachat par Rakuten, déjà que je n'étais pas grand client de la Fnac. La qualité des modèles s'est un peu délité du côté des plastiques, les derniers modèles grands formats sont bien chers. J'ai aussi beaucoup suivi Bookeen, un acteur français indépendant. C'est un très bon choix mais pas celui qui me convainc le plus dans l'ergonomie générale. Manque aussi une liseuse grand format.

Mon choix s'oriente véritablement vers les liseuses Vivlio, je les avais d'ailleurs portées en tête il y a deux ans, les choses n'ont pas changé. La marque Vivlio a remplacé Tea. La fabrication assurée par la société PocketBook, le software de la librairie préparé par les français de chez Vivlio, basée à Lyon. Quel modèle? Assurément le grand modèle InkPad 3 en 7.8 pouces, à moins de 200€. Pour quelques dizaines d'euros en plus, je vous conseille absolument d'investir pour ce modèle, vous ne le regretterez pas par rapport aux centaines d'heures à venir, vous verrez. Preuve de leur succès, cette semaine Vivlio a annoncé un partenariat avec un vaste réseau de librairies en Belgique. Espérons que bien d'autres libraires indépendants suivent en France. Achetons français et local !

Allez, bonne liseuse, la semaine prochaine, nous parlerons libraires et librairies...

PS: vous pourrez retrouver l'ensemble de mes billets avec le tag.


Autant en emporte le vent est enfin au format numérique

Emportevent2020. Ce classique de la littérature américaine qu'est Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell est enfin disponible au format numérique. Publié en 1936 il fut couronné par le prix Pulitzer, immortalisé à l’écran par Victor Fleming avec les inoubliables Vivien Leigh et Clark Gable, et consacré en best-seller absolu, vendu à plusieurs dizaines de millions d'exemplaires en plus de 40 langues. C'est en 1939 qu'il sort dans sa traduction française chez Gallimard; il aura fallu attendre que le livre entre dans le domaine public en ce début d'année pour que les verrous se lèvent enfin pour la version numérique. Réjouissez-vous francophones, c'est désormais deux versions qui sont proposées. Une nouvelle traduction chez Gallmeister en 2 volumes et la fameuse traduction de Gallimard qui arrive en Folio, toujours en 2 volumes au même prix d'ailleurs. Un point important, celle de Gallmeister est proposée sans DRM chez les libraires avec un simple tatouage, vous pourrez la partager avec des proches. Comme d'habitude la pratique ayant toujours horreur du vide, à signaler qu'une excellente numérisation avait été proposée illégalement par le groupe TeamAlexandriz en 2012, elle essaime ici et là sur les réseaux. Pour l'entrée d'Autant en emporte le vent dans le domaine public pour sa traduction française, il faudra encore patienter 30 ans, attendre 2050, le premier traducteur Pierre-François Caillé décédé en 1979. Quand même un comble quand on voit la masse de livres imprimés disponibles d'occasion. A lire aussi le billet de Pierre Maury qui revient sur ces deux traductions.


Mes pratiques de livres numériques : l'application de lecture ReadEra

ReaderaAprès le cloud la semaine dernière pour héberger ma bibliothèque de livres numériques, quelle application de lecture pour lire mes ePubs sur smartphone ?

Lecteur sur smartphone Android uniquement et encore très modérément tant je suis inconditionnel de liseuses, vous le savez bien. C'est un complément seulement de temps en temps. J'ai longtemps utilisé Aldiko, puis PocketBook et EreaderPrestigio. A chaque fois quelques détails qui n'allaient pas, surtout du côté des publicités, de réglages qui n'étaient pas mémorisés et qu'il fallait à chaque fois reparamétrer, sans parler bien sûr de l'inévitable publicité... Et puis j'ai découvert tout à fait par hasard en fin d'année dernière ReadEra, une application gratuite bien complète et sans publicité, très sympa. On peut lire dans leur avertissement: "Nous partageons votre irritation pour les bannières plein écran et les publicités intrusives, c'est pourquoi nous avons crée une application que vous pouvez utiliser sans risque d'infarctus à cause des intrusions non désirées". Même longueur d'onde en somme...

Depuis je l'ai complètement adopté. Des réglages bien complets, choix de polices (j'aime beaucoup Merriweather). En plus des ePub, vous lirez tous les formats. Dans les fonctionnalités premium, juste quelques détails en plus, tant elle est bien complète dans sa version gratuite. Il s'agit plus de soutenir le projet qu'autre chose. A signaler qu'il n'y a pas de gestion de la DRM Adobe, pas grave pour moi, aucun livre avec cette verrue dans ma bibliothèque, je la dégage systématiquement. Voilà pour ReadEra, c'est par ici, absolument à découvrir, vous verrez.

PS: si vous souhaitez utiliser la DRM Adobe, le meilleur choix possible reste l'application Aldiko.


Mes pratiques de livres numériques : le cloud pCloud

PcloudUn long silence que je romps peu à peu. Pour faire un petit point sur mes habitudes liées au livre numérique, je vous proposerais dans les semaines à venir quelques billets pour vous dire où j'en suis de mes pratiques. Je ne prétend pas avoir la science infuse mais au fil des années j'ai pu découvrir ici et là pas mal de choses. Avec bientôt 14 années de pratique du livre numérique au compteur (bientôt 12 de fichiers ePub, c'était le "Silence de Mahomet" ici, rien n'a changé...), je suis devenu un très grand lecteur au format numérique. C'est plus de 80% de mes lectures désormais, l'imprimé est occasionnel. C'est bien sûr la littérature populaire, polars, fantastique, science-fiction, mais aussi des romans "blancs", des essais, de grands classiques "pléiadisés" comme La Recherche de Proust, Don Quichotte, et tant d'autres. Et bien sûr mes chantiers autour de l'Odyssée d'Homère et ses 22 traductions, l'Odyssée de Kazantzaki récemment, l'Iliade en cours... Je veux juste vous faire partager ce qui me convient, cela vous sera peut-être utile.

Il va sans dire que j'ai toujours recherché des solutions libres et sûres, les moins intrusives possibles, aussi bien dans les dispositifs de lecture que dans les logiciels utilisés. L'argument de la simplicité dans les usages, s'il était possiblement recevable dans les premières années (il fallait faire un effort), ne l'est plus du tout aujourd'hui en 2020. Ceux qui vous disent le contraire sont intéressés à vous le dire, point. Nous disposons de beaucoup d'éléments pour prendre le contrôle et choisir en toute connaissance de cause.

Commençons par le stockage cloud, l'hébergement de sa bibliothèque et son accès est un élément important, surtout si vous êtes lecteur sur smartphone/tablette. Comme nos lectures réelles, elle en dit bien évidemment beaucoup sur nous. Je refuse qu'un acteur scrute mes lectures pour son propre usage ou donne ces informations à des tiers. Ma bibliothèque numérique commence à être bien étoffée au fil des années, je ne vous dirais pas le nombre de volumes mais c'est beaucoup. Je ne pratique aucune diffusion de ces fichiers hormis dans un cadre restreint de "très proches", un usage familial et personnel qui pourrait tout à fait s'assimiler à une pratique avec des livres imprimés, sans plus, les aspects géographiques en moins.

J'ai utilisé Hubic après Dropbox (je crois que c'était début 2015) pour retrouver une solution réellement au clair avec l'utilisation des données personnelles. Et puis j'ai découvert il y a trois ans pCloud, une solution basée en Suisse, gratuite et fiable. Tout ce que j'avais lu sur pCloud à l'époque notamment en matière de sécurité m'avait convaincu. Etant résolument contre le cloud en général pour mes données qui sont sauvegardées sur des solutions externes, une solution de 10Go me suffit bien amplement pour une gestion pratique de ma bibliothèque en mobilité. Les fichiers ePub ne sont pas bien lourds, beaucoup de fichiers notamment PDF lourds n'y sont pas. Si chaque individu se limitait à 10Go voire un petit peu plus (à faible coût) et luttait contre une infobésité de conneries, la planète ne s'en porterait sans doute pas plus mal.

Je n'avais pas supprimé Hubic au début, ayant pris le relais avec pCloud. Au fil du temps, je n'ai eu aucun problème avec pCloud, très pratique avec les applications. Depuis deux ans j'ai complètement déserté Hubic, pCloud me convient parfaitement. Accès des fichiers rapides sur les smartphones et tablettes, synchronisation parfaite avec l'ordinateur, ergonomie bien faite. Un classement simple en dossiers, par rubrique éditoriale puis par éditeurs. Mes livres imprimés sont d'ailleurs classés pareils chez moi. Je ne pratique pas une gestion de ma bibliothèque via une solution dédiée comme Calibre, je n'ai jamais vraiment trouvé l'utilité. Un classement simple en sous-dossiers qui résiste au temps, je ne me vois pas en changer. Voilà pour pCloud, la semaine prochaine l'application de lecture.

N'hésitez pas à me laisser vos commentaires.


Retour en librairie : 5 coups de coeur chez les éditeurs indépendants (2)

LibJ'avais démarré la semaine dernière une petite sélection de livres chez les éditeurs indépendants. C'est le moment de les soutenir. Ils ne passeront pas forcément à la télé, à la radio ni dans la presse traditionnelle, et c'est bien dommage. Mais en revanche ils seront sûrement sur les tables de vos libraires ou sur certains bons sites. Je continuerais ces sélections chaque semaine d'ici l'été.

Mes cinq coups de coeur de cette semaine, ils méritent vraiment votre attention:

  • "Mes étés Camembert" de Daniel Bourrion (Publie.net) ici.
  • "Pacifique" de Stéphanie Hochet (Rivages) ici.
  • "Rendez-vous à Trafalgar" de Peter May, traduit par Ariane Bataille (Rouergue) ici.
  • "Richesse oblige" de Hannelore Cayre (Métailié) ici.
  • "Quatorze crocs" de Martin Solarès, traduit par Christina Vasserot (Bourgois) ici.

Mémoires d'Outre-tombe de François-René de Chateaubriand : une version numérique complète

CoverEn septembre dernier, la Bibliothèque numérique romande (BNR) proposait le sixième et dernier volume des "Mémoires d'Outre-tombe" de François-René de Chateaubriand (voir ici). Un important chantier de relecture commencé trois ans auparavant, fruit de la collaboration avec le groupe d'EBG. Plus de 2700 pages au total. Vous lirez dans les premières pages l'aventure éditoriale de cet ouvrage que Chateaubriand rédigea pendant plus de trente ans et qu'il souhaitait voir publier après sa mort. Pas de version numérique chez les éditeurs, le Livre de Poche ne propose qu'une anthologie, la version complète des volumes n'est pas proposée. Rien non plus du côté de chez Gallimard ou de Garnier-Flammarion. Gallica n'en parlons même pas...

Déconfinement terminé, c'est le moment que je choisis pour commencer la lecture qui me prendra quelques mois. En volume de pages, c'est à peu près l'équivalent de "La Recherche" de Proust qui m'avait pris 12 semaines à l'époque. Si vous le souhaitez, je vous propose sur demande un fichier complet préparé par mes soins. Bien entendu, merci de télécharger aussi les fichiers BNR pour saluer leur travail et entrer dans leurs statistiques.

PS: vous pouvez également télécharger un fichier modifié directement sur la page de la BNR (tout en bas du dernier volume), c'est ici.


Retour en librairie : 5 coups de coeur chez les éditeurs indépendants

LibrairieOn va beaucoup parler de best-sellers dans les semaines à venir pour relancer les ventes du secteur. Mais attention, c'est aussi le moment de soutenir des éditeurs indépendants qui ne sont pas forcément dans les têtes de gondoles, mais qui sont des moteurs indispensables de notre diversité éditoriale. D'ici l'été, je vous proposerais régulièrement des petites sélections.

Mes cinq premiers coups de coeur, ils méritent vraiment votre attention :

  • "La Soustraction des possibles" de Joseph Incardona (Finitude) ici.
  • "Ténébre" de Paul Kawczak (La Peuplade) ici.
  • "Inconstance des jardins tropicaux" de Nathalie Peyrebonne (La Manufacture) ici.
  • "Un jardin de sable" de Earl Thompson, traduit par Jean-Charles Khalifa (Monsieur Toussaint Louverture) ici.
  • "Le Livre" de Burkhard Spinnen, traduit par Frédéric Joly (Piranha) ici.

L'Odyssée de Nikos Kazantzaki (chants XIII à XXIV)

NikosJe vous propose le deuxième volume de "L'Odyssée" de Nikos Kazantzaki. Un important travail de numérisation entrepris le 22 mars dernier au démarrage du confinement (lire ici). Deux mois tout juste, j'en ai fini. 24 chants, 33.333 vers, 1.611.482 signes, deux volumes respectivement de 484 et 488 pages.
Une pensée particulière pour un libraire d'ancien, spécialiste des ouvrages grecs anciens et amoureux de la Grèce. Entre nos échanges à propos de "L'Odyssée" d'Homère et du "Colosse de Maroussi" d'Henry Miller, c'est lui qui m'a ouvert le chemin de Kazantzaki et de son "Odyssée" à la fin de l'année dernière, je l'en remercie. Ne me restait plus qu'à me procurer cet ouvrage complètement introuvable, même dans les bibliothèques. Paru au début des années 70, jamais réédité, indisponible depuis trop longtemps dans sa traduction française, il m'a semblé important de m'atteler à la tâche. Ce livre est à découvrir sur la plateforme Calaméo.
La version numérique au format ePub est disponible sur demande (je répondrais à vos commentaires en mode privé). Bien évidemment, je me réjouirais qu'un éditeur ressuscite enfin ce livre dans une édition imprimée. Ce travail pourra être transmis.

Je veux témoigner du plaisir particulier à m'être confronté au quotidien à ce texte pendant ces deux mois. Je suis ravi de vous le proposer aujourd'hui.


Alca Nouvelle-Aquitaine : L'Aventurier malgré lui de Camille Debans

Reclame_150x150_twtEn ces temps de confinement, c'est l'occasion de retrouver dans notre patrimoine littéraire des petites pépites qui favorisent l'évasion. Merci à l'Alca Nouvelle-Aquitaine qui m'a ouvert les colonnes de son magazine "Prologue" pour vous faire découvrir "L'Aventurier malgré lui" de Camille Debans. C'est à retrouver sur le site de l'Alca. Un épisode chaque semaine à partir de demain.

A signaler que l'Alca complète peu à peu une bibliothèque patrimoniale numérique de Nouvelle-Aquitaine numérisés dans Gallica. Plus de 200 titres à terme, les livres au format ePub soigneusement préparés et à télécharger gratuitement.