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et 1,6% des titres font 50,4% des ventes - pour la fourchette des 400/700 exemplaires chez des éditeurs pourtant de longtemps sur le terrain je confirme – et ceux qui vendaient à 30 000 vendent à 12 000, ceux qui vendaient à 12 000 vndent à 4000 etc – du coup c'est vrai que même à micro-échelle notre petite économie numérique en voie de constitution arrive vite à s'aligner - d'autant plus bizarre de voir tant d'auteurs, même de bien plus jeunes que moi, rester là au garde-à-vous devant un système qui ne leur donne que des miettes – comme beaucoup ont boulot parallèle ce n'est pas si grave : mais c'est globalement un virage dans la place et la circulation du livre – du coup, pour ceux comme moi, les décisions sont beaucoup moins douloureuses pour accentuer le tout numérique et dire au revoir à l'ancien monde, pourtant 20 ans de ma vie
Rédigé par : F | 30 mars 2010 à 05:31
Merci François; oui virage numérique, certes. Mais, pour un auteur, comment envisager une seule seconde de renoncer au livre papier? Et quelle rémunération sur le numérique seul pour l'instant? Une fois que l'on n'a dit numérique, on n'a finalement pas avancer beaucoup sur l'économie du livre, non?
Rédigé par : Aldus | 30 mars 2010 à 10:03
mais question pour toi : qu'est-ce que c'est cette association irréversible auteur/livre/papier ? déjà que les langues écrites ça ne concerne qu'1/3 des langues répertoriées
il n'y a pas renoncement à choisir d'exercer un art, qui a tjs été autonome et indépendant de ses supports matériels, là où ça vit, agit, réfléchit, dans une adéquation renouvelée avec le monde
je n'ai jamais vécu de ce que me rapportaient mes livres, hors celui sur les Stones, et au contraire l'intervention Net multiplie les possibles pour mon intervention d'auteur dans rouages culturels
Rédigé par : F | 30 mars 2010 à 17:15
Tu as définitivement renoncer à vivre de tes livres en papier?
Rédigé par : Aldus | 30 mars 2010 à 17:47
comme je te l'ai dit, je n'ai jamais pu "vivre" de publications papier : un auteur qui vend à 4000 exemplaires 1 livre tous les 2 ans, tu imagines qu'il élève ses enfants avec ça ?
et encore n'ai jamais été des plus mal lotis...
Rédigé par : F | 30 mars 2010 à 20:59
Oui, une sorte de fatalité; pourquoi faudrait-il s'y résigner? L'exemple de Nabe est bien en train de prouver le contraire...
Rédigé par : Aldus | 30 mars 2010 à 23:24
c'est bien ce que je te dis, on est en plein d'accord : pas de quoi se résigner, au contraire, inventer, expérimenter, tenter et c'est bien ce qui me conduit à tiers livre + publie.net et d'en faire 1er vecteur de mon boulot... aucune envie par contre d'aller me taper des cartons de la poste etc alors que la lecture numérique permet tellement plus
Rédigé par : F | 31 mars 2010 à 00:36
Nabe est visiblement plus à s'occuper de son plan média que des cartons!
Rédigé par : Aldus | 31 mars 2010 à 08:33
je n'exprimerai jamais sur sa démarche, ayant une sorte d dette d'honneur vis-à-vis de son père – mais un des axiomes de notre obscurité numérique, le plus merveilleux peut-être, c'est en quoi (à l'opposé notion de "modèle" qui devient un vrai marronnier) toute solution est une alchimie personnelle et en rien transposable
Rédigé par : F | 31 mars 2010 à 13:20