150 notes dans la catégorie "Piratage"

Fleur Pellerin : un arsenal de mesures contre le piratage

Fleur pellerinLa ministre de la Culture et de la Communication, Fleur Pellerin, a présenté ce matin en conseil des ministres une communication relative à la lutte contre le piratage des œuvres sur internet. Au-delà de la réponse graduée Hadopi qui n'est pas remise en cause, elle a précisé que le gouvernement met en œuvre un plan d’action contre les sites internet de streaming, de téléchargement ou de référencement tirant profit des œuvres piratées, qui comporte les mesures suivantes:

  • asséchement des modes de financement des sites spécialisés dans la contrefaçon d’œuvres sur internet.
  • recours aux procédures de référé, de référé d’heure à heure, de requête simple ou de requête conjointe dans les recours judiciaires permettant de suivre dans le temps l’effectivité des mesures, notamment de blocage, prononcées à l’encontre des intermédiaires techniques.
  • saisie des magistrats référents qui seront nommés d’ici la fin juin dans les affaires de contrefaçon les plus complexes.

Voir le détail de la communication ici.


Espagne : le piratage de livres en hausse

EspagneA l'automne 2013 José Manuel Lara, le patron du groupe espagnol Planeta décédé en janvier dernier, alertait sur la situation alarmante du piratage de livres en Espagne. Confirmation cette semaine que le piratage continue sur la même lancée. Selon une étude publiée par l'Observatorio de la piratería, le piratage de contenus culturels a connu une augmentation de 58% en 2014, après une croissance de 51% déjà en 2013. Tous les contenus sont concernés bien évidemment, 90% des contenus en ligne seraient illégaux. Côté livres, 350 millions de contenus illégaux circuleraient sur les réseaux (contre 198 millions en 2013), un manque à gagner de 100 millions d'euros, 12% en valeur pour les éditeurs. Cela fait écho aux résultats très préoccupants de l'édition espagnole. Le document complet est ici (via ElPais).

Libros


Le piratage de livres côté Québec

QuebecMarginal mais préoccupant. Le Québec est lui aussi touché par le piratage de livres numériques. A lire l'article sur LaPresse.ca: «On ne va pas se raconter d'histoire, il est temps de sonner l'alarme. Le marché du livre numérique démarre au Québec, il n'y a pas d'incidence majeure actuellement, mais avec la multiplication des tablettes, il va y avoir une pression. Plus l'offre de livres numériques sera grande, plus le problème va se poser, et ce, dans un avenir rapproché», prévient Richard Prieur, directeur général de l'Association nationale des éditeurs de livres (ANEL).


Piratage : entre répression et offre légale attractive

DownloadLa politique de Google à l'encontre du piratage paye selon les ayants-droit. Déréférencements, changement d'algorithme, Google semble avoir passé la surmultiplié. Selon la Société civile des producteurs phonographiques, la fréquentation des sites de liens vers des contenus illégaux aurait baissé d'un tiers. Lire les billets du côté des Echos et de ZDNet. Côté livres numériques, depuis quelques semaines plusieurs sites de torrents bien connus ont disparu des recherches de Google avec des mots-clés. Reste des sites de seconde zone. Au mois de décembre dernier les majors de la musique ont demandé le blocage d'un très important pourvoyeur de contenus piratés en France. C'est aussi le plus important catalogue de livres piratés sur les réseaux torrent. Le problème est toujours le même depuis longtemps, l'attractivité de l'offre légale est l'enjeu majeur. Intéressant de constater qu'en Italie, en même temps que les santions sont prises contre les sites illégaux, les prix deviennent bien plus intéressants qu'en France avec une baisse de la TVA réellement visible sur les prix publics. Se poser enfin les bonnes questions chez nous.


Le Monde des Livres : autour du piratage

LemondeLe piratage de livres n'est plus désormais une affaire de pieds nickelés. J'en parlais en décembre dernier. Avec les prix désespéremment élevés de l'offre légale, l'offre "alternative" s'organise. Le phénomène a fait la une de la presse ces derniers mois avec le livre de Valérie Trierweiler ou le dernier Houellebecq.

Mais ces "best-pillés" sont bien les arbres qui cachent la forêt. La phase "industrielle" est déjà bien là avec des sites très bien achalandés -plusieurs milliers de livres, plusieurs centaines de nouveautés chaque mois-, des classements dignes d'experts en bibliothéconomie, des référencements performants, des serveurs très variés. Torrents et téléchargements, les mêmes offres sont relayées rapidement dans les différents formats, voire même déclinées en packs par auteurs, par thèmes, etc. Visibilité maximale, les échanges sont rapides entre les différentes teams. L'agilité des pirates est grande. S'il s'agit pour la très grande majorité de l'offre commerciale des éditeurs piratée au fur et à mesure, il y a aussi de nombreux titres inédits en numérique, toujours scannés consciencieusement par certaines équipes discrètes.

A lire aujourd'hui l'article de Laure Belot dans Le Monde des Livres qui revient de manière complète sur un phénomène qui entre dans "L'Age de raison". Une prise de conscience dans un milieu germanopratin plus familier du Monde du vendredi que de NextImpact ou Numerama?

PS: j'ai recherché la fréquence des recherches sur Google Trends, plus que de longs discours...

Ebookgratuit


Piratage : les pratiques au sein de Rue 89

PiratageIntéressant retour sur les pratiques de piratage au sein même du site Rue89. "A Rue89, savoir qu’on prive les artistes de droits d’auteur n’empêche personne de pirater. Mais il y a ceux qui assument pleinement, et ceux que ça gêne aux entournures". "Au final, le piratage, c’est beaucoup un exercice de morale pratique. La plupart du temps, nous ne sommes pas prêts à vraiment l’exercer, mais il nous force, plus qu’avant, à réfléchir aux tenants, aboutissants et significations de nos pratiques d’achat".


Houellebecq : "Soumission", un piratage à la mode Coelho ?

HouellebecqOn peut dire que c'est "le" livre de cette rentrée littéraire de janvier. Difficile d'y échapper. Malgré une rentrée abondante de plus de 500 livres et la présence d'auteurs "bankables" comme Virginie Despentes, Romain Puertolas, Laurent Gaudé et d'autres, force est de reconnaître que Michel Houellebecq risque de balayer tout dans les médias. Un équivalent de Trierweiler et Zemmour depuis septembre. Cela semble désormais un leitmotiv pour chaque rentrée. La mise en ligne d'une version scannée sur les réseaux pirates la semaine dernière a participé de manière très importante au buzz. Pas de trève des confiseurs pour Houellebecq, un scénario "idéal" pour la sortie de son livre après-demain. Presque une centaine d'articles avec la recherche "piratage Houellebecq", c'est dire. Même si c'est moitié moins que "musulman Houellebecq", c'est quand même beaucoup. Un livre qui sera sans doute très piraté aussi dans sa version commerciale. C'est bien le principe des livres sulfureux de circuler "sous le manteau", le web en version moderne de la clandestinité. Si ce piratage était pour nuire, c'est tout le contraire qui s'est passé.

Peut-on envisager qu'il ait pu être sciemment organisé par l'auteur ou l'éditeur, ou un tiers complice? Le doute subsiste, c'est vrai que l'on ne mettrait pas sa main à couper. On peut raisonnablement se poser la question tant le marketing autour de l'ouvrage semble soigneusement organisé. Surtout avec des épreuves qui ont abondamment circulé dans la presse parisienne depuis presque un mois selon les différents retours exprimés cette dernière semaine. Voir le billet de Anne Brigaudeau ici: "Flammarion a confirmé avoir envoyé "beaucoup" d'exemplaires de presse, pour répondre à une forte demande". Tiens tiens, un non-piratage aurait été très étonnant, c'est beaucoup de temps et d'exemplaires pour un ouvrage en principe marqué du sceau de la confidentialité. Une confidentialité extrême qui avait été organisé pour la sortie du livre de Valérie Trierweiler. Deux stratégies, mêmes effets?

A propos de "Soumission", il m'est venu en tête un précédent notoire. Celui de Paulo Coelho qui organisait lui-même le piratage de ses livres sur les réseaux de manière anonyme il y a plus de cinq ans déjà, surtout dans des pays où il n'était pas beaucoup diffusé. Celui-ci avait révélé des années après qu'il était lui-même à l'origine de ce piratage. Alors, la vérité du côté de Houellebecq dans quelques années? A suivre...

PS: Et vous, qu'en pensez-vous?


Houellebecq : "Soumission" circule déjà sur les réseaux

SoumissionLe piratage avant la sortie, c'est une première à mon avis pour le livre numérique. L'événement littéraire de cette rentrée de janvier, "Soumission", le nouveau roman de Michel Houellebecq chez Flammarion, n'est pas encore paru en librairies qu'il est déjà en partage illégal sur les réseaux torrent et en téléchargement. En cause un scann réalisé à partir d'un exemplaire imprimé en service de presse; les versions numériques proposées ne sont pas de très bonne qualité, sans doute le temps que des amateurs consciencieux se penchent dessus. Quelle source? Journaliste, critique littéraire, libraire? Petit détail, il ne s'agit pas du livre définitif, pour preuve une ligne unique en haut d'une page de gauche, dernière page foliotée 300. Il s'agit bien d'un jeu d'épreuves pour la presse. Alors que le livre ne sortira que le 7 janvier prochain, il commence donc à circuler dix jours avant. Ce n'est pas le seul aspect du livre qui déclenchera la polémique, soyons-en sûr. Merci à Fabien pour l'information.

PS: comme d'habitude je ne souhaite pas voir citer les sites en question, je suis au regret de couper les commentaires sur ce billet. Merci pour votre compréhension.

PS: de très nombreux relais dans la presse aujourd'hui 30 décembre. LesEchos, LeFigaro, NouvelObs, FranceInfo, DirectMatin, Metronews, LesInrocks entre autres, avec quelques explications autour de cette fuite inédite:

Pour éviter les fuites, la maison d'édition Flammarion avait pourtant pris ses précautions en ne diffusant qu'avec parcimonie le "jeu d'épreuves non définitives", "dont le contenu ne peut en aucun cas être repris ou reproduit, en tout ou partie, sur tous supports, sans l'accord préalable et exprès de l'attachée de presse". Ces exemplaires avaient été portés par coursier mi-décembre à certains journalistes. Le livre définitif est, lui, en circulation dans le milieu professionnel depuis le 22 décembre. "Nous ne faisons aucun commentaire. Le service juridique de la maison a été saisi de l'affaire" a indiqué l'éditeur ce mardi.

En tous cas, si Flammarion prend la peine de faire rapatrier l'ensemble des jeux d'épreuves auprès des journalistes concernés, l'exemplaire en question doit avoir un dos salement plié à la suite de ce passage au scan. Difficile de maquiller, sacré indice...


Piratage de livres : la phase industrielle est en marche

IndustrieCréé depuis tout juste un an, un site est de plus en visible sur la toile en pourvoyeur de livres piratés. Fini la petite bande de Robin des Bois, la troupe de pirates qui numérisait à titre personnel des oeuvres non-disponibles chez les éditeurs. Avec un marché du livre numérique en croissance, les moyens s'organisent. Ici, tout est pillé dans les offres commerciales des éditeurs. Pas d'offre en torrents, mais des fichiers à télécharger au cas par cas sur des serveurs. Les mots-clés sont savamment choisis pour les distiller dans les moteurs de recherche. La spécificité: une offre de livres numériques exclusivement. La mission: le partage avec une mise en place à l'échelle industrielle. Près de 5.000 titres sont proposés sur ce site, tous classés par rubriques avec une mise à disposition sur des serveurs de façon industrielle. C'est désormais plus de 300 nouveaux titres chaque mois qui viennent alimenter la base. Beaucoup de compilations aussi, par genres, par éditeurs, par collections, par auteurs. La liste est longue des serveurs concernés, jugez plutôt: Bayfiles, BillionUploads, Filecloud, Netload, Oboom, Pofilerio, Turbobit, Uploaded, Uploadhero, Uptobox, 1fichier, etc. Alors? 10.000 titres? Encore plus à la fin de l'année prochaine? Tous les éditeurs sont bien évidemment concernés par ce piratage de masse, grands et petits, aussi bien ceux qui distribuent leurs livres avec ou sans DRM, tous égaux dans le partage...


Goncourt 2014 : à peine nommé, déjà pillé avec le concours de Google

Lydia salvayreLe Prix Goncourt attribué hier à Lydie Salvayre pour son livre "Pas pleurer" aux Editions du Seuil. Dans l'après-midi même, une version piratée apparaisait avec le bandeau sur les réseaux, avant même la mise à jour des métadonnées du distributeur. Avec le simple mot "ebook" associé, Google renvoie sur l'offre en téléchargement pirate et cela dans les premiers résultats de recherche. Alors que Google annonçait il y a quelques semaines une intensification de sa lutte contre le piratage de contenus, il n'y a visiblement rien de changé en matière de livres numériques.


Valérie Trierweiler : la version numérique du livre par mails massifs

MailLaurent Beccaria, l'éditeur des Arènes qui a publié le livre de Valérie Trierweiler, revenait hier dans L'Express sur le phénomène d'édition qu'il constitue. C'est plus de 600.000 exemplaires toutes versions confondues qui ont été vendus pour l'instant. Il aborde notamment la propagation du livre sur les réseaux aussi bien par le téléchargement que par l'envoi organisé de mails massifs, ce qui constitue une première à ce niveau: "Certains ne voulaient pas payer pour le lire et les téléchargements illégaux ont été estimés à 75.000. Nous avons attaqué ces plateformes. Mais nous avons affronté un autre phénomène inédit, qui aurait touché près de 400.000 personnes: l'envoi du fichier piraté par e-mail, soutenu par des mouvances très actives, comme la Manif pour tous ou le Front de gauche." (via L'Express).

GfK : une rentrée littéraire 2014 numérique à 5% des ventes

GfK_new_logoL'Institut GfK donne aujourd'hui un bilan des ventes de la rentrée littéraire 2014 de août à octobre avec un focus particulier sur le format numérique.

"Le format numérique, même s’il reste encore marginal en termes économiques, fait désormais partie intégrante de la stratégie de la majorité des éditeurs. Versions physiques et versions numériques paraissent de manière simultanée permettant ainsi aux lecteurs de choisir leur format de prédilection. Oona et Salinger fait figure d’exception: c’est le seul titre à n’exister qu’en version physique, ceci relevant du choix de son auteur Frédéric Beigbeder.

La part du numérique pour les 10 meilleures ventes s’échelonne entre 4,3% et 9,2%, avec une moyenne de 5% en 2014 quand elle était de 4,5% en 2013.

A titre de comparaison, le dématérialisé peut atteindre 15 à 20% des ventes totales des plus gros best sellers (fiction ou essais) voire même dépasser les 50% pour certains titres de littérature de genre comme la romance, la littérature érotique, la science-fiction ou encore le roman policier."

Côté piratage, à signaler que tous ces titres sont disponibles en quelques clics avec Google avec le seul terme "ebook" associé. L'année dernière, jour pour jour, j'avais fait un relevé sur un seul site torrent bien connu. Les téléchargements sur ce seul site représentaient à l'époque en moyenne 58% des ventes légales. Revoir ici.

J'ai refait exactement la même chose cette année. Le constat est accablant. La moyenne des téléchargements sur ces 10 titres a plus que doublé. C'est désormais plus de 88% des ventes légales (je n'ai pas inclus le titre de Beigbeder qui a été téléchargé plus de 3000 fois dans une version rapidement numérisée). Tout cela sur un seul site... Les prix élevés des éditeurs freinent bien le marché légal, pas du tout les pratiques. L'étendue des titres augmente, les volumes également. Cela vient confirmer que le prix élevé reste un frein au développement et encourage le piratage, l'un des aspects mis en valeur par la récente étude Hadopi (voir l'article du Figaro).

PS: à signaler également qu'un pack de 20 livres de la rentrée littéraire qui contient beaucoup de ces titres a été téléchargé près de 4000 fois.

 Gfk_rentree_litteraire_2014

 Relevé


Piratage : 15% de la rentrée littéraire est sur les réseaux

PiratageLe piratage de livres numériques est de plus en plus endémique comme le montre la récente enquête réalisée par l'Hadopi. 1/3 des lecteurs reconnaissent avoir des pratiques illicites. Voir le billet de Nextinpact. Cela recoupe le petit sondage que j'avais réalisé à la fin de l'année dernière. Des pratiques à la fois en téléchargement ou en peer-to-peer qui ne reculent pas, des fichiers très légers qui facilitent l'accès et l'échange, un moteur de recherche comme Google qui les fait remonter généreusement en première page avec le seul mot "ebook" associé, les prix élevés et le verrouillage d'une offre légale, l'absence de réaction des éditeurs. Le tapis rouge est déroulé. Tout converge vers la banalisation du phénomère alors que le livre numérique progresse dans notre pays. A une semaine des prix littéraires, nous avons essayé de tenir le compte des livres de la rentrée littéraire qui circulent sur les réseaux. Le phénomène va désormais bien plus loin que les traditionnelles têtes de gondoles comme Nothomb ou Foenkinos. Nous avons relevé près de 100 titres (92 exactement) qui sont concernés. C'est 15% des titres de la rentrée littéraire. Avec ceux qui nous ont forcément échappés, vous jugez de la propagation. Tous les éditeurs petits et grands sont touchés. Je remercie Guillaume pour sa patience, un grand merci à Google aussi forcément.

PS: Google a annoncé mi-octobre une mise à jour de son moteur de recherche visant à déclasser les sites violant le droit d'auteur, lire ici. Je n'ai vu aucun changement concernant les livres.


Google en pourvoyeur de l'offre illégale

Google-searchGoogle interpellé sur son référencement bien généreux de l'offre illégale. Il prévoit de nouvelles mesures pour limiter la visibilité des sites qui violent le droit d'auteur. "Le moteur de recherche devrait en particulier dégrader le référencement de certaines plateformes afin qu'elles n'apparaissent plus dans les premières pages de ses résultats. Il n'est pas question de désindexer les plateformes incriminées, mais bien d'en limiter la fréquentation en les présentant moins souvent dans les premiers résultats d'une recherche" (via Numerama). En attendant, une simple recherche sur Patrick Modiano, le nouveau prix Nobel de littérature, avec les deux mots "modiano ebook" vous fera tomber sur un pack de 20 de ses livres en 6ème position. Merci Google.


Royaume-Uni : la politique anti-piratage se durcit

UkonreadLa lutte s'intensifie contre le piratage de livres numériques au Royaume-Uni. Une unité spéciale de la police londonienne, Police Intellectual Property Crime Unit (PIPCU) mise en place depuis un an, commence à agir de manière très visible pour les internautes. Première victime, le site bien connu OnRead qui fait désormais l'objet d'un affichage particulièrement clair pour l'internaute. Onread fournissait plus de deux millions de livres numériques et des best-sellers pour un abonnement mensuel compris entre $9.99 et $29.99. "The only place where you can read entire books online for free or get subscription to our 2 millionth library. Unique collection of best books ever." La totalité de leur domaine a été saisi par les autorités (via GoodeReader).


"Merci pour ce moment" fait mieux que "Barbecue"

TrierweilerAssez vertigineux. Le livre de Valérie Trierweiler marquera sans nul doute l'histoire du livre numérique pour un record particulier. Il n'en finit pas de grimper dans les charts de téléchargements pirates avec un score qui accroche les films blockbusters. Plus de 48.000 téléchargements relevé hier sur un seul site P2P en seulement deux semaines. Il dépasse très largement le film Barbecue téléchargé 37.000 fois sur la même période. Un phénomène sans doute amplifié par bon nombre de lecteurs francophones qui ont certainement du mal à se procurer le livre à l'étranger.


Beigbeder : son livre "Oona et Salinger" sur les réseaux comme les autres

BeigbederSeul contre tous, notre Don Quichotte du numérique, Frédéric Beigbeder, refusait de mettre son nouveau livre "Oona et Salinger" en version numérique sur les plateformes légales. Il l'avait réaffirmé à la parution fin août. Moins de quinze jours auront suffi pour voir son livre apparaître sur les réseaux torrent et download, celui-ci issu de la numérisation. Certes, c'est un peu plus long que de récupérer l'offre commerciale mais cela ne décourage pas les teams. Son livre rejoint la bonne cinquantaine de titres de la rentrée littéraire qui circulent déjà, individuellement ou en pack, tous bien référencés avec quelques mots clés sur Google, que l'on ne remerciera jamais trop. Hadopi a réaffirmé cette semaine sa bonne volonté de continuer la lutte dans le cadre actuel. Lire ZDNet. Rien de nouveau sous le soleil donc...


Le livre de Valérie Trierweiler, un succès numérique aussi

Merci145.000 exemplaires vendus en quatre jours, dont 14.000 au format numérique, ce sont les premiers chiffres de ventes du livre de Valérie Trierweiler "Merci pour ce moment", donnés par le cabinet GfK (via LeFigaro). Chiffres établis en sorties de caisses. On peut féliciter les Editions des Arènes de communiquer sur les chifres numériques, c'est peu habituel. Ce qui interpelle, c'est ce score très impressionnant de 9,6% des ventes en numérique. Je dois dire que je m'attendais à 5/6 mais aussi haut, c'est une première dans notre pays. Bien sûr, beaucoup de personnes se sont sans doute tournés vers le numérique ne pouvant pas se procurer le livre imprimé en fin de semaine dernière avec les ruptures constatées. Autre chose qui est à nuancer: autant les relevés numériques sont précis, autant les estimations GFK peuvent faire l'impasse sur certains points de ventes. Un chiffre de 7/8% est sans doute plus proche de la réalité, ce qui est quand même considérable. A suivre si les ventes numériques se maintiennent à un tel rythme. Sur les réseaux torrents, le livre explose également les scores; il rejoint en quelques jours des films blockbusters présents depuis plusieurs semaines.


Valérie Trierweiler : un livre phénomène de piratage?

TrierweilerPhénomène d'édition sans doute que le livre de Valérie Trierweiler "Merci pour ce moment" sorti hier. Il n'est question que de cela dans les médias. Premier tirage à 200.000 exemplaires, retirage déjà annoncé. Lire le billet de L'Express. Déjà en rupture sur Amazon qui donne une livraison à partir du 13 septembre seulement. Si le livre imprimé cartonne en librairies, même chose en téléchargement, il grimpe dans les charts des différents acteurs, Amazon et la Fnac en tête. Il n'y aura pas de rupture sur le numérique. A signaler que c'est EdenLivres qui assure la distribution pour l'éditeur Les Arènes. Sur les réseaux pirates c'est également un déferlement. Pas moins de deux pages de sites référencés sur Google avec quelques mots-clés. Le titre a dépassé les 5.000 téléchargements en quelques heures seulement sur un seul site torrent, enfonçant toute la rentrée littéraire, Nothomb et Carrère en tête, pourtant présents depuis une semaine. Autre signe, c'est la première fois qu'un livre accède au top 50 des téléchargements rapides, tous secteurs confondus, à l'égal des derniers films. Le top 10 bientôt? Plus fort que "Cinquante nuances de gris" à l'époque...

PS: plus de 30.000 téléchargements atteints en trois jours sur le même site, parti pour rivaliser avec Supercondriaque ou Baby Sitting.


La rentrée littéraire 2014 est déjà sur les réseaux

PiratageLe piratage ne touchera pas que les séries télévisées en cette rentrée. Le livre numérique est désormais largement concerné maintenant qu'il accède à un plus large public. Cette rentrée littéraire 2014 a tout juste démarrée mercredi dernier que l'offre est déjà sur des sites illégaux, aussi bien en torrents (peer-to-peer) qu'en téléchargement direct (download). Cela ne traine plus. Moins de quatre jours et déjà une quinzaine de titres fleurissent, tous les principaux livres des grandes maisons d'édition sont là. Face à des prix jugés prohibitifs, à des verrous DRM qui contrayent l'utilisation, de nouveaux lecteurs numériques vont être incité à aller voir de ce côté-là. Combien d'entre eux? Un enfant de douze ans les trouvera pour sa maman en quelques mots clés sur Google. Les alertes qu'avaient faites les professionnels de la musique résonnent désormais sur le secteur du livre avec une intensité accrue. Ce n'est pas faute d'avoir prévenu. Les pratiques s'organisent et ce n'est sans doute que le début malheureusement.

PS: à signaler le billet percutant de l'éditeur NumerikLire.


Editeurs : le pillage des traductions continue dans les librairies

MelvilleLes éditeurs très attentifs aux versions piratées avec des retraits sur les sites serveurs, beaucoup moins aux éditions "sauvages" de classiques, payantes dans les librairies. C'est quand même un comble... C'est le constat que je me fais malheureusement régulièrement pour des traductions d'oeuvres tombées dans le domaine public dans leurs versions originales mais encore sous copyright des éditeurs.

Cet exemple parmi d'autres aujourd'hui:

La version de Moby Dick de Hermann Melville, dans la traduction de Henriette Guex-Rolle chez Garnier-Flammarion qui date de 1970, a été retiré du site EbooksGratuits (qui l'avait numérisé et la proposait gratuitement depuis plusieurs années) à la fin de l'année dernière:

Titre retiré le 18/09/2013 suite à une mise en demeure de l'éditeur Flammarion

Le même livre est toujours disponible de manière payante dans toutes les librairies numériques (Amazon, Kobo, Fnac, Google, etc.), proposés par des pseudos-éditeurs qui non seulement ont récupéré la numérisation mais en plus continuent leurs petits profits sans être inquiété aucunement par les éditeurs. Toutes ces versions "sauvages" distribuées par le peu regardant distributeur Immatériel, Culture Commune, Thriller Editions, parmi d'autres...

Il s'agit bien de la traduction de Flammarion, la première phrase pour s'en convaincre:

«Appelez-moi Ismaël. Voici quelques années — peu importe combien — le porte-monnaie vide ou presque, rien ne me retenant à terre, je songeai à naviguer un peu et à voir l'étendue liquide du globe.»

Gratuit, c'est enlevé. Payant, ça continue...

PS: tant que l'on y est, peut-être se pencher sur la version gratuite que propose Amazon, la traduction de Gallimard, de Flammarion? A moins qu'Amazon ait embauché un traducteur, mais cela j'en doute.


Piratage : Editis s'en prendrait à des livres libres de droits

EbookLe groupe Editis dresse à Google des listes de liens à retirer dans le cadre du Digital Millenium Act. Problème, des livres libres de droits dont Editis s'arroge le droit de censure. C'est NextInpact qui révèle le pot-aux-roses: "Si l’on regarde d'un peu plus près les fichiers litigieux, il s’avère que ce sont des ouvrages dont on ne voit pas le lien avec la société Editis. Ils sont en effet le fruit du travail de deux équipes manifestement bénévoles et spécialisées dans la réédition, sous forme électronique, de textes désormais libres de droits: le groupe Ebooks libres et gratuits et ÉFÉLÉ. Si Google n’a semble-t-il donné suite à aucune de ces demandes de déréférencement, les nombreux hébergeurs de fichiers qui stockaient les livres litigieux sur leurs serveurs se sont révélés moins sourcilleux. Certains de ces fichiers ont en effet été retirés pour des raisons de droit d’auteur, sans que l’on sache exactement d’où provenait la demande. Le groupe Ebooks libres et gratuits et ÉFÉLÉ plaident pourtant pour une diffusion maximale de leurs ouvrages, à partir du moment où cela ne se fait pas dans un but commercial. Cette demande n’était en outre pas un cas isolé (voir d’autres exemples plus récents ici ou ). Contacté, Éditis n’a pas souhaité s’expliquer sur cette affaire dans l’immédiat." Balzac, Dumas, Sade, Daudet, etc. Editis ferait un amalgame entre le piratage d'offres commerciales et la libre circulation de textes soigneusement scannés, relus par des bénévoles dans un cadre parfaitement légal. Fake ou pas fake, tellement c'est gros?


Piratage : Google déréférence, mais pour quel résultat?

84959-dmca-googleGoogle perçu comme la principale porte d’accès des internautes vers des sites de streaming, de liens torrent ou de téléchargement direct, les ayants-droits s’emploient donc à demander au célèbre moteur de recherche de faire le ménage. Nous avons vu les initiatives du SNE (Syndical National de l'Edition) en ce sens, la dernière en date présentée au dernier Salon du Livre. Depuis le début de l'année, Google aurait déjà reçu 100 millions de demandes de déréférencement DMCA (Digital Millenium Copy Act), c'est ce que révèle NextInpact dans un billet hier. Un chiffre vertigineux, l'année dernière il avait fallu attendre juillet pour atteindre un tel seuil. Malgré cela, toujours aussi facile de trouver grâce à Google, des livres numériques -parmi les meilleures ventes, mais pas seulement- de manière illégale. Un seul exemple pour un livre, avec le nom de l'auteur, le titre et les mentions "télécharger ebook", "ebook gratuit" ou seulement "torrent". Trois simples requêtes sur Google, c'est bien souvent bingo à chaque fois dans les résultats en tête de liste avec des sites qui ont pignon sur Google. Il y a quand même un "malaise Google", lui qui dans le même temps engrange un store complet de contenus numériques toujours plus grand. De quoi parlent le plus les éditeurs avec Google, marketing ou piratage?


Stephen King : le nouveau Joyland

Joyland"Joyland", le nouveau livre de Stephen King, vient de paraitre aujourd'hui dans sa version française aux Editions Albin Michel. A sa sortie, directement au format de poche aux Etats-Unis l'été dernier chez l'éditeur indépendant Hard Case Crime, Stephen King s'était refusé à proposer la version numérique. Une décision sur laquelle il est revenu en début d'année. "Joyland" suivra le chemin classique en France en grand format (avec le numérique à 14,99€), puis en poche. Sommet de l'horreur, mais aussi du piratage si l'on en juge par les dizaines et les dizaines de retraits "US Digital Millennium Copyright Act" sur Google.


"Central Park" de Musso : 7.500 téléchargements pirates

MussoLa une aujourd'hui avec le million de téléchargements du dernier "Game of thrones" sur les sites torrents. Toute la presse relaye, tous les records battus. Les usages sont peut-être aussi en train de s'installer sur le livre numérique. Très gros succès dans les librairies du dernier livre de Guillaume Musso, "Central Park". Il atteindrait déjà 150.000 ventes en seulement dix jours selon l'éditeur XO. Aucun chiffre des ventes numériques malheureusement, même si le titre est bien évidemment en première position sur toutes les plateformes. Malgré la volonté de GfK il y a quelques mois d'établir un top des meilleures ventes numériques, comme il en existe sur les livres imprimés avec l'Express notamment, c'est toujours le secret absolu sur les ventes en France. Seul indice disponible, le rythme des téléchargements sur un site de torrent, excellement référencé en trois clics sur Google depuis dix jours. 7.500 téléchargements à ce jour, la courbe ci-dessous. 7.500, c'est tout juste 5% des ventes avancées par XO. Si les 4 premiers jours il s'agit certainement d'habitués du site, les suivants sont peut-être bien de nouveaux lecteurs amenés par le moteur de recherche. Avec, sans doute aussi, beaucoup de partages du fichier derrière.

Téléchargements musso